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 Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]

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Coco Amber

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MessageSujet: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Lun 13 Mar - 9:52

« YOOOOOSHAAAAAAAAAAAAAAA ! »

Il y avait ces petits moments dans la vie, où on se sentait comme une feuille d'arbre ballotée par le vent, comme si on se laissait enfin porter par autre chose que nous même pour avancer. C'était reposant comme être allongé dans l'eau d'un fleuve calme ou se laisser tomber sur un gros matelas. Ou alors, on pouvait aussi être en train de flotter-dans-les-airs avec-son-pied-pivotant-sur-un-axe-circulaire-pour-venir-frapper-avec-violence-le-pao anti-choc-tenue-par-sa-camarade-de-classe-aux-cheveux-châtains. Pendant que Coco volait dans cette position en regardant le choc faire vibrer la joue de la jeune femme retenant le pao contre son visage, elle dû se résigner à avouer que tout le monde ne pouvait pas profiter de ce genre là de moment de calme dans ce monde violent et bruyant. Elle souffla de délassement avant de se rappeler qu'elle n'avait pas exactement prévue la descente.

« Aheeee...~ »

Elle rouvrit les yeux, dos contre le matelas et des multiples feu d'artifices japonais en train d'exploser un peu partout dans sa vision. C'était pour elle, tout ça ? C'était trop d'honneur pour une seule jeune fille, et elle s'apprêta à décliner la demande du président des États Unis avant que trois têtes apparaissent devant ses yeux.

« ... A-Alors ? J'ai réussi pas vrai ? »

Les trois élèves d'Airin Girls' High School échangèrent des regards furtifs avant que les deux jeunes filles les plus en retrait du ring ne haussent leurs épaules en plissant les yeux. Visiblement, la tâche incombait à la fille aux cheveux châtains, la plus proche de leur capitaine, d'informer Noah Amber de sa situation.

« ...Oh heu, oui oui... Bien joué Coco... »


S'étant déjà remise du choc, la jeune femme ainsi nommée ferma les yeux en se levant et en massant sa nuque d'une main. Ses cheveux allaient encore demander de faire couler un sacré paquet de sueur pour qu'ils redeviennent plus ou moins acceptable -au moins autant de sueur que pour un Jumping roundhouse-kick flip-. Coco utilisa ses fesses comme un genre de coussin rebondissant avec la surface du matelas absorbeur de choc et attrapa avec ses mains les deux joues de la fille aux cheveux couleur noisette pour les tirer dans tous les sens, laissant sortir de sa bouche un son plutôt amusant, du genre "Bléhéhéléhéh" pendant que les deux autres membres du club gloussaient de rire en se détachant des cordes du ring.

« Heee... Tu te fiches de moi hein ? Tu pensais vraiment que j'allais avaler ça ? C'est pas bien de mentir à son capitaine adoré ! »

« Blébléh... Je crois que ce sont tes deux gros coussins absorbeurs de chocs qui réduisent ta vitesse de saut, tu devrais arrêter les donuts...~ »


« KEKETUVIEND'DIRE ? »

Coco soupira de nouveau dans les vestiaires, passant la serviette dans le creux de sa nuque. Cela faisait déjà un certain temps qu'elle s'entraînait à faire ce mouvement, et ça l'embêtait pas mal de ne toujours pas y arriver à tout les coups, même si l'année scolaire avait commencée il n'y avait pas longtemps. Bon, d'accord, ce n'était peut-être pas pour ça qu'elle se posait des questions. A vrai dire, il se trouvait que ce soir, elle allait enfin avoir en main les clés de son dortoir.

« Et bien, aujourd'hui tu n'étais pas aussi énergique que ce à quoi on pouvait goûter hier... Tu penses à ta camarade de dortoir aux cheveux blanc ? Je me demande encore pourquoi tu n'as pas choisi de venir avec nous trois... »


« Bah, ça aurait été moins drôle, et puis on partage déjà un vestiaire et une odeur de sueur commune, alors ça ira je pense... »

Coco ferma les yeux en évitant le projectile d'un petit mouvement de tête avant de reprendre « Et puis, cette fille est plutôt cool, et elle est dans ma classe. Enfin désolé, je sais que toi aussi Hanabi-chi mais... Bref ! »

Elle ouvra son casier et enfila son uniforme d'Airin, laissant le haut de sa veste encore à moitié ouvert, puis s'attaqua à défaire les bandages à ses mains. On était pas en effectif total aujourd'hui, donc les entraînements avaient duré plus longtemps. On s'était surtout affiné au niveau de la technique, mais le programme d'aujourd'hui était surtout tourné vers les coups et les mouvements moins usuels -car on ne négligeait pas l'entraînement sportif à Airin High, ni les cours de sports obligatoires le matin, ni les activités de club le reste de la journée-, d'où l'essai final de Coco pour son coup fétiche, le jump roundhouse-kick flip en high kick, un puissant coup de pied circulaire effectué après un 360 au dessus du sol, accéléré en usant de son pouvoir pour affaiblir la friction et la résistance de l'air. Bref, quelque chose de bien voyant et d'explosif, un peu comme l'étudiante, en soit. Elle s'éloignait déjà vers la sortie quand une tape amicale dans son dos la fit se retourner, tandis qu'on lui déposait une boite de donuts dans les mains.

« T'y étais presque aujourd'hui,Coco-chan ! Allez, va manger tes donuts avec ta petite amie mystérieuse, traîtresse ! »

« Merci mais je crois pas que je maîtriserai totalement ce move avant une bonne semaine... Et c'pas ma petite amie mystérieuse ! »

« ‘Franchement... »

Coco faisait tourner la clef du dortoir autour de son doigt, se gonflant l’une après l’autre ses joues pour tenter de faire disparaître son léger agacement, en dévalant l’escalier du dortoir. Portant toujours sa boîte de donuts sous l’autre bras et son sac de sport en bandoulière, elle faisait visiblement un sacré effort pour ne pas montrer son énervement. Quel sacré manque d’organisation de n’avoir qu’une seule clef disponible pour le dortoir ! Surtout que Fujiwara-kun devait sûrement se trouver devant la porte à cette heure. Ce n’était pas vraiment la façon dont elle voulait retrouver sa camarade de chambre mais bon, elle n’avait pas le choix. Elle s'arrêta en chemin en voyant en effet les cheveux incolore reconnaissable de la jeune fille devant la porte. Heureusement,  elle ne semblait pas être arrivée depuis longtemps. Coco se mit à faire son immense sourire étincelant, encore plus grand que celui qu’elle affichait en permanence lorsqu’elle avait une idée en tête (tout le temps en fait.) On lui avait dit qu’Hikaru Fujiwara était une fille plutôt renfermée sur elle même, pas trop du genre à parler avec les autres en dehors de son club de kendo. Mais Coco était sûr qu’elle était bien plus que ce qu’on pouvait décrire avec de simple mot aussi vague.

« Héhéhé... »

L'ayant déjà côtoyée en cours, elle savait que la jeune femme était douée, calme et polie. Des qualités qui allait plutôt bien avec le caractère de Coco, justement. Et puis, toutes les membres du club de Kendo avait une aura particulière de toute façon, elle était en quelque sorte admiratrice de leurs capacités et de leurs réussites. Le club de Full-contact, à côté, était en effet un peu moins autant reconnu, mais si il avait ramené quelques médailles et avait un extrêmement bon niveau dans la Cité Académique. C'était aussi peut-être parce que l'une de ses meilleures membres, Iwayama Hana, 'Hanabi-chi", était une ancienne délinquante qui avait pris un malin plaisir à racketter et extorquer des choses des autres gens par le passé (c'était d'ailleurs plus ou moins Coco qui l'avait remise sur le "droit chemin", en lui proposant de rejoindre son club après un défi, une longue histoire connue dans le lycée). Mais retour au direct, le passé était une chose, mais comme tout bon donut, il fallait savoir croquer de l'autre côté après avoir trop grignoté de l'autre. Avançant sur la pointe des pieds derrière Hikaru, la capitaine du club de kick boxing se préparait à approcher sa proie. Silencieuse et furtive comme un éléphant dans un poulailler et vive comme un bousier du désert, elle se retrouva en quelques mouvements derrière la jeune fille et posa un doigt entre ses omoplates, comme si elle la menaçait avec un pistolet.

« Alors comme ça vous tenter de rentrer par effraction dans ma chambre ? S’avez que c’est un délit ? »

Elle fit claquer la clef du dortoir dans la paume de sa main gauche en reprenant aussitôt « J’peux pas vous garantir de vous laisser partir dans le même état dans lequel vous êtes arrivée, M’oiselle. »
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Hikaru Fujiwara

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Mar 27 Juin - 15:03

Hikaru l'avait compris ce matin, au petit déjeuner. Elle l'avait compris quand dans son bol de riz, la dame de la cafétéria avait accidentellement renversé de la sauce soja, puis quand elle avait trouvé une coquille dans son omelette et qu'elle avait confondu son thé avec celui de Sakuragi, qui était sucré.

Hikaru détestait la sauce soja. Elle détestait le thé sucré. Et elle ne supportait pas que son omelette croustille.

C'est comme cela qu'elle avait compris que sa journée serait pourrie.

Si sa grand-mère avait était la, elle aurait simplement sourit en voyant l'air d'exaspération sur le visage de la jeune fille et lui aurait dit qu'une journée ne peut être que mauvaise avec ce genre de raisonnement, elle aurait remplacé l'omelette, le thé et le riz et Hikaru aurait pu aborder la journée avec un peu d'optimisme. Mais elle n'était pas la.

Donc la matinée se passa horriblement mal. A l'entrainement matinal, elle s’emmêla toute seule les pinceaux et manqua de crever l'oeil d'une première année. Le contenu du placard appartenant au club de Karate s'écroula littéralement alors qu'elle passait simplement par la et causa l'apparition d'une bosse énorme. Évidemment c'était aussi le jour de la sélection des membres pour l'inter-lycée. Les résultats ne paraitraient que ce soir, mais elle était persuadée qu'elle ne serait pas retenu cette année. Tout ses combats, elle les avait soit perdus de façon stupide ou les avait gagner a un cheveu.

Puis vint les cours. En anglais, la prof la força a passer au tableau. Elle était mauvaise en Anglais, et se rendit ridicule une fois de plus. En mathématique, le professeur rendit les résultats de leur derniers examens : vu sa note, Hikaru était bonne pour des cours supplémentaires. En histoire, la ou elle aurait espérer un répit, on parlait des Etats-Unis. Et qui aurait envie de parler des Etats-Unis, bon dieu ? A la pause déjeuner, elle mangea a peine de peur de se taper un os dans son bol de nouilles. Les cours de l'aprem ne furent pas beaucoup plus joyeux, entre profs agaçants, cours ennuyeux et voisine de classe trop bruyante. La courte, très courte patience d'Hikaru arrivait a bout.

Aussi quand elle retourna au dojo histoire de se détendre une dernière fois avant de rentrer au dortoir, tout le monde avait compris que s'approcher d'elle n'était pas a l'ordre du jour. Ses camarades restèrent a distance respectable alors qu'elle s'acharnait a passer a tabac un pauvre mannequin d'entrainement, ce qui l'arrangeait parfaitement.

"Fichue journée de merde"
se disaient t elle. "Qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça hein ? Le Karma a décidé de se foutre de moi aujourd'hui ? J'ai fait quoi dans une vie antérieur pour mériter ça, j'étais Mitsuhide ?"

-Bordel de ch...

-Surveille ton langage, Fujiwara.

Hikaru se retourna, la perspective d'écraser son shinai sur le front de celle qui venait de la déranger caressant doucement ses pensées. Elle trouva Shia Gyu, une des troisième années. Probablement l'une des meilleure du club, d'ailleurs, si ce n'était la meilleure.

-Désolé, Gyu-senpai, lacha Hikaru comme un bombardier Suisei larguerait ses bombes. Que voulez vous ?

-Laisse le mannequin tranquille. Le budget du club est trop serré pour que tu nous en casse un autre.

Hikaru dut se mordre la lèvre pour ne pas répliquer que si le dernier mannequin c'était cassé, c'était parce qu'il était de mauvaise qualité, qu'il aurait du survivre a deux heures de rouage de coups parce que c'est ce qu'il est censé faire et qu'on ne pouvait décemment pas lui imputer la destruction de l'outil. Ca n'échappa a son ainée, qui hocha la tête et pointa la porte.

-Tu sors, Fujiwara. Si tu continue, tu va nous exploser la moitié du matériel ou te blesser, et dans un cas comme dans l'autre ça serait un problème. Tu va rentrer au dortoir, prendre une douche et te détendre.

-Mais attendez, je...

-Tais toi. Je sais pas ce qui t'es arrivée aujourd'hui, mais ce n'est pas comme ça que ça va s’arranger. Sors d'içi avant que je ne te force a sortir.

Hikaru ne discuta pas plus. Elle se contenta de récupérer d'enlever son casque et sans même enlever son armure quitta le dojo, la tête bouillonnante d'un milliard d'insultes plus ou moins fleuries. Et arrivée devant la porte de chez elle, elle se rendit compte d'un truc qui ruina un peu plus sa journée.

Elle n'avait pas la clé. C'était sa nouvelle colocataire qui l'avait.

-Mais merde !

Avoir un colocataire, mais quelle idée de merde aussi ! Elle ne savait même pas d'ou l'idée lui était venu. C'était peut être cette fille, Coco. Enfin, tout le monde l’appelait Coco, Hikaru doutait que ce soit son vrai nom. Certes, elle était étrangère, mais même les américains ne donnaient pas des noms aussi bizarres a leurs enfants.

Force était de reconnaitre toutefois que cette Coco était très amicale, et Hikaru avait instantanément senti une certaine affinité. Peut être était ce son honnêteté ou sa façon d'être toujours positive. Ou simplement parce qu'elle faisait parti du club de kickboxing, et qu'entre amatrice de combats elle c'était bien trouvée ? Toujours était il que pour une fois, Hikaru était prête a laisser ses tendances légèrement anti-sociale de côté et a faire des efforts pour devenir plus ouvert avec elle, et pourquoi pas devenir amie avec elle.

"Très bien"
se dit elle "Quand Coco reviendra, je ne m'énerverais pas. Je me contenterais de sourire et de faire comme si de rien n'était, ce n'est pas de sa faute, elle devait surement être a son propre entrainement, je dois rester ca..."


« Alors comme ça vous tenter de rentrer par effraction dans ma chambre ? S’avez que c’est un délit ? »

Un truc pointa entre ses omoplates, juste entre les plaques de l'armure qu'elle portait encore.

« J’peux pas vous garantir de vous laisser partir dans le même état dans lequel vous êtes arrivée, M’oiselle. »

"Garde ton calme garde ton calme garde ton calme"


Hikaru se retourna d'un coup et s'écria brusquement

-AMBER-SAN ! MAIS CA SE FAIT PAS ! ET OU EST CE QUE T'ETAIS, CA FAIT DIX MINUTES QUE J'A.... ttends...

Oups. Autant pour rester calme. Hikaru se mit a rougir et tenta de se rattraper :

-Euh... Désolé. J'ai pas eu une très bonne journée. Tu peut ouvrir la porte s'il te plait ? Je dois... euh, enlever l'armure.
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Coco Amber

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Mar 27 Juin - 17:32

♦♦♦


« C’est cette fille, pas vrai ? »

« Mhh ? »

« Celle aux cheveux décolorés… Fujiwara, c’est ça ? »

Le dos de la main de Coco lui servi de plateau pour déplacer sa tête vers la droite, là où se trouvait sa camarade de classe. Visiblement, Hana n’était pas vraiment plongée dans le cours de mathématique elle non plus, mais au lieu de dessiner comme Coco, elle regardait en direction de celle qui allait être sa colocataire. Son visage était légèrement tendu, comme si l’adolescente tentait de rentrer dans la tête d’Hikaru Fujiwara. Ce n’était pourtant pas difficile de voir que celle-ci n’était pas dans le meilleur des états d’esprit après la distribution des notes.

« Franchement, je déteste ce genre de personne… Et je parle pas juste du fait qu’elle soit bizarre avec sa décoloration. Elle ne parle presque pas avec les autres, et elle fait toujours cette tête… »

« Moi je la trouve cool. »

Hana grimaça en penchant la tête vers sa voisine, avant qu’elle ne se fasse interrompre par le professeur. Après un soupire d’ennui, celle-ci fit tourner une mèche de cheveux autour de son doigt en regardant ce que Coco était en train de dessiner. Malgré le fait que le style artistique de Noah donnait vraiment envie de vomir, on reconnaissait bien la personne dont elle était en train de griffonner les cheveux derrière son évaluation de mathématique où elle avait encore eut une note médiocre.

« … Tu sais, tu peux pas juste être amie avec tout l’monde… »

« C’était pas ce que tu disais quand tu voulais me casser la gueule en début d’année dernière ? »

Le silence vint répondre à Coco qui terminait les traits d’Hikaru, avant de venir, d’un seul trait, faire apparaître un sourire sur le visage de son portrait. Après un temps, elle posa son crayon en examinant son œuvre distraitement, sans pouvoir s'empêcher de sourire d'un air satisfait. Qu’est ce qu’il pouvait bien y avoir de drôle à essayer si il n’y avait pas de difficulté ?


♦♦♦



« AMBER-SAN ! MAIS CA SE FAIT PAS ! ET OU EST CE QUE T'ETAIS, CA FAIT DIX MINUTES QUE J'A.... ttends... »

Les lèvres pincées dans les restes du sourire qu’elle avait formé auparavant, Coco avait été obligée de prendre une petite distance de sécurité de quelques pas en arrière histoire de ne pas se prendre un coup de tête perdu. Visiblement, ce type de blague n’était pas du genre d’Hikaru Fujiwara… Quand elle parlait de difficulté ce matin, elle ne pensait pas qu’elle devrait carrément devoir éviter le contact physique. En tout cas, c’était amusant de la voir encore dans sa tenue de Kendo, même si ce n’était pas rare de voir des étudiantes du lycée dans leurs tenues de sport, elle devait avouer que celle-ci allait plutôt bien à Hikaru. Ça devait sûrement encore avoir à faire avec ses cheveux argentés.

Euh... Désolé. J'ai pas eu une très bonne journée. Tu peut ouvrir la porte s'il te plait ? Je dois... euh, enlever l'armure.

« Non non c’est moi, j’aurais pas du te surprendre comme ça haha… J’étais un peu prise avec mon club en plus, désolé de t’avoir faite attendre. Il va falloir qu’on règle cette histoire de clef ! »

Faisant du mieux qu’elle pouvait pour garder une verbe correcte sans pour autant réussir à masquer son accent, Coco passa sur le côté de la jeune fille sans la toucher en faisant tourner la clef autour de son doigt avant de l’utiliser pour ouvrir la porte du dortoir. Poussant celle-ci en entrant tout en laissant la place à sa camarade, l’adolescente se posa contre le mur en clignant des yeux, levant le nez pour inspecter la zone de vie. C’était une chambre plutôt serrée, exactement le genre que Coco ne pouvait pas supporter. Il y avait tout de même un espace vide de chaque côté du lit superposé sur la droite de la petite fenêtre afin que chacune d’elle puisse entasser leurs affaires.

« Je me demande comment ça peut-être, chez les proprettes des établissements privés. »

« Alors, en haut ou en bas ? ça m’est déjà arrivé de tomber du lit mais je suis du genre résistante, alors c’est vraiment comme tu veux, Hikaru ! »

C’est vrai que Coco avait aussi prise la fâcheuse habitude d’appeler tout le monde par leurs prénoms… Peut-être que c’était un peu tôt pour ça, mais trop tard, elle n’avait pas pu empêcher celle-là de sortir. D’ailleurs, elle ne remarquait que maintenant qu’Hikaru l’avait appelée par son nom. Ça faisait aussi parti des choses auxquels Noah n’était plus du tout habituée, à force d’imprimer dans la tête de tout le monde de l’appeler par son surnom. Après une petite quinte de toux en voyant que sa colocataire avait terminé d’enlever son armure, l’étudiante attrapa son sac -qui était rempli de bouquins et de sachets plastiques, en plus des vêtements- pour l’ouvrir en levant son visage souriant vers Fujiwara. Dans son autre main, elle brandissait la boîte de donut que lui avait donnée Hana.

«  Ah, au fait, tu peux juste m’appeler Coco ! Un petit creux ? »


Dernière édition par Coco Amber le Mer 9 Aoû - 0:42, édité 2 fois
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Hikaru Fujiwara

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Ven 4 Aoû - 18:56

« Non non c’est moi, j’aurais pas du te surprendre comme ça haha… J’étais un peu prise avec mon club en plus, désolé de t’avoir faite attendre. Il va falloir qu’on règle cette histoire de clef ! »

Coco ne semblait pas trop en vouloir a Hikaru. Ce qui n'empêcha pas cette dernière de noter la distance de sécurité désormais établie par sa camarade de classe, qui fit bien attention a ne pas la toucher en ouvrant la porte. Comme première impression c'était réussi. Il lui fallait rectifier le tir, sinon la cohabitation allait être tendue.

Les deux camarades pénétrèrent donc dans leur nouvel maison. Hikaru ne jeta qu'un vague coup d'oeil au lit, a la fenêtre et aux maigres rangements avant de s'en désintéresser : Ca avait deja le mérite d'être un peu plus grand que sa précédente chambre et ils n'étaient plus exposés plein sud. Ce qui était bon pour le fengshui. Elle s'employa plutôt a ôter son armure, tout en lançant des petits regards en coin discrets a sa colocataire. Elle ressemblait beaucoup aux femmes des soldats américains qui vivaient sur la base militaire, a Okinawa. Petite, elle avait même eu l'occasion de jouer avec des gamines ayant les mêmes cheveux crépus et le même regard félin.

« Alors, en haut ou en bas ? ça m’est déjà arrivé de tomber du lit mais je suis du genre résistante, alors c’est vraiment comme tu veux, Hikaru ! »

L’intéressé détourna vivement le regard, comme si on l'avait surprise a copier sur le contrôle d'un voisin.

-Euh...

«  Ah, au fait, tu peux juste m’appeler Coco ! Un petit creux ? »

Hikaru joua la montre en posant la dernière pièce de son attirail, la laissant uniquement vêtu de son kimono et de son hakama, avant de se retourner pour voir Coco brandir une boite remplit de donuts.

-Euh... Oui, oui, pourquoi pas. Et je prendrais le lit du haut. Mais euh... Ça ne me gêne pas de t’appeler Coco, mais je préférerais que tu m'appelle Fujiwara. J'ai du mal avec Hikaru... Par contre le donut je prends.

Dont acte. La pâtisserie ne fit d'ailleurs pas long feu et disparut engloutis par une jeune fille qui redécouvrait avec plaisirs les effets du sucre après une mauvaise journée. Tout en mâchant, elle continua, sa sociabilité boostée par le gout du chocolat :

-Du coup, Coco-san... Tu est dans le club de kick-boxing pas vrai ? La capitaine même... Il parait même que tu a aider a le créer ? C'est plutôt impressionnant. Surtout vu que...

Elle marqua une légère pause pour peser ses mots. Une seconde de plus et la faute d’étiquette aurait était grave.



-Vu que je suppose que l'intégration n'as pas du être facile.
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Coco Amber

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Sam 26 Aoû - 1:27

Les cheveux d’Hikaru eurent un petit soubresaut lorsque elle se retourna, après avoir enfin retiré le dernier morceau de son armure de Kendo. Coco ne put s’empêcher de faire courir son regard de ses mèches de cheveux blancs à sa nuque.

« Je vais pas pouvoir tenir trop longtemps sans la câliner… Sa peau à l’air super douce… Ok, si elle dit oui, je lui saute dessus… »

« Euh... Oui, oui, pourquoi pas. Et je prendrais le lit du haut. Mais euh... Ça ne me gêne pas de t’appeler Coco, mais je préférerais que tu m'appelle Fujiwara. J'ai du mal avec Hikaru... Par contre le donut je prends. »

« A…Abort mission ! »

Le sucre allait sûrement permettre d’adoucir ce début un peu trop abrupt entre elles deux. Elles allaient passer pas mal de temps ensemble dans les dortoirs, alors c’était une raison de plus pour que Coco fasse en sorte qu’elles s’entendent le mieux possible. Mais ce n’était pas que pour cela qu’elle s’était lancée dans cette mission.

Non seulement Fujiwara-san était quelqu’un d’assez mystérieux et intrigant, mais d’après ce qu’on lui avait dit, elle ne trainait pas beaucoup avec les autres étudiantes en dehors de son club de Kendo. Que ce soit son choix ou pas, si ça avait peut-être un rapport avec une couleur de cheveux ou quoi que ce soit d’autre… Coco se mordit la lèvre une fois que le regard de Fujiwara-san n’était plus sur elle. Et ce que c’était vraiment pour une raison désintéressée et altruiste qu’elle avait entreprit tout cela, ou est ce qu’elle se revoyait elle-même en Fujiwara-san ? Ce n’était pas son genre de partir dans des analyses trop profondes (d’ailleurs, elle dû se mettre à mordre dans un autre donut assez rapidement pour faire partir le mal de crâne approchant), alors elle se contenta de se remettre à farfouiller quelque chose dans son sac.

« Est-ce qu’elle reflète bien la lumière des phares la nuit ? En groupe après le couvre-feu, on pourra plus me faire la blague du « j’te vois plus »… »

« Du coup, Coco-san... Tu est dans le club de kick-boxing pas vrai ? La capitaine même... Il parait même que tu a aider a le créer ? C'est plutôt impressionnant. Surtout vu que... Vu que je suppose que l'intégration n'as pas du être facile. »

Un petit moment de silence suivit la question de Fujiwara-san. Coco garda son regard sur les yeux de son interlocutrice, ne s’attendant visiblement pas à une telle question. Mais un demi cercle semblable à un donut coupé en deux se dessina en un éclair sur le visage de l’étudiante, ses deux mains toujours fichées dans son sac de sport. Quelque chose que l’on pouvait voir souvent dans une salle de classe ou une cantine, c’était les faux sourire. Ceux qui demandent d’utiliser tout les muscles de son visage, donnant au tout un aspect artificiel, dénué de sentiments. Mais celui de Coco était différent. Ses deux fossettes bien appuyées comme si elle allait s’apprêter à rire et son regard chaleureux et espiègle donnait au tout l’impression qu’on échangeait un marshmallow au coin du feu.

« Héhé ! On n’peut rien vous cacher, Fujiwara-san ! »

Avec un déclic de sportif de compétition, Amber décocha une petite balle ronde (le genre de celles qu’on pouvait avoir dans un distributeur de boîte surprises) en direction d’Hikaru Fujiwara, qui n’eut aucun mal à la rattraper d’une main en la voyant filer à toute allure.

« C’était difficile… Vraiment. Mais, j’étais un peu plus renfermée avant. J’ai appris à être un peu plus moi même, et… Ça a payé ! Je me suis faite un tas d’amies ici… Sans elles, ce club n’existerait pas ! »

« Comme il y a des nanas qui ont causés des problèmes chez nous, c’est vrai qu’on a pas mal de problèmes parfois. Il a failli être fermé plus d’une fois… Mais on a tenu le coup, avec notre super championne ! On a gagné pas mal de compétition ! M’enfin… On est pas encore au niveau de votre club de Kendo, ou celui de course. C’est pour ça que j’aimerais bien qu’on travaille toutes ensemble plutôt que séparées… Vous devez avoir genre, un tas de trucs à nous apprendre ! »

Noah retira les derniers objets qui prenaient le plus de place dans son sac : des livres semblant toucher au sujet de la médecine. Au lieu de petit livres de poche comme on aurait pu s’y attendre, c’était de vrais gros volumes qu’elle vint poser contre le mur devant son lit. Elle les avait attrapés rapidement avec ses mains sans vraiment faire attention, dénottant sans même qu’elle ne le remarque que ses bras n’étaient pas juste là pour décorer. Si ses livres étaient pour la plupart plus de la vulgarisation scientifique (notamment sur le sujet du corps humain) que de véritables volumes d’étudiant de médecine, avoir de tels documents physiques à la Cité Scolaire montrait qu’elle y accordait dans tout les cas une certaine importance. Boîte de donut au sol, sac non loin et livres bien rangés, Coco n’avait pas mis longtemps pour transformer sa petite zone vitale en coin personnalisé.

« Bah alors, tu vas renvoyer la balle ou tu comptes jouer solo, Fujiwara ? »
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Hikaru Fujiwara

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Jeu 14 Déc - 18:39

Coco pris un instant pour répondre. Pendant un instant, Hikaru se dit qu'elle était allée trop loin. Puis le visage de Coco se fendit en un grand sourire, presque solaire. Pas un simple sourire gêné de complaisance, ceux qui étaient distribués a la pelle pour respecter l’étiquette, non : celui la rayonnait de joie et d’espièglerie.

« Héhé ! On n’peut rien vous cacher, Fujiwara-san ! »

D'un coup de poignet, elle jeta une balle au visage d'Hikaru, qui n'eu aucun mal a l'attraper. Une simple petite boule rouge, en caoutchouc, du genre qu'on donnait a un gamin un peu trop agité.

« C’était difficile… Vraiment. Mais, j’étais un peu plus renfermée avant. J’ai appris à être un peu plus moi même, et… Ça a payé ! Je me suis faite un tas d’amies ici… Sans elles, ce club n’existerait pas ! Comme il y a des nanas qui ont causés des problèmes chez nous, c’est vrai qu’on a pas mal de problèmes parfois. Il a failli être fermé plus d’une fois… Mais on a tenu le coup, avec notre super championne ! On a gagné pas mal de compétition ! M’enfin… On est pas encore au niveau de votre club de Kendo, ou celui de course. C’est pour ça que j’aimerais bien qu’on travaille toutes ensemble plutôt que séparées… Vous devez avoir genre, un tas de trucs à nous apprendre ! »

Hikaru ne savait pas trop quoi répondre. Elle n'avait jamais vraiment eu l'impression que son club pouvait apprendre des choses aux autres. Les filles du club de Kendo était fortes, mais cela faisait longtemps qu'elles n'avaient plus gagner le tournoi national. Le nombre de membres chutait aussi, d'années en années. Pendant combien de temps est-ce que le club resterait un des plus prestigieux du lycée ? A ce point la, ça ne tenait plus qu'aux membres actuelles...

« Bah alors, tu vas renvoyer la balle ou tu comptes jouer solo, Fujiwara ? »

-Hein ?

Pendant qu'Hikaru était plongée dans sa réflexion, Coco avait deja bien avancé l'aménagement de son coin. Ses livres était rangés en une petite pile, bien aménagée. Principalement des volumes sur la médecine... Peut être qu'elle voulait entrer en fac de médecine plus tard ? Ou étais ce simplement en lien avec son pouvoir ? "Ah, mais pourquoi je réfléchit autant ?" pensa t elle avec agacement en remarquant la main tendue de sa colocataire qui attendait encore sa balle. Elle lança la balle vers sa camarade de classe et se tourna vers ses sacs et son rangement. Elle en attrapa un particulièrement lourd par la lanière. Dans un très léger bruit de craquement un poil pathétique.

Une aura meurtrière commença a émaner d'Hikaru. Un air de pur violence, le genre d'atmosphère qu'on ne trouve que dans la cellule d'un serial killer.

"Qu'on travaille toutes ensembles plutôt que séparées..."

L'aura se dissipa. Hikaru se retourna, un sourire un poil crispé aux lèvres.

-Coco-san... Tu sais, je suis complétement d'accord avec toi sur cette idée de coopération inter-club. Je pense même que ce serait une formidable idée si nous allions dans ta salle de club. Histoire que je puisse taper sur quelque ch... Enfin, voir les infrastructures, apprendre de vos méthodes. J'aurais bien proposé la mienne mais... euh... demain, d'accord ?

Dans la tête d'Hikaru, a ce moment, un petit abus n'était qu'un faible prix a payer pour avoir l'occasion de se défouler un bon coup. Et puis ce serait une excellente occasion d'apprendre a mieux connaitre Coco, la coopération inter-club, tout ça...
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Coco Amber

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Mar 19 Déc - 0:09

Une sensation étrange fit frissonner Coco alors qu’elle posait la balle au sol, laissant l’air s’ engouffrer dans son tee-shirt. Elle regarda le dos de sa camarade puis les alentours, puis arriva rapidement à une conclusion indubitable : Qu’est ce qu’on pouvait se les cailler en debardeur quand on bougeait pas.

-Coco-san... Tu sais, je suis complétement d'accord avec toi sur cette idée de coopération inter-club. Je pense même que ce serait une formidable idée si nous allions dans ta salle de club. Histoire que je puisse taper sur quelque ch... Enfin, voir les infrastructures, apprendre de vos méthodes. J'aurais bien proposé la mienne mais... euh... demain, d'accord ?

Noah ouvrit la bouche en “o” en regardant Fujiwara. Est ce que c’était une blague ou un truc du genre ? Cependant, la capitaine de club doutait que son interlocutrice soit du genre à plaisanter de cette façon là... Mais avec quelle prétention celle-ci osait ainsi prétendre en savoir autant sur la psyché de sa camarade ? Décidément étonnée par ses propres pensées, la jeune fille aux cheveux crêpus se leva du lit sur lequel elle s’était assise. Le choix était fait : Plutôt bouger un peu quitte à mal comprendre Fujiwara. Il valait mieux se tromper en étant chaud qu’en étant froid. Parce que les câlins d’excuse froids, c’était carrément la lose.

« Tu veux voir ma salle de club ? Tu sais, elle est pas aussi cool que tu l’imagines. Elle est sûrement ENCORE plus cool ! »

Coco attrapa la boîte de donut et en lança un dans les mains de Fujiwara, en engouffrant rapidement un autre sous ses dents. Elle le mordilla pour en avaler un bout et le ramena un peu plus dans sa bouche sans ses mains avec une adresse presque au delà du critère humain.Visiblement un peu surprise, elle seretourna vers Fujiwara qui semblait attendre quelque chose.

« Bah alors Fujiwara-chan, tu viens ? Si on veut pouvoir se défouler, faut pas qu’on se fasse prendre par la gardienne, maintenant que le couvre-feu est passé. »

Une soirée à frapper des sacs de sable en se goinfrant de sucreries qui font grossir tout en dépassant l’heure du couvre-feu ? Quoi de mieux pour démarrer une amitié indéfectible ! D’une démarche assurée, Coco guida Fukiwara dans les couloirs jusqu’aux salles de club avec une aisance qui désormais devait avoir des difficultés à étonner : tout ce qui semblait de près ou de loin servir à passer du bon temps avec une bande de copain semblait être une abilité innée pour l’adolescente. Elle lança un sourire radieux à Fujiwara après lui avoir pointé la salle de son club du doigt. Mais juste à ce moment, elle perdit un instant de concentration et dans la demi-pénombre, bouscula légèrement un vase sur une commode devant Hikaru. Si cette chose tombait, tout le monde allait sûrement le savoir. La vision obscurcie par l’anticipation, Coco voyait déjà passer la scène au ralenti.
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Hikaru Fujiwara

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Ven 22 Déc - 0:18

L'air de stupéfaction qui s'afficha sur le visage de Coco fit douter un instant Hikaru du bien fondé de sa demande. Et puis...

« Tu veux voir ma salle de club ? Tu sais, elle est pas aussi cool que tu l’imagines. Elle est sûrement ENCORE plus cool ! »

Avant même avoir pu répondre quoi que ce soit, un donut atterris entre ses mains. Passablement confuse, elle adressa un regard interrogateur a Coco, qui souriait de toutes ses dents, un autre donut coincé entre elles.

« Bah alors Fujiwara-chan, tu viens ? Si on veut pouvoir se défouler, faut pas qu’on se fasse prendre par la gardienne, maintenant que le couvre-feu est passé. »

"Ah... O-OK ! Mais je... Eh !"

Mais Coco était deja partie d'un pas guilleret. Hikaru essaya de faire comme si elle n'était pas encore en kimono et lui emboita le pas, encore un peu surprise de l'enthousiasme de sa camarade. Elle s'attendait a des questions un peu gênées sur le bien fondé de l'opération, ou au moins a ce que la boxeuse la laisse se changer avant. Mais au final... Ca ne lui déplaisait pas. Elle appréciait les personnes directes. "Et puis une personne qui partageait son gouter ainsi ne pouvait pas être une mauvaise personne", se dit elle finalement en entamant son donut. Elles traversèrent alors discrètement le campus pour arriver dans le gymnase qui regroupait toutes les salles de club. Son sourire toujours vissé au visage, Coco lui pointa la salla la plus éloignée. Et en voulant ramener son bras...

Frappa un des vases qui décorait l'entrée.

"Coco, atten..."

Il était deja trop tard. Le vase penchait deja dangereusement d'un côté. Instinctivement, Hikaru plongea tel un joueur de base-ball, sa main droite tendue et son donut entre les dents. Le vase chuta, chuta, chuta... et de justesse, Hikaru le rattrapa. Elle recommença a respirer. Si ce truc c'était écraser au sol, non seulement il aurait fait un bruit de tout les diables, réveillant probablement la moitié du campus, mais elles auraient en plus du le rembourser. Elle se releva, le vase bien en sécurité, puis reposa l'objet a sa place. Heureusement, il était vide. Elle s'assura qu'il était bien poser au centre de son socle, et en profita pour l’épousseter rapidement. Bon. Pas de dégâts.

-Amber-san...

Hikaru se tourna vers Coco

-Fais plus attention ! La rabroua-t-elle a voix basse. Qu'est ce qui se serait passer si tu l'avait casser... Imagine la honte que nous aurions apportés sur nos clubs... Il ne faut pas baisser sa garde comme ça, ça peut mener a de graves blessures ! Une de mes senpaï a Okinawa a du arrêter parce qu'elle c'est brisée le genou en glissant sur une plaque de verglas pendant ses vacances... Il faut faire attention, Amber-san !

Hikaru rajusta finalement son kimono qui c'était légérement défait durant la récupération. L'idée qu'elle puisse avoir était un peu dure avec une camarade qui avait simplement fait une petite erreur ne lui effleura même pas l'esprit, et elle se contenta donc de pointer une porte

-C'est bien cette salle de club la ?
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Coco Amber

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Dim 7 Jan - 14:33

« Amber-san... Fais plus attention ! »

« Qu'est ce qui se serait passer si tu l'avait casser... Imagine la honte que nous aurions apportés sur nos clubs... Il ne faut pas baisser sa garde comme ça, ça peut mener a de graves blessures ! Une de mes senpaï a Okinawa a du arrêter parce qu'elle c'est brisée le genou en glissant sur une plaque de verglas pendant ses vacances... Il faut faire attention, Amber-san ! »

Le regard tourné vers Hikaru Fujiwara, l’adolescente ne savait pas trop où regarder. Elle tenta d’esquiver le regard inquisiteur de sa camarade de dortoir mais ne put s’y résoudre et se contenta de plisser les yeux en grimaçant. Qu’est ce qui avait pu se passer si Hikaru n’avait pas été là pour le rattraper ? Sûrement que ce début d’amitié aurait tourné totalement à l’inverse de ce que Coco avait prévu, et elle se sentait profondément coupable. Même si ce n’était qu’un vase, elle avait envie de se donner des coups de poings dans le ventre très très fort jusqu’à ce qu’Hikaru détourne le regard. Une fois que son interlocutrice se mit à détourner réellement les yeux, la jeune fille se mit à joindre les mains en fermant les yeux, une petite larme de crocodile sous l’œil et en se forçant à parler du plus bas qu’elle pouvait (pas très bas donc).

« Désolé ! Désolé… C’est ma faute désolé… »

« C'est bien cette salle de club la ? »

En se remettant à avancer en direction de la salle de club qu’elle avait pointé du doigt, Coco se surpris en réalisant qu’elle avait réagit de manière différente. Décidément, c’était comme si à côté d’Hikaru, elle n’arrivait tout simplement pas à agir comme elle le faisait tout l’temps. Peut-être qu’elle aurait réussit à trouver un moyen de tourner ça de façon comique et de détendre l’atmosphère avec quelqu’un d’autre. Mais avec Hikaru, elle avait l’impression d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine. Qu’est ce qu’elle avait de si spéciale pour que sa boussole mentale en soit si bouleversée, au final ?

« Oui oui, celle sans post-it sur la porte… Elle est super cool, tu vas voir, on va grave s’éclater à taper des sacs de sable avec nos techniques de combat là, ça va être le feu et tout ! »

« La honte sur nos clubs… Est-ce qu’on est devenu des samourai entre temps, ou un truc ? C’est pas si grave… »

En arrivant à la porte, Coco remarqua qu’Hikaru était encore en kimono et manqua d’étouffer un petit rire. Quelle idée de garder un vêtement comme ça pour aller s’éclater dans une salle de boxe. C’était peut-être une habitude bizarre de la jeune fille et Noah se prépara à lui poser la question avant qu’en passant la main dans son short, son expression faciale ne devienne celle d’un mort vivant. Toute vie s’était échappée de ses traits et son regard vide se posa sur la poignée de la porte. Elle était partie tellement vite qu’elle avait oublié la clef de la salle de club.

« Je veux mourir. »

Noah Amber tenta du mieux qu’elle le pouvait de cacher son désespoir et sa détresse de sa camarade en gardant le visage vissé sur la porte sur laquelle elle posa une main alors que l’autre farfouillait ‘‘discrètement’’ dans les poches de son short et dans les recoins de son débardeur. Elle n’avait pas de clefs, ni celle de leur salle de dortoir, ni celle de sa salle de club. Autant dire que tout le voyage de là bas jusqu’ici avait été totalement inutile et un nouvel aller-retour risquait d’être inévitable… Un nouvel aller-retour après avoir expliqué la situation à Hikaru Fujiwara, et un nouvel aller-retour qui leur ferait perdre encore plus de temps sur le couvre feu. Un nouvel aller-retour qui allait sûrement se retrouver sans retour.

« Hikaru-chan va me détester toute ma vie et elle ne sourira plus jamais et mourra sans enfants seule dans les rizières du japon avec une profonde haine pour tout les citoyens libres américains et encore plus pour la cause noire, et ce sera entièrement de ma faute, je mourrais avec ce poids sur la conscience. Si j’étais un samurai, je devrais sûrement faire un seppuku là. »

Il n’y avait pas d’alternative, alors Coco pris une grande inspiration et tourna son visage, les larmes aux yeux, en direction d’Hikaru, mais au moment où, la main sur la poignée, elle s’adossa contre la porte, celle-ci s’ouvrit en la faisant se retrouver par terre sur le palier de la salle de sport. Sur les fesses, la jeune fille eut du mal à comprendre ce qu’il s’était passé avant que Fujiwara-san ne passe la tête dans l’entre-brasure de la porte puis se décide à regarder si Noah n’avait rien de casser. Difficile à dire, puisque celle-ci avait encore les larmes aux yeux. Ni une ni deux, Coco s’élança vers Fujiwara en la serrant bien fort et en fichant sa tête contre son épaule.

« Fujiwara-saaaan ! Je suis tellement désolé de t’avoir fait attendre tout ce temps devant la porte, et d’avoir reculé quand tu as haussé la voix ! Et aussi de t’avoir tiré hors de la salle sans que tu puisses te changer et d’avoir failli casser le vase, hug...  »

« A-Allons extérioriser notre frustration en tapant des trucs et devenons amies pour la vie, d’accord ? »
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Hikaru Fujiwara

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Sam 24 Mar - 0:10

« Oui oui, celle sans post-it sur la porte… Elle est super cool, tu vas voir, on va grave s’éclater à taper des sacs de sable avec nos techniques de combat là, ça va être le feu et tout ! »

Hikaru croisa alors les bras et attendit que sa camarade ouvre la porte, manquant totalement de noter la nervosité de sa camarade. Ce qu'elle ne rata pas par contre, c'est le regard qu'Amber jeta a son kimono et la rapide crispation de ses lèvres. "Quoi, ça te fait rire ?" allait t elle lancer avant de remarquer un changement aussi brusque qu'inattendu. Au moment ou sa main c'était posée sur la poignée de la salle, le regard d'Amber c'était figée comme si le ciel lui était tomber sur la tête. "Quoi, qu'est ce qu'il y as, la poignée est piégée ?"

Amber fit volte-face. Hikaru n’eut qu'une fraction de seconde pour s'étonner de son regard au bord des larmes et de son visage terrifié... avant que la porte ne cède sous son poids et qu'elle ne parte avec, finissant cul a terre, dans la salle de boxe.

-Amber-san ! Est ce que ç... !

-Fujiwara-saaaan !

Le câlin surprise pris Hikaru totalement au dépourvu. Amber c'était ruée sur elle et la serrait fort contre elle, sa tête enfouie dans son épaule comme une enfant qui pleure sur l'épaule de sa mère.

Je suis tellement désolé de t’avoir fait attendre tout ce temps devant la porte, et d’avoir reculé quand tu as haussé la voix ! Et aussi de t’avoir tiré hors de la salle sans que tu puisses te changer et d’avoir failli casser le vase, hug...

L'étreinte se resserra encore. "Si elle continue comme ça, elle va finir par me casser une côte..."

A-Allons extérioriser notre frustration en tapant des trucs et devenons amies pour la vie, d’accord ?

Soudain, la logique des action des action de sa colocataires prirent enfin tout leur sens, et Hikaru sentit son estomac se nouer. Quelle idiote elle était. Cette fille faisait juste de son mieux pour devenir son amie, pour briser la glace entre elles, et tout ce qu'elle trouvait a faire c'était lui crier dessus, la réprimander et la traiter d'idiote. Elle se servait d'elle pour évacuer la frustration de sa journée alors qu'elle n'en n'avait jamais était la cause.

Maladroitement, elle leva les bras et essaya de rendre son étreinte a Coco : malgré tout les bons sentiments de sa colocataire, la proximité la rendait tout de même mal a l'aise.

-C'est moi qui suis désolée... Coco, répondis t elle finalement, jugeant bon de laisser les suffixes au dortoir. Je n'aurais pas du te parler comme ça. Je ne voulais pas paraitre aussi froide, mais j'ai eu une journée frustrante et j'ai un peu de mal a contenir ça... Alors on va aller faire sortir ça sur un sac de frappe hein ?

Elle rompit finalement l'étreinte et composa un sourire aussi maladroit que son câlin

-Je ne sais pas si on peut devenir amies pour la vie mais j'ai quand même très envie d'essayer.
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Coco Amber

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Mer 16 Mai - 1:53

« C'est moi qui suis désolée... Coco. Je n'aurais pas dû te parler comme ça. Je ne voulais pas paraitre aussi froide, mais j'ai eu une journée frustrante et j'ai un peu de mal à contenir ça... Alors on va aller faire sortir ça sur un sac de frappe hein ? »

Lorsque les bras d’Hikaru Fujiwara se posèrent maladroitement contre le dos de Noah Amber, une douce chaleur partant du point de contact vint se propager sur toute la surface de la peau mate de la boxeuse, lui donnant presque la chair de poule. Hikaru ne l’avait pas repoussée… Et l’avait appelée « Coco » ! C’était une sacrée victoire en soi, et Noah ne put s’empêcher de frissonner à l’idée qu’elle avait déjà réussi à briser la coquille. Et ce qu’elle devait essayer de nouveau d’aller un peu plus loin… Pour tester les limites ? Non, il y avait quelque chose de plus important à faire là maintenant, et ça consistait majoritairement en l’utilisation d’un poing et d’un sac de sable.

« Elle aussi elle fait de son mieux… ‘Faut pas que j’essaye de trop la brusquer, non mais ! Mais d’abord… Retirons le ‘‘san’’ pour toujours et à jamais. »

Ressentant que sa camarade avait lentement défaite le nœud timide autour de sa taille, Coco cligna des yeux en se décidant elle aussi à lui laisser de l’espace, retirant ses deux bras dont plus que le nœud, la pression aurait plutôt fait penser à une clé à molette. Les yeux encore humide, Noah fut tout de même agréablement surprise de l’expression souriante de sa camarade.

« Je ne sais pas si on peut devenir amies pour la vie mais j'ai quand même très envie d'essayer. »

« Guuuh… Faisons ça, Fujiwara-chan ! Transformons ta journée super chiante en soirée super cool ! A l’aide de… Ça ! »

Levant un bras théâtralement en direction du reste de la salle du club de Kick-boxing, Coco ne put s’empêcher d’articuler une grimace pleine de vanité et saupoudrée d’une once de jubilation. Après tout, le terrain de luxe qu’elle présentait à Hikaru n’était d’autre que la salle de son propre club ! Si l’installation de la salle centrale était plutôt « basique », on sentait bien que celui qui s’en était occupé avait pris soin d’optimiser toute la place disponible (qui soit dit en passant était plus que suffisante pour cinq personnes) afin d’y placer le plus d’équipement possible. Avec un ring surélevé au centre, la salle principale présentait tout autour de celui-ci bon nombre de sacs de frappe pendus à des chaînes et même quelque punching-ball grande taille un peu plus en retrait en face des cloisons, aux côtés de matériel de base pour le renforcement musculaire, en l’occurrence de poids, de corde à sauter et d’haltères.

« Pas mal hein ? On est cinq en tout, et même comme ça il y a bien assez d’espace pour d’autres futurs membres, c’est pour ça qu’on cherche à recruter chez les nouvelles années ! Mais je sais pas si j’aurais grand-chose à t’apprendre sur la baston, ahah ! »

Sans crier gare, Coco sautilla dans la salle sans faire attention où elle mettait les pieds sur les différents tapis, jusqu’à s’approcher d’un sac pendu au plafond. Après avoir donné une petite pression de la paume de sa main sur un sac de frappe pour le faire se balancer… Coco pivota sur elle-même en faisant un pas de côté de son pied gauche, pour envoyer un violent coup de sa jambe droite dans une trajectoire circulaire sur le sac revenant vers elle, le faisant résonner dans toute la salle malgré son poids.

« Han ! C’est de ça que je parle, ouais ! Allez, viens essayer, tu vas voir ça libère, j’t’assure ! »
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Hikaru Fujiwara

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Sam 25 Aoû - 20:53

« Guuuh… Faisons ça, Fujiwara-chan ! Transformons ta journée super chiante en soirée super cool ! A l’aide de… Ça ! »

Hikaru fit de son mieux pour ne pas corriger Coco sur son choix d'honorifique et se contenta plutôt de scruter le nouvel environnement qui s'offrait a elle (tout en massant discrètement ses cotes encore endolories par l'étreinte de sa colocataire). L'endroit plut instantanément a Hikaru : Bien que plus petit que le dojo de kendo, l'espace était parfaitement optimisé, avec un ring au centre, des sacs de frappe autour, et tout les équipements nécessaire a portée de main. Elle ferma les yeux et inspira avec plaisir l'odeur caractéristique d'une salle de sport. Certains trouvent le musc qu'elles dégagent nauséabond, mais il rappelait a Hikaru tant de bons souvenirs qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de l'adorer. Alors que Coco sautillait de joie, une fierté a peine dissimulée sur le visage, la kendoka s'approcha du ring et tira sur une des cordes, par curiosité. C'était plus doux que ce a quoi elle s'attendait...

« Pas mal hein ? On est cinq en tout, et même comme ça il y a bien assez d’espace pour d’autres futurs membres, c’est pour ça qu’on cherche à recruter chez les nouvelles années ! Mais je sais pas si j’aurais grand-chose à t’apprendre sur la baston, ahah ! »

Elle reporta son attention sur Coco, qui avait pris pour cible un sac de frappe. Sans crier gare, et avec une vivacité qui surpris Hikaru, elle asséna un violent coup de pied circulaire. L'impact résonna dans toute la salle, et dans les oreilles d'Hikaru.

-Wow.

Le compliment était sorti tout seul. Coco n'en avait pas l'air comme ça, mais elle avait un sacré coup de pied...

« Han ! C’est de ça que je parle, ouais ! Allez, viens essayer, tu vas voir ça libère, j’t’assure ! »

Un sourire s'étira sur les lèvres d'Hikaru.

-Ah. C'est un défi donc. Très bien ! Je vais te montrer comment on se défend a Okinawa !


Elle s'approcha d'un sac de frappe, et se concentra. Hikaru n'avait jamais réellement suivi de formation au combat au corps a corps, mais le dojo ou elle s'entrainait dans son enfance était un simple dojo communal, que son club partageait donc avec les autres clubs du village. Un de ces clubs était celui de Karate, et leur entrainement était souvent avant celui du club de Kendo, et parfois, Hikaru c'était jointe a leur entrainement, jugeant que tout entrainement était bon a prendre. Elle essaya de se remémorer la garde qu'on lui avait apprise, solidifia ses appuis et...

-RAI !

Elle lança son pied droit de toute ses forces dans le sac de frappe. Son pied s'écrasa contre avec un bruit sourd, loin de l'impact clair qu'avait produit Coco... Mais avec son cri était parti une bonne partie de sa frustration, comme si frapper ce sac lui permettait enfin d'évacuer de façon saine la frustration de sa journée. Elle reposa son pied a terre (qui piquait un peu...) et se tourna vers Coco, l'air satisfaite.

-Je peut faire mieux, bien sur. Mais je suis un peu rouillée. Des conseils de pro a me donner ?
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Coco Amber

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Lun 10 Sep - 3:45

« Okinaquoi ? Hey, cette position, c’est une bonne position ! »

Noah ‘‘Coco’’ Amber n’eut pas la chance d’observer un peu plus longtemps cette très agréable à l’œil position des jambes et du tronc devant la cible qui lui rappelait les longs cours d’apprentissage de la discipline, puisque les cheveux décolorés d’Hikaru vinrent voleter dans les airs au rythme de l’attaque.

« RAI ! »

Le pied de celle-ci avait touché sans trop de soucis la partie supérieur du sac de sable, et aurait été un coup bien plus qu’acceptable sur le ring. Coco laissa sa tête basculer sur le côté, manquant presque de se détacher de son cou et de rouler par terre. Mince, les membres du club de Kendo étaient même capable de mettre la main à la pâte ! Il était vrai que les étudiantes du lycée d’Airin se révélaient souvent être bons dans un grand nombre de disciple, voir un coup si bien orchestré faisait tout de même presque remonter de la jalousie jusqu’aux joues de Coco. Heureusement, la jalousie pour Coco était rose et pas verte, allant bien mieux avec son teint.

« Je peut faire mieux, bien sur. Mais je suis un peu rouillée. Des conseils de pro a me donner ? »

« Et bah dis donc, babe ! T’as un sacré kick ! »

Coco articula un sourire qui fit remonter encore un peu plus ses pommettes saillantes désormais teintées d’un peu de rose. Noah commençait à se gonfler d’énergie elle aussi, et ce simple coup avait réussit à la remettre en condition d’un véritable entraînement, même d’un véritable match. Dans les étoiles qui dansaient dans ses yeux on pouvait voir les nombreuses séances qu’elle avait passé avec les nouvelles qui n’y connaissaient rien à parfaire leur technique, à réviser les bases. Ça n’avait pas d’importance pour l’adolescente auparavant, le niveau de ses membres. Elle était déjà assez heureuse d’accueillir des membres. Des filles qui voulaient apprendre à se défendre, qui voulaient trouver leurs places et qui avaient décidés de faire confiance au grand sourire charmeur de Coco. Elle en avait bavé, à toutes les rendre crédible sur un ring. Mais ça n’avait pas d’importance. Ce n’était pas la destination qui importait, c’était le voyage. Les rires et les larmes, les chutes et les sauts.

« Mais tu manques encore de passion, tu manques encore de ‘‘Drive’’, tu vois ? Ta position est trop formelle, on est pas au club de Kendo ici ! Tu frappes pas pour protéger ton pied, tu frappes pour atteindre la cible ! »

Bondissant vers Hikaru, Noah se saisit des épaules de celle-ci, profitant sans s’en cacher de la bonne odeur de shampoing et des cheveux argentés d’un peu plus prêt. Mais ses yeux étaient dirigé vers le sac, et rien d’autre. Bougeant légèrement les omoplates d’Hikaru, elle fit en sorte de la placer légèrement en biais par rapport à la cible, levant l’une de ses mains pour, avec douceur, faire pivoter sa tête sur la gauche comme si c’était celle d’un petit mannequin de pose en bois.

« Regarde bien la zone supérieure. Tu la vois, ta sale note en math ? Le bus que tu viens de rater ? Si tu vois pas, regarde encore ! »

« Maintenant, c’est ça que tu vas viser ! Jambe bien écartées, pied usuel en arrière, baisse ton centre de gravité, raffermi tes épaules. C’est le talon de ton pied qui va exercer le plus de pression, le reste te permet juste de maximiser la force centrifuge ! »

Coco se détacha un moment d’Hikaru, venant poser le plat de sa main droite sur le sac de frappe pour commencer à le faire se balancer d’avant en arrière à la manière d’un pendule. Sans attendre de question supplémentaire, elle revient derrière Hikaru, posant ses mains sur ses hanches cette fois. Contact physique, briser l’espace vital de l’individu. On a tendance à mieux s’entendre avec les gens avec qui on passe du temps, les gens à proximité de soi. Rester à distance de l’adolescente simplement pour la mettre en confiance n’était pas une idée d’avenir, alors Coco avait décidé de simplement laisser tomber (elle n’était pas du genre à garder longtemps une idée en tête de toute façon, tellement celle-ci avait l’habitude de dériver dans les nuages).

« Hanches de profil, le gros du mouvement c’est de décoller ta jambe du sol, c’est ce qui fait qu’on appelle ça un coup de pied sauté, mais ça tu sais déjà. Une fois qu’elle est partie, tu ne dois plus penser qu’à la faire continuer le mouvement. Vois pas le dépliage de ta jambe comme une autre action séparée du reste. Tout doit se suivre avec fluidité, ou tu perds de la vitesse ! »

Faire se balancer un sac de sable était parfait pour simuler le mouvement d’un adversaire, et d’ainsi accorder son coup non seulement au bon timing, mais aussi au contact d’une surface mouvante. Une petite astuce que Coco avait apprise toute seule, mais qu’elle avait été presque déçue de redécouvrir lorsqu’une de ses membres de club plus expérimenté avait frappé pour la première fois.  Au moment où le sac de frappe de maintenant revenait vers l’avant, Coco lâcha l’adolescente comme on l’aurait fait pour un garçon sur un vélo pendant sa première prise de risque.

« Cette note ne va plus jamais te les casser. Yeux sur la cible, Hikaru-chan ! »
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Hikaru Fujiwara

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Mar 9 Oct - 23:10

« Et bah dis donc, babe ! T’as un sacré kick ! »

"Be... Beibu ?"

« Mais tu manques encore de passion, tu manques encore de ‘‘Drive’’, tu vois ? Ta position est trop formelle, on est pas au club de Kendo ici ! Tu frappes pas pour protéger ton pied, tu frappes pour atteindre la cible ! »

-Euh, att...

Trop tard. Rapide comme l'éclair, vive comme une ombre, Coco avait saisi les épaules d'Hikaru, qui se raidit une seconde avant de se rendre compte avec un brin de surprise que le contact ne la dérangeait pas. Il n'y avait rien d'intrusif dans les mains qui touchèrent son buste, puis sa tête. Avec douceur, elles se contentaient de guider son corps dans la position la plus idéale.

« Regarde bien la zone supérieure. Tu la vois, ta sale note en math ? Le bus que tu viens de rater ? Si tu vois pas, regarde encore ! »

Le regard de la jeune fille se fit plus dur. Ça oui elle les voyait. Elle revoyait son thé sucré. Elle revoyait les regards amusés de ses camarades en anglais. Elle revoyait le visage de sa senpai qui l'avait sortie de la salle de Kendo. Une colère et une frustration sourde firent rougir ses joues.

« Maintenant, c’est ça que tu vas viser ! Jambe bien écartées, pied usuel en arrière, baisse ton centre de gravité, raffermi tes épaules. C’est le talon de ton pied qui va exercer le plus de pression, le reste te permet juste de maximiser la force centrifuge ! »

A chaque instructions, Hikaru corrigeait sa position instantanément, le regard encore fixé sur le sac, comme si elle n'y pensait pas vraiment. En réalité, elle engorgeait et assimilait chaque syllabe de son professeur, et instinctivement son corps en comprenait l'intêret. Comme le jour ou elle avait saisi un shinai pour la première fois, et ou son grand-père l'avait guidé de la même manière. Elle ne trembla même pas quand les mains de Coco se posèrent sur ses hanches, corrigeant légérement leur position.

« Hanches de profil, le gros du mouvement c’est de décoller ta jambe du sol, c’est ce qui fait qu’on appelle ça un coup de pied sauté, mais ça tu sais déjà. Une fois qu’elle est partie, tu ne dois plus penser qu’à la faire continuer le mouvement. Vois pas le dépliage de ta jambe comme une autre action séparée du reste. Tout doit se suivre avec fluidité, ou tu perds de la vitesse ! »

Coco avait pousser le sac dans un mouvement de balancier. Hikaru avait deja commencer a assimiler le rythme. Ce n'était pas compliqué, pour elle qui avait l'habitude de lire jusqu'a la respiration de ses adversaire. Les mains lâchèrent ses hanches.

« Cette note ne va plus jamais te les casser. Yeux sur la cible, Hikaru-chan ! »

Le sac fit encore un va-et-vient, puis Hikaru s'élança. Comme Coco lui avait dis, elle bascula son poids sur son talon. Comme Coco lui avait dis, elle utilisa toute la puissance de ses hanches pour charger son pied en énergie centrifuge. Comme Coco lui avait dis, sa jambe ne se déploya pas, mais fut catapultée tel une pierre au bout d'un trébuchet. Et un grand coup de pied sauté, son pied percuta le sac de frappe. Un bruit sourd retentit, pas aussi fort que celui émit par Coco, mais bien différent de celui qu'elle-même avait émis quelques minutes auparavent. Elle sentit l'impact revenir dans son pied, remonter le long de sa jambes, vibrer dans ses hanches, et parvenir jusqu'a ses oreilles. Le sac de frappe avait brusquement changé de direction, et elle replia sa jambe pour le laisser revenir sans le percuter. Elle posa pied a terre, sans cesser de fixer le sac.

La douleur dans son pied était étrange... C'était sourd, brulant mais pas douloureux. Elle remarqua a sa grande surprise qu'elle avait le souffle court. Son corps vibrait encore de l'impact, alerte et prêt au combat. Elle ne c'était pas sentie comme ça depuis... Depuis quand en fait ? Ce n'était pas une sensation qui lui était étrangère. C'était comme entendre la voix de quelqu'un qu'on aurait pas vu depuis longtemps. Ça lui rappelait...

Son regard se détacha du sac de frappe, et glissa vers une étagère, sur laquelle une paire de gants trainait. C'était des gants de boxe, elle en avait deja vu dans des magasins de sport. Sans mot dire, et sans trop savoir pourquoi, elle s'éloigna de Coco et la saisit. C'était plus lourd qu'elle ne le pensait. Elle se retourna et fixa Coco.

Noah Amber. Drôle de fille. N'importe qui d'autre aurait subis son courroux pour l'avoir toucher de façon aussi cavalière. Son contact avait pourtant était tout l'inverse. Il avait était chaud et accueillant, comme les mains d'un parent bienveillant, mais aussi plein d'énergie et de motivation. Pourtant elle était bruyante, grossière et sans gêne, tout ce qu'Hikaru détestait en général. Qu'est ce qui la rendait acceptable a ses yeux ? Qu'est ce qu'elle avait réellement en commun ? Tout les séparait... Et pourtant... Peut être...

Son regard se posa a nouveau sur les gants. Elle devait tester cette théorie.

Comme on lancerait un défi, elle lança les gants a Coco.

-Frappe moi, dit-elle simplement.

Elle pointa sa joue droite.

-Frappe moi de toute tes forces. Montre moi a quoi ressemble les fameux poings d'un boxeur. Il parait que légalement ce sont considéré comme des armes pas vrai ? Je veut savoir ce que ça fait. Tu n'as le droit qu'a un coup, alors il a intérêt a être bon. Ne t'inquiète pas pour moi, je ne suis pas en sucre, quoi que tu m'envoie j'ai deja vu pire.


Elle planta fermement les pieds dans le sol, et sans même s'en rendre compte ils se positionnèrent de la même façon que Coco lui avait décrite quelques secondes plus tôt.

-Viens !
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Coco Amber

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Ven 16 Nov - 18:57

« Si elles pouvaient toutes être comme ça, on aurait dépassé la compétition depuis longtemps. Mais bon, c’est pas ça l’important ! »

Noah « Coco » Amber passa son avant-bras sur son front comme si c’était une serviette, regardant le violent coup de pied envoyer le sac de frappe faire un tour à l’opposé voir si Hikaru y était. Elle n’avait eu besoin que de quelques petits tuyaux pour changer son premier mouvement un peu crispé en le genre de kick qu’on pouvait attendre du haut niveau des sportifs de cette catégorie à Academy City. Evidemment, il fallait plus qu’UN coup de pied pour mériter de garder la tête haute sur un ring de boxe. Mais encore une fois, tout ça n’avait aucune importance. Tout le club de Kick-Boxing était loin de pouvoir s’en vanter, et c’était tout aussi loin de déranger Coco.

Celle-ci regarda vers le plafond avec un léger sourire, jusqu’à maintenant ça commençait bien. Pour une fois, elle n’avait pas encore faite d’erreur. Ce n’était pas le moment de briser ce bon début d’amitié avec Hikaru Fujiwara, l’étudiante silencieuse aux cheveux argentés. Sentant le regard de cette dernière sur elle après qu’elle se soit éloignée, Coco plaça ses mains sur ses hanches en humant l’air, prête à fournir ses encouragements et observations. Inutile d’être trop positive ! Il restait encore bien des choses à améliorer. Mais elle avait hâte de lui montrer d’autres coups encore plus utiles pour se défouler. Les yeux de Noah se baissèrent vers les gants de boxe qu’Hikaru venait de récupérer, alors que l’information électrique mit un moment à venir jusqu’à son cerveau, sans perturber son sourire étourdit.

« Mh ? »

A deux mains et en se laissant aller en avant comme une véritable empotée, Coco réceptionna les gants de boxe qu’on venait de lancer dans sa direction. Son sourire se transforma en une vague grimace. Elle voulait déjà utiliser les mains ? Non, une seconde.

« Frappe moi. »

« Holy shit ! »

Noah fit du mieux qu’elle put pour empêcher à Hikaru de comprendre qu’elle venait de s’étrangler avec sa salive. Levant les gants de boxe légèrement pour plaquer ses avants bras contre sa bouche, elle tenta tout de même de  garder les yeux sur sa camarade, même si son regard était désormais plein d’appréhension. Elle avait l’air beaucoup trop sérieuse. Qu’est ce qui avait fait délirer la molette de choix de difficulté pour se bloquer sur Nightmare Mode ? Papillonnant un instant des paupières, l’adolescente en short et débardeur se mit à fixer la joue molle d’Hikaru, y trouvant plus de confort que dans son regard dur et froid comme l’acier qu’elle avait trop de mal à soutenir.

« Frappe moi de toute tes forces. Montre moi à quoi ressemble les fameux poings d'un boxeur. Il parait que légalement ce sont considéré comme des armes pas vrai ? Je veut savoir ce que ça fait. Tu n'as le droit qu'a un coup, alors il a intérêt à être bon. Ne t'inquiète pas pour moi, je ne suis pas en sucre, quoi que tu m'envoie j'ai déjà vu pire. »

« Viens ! »

Se redressant légèrement, Coco laissa les gants de boxe glisser de ses mains pour ne les retenir plus qu’à la ficelle qui les liait. Articulant un vague sourire, elle prépara quelques paroles pour écarter l’idée de sa camarade, mais les mots ne sortirent pas de sa bouche. Comprenant qu’elle n’avait pas le temps de parler, Coco glissa la tête sur le côté, le poing de la jeune fille lui frôlant la joue en y laissant une trace rouge. Coco sautilla en arrière légèrement. Hana Iwayama, les épaules dodelinant de gauche à droite, baissa son poing, son regard lançant des éclairs à sa camarade.

« Tu ne vas pas te défendre ? J’en vaux pas l’coup ? »

Les silhouettes d’Hana et d’Hikaru se mélangèrent un instant. Est-ce que c’était vraiment la même situation ? Coco avait dû mal à faire de l’ordre dans ses pensées, tout se mélangeait si bien qu’elle n’arrivait plus à savoir quel était le présent, et quel était le passé. Même si tout ça durait une fraction de seconde dans son esprit, et que tout était déjà joué, elle sentait encore qu’elle était capable de changer quelque chose. Le groupe flou des filles avait été pris d’un soubresaut en même temps que Coco avait évité le coup de poing d’Hana dans un des couloirs d’Airin High School. Hana Iwayama, une délinquante que tout le monde avait déjà groupé chez les Skill-Out. On l’évitait, et c’était souvent justifié : simplement un regard de travers ou des rires mal placés pouvait résulter en une altercation violente. Son expulsion avait été mise en suspens depuis que ses notes étaient remontées. Mais un nouveau combat dans les couloirs ? Ça allait être la goutte à faire déborder le vase.

« Alors ? Je croyais que tu voulais m’inviter dans ton club, mais tu sais pas frapper, Amber ? C’est dommage. T’aurais pas dû te foutre de ma gueule. »

Coco inspira par le nez, continuant à sourire comme une imbécile. Jusqu’à maintenant, sourire lui avait permis de se sortir de n’importe quelle mauvaise situation. Mais celle-là, elle n’avait absolument aucune idée de comment la gérer. Elle avait réussi à sympathiser avec un tas de personne, alors où est-ce qu’elle se trompait, pour Hana ? Un autre coup de poing vint bousculer sa garde relevée un peu trop tard. L’autre main d’Hana glissa vers le bas, puis remonta fermement en un claquement, connectant un violent uppercut dans la mâchoire de Noah. Petit glapissement dans le groupe de fille qui les entourait, alors que les doigts de la délinquante se refermèrent sur le col de Coco.

« J’ai vraiment une gueule aussi amusante ? C’est si drôle que ça ? C’est quoi ce sourire à la con, Amber ? »

« Je te trouve plutôt cool… »

Un nouveau coup de poing résonna dans un claquement, alors qu’Hana relâchait sa prise. Coco tomba au sol en se retenant la joue, des étoiles embrumant son regard. Le choc avait été tellement lourd juste après l’uppercut qu’elle avait la sale impression d’avoir été projetée contre un mur à pleine vitesse. Elle s’était mordue la langue, et du sang avait commencé à s’écouler de son nez. Elle se sentait tellement mal qu’elle aurait bien voulu se rouler en boule dans un coin et attendre que la surveillante arrive. Coco fronça légèrement les sourcils. Oui. Si la surveillante arrivait maintenant, Hana allait sûrement se faire expulser pour de bon. Alors, qu’est-ce qu’elle devait faire ?

« Frappe moi de toute tes forces. Montre moi à quoi ressemble les fameux poings d'un boxeur. »

« Alors ? Je croyais que tu voulais m’inviter dans ton club, mais tu sais pas frapper, Amber ? »

« Viens ! »

Le regard d’Hana glissa vers les fenêtres où les rayons du soleil traversaient les vitres, faisant étinceler les vieux casiers en mauvais état. La douleur dans sa joue devint plus vive après qu’elle ait fait quelques pas en arrière, une fois sa main reposée sur celle-ci. Incrédule, elle releva son regard vers Coco. Relevée elle aussi, elle n’avait pas fini de sourire comme une imbécile, sang, salive et morve se mélangeant sur son visage en une soupe peu ragoûtante. Le poing levé, elle invitait visiblement sa camarade à venir.

« C’est tout c’que t’sais faire, Hana-chan ? Je suis toujours debout ! ‘Va falloir faire plus que ça pour pouvoir rentrer dans mon club, dégonflée ! »

Se battre, c’était tout autant une forme de conversation. Si c’était ce langage là qu’Hana Iwayama voulait utiliser, alors Coco allait parler la même langue pour se faire comprendre. A partir de là, les souvenirs de Coco devenaient un peu flous. Elles avaient toutes les deux prises un sacré savon. De ce que Noah imaginait avec son petit cerveau, c’était notamment le fait qu’Hana devenait le deuxième membre de son club qui avait fait pencher la balance. Et aussi surtout, parce qu’elle l’avait défendue. ‘‘On s’entrainait pour le championnat’’, ‘‘Elle me montrait une nouvelle technique’’. En repensant à toutes les choses totalement débiles qu’elle avait dites, Noah ne pouvait s’empêcher d’éclater de rire. A côté d’elle sur le banc, Hana riait souvent du même éclat, en repensant au fait qu’elle avait été tellement stupide, elle aussi.

« Viens ! »

Coco enfila les gants de boxe sans piper mot, puis se mis en position de combat devant Hikaru, éloignant son pied droit en s’avançant légèrement, relevant sa garde. Il n’était pas question d’hésiter. Si elle refusait de prendre part à cette discussion-là, Coco ne pourrait jamais espérer faire réapparaître une occasion comme celle-ci. La calme et réservée Hikaru venait de lui proposer un duel de poings dans sa salle de club et elle se demandait si elle avait le droit d’agir ? Elle avait rêvé de ce moment depuis déjà plusieurs semaines, et elle allait jouer la sainte nitouche ? Offusquée par sa propre stupidité, Noah Amber articula un vilain sourire une fois assez proche d’Hikaru Fujiwara, toisant son regard de braise sans difficulté maintenant. Elle en avait déjà réveillée une aussi coriace. Elle pouvait le refaire. Les derniers vestiges de sa mauvaise mémoire s’effacèrent pour ne laisser que sa camarade et l’odeur moite du cuir du ring de boxe non loin.

« Tu demandes à une joueuse pro de t’en ficher une. Tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même pour ce qui va suivre, Hikaru-chan ! »

Examinant un instant la position d’Hikaru, Coco laissa son sourire s’agrandir derrière sa garde. Vraiment rien à redire, tout était là comme elle lui avait expliqué. Il y avait même cette rigidité propre au sport que pratiquait Fujiwara. Kick-Boxing et Kendo ne semblaient avoir rien au commun au premier abord pour un débutant, mais un bon observateur aurait tôt fait de remarquer que tous les sports de combats ne sont que les branches d’un même arbre. En remontant un peu, on peut sans difficulté voir que chacun d’entre eux est fondamentalement similaire à un autre dans certains points. Le respect de son adversaire était sans nul doute l’une des racines les plus tenaces.

« Je veux discuter avec toi aussi, Hikaru-chan ! »

Le pied de Coco crissa sur le sol en simili alors qu’elle pivotait légèrement sur le côté, ses hanches battant d’un côté pour accompagner le mouvement de son bras.

« Alors, discutons ! »

Ce qui avait tout l’air d’être un simple jab se transforma trop rapidement pour que même Coco puisse être sûr de ce qu’elle faisait. Son corps pencha vers l’avant alors que sa jambe arrière décolla du sol. Avec toute la force dont elle était capable de donner en un seul coup, le gant de boxe de Noah Amber fendit l’air comme une flèche, envoyant ses dreadlocks voleter en arrière. Dirigeant tout son poids dans son bras droit, Coco laissa son poing finir le chemin jusqu’au visage d’Hikaru en terminant son coup de poing sauté, qui portait avec lui toute la détermination d’une étudiante qui voulait simplement accepter les sentiments de sa camarade. Et si c’était pour l’amour et pour le sport, il n’y avait rien qui pouvait empêcher Coco de sourire comme une imbécile en connectant son coup de poing.
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Hikaru Fujiwara

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MessageSujet: Re: Du sport dans les dortoirs [feat. Coco & Hikaru]   Dim 18 Nov - 11:46

Hikaru était allongée, bras en croix, sur le tapis. Elle repoussa ses mèches brunes alors que sa grand-mère se penchait au dessus d’elle, la main tendue, l’air inquiet.

-Ca va, Hika-chan ? demanda t elle en l’aidant a se relever. Kojima-sensei, c’était de trop !

Hikaru se remit debout, et attrapa son shinai. Elle se remit maladroitement en garde, petit fille de 8 ans a l’air de brindille face a son sensei, qui faisait les cents pas, clairement agacé par la lenteur de son élève.

-Je sais ce que je fais, Fujiwara-san. Restez sur le côté, ordonna t il d’un ton sans équivoque.

Mais Grand-mère Fujiwara n’était pas du genre a obéir aux ordres, surtout si ils venaient de quelqu’un qui faisait souffrir sa petite fille.

-Laissez la au moins mettre une armure ! Vous allez finir par la blesser !

-Si elle se blesse, c’est de sa faute. Éloignez vous. Je ne le répéterais pas.

-Hors de question que je la laisse avec vous, c’était une erreur de…

-Grand-mère…

Elle se tourna vers Hikaru, prête a la prendre dans ses bras et a quitter le dojo. Mais Hikaru leva son shinai.

-Eloigne toi s’il te plait. Je peux le faire.

Elle planta ses petits yeux dans ceux de sa grand-mère, essayant de lui faire comprendre. Elle ne voulait pas partir maintenant. Kojima-sensei était venu de Tokyo pour lui donner un cours. Il était réputé comme le meilleur professeur possible, et son grand-père avait fait beaucoup d’efforts pour le faire venir juste pour elle. Elle même ne comprenait pas trop pourquoi, depuis une heure, son nouveau professeur n’avait fait rien d’autre que l’attaquer sans relâche, sans armure, sans retenue, n’hésitant pas a se battre salement, a ignorer les règles classiques du Kendo simplement pour perdre la jeune fille. Mais il devait y avoir une très bonne raison. Kojima-sensei était le meilleur. Il devait avoir quelque chose derrière la tête. Elle voulait voir ce que c’était.

Sa grand-mère la regarda longuement, puis soupira et s’écarta enfin, allant s’agenouiller dos au mur, le regard plein d'inquiétude.

-En garde, Fujiwara !

L’ordre était si soudain, Hikaru ne réagit qu’au tout dernier moment. Les deux armes s’entrechoquérent brutalement. Elle put sentir les vibrations faire résonner jusqu’aux os de sa colonne vertébrale.

-Toujours prête ! Toujours alerte ! Attends toi a tout, et tu ne sera jamais surprise !

A chaque dogme, il frappait avec plus d’ardeur. A chaque coup, Hikaru paraît, et son corps ployait sous l’impact de l’homme plus grand et plus fort. A chaque fois, cette même vibration faisait résonner son corps. Elle n’avait pas le temps de penser, pas le temps d’anticiper, ses instincts fonctionnaient a plein régime pour tenter de la faire survivre. Un coup passa et l’estoc se planta dans son épaule. Elle poussa un cri de surprise, mais a sa grande surprise, le coup ne lui faisait pas mal. Non… La chaleur qui se dégageait de ce coup était différente. C’était un défi. Comme si il avait appuyé juste assez pour qu’elle comprenne qu’elle avait était touchée, pour la piquer dans son honneur. Une partie d’elle commença a s’emplir de frustration. C’était la première fois qu’on jouait avec elle comme ça. Dans son dojo local, les adultes ne la prenait jamais de haut comme ça; parfois elle perdait contre eux, mais c’était un jeu. Et ceux de son âge, elle les écrasait. Pour la première fois, quelqu’un de terriblement plus fort qu’elle avait décidé de jouer avec elle, et il était hors de question qu’elle laisse passer ça. Elle allait le forcer a la prendre au sérieux. Le forcer a frapper de toute ses forces.

Elle continua ses parades, attendant ton heure. Elle tenta une attaque, peine perdue, il se contenta de repousser sa lame et de riposter d’un coup qui fouetta son front. Plus vite. Elle devait aller plus vite. et elle recommença, parade, parade, parade, esquive, attaque, impact, parade, esquive, contre attaque. Son corps commençait a devenir lourd. Elle avait perdu la notion du temps. Tout son être était dédié a un seul but : le forcer a devenir sérieux.

Sa chance vint enfin, quand le shinai de Kojima-sensei toucha a nouveau le crane d’Hikaru. Ce coup-çi, elle fonça droit dedans, frappant littéralement d’un coup de boule l’arme adverse. Avec un cri de guerre et un saut, elle s’élança, et du bout de son arme, planta son shinai dans la gorge de son maître, qui laissa échapper un couinement de surprise. Son regard changea immédiatement. Hikaru su ce qui venait. Elle se força a garder les yeux ouverts, et tenta d’ignorer la vague de terreur qui envahissait soudainement son corps. Elle tenta vainement de lever son sabre, mais Kojima-sensei s’en fichait : Son shinai fendit l’air et s’écrasa sur le crâne d’Hikaru.

Hikaru était allongée, bras en croix, sur le tapis. Sa vision n’était qu’un mélange de mèches argentés, d’étoiles et de la masse floue du plafond. Qu’est ce qui venait de se passer déjà ? Ah oui… Elle avait demandé a Coco de la frapper. Mais comment est ce qu’elle c’était retrouvée au sol ? Ca ne pouvait pas… Elle avait était frappée si fort que ça ? Sa tête lui faisait mal… Elle essaya de bouger ses membres. Bon dieu, qui avait attacher des poids a ses bras ? Pourquoi est ce qu’elle avait aussi mal ? Pourquoi le plafond n’était pas droit ?

C’était donc ça la force d’un boxeur ? Terrifiant. Et les boxeurs sur un ring en supportait combien des comme ça par matchs ? 5 ? 10 ? 15 ? Sans protections ? Quelle folie. Pourquoi est ce qu’elle c’était infligée ça déjà ?

Ah… C’est vrai… Elle voulait savoir. Elle voulait comparer. Soudainement une profonde honte l’envahit. Alors c’était ça, Hikaru Fujiwara, championne junior, représentante nationale ? Rampante au sol après un seul coup de poing ? Et pourquoi… Pourquoi ce souvenir, soudainement ?

Le pire dans tout ça… Pas moyen que Coco ait tout donné. Impossible. Ca ne pouvait pas comme ça, c’était évident. Si elle avait voulu la détruire, elle aurait pu. Elle aurait du. Sa honte se muta en frustration. Coco.

Hikaru roula sur le ventre, tentant tant bien que mal de se remettre sur ses appuis. Le gout de fer dans sa bouche lui indiqua que le coup avait était suffisamment puissant pour lui couper l’intérieur de la joue. Elle songea un instant a cracher pour se débarrasser du gout, avant que ses réflexes de politesse, incompréhensiblement encore actif, ne l’en empêche. Elle se contenta de se remettre sur ses jambes tremblantes, et essaya de concentrer sa vision sur Coco, tentant désespérément d’attraper son regard.

Coco. Drôle de fille. Qui envoie des coups comme ça a quelqu’un qu’elle connait a peine ? C’était un truc d’américain ? Ca leur ressemblerait bien tiens. Pourquoi est ce qu’elle se sentait aussi frustrée après ce coup ? Peut-être que ça avait un rapport avec ce drôle de souvenir qu’elle avait eu…

Son regard accrocha soudain celui de Coco, et un dernier souvenir remonta soudainement. Juste avant de recevoir le coup en pleine face. Le visage de Coco, tout sourire.

-Te fous pas de moi…

Les mots était sortis seuls, mollement, d’une voix a peine audible. Voilà ce qui la frustrait tellement. La même chose qui l’avait rendu folle face a Kojima-sensei. Elle ne supportait pas qu’on ne se batte pas que pour gagner… Et le poing de Coco était encombré de tellement d’autres choses. Elle pouvait le sentir sans sa joue, comme une maladie contagieuse. Son enthousiasme. Sa passion. Son envie de partager. Toute l’amitié qu’elle aimerait lui vouer. Ce n’était pas l’art pur qu’Hikaru admirait, l’oubli derrière la lame, ce moment ou tout l’être n’était concentré que sur le seul objectif de gagner. Alors pourquoi ce poing était-t-il si lourd ?

Il fallait qu’elle sache.

-C’était quelque chose…

Il lui en fallait plus pour savoir.

-Tu crois que tu peux me frapper comme ça et t’en tirer sans rien ? Non.

Il était temps de ranger le sabre dans son fourreau pour mieux aiguiser sa lame.

-Je vais rejoindre le club de boxe, Coco. Et tu as intérêt a faire attention. Car chacune de tes techniques, je vais les apprendre, chacun de tes gestes, je vais les connaître. Et quand je serais prête, je vais te forcer a m’affronter pour de vrai.

Durant sa déclaration, Hikaru n’avait pas su se défaire d’un large sourire. Peut être que ce poing contagieux avait fini par lui transmettre ce virus d’éternel optimisme qui semblait atteindre son amie. Ou peut être était ce l’euphorie d’avoir enfin trouvé quelque chose qu’elle n’avait pas eu la chance d'avoir pendant longtemps...
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