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 Event 1: Hospital boogaloo

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MessageSujet: Event 1: Hospital boogaloo   Lun 6 Nov - 20:57

A l'étage des soins expérimentaux, dont une grande partie était désormais occupé par les blessés des altercations de la nuit, l'activité ne faiblissait pas malgré l'heure avancée. Médecins allaient et venaient alors que les membres d'anti-skill récupéraient les dépositions des victimes...ainsi que des suspects.
Menotté aux barreaux de son lit d'hôpital, visage couvert par un masque respiratoire et cathéter fermement planté dans le bras Dim, que les analyses sanguines avaient identifié comme un ancien agent de Judgment porté disparu des années auparavant, restait inconscient sous la vigilance attentive d'un garde armé.
Dans sa chambre, Ai Etsu terminait son rapport à une membre échevelée des forces de l'ordre, celle-ci ayant visiblement été tiré de son lit pour pallier au drain d'effectifs que la surveillance de l'hôpital avait provoqué dans la ville. Dans le couloir, les pas pressés et les voix inquiètes de ses parents pouvaient se faire entendre.
Dans une pièce hermétique, la couveuse abritant Akurei était l'objet d'âpres débats entre un homme en blouse blanche insistant pour que l'esper soit transférée dans les locaux de son organisation et un docteur visiblement agacé par l'insistance de son interlocuteur à ramener une patiente dans un laboratoire privé.

Dans les étages inférieurs, un Haruhiro menotté et séparé de Genji et Alex est interrogé par un officier peu commode:
"J'espère que tu te rends compte de la gravité de ta situation gamin? Autant pas y aller par quatre chemin, je veux savoir à quel point tu es impliqué dans les activités terroristes de cette nuit, et j'aurais mes infos. A toi de décider si tu préfère me les donner pacifiquement ou si je vais devoir être persuasif. Alors fais nous gagner du temps à tout les deux et cracher le morceau."
Faisant claquer le dossier sur la table, devant Haru, l'homme continua à tourner autour du jeune homme comme un oiseau de proie.
"Je veux tout savoir sur ton implication dans les évènements de ces dernières heures. L'identité de tes complices, le but de votre organisation, la raison de ces meurtres et la manière dont vous vous y êtes pris pour créer ces blessures."

La nuit continue, l'heure est au calme. Mais alors que certains pansent leurs plaies d'autres ne sont pas encore tout à fait sortis d'affaire.

Spoiler:
 
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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Jeu 9 Nov - 1:09

Finalement tout n’avait duré qu’une heure. L’appel qui avait fait irruption dans les habituelles révisions du soir, la course jusqu’à l’hôpital, l’interrogatoire en attendant Akai, le combat contre ce dernier, la fuite face au soldat, la recherche de Reitoko… Tous ces événements s’étaient finalement déroulés si vite que les autorités n’étaient arrivées que plusieurs minutes après que Ai n’ait pu secourir sa camarade de Nagatenjouki des griffes de son agresseur… Cette effroyable nuit touchait enfin à sa fin même si Ai n’avait finalement pas pu retrouver Haru. Cette dernière regardait son téléphone, une atèle serrant sa main droite à cause du coup de poing un peu trop violent qu’elle avait donné au dernier soldat qu’elle avait vu avant de se réfugier dans un coin pour essayer d’aider la reine des glaces de Nagatenjouki.

Comment allait-elle d'ailleurs ? Et Haru ? Comment allait-il ? Elle n’arrêtait pas de poser ces questions à tous ceux qu'elle voyait venir pour la soigner et finit par apprendre que Haru était à l’hôpital et surtout qu’il allait bien. Le temps passait terriblement lentement depuis qu'elle était là, restant assise sur le rebord du lit de sa chambre d’hôpital à fixer le sol, refaisant dans sa tête un à un les évènements de la soirée. Chaque fois qu'elle repassait la soirée dans sa tête elle se remémorait un nouveau détail qu’elle aurait préféré oublier… Akai s’était emporté et l’avait menacée avec un fusil ramassé sur le garçon qui s’était évanoui… Il faudrait penser à demander de ses nouvelles à lui aussi d’ailleurs, pensa la jeune fille avant de continuer sa revue de cette soirée si éprouvante.

Elle avait appris désormais à se méfier de ceux qu’elle considérait comme ses amis. Ses habituelles prises de bec avec son chef de branche ne lui avaient pas permis de s'attendre à une telle réaction de sa part... Sugimori était tout de même le chef de la branche où Ai officiait et, même si elle ne pensait pas qu’il était le meilleur chef au monde, elle n’avait jamais eu de raison de remettre ça en cause jusqu’ici…

Après ça il y avait eu l’arrivée du soldat, l’effondrement de la cage d’escalier et l’alarme incendie utilisée pour faire sortir les gens pour faire diversion… Ai avait gardé ses vêtements qui étaient encore en état même si un peu sales et déchirés suite à sa diversion face à l'homme qui leur avait tiré dessus. Elle avait des pansements partout et un bandage qui faisait le tour de sa taille, à l’endroit où le tir l’avait frôlée quand elle avait sauvé Akai en détectant le soldat prêt à les abattre tous les deux.

Une infirmière frappa et entra dans la chambre, venant lui annoncer que plusieurs personnes étaient arrivées pour la voir. La première était un agent d’Anti-Skill venant pour l’interroger et avoir sa version des faits et les deux autres étaient les deux chefs de familles, monsieur et madame Etsu, qui avaient été contactés suite à tout ça. C'est surtout cette deuxième partie qui déclencha la pire réaction chez Ai. La jeune fille sentit une boule se former dans sa gorge tandis que le stress montait en elle. Elle avait pourtant dit qu’il n’y avait personne à contacter ! Pourquoi avaient-ils tout de même décider de les appeler ?! Cela faisait plusieurs années qu’elle ne les avait pas vus et les revoir était la dernière chose que Ai voulait après tout ce qui s’était passé.

Cherchant à gagner du temps, Ai demanda à voir d’abord la membre d’Anti-Skill qui entra pour venir s'asseoir en face d'elle. La membre de judgement entreprit donc son récit sur un ton hésitant et l'air un peu absent.

-« Bon tout a commencé il y a une heure environ, je me rappelle pas l’heure exacte… Je... Je travaillais dans ma chambre et j’ai entendu Haruhiro, mon colocataire partir en courant… Il m’a appelée un peu plus tard pour me dire qu’il y avait eu un meurtre ou une tentative et qu’il n’arrivait pas à faire venir Anti-Skill ou judgement donc il a demandé mon aide. » commença-t-elle, reprenant de l’assurance au fur et à mesure du récit.

-« Et donc je l’ai rejoint à l’hôpital… Enfin devant et comme il voulait pas me mettre en danger comme il disait, il était déjà parti… Du coup j’ai appelé Sugimori qui m’a rejoint un peu après. On est allés vers le cat’s eyes vu qu’apparemment c’est là-bas qu’avait eu lieu l’attaque. Sur le chemin on a rencontré un type blessé qui arrivait vers nous avec un fusil à la main, on l’a ramené ici un peu après. Il nous a dit qu’il y avait des jeunes attaqués et Sugimori l’a un peu interrogé avant qu’il ne tourne de l’œil, on a eu juste le temps d’apprendre que Reitoko avait des soucis… Ensuite… » Ai hésita un instant avant de reprendre.

-« On est allés dans la ruelle d’où venait le gars et on s’est fait tirer dessus par… un soldat ou je ne sais pas trop qui. C’est là que j’ai utilisé mon pouvoir pour faire s’écrouler une cage d’escalier pour éviter que Sugimori ne se fasse tirer dessus et l’alarme incendie du bâtiment d’en face s’est déclenchée, peut être à cause de ça. Du coup on a rassemblé les gens pour les emmener à l’hôpital. »

Ai raconta la suite des événements comme elle s’en souvenait, n’essayant pas de cacher quoi que ce soit. Le fait qu’elle se soit esquivée du groupe pour suivre sa piste, sa rencontre avec le corps sans vie d’un autre soldat, la remontée de la rue où le garçon blessé avait fait du surf sur un couvercle de poubelle… Tout jusqu’au moment de la flashbang, restant assez floue sur ce dernier point…

L’agent lui posa des questions, cherchant à obtenir des précisions, voulant démêler le vrai du faux même si elle ne semblait pas être spécialement soupçonneuse, essayant surtout de s’assurer que Ai n’oubliait rien. Ayant fait le choix de ne pas révéler les actions d’Akai qui pouvaient se retourner contre lui, elle s’y tint et resta assez floue pour ne pas être accusée de mensonges, occultant simplement leur altercation et le fait qu’il ait actionné l’alarme incendie vu qu’après tout elle ne l’avait pas vu le faire.

La femme, son calepin rempli de notes, finit par se lever pour partir. Ai l’arrêta un instant pour lui poser une dernière question :
-« Où est Haruhiro ? Il n’a pas de soucis ? »

Mais tout ce qu’elle eut pour réponse était qu’il allait bien, ce qui au final commençait à l’inquiéter tant on lui répétait ça sans jamais entrer plus dans les détails.

Quelques instants après, c’était au tour du couple Etsu d’entrer dans la salle. Ai avait pu entendre l’impatience de son géniteur derrière la porte et il avait presque bousculé la femme qui sortait en voulant rentrer précipitamment dans la chambre pour voir son héritière. Ai ne dit pas un mot, se concentrant sur leurs visages qui avaient pas mal changé depuis la dernière fois qu’elle les avait vus. Les traits de l’homme qui lui faisait face étaient déformés par une expression de colère contenue visiblement bien trop longtemps tandis que sa femme qui le suivait semblait plus chamboulée et tentait de contenir tant bien que mal ses émotions.

Ce qui la frappa le plus fut cet air de tristesse qui se cachait derrière leurs façades bien construites et solidement renforcées par le temps. L’homme énervé, toujours bien habillé et coiffé comme s’il sortait tout juste d’un rendez-vous d’affaire, prit la parole sur un ton visiblement agacé.

-« Tu imagines un peu ce que tout ça va provoquer ? Notre unique héritière, impliquée dans une espère d’histoire de meurtre ou je ne sais quoi, agissant dans la désobéissance totale des règles qui lui ont été demandées de suivre. Tout ce temps sans aucune nouvelle et au final c’est dans ces circonstances qu’on te retrouve… »

Ai fixait le sol tout en écoutant les reproches qui lui étaient faits. Ce n'était pas vraiment elle qui avait rompu le contact mais elle préféra s'abstenir de répondre sur le coup. La jeune fille se moquait éperdument de ce qu’on lui reprochait, elle avait fait ce qu’elle avait cru bon et croyait toujours avoir fait les bons choix. Elle avait même sauvé la vie de Reitoko au final, même si pour ça il avait fallu faire une chose terrible.

Se levant du rebord de son lit, Ai leva des yeux pleins de lassitude vers les deux personnes qui se trouvaient en face d’elle et entreprit de se diriger vers la porte.

-« Avec votre permission, je vais prendre l’air. Pas la peine de rester, vous pouvez rentrer, je vais bien. » fit-elle en se frayant un chemin vers la sortie avant de sentir une poigne puissante lui attraper le bras et la retourner.

Elle n’eut pas le temps de regarder celui qui la retenait de force et sentit un choc qui lui fit détourner la tête sur la gauche. Un claquement résonna dans la pièce tandis qu’une trace rouge montrant une paume et cinq doigts se dessina sur sa joue droite. La douleur venant de sa main abîmée par le coup qu’elle avait donné s’estompa pour laisser place à une douleur plus vive encore à l’endroit où le coup avait été donné.

Ai ne bougea pas, lançant un regard furieux à celui qui venait de la frapper. Elle ignora ce qu'il lui dit et répondit les mâchoires serrées.

-« Allez-vous en ! Partez ou je rappelle l’agent d’Anti-Skill pour qu’elle vous fasse sortir ! On verra bien si ça fait plus de bruit que mon histoire de ce soir ! »

Ai attendit que la porte ne se referme derrière eux pour se laisser tomber sur son lit d’hôpital. Elle attrapa sa sacoche et en sortit le dictaphone qu’elle ne quittait jamais et recommença à écouter encore et encore cette phrase enregistrée, entendant cette petite voix qui répétait toujours les mêmes mots. La jeune lycéenne resta seule un moment à regarder le plafond, attendant que la colère et la douleur dans sa joue ne disparaissent totalement, laissant finalement place à un sentiment de vide et de tristesse.

Se décidant finalement à sortir, Ai se leva et se dirigea vers la porte, les yeux encore rouges. Elle l’ouvrit lentement et risqua un regard à l’extérieur pour vérifier que personne ne l’attendait dans le couloir. Il y avait beaucoup de passage et le personnel soignant devait partager le passage avec les membres d’anti-skill qui allaient et venaient dans une cohue bruyante mêlant de l'inquiétude et de l'empressement.

Faisant attention à ne pas bousculer qui que ce soit, Ai se dirigea vers la salle des infirmières de l'étage, suivie de près par sa "garde du corps" attitrée, pour essayer d’obtenir des informations. Déambulant doucement jusqu'au bout du couloir, la jeune lycéenne se sentait terriblement seule. Il y avait des gens tout autour et pourtant elle avait l’impression que rien au monde ne pourrait combler cette solitude. Elle se sentait comme une petite fille perdue dans un parc d’attraction, tout le monde courait partout et faisait du bruit, n’ayant pas le temps de s’occuper d’elle qui était perdue.

Finissant par arriver à l’endroit voulu, Ai attira l’attention d'une dame qui était occupée et entreprit de poser ses questions, la voix un peu tremblante.

-« E… excusez-moi… Je voudrais avoir des nouvelles de plusieurs personnes s’il-vous-plaît… Déjà mon c… ma collègue de Judgement qui a dû passer pour amener un groupe de gens exposés à une fuite de gaz… Je voudrais savoir si vous savez où elle est… Ensuite euh… la fille qu’on a amené avec moi tout à l’heure et un garçon appelé Haruhiro Wilkowski si possible… Est-ce qu’ils vont bien ? Est-ce que je peux les voir ? »

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Dernière édition par /Ai Etsu/ le Ven 1 Déc - 2:40, édité 1 fois
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Haruhiro Wilkowski

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Sam 11 Nov - 19:55

Des bandages un peu partout sur le corps, Haruhiro n’avait pas eu à patienter longtemps après qu’on l’ait soigné pour qu’un homme, visiblement membre d’Anti-Skill ne vienne se mettre en face de lui, un air sévère sur le visage. « Sévère » n’était cela dit pas vraiment assez fort aux yeux de l’adolescent qui redoutait la discussion qu’il allait avoir avec ce personnage effrayant. Il fallait ajouter à cela qu’il avait été menotté pour x ou y raisons qu’il ne comprenait pas. Bon si, peut-être un peu quand même, il était couvert de sang et de blessures superficielles et ses vêtements étaient en lambeaux, ça avait du faire une impression pas très positive à l’arrivée mais… c’était lui la victime dans l’histoire, non ?
Le jeune homme se figea lorsque l’officier grommela quelque chose, il aurait bien voulu lui poser des questions concernant Genji et Alexandra ainsi qu’Ai, sans oublier Izayoi dont il ne savait même pas s’il était toujours en vie ou non, mais il avait la mauvaise impression que toute réponse serait un hurlement voir une claque. Haruhiro déglutit péniblement alors que l’homme prenait la parole.

"J'espère que tu te rends compte de la gravité de ta situation gamin? Autant pas y aller par quatre chemin, je veux savoir à quel point tu es impliqué dans les activités terroristes de cette nuit, et j'aurais mes infos. A toi de décider si tu préfère me les donner pacifiquement ou si je vais devoir être persuasif. Alors fais nous gagner du temps à tout les deux et cracher le morceau."

Le visage du jeune garçon se décomposa. Activités terroristes ? Pourquoi c’était lui qu’on interrogeait ? Et les hommes qui les avaient attaqués, manquant de les tuer d’innombrables fois, ils ne les avaient pas interrog-
Le fil de ses pensées fut brutalement coupé par le claquement du dossier sur la table qui fit sursauter l’adolescent. Il osa à peine regarder l’épais classeur, déjà l’interrogatoire reprenait.

"Je veux tout savoir sur ton implication dans les évènements de ces dernières heures. L'identité de tes complices, le but de votre organisation, la raison de ces meurtres et la manière dont vous vous y êtes pris pour créer ces blessures."

« De… quoi… ? »

[ Stop, pause, pouce si vous voulez. Il y a un problème. Un énorme problème… ]

Le cerveau de l’adolescent se mit à fonctionner à plein régime. Il était suspecté d’attaque terroriste, pour de vrai ? Comme dans les films et tout ? Une pensée apaisante traversa l’esprit de Haruhiro ; ça pouvait être une blague, pour l’effrayer ou quelque chose ! Ses yeux croisèrent ceux de l’officier au moment ou il passa devant lui. Non, ça n’était pas une blague.

« A-attendez ! C’est un.. un malentendu ! J’ai rien fait moi ! Enfin non, pas rien mais… Enfin je veux dire… »

Trop de choses se passaient dans la tête du jeune garçon qui commença à paniquer, il devait leur dire ce qui s’était passé mais… et si il était inculpé ? C’était possible, même très probable vu sa situation actuelle ! Il devait faire extrêmement attention à ce qu’il allait dire. Son corps commença à trembler lorsqu’il repensa aux scènes qu’il avait vues, les canons des armes, les silhouettes noires de ces hommes qui avaient manqué de lui ôter la vie. Il revit en détails le moment où Alexandra avait tranché la gorge de l’un d’entre eux, entendit le grognement noyé de ce dernier suivit de l’effusion de sang qui s’était échappé de la blessure.

Ses deux yeux implorants levés vers l’homme qui l’interrogeait, Haruhiro ne savait pas quoi dire. Etrangement, le regard dur de l’officier fit l’effet d’une ancre qui le ramena à la réalité, lui permettant de reprendre un peu ses esprits. Il devait se calmer et raconter ce qu’il avait vécu, autrement il ne savait pas ce qui lui arriverait et il n’avait clairement pas envie de le découvrir. Lentement, Haruhiro ralentit tant bien que mal sa respiration, sortant lentement de sa brève crise de panique. Il avait beau être un simple élève de Tokumei, bien loin du niveau des brillants étudiants de Nagatenjouki, il était tout de même un esper de niveau trois et habitait à la Cité Scolaire, ça n’était pas pour rien. Après un temps d’arrêt, il reprit la parole, maitrisant difficilement les tremblements dans sa voix.

« O..ok, je vais vous raconter… »

[Il va me croire au moins ? J’ai pas le choix de toute façon… autant prier.]

Haruhiro démarra ensuite un long monologue, faisant des pauses de temps en temps sans jamais lever les yeux vers son interlocuteur. Il expliqua qu’il avait reçu un message concernant Izayoi, raconta sa rencontre avec Alexandra et Genji. Vint ensuite le moment critique du véritable combat à mort qui avait suivit. Mais l’adolescent ne se laissa pas démonter et décrivit les hommes auxquels ils avaient été confrontés aussi fidèlement que possible en omettant la partie où Alexandra avait pris des vies, parlant uniquement d’un combat qui s’était soldé par une fuite de leur part, en restant vague sur les évènements précis. Il décrivit ensuite la course-poursuite en voiture, tout en s’excusant mentalement auprès de Genji sur qui il avait l’impression de rejeter la faute toute entière.

Comme l’officier d’Anti-Skill le lui avait demandé, il expliqua comment il avait été blessé, non sans souligner que la plupart de ses blessures étaient en fait dues à son pouvoir. Les paroles de Genji lui revinrent en mémoire, lui faisant marquer un nouveau temps d’arrêt dans son monologue. Parlant plus lentement, Haruhiro choisit soigneusement ses mots pour éviter de mentionner l’arme qu’ils avaient récupérée, il prit soin de ne lever le regard à aucun moment, redoutant qu’il ne trahisse son témoignage.

« Ils ont arrêté de nous suivre alors… c’est comme ça qu’on est arrivé un peu après à l’hôpital. »

Haruhiro releva les yeux vers l’homme, son regard d’acier lui faisait toujours peur mais il devait le croire ! Même pour les capacités surhumaines des mercenaires qu’il avait justifiées en émettant l’hypothèse que des combinaisons avaient permis les prouesses physiques des soldats.

« Vous devez me croire ! On… on a essayé de nous tuer cette nuit, et si Genji-san n’avait pas pris cette voiture on serait morts et vous seriez en train d’interroger quelqu’un d’autre en ce moment ! »

Le ton de l’adolescent avait brusquement haussé, devenant presque un cri dans ses dernières paroles. Il s’était un peu emporté, mais cet homme devaient comprendre, même si l’histoire qu’il avait racontée n’avait ni queue ni tête, ce type devait le croire, coûte que coûte !

Baissant de nouveau la tête, Haruhiro reprit la parole d’une voix beaucoup plus faible.

« Monsieur… comment ils vont tous les deux ? Et Izayoi, et Ai ? Il faut que je sache !
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Maitre du Jeu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mar 14 Nov - 19:51

L'infirmière d'astreinte, visiblement fatiguée, faisait clairement de son mieux pour supporter le capharnaüm qu'était devenu son service tout en remerciant silencieusement la direction de l'hôpital d'avoir eu la présence d'esprit de déplacer les autres patients. En plus de deux médecins et quatre aides soignant, une demi-douzaine de membres d'antiskill s'étaient appropriés l'aile.
Aussi dû-elle fournir un effort surhumain de patience et de compréhension lorsqu'elle vit l'une des patiente entrer dans son bureau, suivie par l'officier chargé de sa protection. Apparemment l'idée de demander à la blessée de garder le lit ne lui avait pas traversé l'esprit.

"E… excusez-moi… Je voudrais avoir des nouvelles de plusieurs personnes s’il-vous-plaît… Déjà mon c… ma collègue de Judgement qui a dû passer pour amener un groupe de gens exposés à une fuite de gaz… Je voudrais savoir si vous savez où elle est… Ensuite euh… la fille qu’on a amené avec moi tout à l’heure et un garçon appelé Haruhiro Wilkowski si possible… Est-ce qu’ils vont bien ? Est-ce que je peux les voir ?"

Un léger sourire étira le visage de l'infirmière alors qu'elle répondit avec tout l’amabilité qu'elle était encore capable de fournir:

" Mademoiselle Etsu c'est cela? Je suis heureuse de voir que vous pouvez marcher mais s'il vous plaît regagnez votre chambre. Vous n'avez pas l'autorisation de sortir avant demain, on ne sait jamais."

Elle attrapa un petit calepin sur le bureau et commença à noter

"Pour vos amis je ne sais pas, mais je peux essayer d'en savoir plus. Wilukobsky-san et votre partenaire donc, très bien. Dès que j'en saurais plus je viendrais vous voir d'accord? D'ici là je vous prie de ne pas quitter votre chambre, ni votre lit. Je comprends que dans votre situation ça peut paraître agaçant, mais c'est une question de sécurité. Surtout dans votre cas."

Elle posa son stylo et se leva:

"Bon, je vais vous raccompagner."



L'officier écoutait depuis maintenant quelques minutes l'histoire de l'adolescent en face de lui. Visiblement apeuré, il avait suffit de brandir le mot "terrorisme" pour le faire vider son sac. Non pas qu'il eut été récalcitrant pour commencer ceci dit. Se flagellant mentalement, l'officier se força à admettre que l'association de son jeune suspect avec Harumichi-san lui avait fait supposé une aptitude commune à la langue de bois.
Mais les soupçons mis à part, si ce que le jeune homme disait était vrai alors l'affaire était d'une importance absolument capitale. Des mercenaires armés? De l'équipement aussi high-tech que plusieurs combinaisons hard-tapping? Ce que l'adolescent racontait était totalement fou. Imaginer que la Cité Scolaire puisse être infiltrée par un groupement paramilitaire de cette envergure était généralement réservé aux conspirationnistes, aux tabloïds sensationnalistes et aux forums de partage de légendes urbaines.
La gêne évidente avec la quelle Wilkowski-san expliquait les divers crimes qu'ils avaient commis était le plus étrange. Soit le garçon était un excellent acteur qui essayait de balancer son complice, en révélant des faits dont anti-skill n'avait aucune connaissance, dans l'espoir de se disculper. Soit il était sincère.

"Monsieur… comment ils vont tous les deux ? Et Izayoi, et Ai ? Il faut que je sache !"

Le jeune interrogé semblait à bout de nerfs. Peut-être que vider son sac avait agit comme un catalyseur pour ses émotions de la nuit, peut-être qu'il s'inquiétait de ne plus revoir ceux qu'il disait être ses amis. L'officier se  pinça l'arrête du nez avant de répondre:

"Qu'on soit clair, je ne te disculpe pas encore. Mais en admettant que ce que tu dise soit vrai l'affaire serait très sérieuse. J'espère que tu te rends compte de ce que ta déclaration implique comme niveau d'urgence pour l'ensemble de la cité scolaire et que tu n'invente pas toute cette histoire à la légère. Tu risques plus qu'une amende si c'est le cas."

Il se leva et fit signe à Haruhiro de faire de même

"Néanmoins, tu as été coopératif. Je ne peux pas te laisser voir les victimes, mais je peux t'assurer qu'elles sont vivantes et soignées avec tous les moyens disponibles. Suivant le déroulement de cette affaire on pourrait même envisager de te laisser leur passer un coup de fil."


Il s'approcha de la porte et toqua quatre fois, ce qui correspondait visiblement à quelque chose puisque la porte s'ouvrit sur deux membres armés de la force de maintien de l'ordre.

"Allez gamin, je te fais attendre dans le couloir sous la surveillance de mes collègues, j'ai pas encore interrogé Harumichi-san. On verra ce qu'il en ressort."
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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Sam 18 Nov - 16:17

L’infirmière qui faisait face à la jeune fille semblait visiblement exténuée malgré ses efforts évidents pour paraître la plus aimable possible et pour cacher son agacement quant au fait de voir la jeune lycéenne sortir de sa chambre ainsi que sa fatigue suite à cette soirée particulièrement éprouvante. Un sourire fatigué se dessina sur ses lèvres tandis qu’elle entreprit de répondre avec une douceur forcée qui mit presque Ai mal à l’aise.

" Mademoiselle Etsu c'est cela? Je suis heureuse de voir que vous pouvez marcher mais s'il vous plaît regagnez votre chambre. Vous n'avez pas l'autorisation de sortir avant demain, on ne sait jamais."

Elle attrapa un petit calepin et le feuilleta rapidement avant de continuer.

"Pour vos amis je ne sais pas, mais je peux essayer d'en savoir plus. Wilukobsky-san et votre partenaire donc, très bien. Dès que j'en saurais plus je viendrais vous voir d'accord ? D'ici là je vous prie de ne pas quitter votre chambre, ni votre lit. Je comprends que dans votre situation ça peut paraître agaçant, mais c'est une question de sécurité. Surtout dans votre cas. Bon, je vais vous raccompagner."

La dame se leva et alla se mettre à côté de la porte, invitant la jeune demoiselle à passer devant jusqu’à arriver à sa chambre. Ai marchait la tête baissée, comme une petite fille qu’on emmenait au coin après qu’elle ait fait une bêtise mais ses pensées étaient bien plus sombres que celles d’une innocente petite fille que l’on allait gronder. Cette soirée n’était pas vraiment la pire qu’elle ait jamais vécu mais elle ne souhaitait absolument pas repenser à d’autres événements qu’elle estimait pires encore. Le voyage se passa dans le plus grand des silences et Ai alla directement s’allonger sur son lit d’hôpital une fois arrivée. L’infirmière en chef ferma la porte derrière elle une fois passée, lui assurant qu’elle n’aurait pas à rester là trop longtemps.

Ai attrapa son téléphone pour passer le temps mais resta à fixer l’écran tandis qu’elle voyait les appels en absence d’Onizuka -qu’elle avait débloqué- mais n’eut pas le courage d’écouter les messages qu’il avait laissés, préférant les effacer directement plutôt que de recevoir des menaces sur quelque chose qui n’était de toute façon déjà plus d’actualité. Le temps passait lentement et Ai se demanda ce qu’elle aurait été entrain de faire si tout ça ne s’était pas passé. Peut-être se serait-elle déjà couchée ou peut-être serait-elle encore entrain de réviser à cette heure-là.

La jeune patiente finit par laisser tomber son téléphone qui rebondit sur le matelas. Elle n’avait pas envie de jouer à quoique ce soit et n’avait de toute façon personne à qui parler, surtout à propos de tels événements. Les minutes passèrent tandis qu’elle fixait le plafond, espérant finalement s’endormir pour n’être réveillée que lorsqu’elle pourrait enfin sortir et voir les autres. Réfléchissant à ce qui allait se passer après sa sortie, Ai se demanda quels genres d’ennuis toute cette histoire allait lui causer. Elle avait été embarquée dans une terrible histoire avec des blessés graves et des morts après tout. Tout cela aurait forcément des conséquences surtout que la jeune fille avait pris le partit de dire la vérité. Vu le temps qu’avaient mis les agents d’anti-skill à arriver, une autre équipe de nettoyage avait peut-être déjà eu le temps d’effacer les preuves avant leur arrivée. Il aurait peut-être été plus judicieux de ne rien dire au final…

Ai chassa cette idée de sa tête, il était hors de question de mentir dans une déclaration à anti-skill. Enfin elle avait un peu menti par omission pour couvrir Akai mais cela ne comptait pas vraiment, pas vrai ? Elle fut soudain interrompue par le bruit de trois coups hésitants donnés sur la porte, de l’autre côté. Ai ne répondit pas au début mais la personne derrière la porte frappa à nouveau et devant le silence prolongé, finit par ouvrir la porte doucement pour entrer.

-« Ai… C’est moi, je rentre… » fit une voix féminine et visiblement gênée que Ai reconnu être celle de sa mère.

Soupirant longuement, la jeune fille se tourna sur le côté pour se mettre dos à celle qui venait d’entrer, ne souhaitant visiblement pas engager la discussion. La femme qui venait d’entrer s’avança un peu pour s’approcher du lit, hésitant un peu avant de prendre la parole.

-« Excuse-le… Il s’est beaucoup inquiété. Et puis c’est éprouvant pour lui de tout gérer depuis… enfin tu sais. » Elle marqua une pause avant de reprendre, la voix emplie de tristesse. « Parle-moi… Réponds-moi s’il te plaît, c’est tout ce que je demande… »

Plusieurs secondes s’écoulèrent dans un silence total. Ai ne bougeait pas et n’arrivait pas à se décider à répondre aux attentes de sa mère qui finit par faire demi-tour et faire quelques pas vers la porte, la tête basse, avant de s’arrêter en entendant le son de la voix de sa fille qui lui répondit sur un ton sec, visiblement agacée ou en colère.

-« Il a dit que j’étais son unique héritière… Il ne croit plus que je puisse faire quoi que ce soit… Vous avez laissé tomber tous les deux… Non contents de ne plus me donner de nouvelles ou répondre à mes messages, vous avez carrément décidé de la laisser tomber… Je vous déteste pour ça… Je… Pourquoi vous êtes venus ? Ç’aurait été tellement plus simple que vous ne reveniez pas… »

-« Ai… Qu’est-ce que je dois faire pour… »

-« Partez… Et ne revenez pas tant que je n’aurai pas fait ce que j’ai à faire… Je… Je vois bien que vous n’arrivez pas à oublier et que vous m’en voulez… Le moment où nous pouvions en discuter et s’aider à tourner la page est passé depuis longtemps… Je veux juste ne plus vous voir pour le moment… »

Toujours debout au milieu de la chambre, la femme qui était entrée quelques instants plus tôt ouvrit la bouche pour répondre quelque chose mais se ravisa, se retournant finalement vers la porte pour se diriger vers la sortie. Elle s’arrêta un instant, la main sur la poignée, espérant quelque chose peut-être avant de finalement se décider à l’actionner pour ouvrir la porte et la refermer derrière elle une fois dehors.

Ai se retrouvait donc à nouveau seule, restant allongée sur le côté à fixer la fenêtre, regardant la lumière d’un lampadaire qui était toujours allumé au loin, seule lumière au milieu de la noirceur de la nuit.

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Haruhiro Wilkowski

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Dim 19 Nov - 23:17

En voyant la réaction de l’officier après qu’il ait raconté son histoire et posé toutes ses questions, Haruhiro pensa un instant que l’homme n’en avait pas crut un traitre mot, ou qu’il allait lui annoncer une mauvaise nouvelle. L’adolescent sentit que son cœur était sur le point de bondir hors de sa poitrine lorsque finalement l’officier reprit la parole.

"Qu'on soit clair, je ne te disculpe pas encore. Mais en admettant que ce que tu dise soit vrai l'affaire serait très sérieuse. J'espère que tu te rends compte de ce que ta déclaration implique comme niveau d'urgence pour l'ensemble de la cité scolaire et que tu n'invente pas toute cette histoire à la légère. Tu risques plus qu'une amende si c'est le cas."


Ayant du mal à garder de l’ordre dans ses idées, Haruhiro expira longuement en se levant. Dans tous les cas, il était dans de beaux draps. Il avait avoué toutes ses actions ou presque, quelles en seraient les conséquences ? Les mots « niveau d’urgence » et « cité scolaire » passaient et repassaient dans son esprit, l’empêchant de penser correctement.

"Néanmoins, tu as été coopératif. Je ne peux pas te laisser voir les victimes, mais je peux t'assurer qu'elles sont vivantes et soignées avec tous les moyens disponibles. Suivant le déroulement de cette affaire on pourrait même envisager de te laisser leur passer un coup de fil."


[Vivantes.] Il n’y avait aucune chance qu’il soit satisfait de cette réponse. Mais cet homme intimidant ne semblait pas disposé à lui fournir plus d’informations que ça. Au moins, Ai et Izayoi étaient bel et bien vivants, c’était tout ce dont il pouvait se contenter pour l’instant.

"Allez gamin, je te fais attendre dans le couloir sous la surveillance de mes collègues, j'ai pas encore interrogé Harumichi-san. On verra ce qu'il en ressort."

Le jeune homme avait naïvement crut que la fin de l’interrogatoire le libérerait des griffes de l’homme et de ses questions mais les visages des deux membres d’Anti-Skill écrabouillèrent ses espoirs d’un seul coup, faisant naître un profond sentiment de lassitude chez le jeune homme.

Haruhiro ouvrit la bouche une fois dans le couloir mais se ravisa. Il aurait bien voulu insister une fois de plus sur le rôle de Genji-san, répéter qu’il leur avait sauvé la vie à plusieurs reprises. Il baissa les yeux vers ses chaussures et fixa ses orteils qui dépassaient de celle de droite dont il ne restait plus grand-chose. Trop insister pourrait amener l’officier à douter un peu plus de son histoire, et c’était la dernière chose dont ils avaient tous besoin. Après quelques minutes à fixer ses orteils noircis et écorchés, Haruhiro releva la tête et regarda les deux membres d’Anti-Skill.

« Dites, il faut absolument que j’aille aux toilettes, vous allez pas me suivre quand même, si ? C’est juste la porte à côté ! »

« envisager de te laisser leur passer un coup de fil », ça n’était pas un coup de fil qu’il voulait, et encore moins un « peut-être ». Haruhiro voulait voir ses amis et s’assurer de leur état de santé. Il serait probablement plus dur de parler une fois face à face qu’au téléphone mais tant pis, s’il devait vérifier toutes les chambres de l’hôpital pour trouver Ai et les autres, il le ferait. Au point où il en était, ça n'allait pas changer grand chose à tout ce qu'il avait fait cette nuit. Et puis... il était sûr qu'un certain blondinet aurait fait exactement la même chose.

« Pardon mais… c’est urgent là.. ! »
lâcha l’adolescent d’une voix aiguë avant de se mettre à sautiller vers la porte des toilettes.
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Maitre du Jeu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mer 22 Nov - 15:04

"Dites, il faut absolument que j’aille aux toilettes, vous allez pas me suivre quand même, si ? C’est juste la porte à côté ! Pardon mais… c’est urgent là.. ! "

Les deux soldats se regardèrent en haussant les épaules. La procédure était claire.

"On va t'accompagner gamin, et on te retirera pas les menottes. Faudra te débrouiller avec."

La porte étant en effet juste au bout du couloir, les deux hommes encadrèrent Haruhiro jusqu'à la porte des toilettes où l'un d'entre eux précéda l'adolescent alors que le second montait la garde à l'extérieur.


Quelques étages plus haut, alitée, Ai n'avait aucun souci à entendre la soudaine quinte de toux qui se répandit dans l'étage. Ni l'agitation qui suivit la chute du premier corps, rapidement suivi par plusieurs autres. Des cris s'élevèrent alors que les personnes tombaient brutalement les unes après les autres, alors qu'elle même commençait à avoir brusquement le tournis.
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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mer 22 Nov - 22:14

Ai était seule dans sa chambre, s’étant finalement levée pour faire les cents pas, tournant comme un lion en cage. Elle prêtait particulièrement attention au son qui venait de l’extérieur, attendant avec impatience que quelqu’un vienne la voir pour lui annoncer qu’elle pourrait aller voir Haru, ou peut-être même voir Haru arriver directement. C’est finalement quelque chose d’autre qui attira son attention. Dans le couloir, une personne, puis deux, trois et enfin tout le monde se mit à tousser bruyamment.

Intriguée, Ai se concentra le plus possible pour essayer de discerner ce qui se passait derrière la porte. Elle ne pouvait pas voire grand-chose mais discernait la silhouette du garde qui était à côté de sa porte. Un choc retentit, puis deux et enfin ce fut au tour du garde en question de s’écrouler au sol tandis que Ai commença à sentir son esprit s’embrouiller doucement. Une fuite de gaz ? Non, c’était plutôt une attaque, plus probable vu la vitesse de propagation. La jeune fille n’aurait jamais envisagé sérieusement cette possibilité avant ce soir mais là c’était ce qui lui paraissait le plus évident. Elle n’était pas encore sortie de l’enfer finalement.

Cherchant un moyen immédiat de respirer de l’air pur, Ai se dirigea vers le fenêtre mais ne put pas l’ouvrir. La sécurité dans les hôpitaux étant faite pour éviter qu’un accident ou un suicide n’ait lieu depuis une chambre à l’étage, les fenêtres n’avaient pas de poignées pour les ouvrir. Se retournant, Ai attrapa le porte perfusions qui était à côté de son lit, le souleva et entreprit de frapper les pieds en métal contre la surface transparente. Cette dernière céda au bout de plusieurs coups et la lycéenne mit sa veste sur le bas de ce qui restait de la fenêtre pour ne pas se couper avant de passer sa tête par l’ouverture pour respirer l’air frais du dehors.

Prenant un instant pour réfléchir, ayant gagné de précieuses secondes, Ai chercha la meilleure marche à suivre. Il fallait qu’elle puisse rentrer à nouveau pour chercher Haru et les autres pour s’assurer qu’ils allaient bien. Si une attaque était effectivement en cours dans l’hôpital ils étaient très probablement les cibles.

Prenant une grande inspiration, Ai entreprit de quitter la chambre, retenant son souffle au maximum, les joues gonflées. Dans le couloir, tout le monde était par terre et l’utilisatrice du Wave Modifier n’arrivait pas à discerner le moindre mouvement. Ne s’attardant pas pour observer la scène, Ai prit la direction de la salle des infirmières. Elle ne courait pas pour ne pas consommer trop d’oxygène trop vite et tentait de garder son calme pour ralentir autant que possible ses battements de cœur, mettant de côté ses idées noires pour le moment.

Une fois dans la salle, la jeune brune vit ce qu’elle était venue chercher. Il y avait là une bouteille d’oxygène reliée à un masque par un tube transparent, le genre transportable qu’ils mettaient sur les fauteuils roulants de ceux incapables de respirer sans aide. Ai l’attrapa, actionna le mécanisme de la bouteille pour pouvoir respirer avec et appliqua le masque sur sa bouche et son nez, reprenant doucement sa respiration maintenant qu’il n’y avait plus de danger.

Sur le sol, derrière le bureau, se trouvait l’infirmière qui l’avait raccompagnée à sa chambre un peu plus tôt, face contre terre. Ai espéra que le choc de la chute ne l’avait pas blessée à la tête mais elle n’avait pas vraiment ni les compétences ni le temps pour se préoccuper de la santé de chaque personne présente dans le bâtiment. Passant l’élastique du masque autour de sa tête pour ne pas avoir à le tenir, Ai sortit de la salle et alla récupérer sa sacoche contenant toutes ses affaires dans sa chambre.

Une fois fait, elle prit finalement de nouveau la direction de la salle des infirmières et se mit à l’ordinateur pour essayer de trouver des informations sur l’endroit où devait se trouver Haru. Regardant toutes les fenêtres ouvertes sur le bureau, elle put trouver la liste de tous les patients se trouvant dans l’hôpital ainsi que leur chambre. Avançant le plus vite possible, voyant les noms de toutes les personnes présentes, Ai commença à perdre patience mais essayait de ne pas de trop accélérer au risque de rater le nom qu’elle cherchait. Les dents serrées, elle disait à haute voix dans le masque les noms qu’elle voyait défiler sous ses yeux, ne voyant toujours pas celui qu’elle cherchait, repassant la liste encore et encore...

Ai cherchait frénétiquement sans rien trouver, ayant parcouru déjà plusieurs fois la liste lorsqu'elle entendit quelque chose. Abandonnant l'ordinateur, elle reprit la bouteille d'oxygène sous son bras et se dirigea lentement vers le couloir. Elle pouvait clairement entendre quelqu'un faire pas mal de bruit dans une des chambres du bout et, vu la situation, il était probable qu'il s'agisse d'un adversaire plutôt que d'un allié potentiel.

Faisant attention à ne marcher sur personne, son attention fut attirée par un objet posé au sol, juste à côté d'un agent d'Anti-Skill endormi. La lycéenne se pencha pour le ramasser et examina le pistolet que l'homme en question avait dû sortir dans la panique, ne comprenant pas trop ce qu'il se passait. Ai pointa le pistolet vers la porte d'où venait le boucan et resta là un moment, attendant de voir si la personne ou la chose à l'origine du bruit allait finalement sortir dans le couloir.

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Haruhiro Wilkowski

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Jeu 23 Nov - 23:59

Haruhiro était mécontent. Les deux membres d’Anti-Skill, en plus de garder un air quasiment impassible, ne lui laissaient aucune ouverture.

[Gnagnagna on va t’accompagner, gnagnagna faudra te débrouiller avec…. Je peux même pas aller aux toilettes tranquille ?! ]


L’adolescent se força à réfléchir malgré la fatigue qui ne voulait pas le lâcher depuis qu’il avait pénétré dans l’hôpital. Il devait absolument trouver un moyen de semer les deux hommes pour retrouver les autres… ça allait être compliqué vu à quel point ils le collaient de près. Haruhiro soupira bruyamment en arrivant à cette conclusion, aucune idée ne lui venait à l’esprit. Peut-être que s’allonger un moment lui ferait du bien, il avait besoin de récupérer un minimum après tous ces évènements, d’autant plus qu’il avait passé la majeur partie de son temps à courir dans tous les sens.

Un bruissement de tissu suivit d’un glissement contre le mur attirèrent l’attention de Haruhiro et de l’homme qui était rentré avec lui. Alors que le membre d’Anti-Skill allait voir la porte, Haruhiro cligna des yeux trois fois d’affilée, il se sentait bizarre depuis quelques secondes c’était comme si chaque inspiration supplémentaire l’assommait petit à petit. L’air était comme… différent. Piqué plus par la curiosité que par un réel soupçon, l’adolescent tourna sa main droite pour avoir la paume vers le haut et calcula une compression d’air. Il fronça les sourcils, par rapport à d’habitude c’était plus compliqué, l’air semblait chargé. Au moment même où ce dernier mot lui venait à l’esprit, le second membre d’Anti-Skill tomba en avant, puis s’effondra sur le sol, le front toujours collé au mur.

« Bor- quoi ?!?!?! »

Haruhiro manqua de s’étrangler sur le moment, sa compression s’était relâchée et un puissant courant d’air lui balaya les cheveux vers le haut alors qu’il réalisait la chose. La fatigue, l’air différent… un gaz ! Comme dans les films, pour de vrai ! Sentant sa respiration s’accélérer, il se força à se calmer immédiatement. Il devait absolument sortir d’ici très rapidement, si les deux gaillards qui le surveillaient s’étaient endormis, il n’y avait aucun moyen qu’il puisse y résister. Des gouttes de sueur commençaient à perler sur son front, vite une solution, plus vite !

Se tournant d’un coup vers le lavabo le plus proche, Haruhiro leva ses mains menottées et attrapa le dos de son t-shirt en lambeaux avant de le tirer d’un coup sec en avant en se penchant en avant. Le t-shirt enroulé autour de ses mains et de l'épais lien de ses menottes, l’adolescent désormais torse-nu ouvrit le robinet et plongea le t-shirt sous le jet avant de le porter à son visage, le plaquant avec ses deux mains. Il s’était souvenu dans un éclair d’un documentaire sur les pompiers qu’il avait vu un jour, dans lequel certaines astuces pour se protéger de la fumée d’un feu avaient été données, comme se couvrir le visage d’un tissu humide par exemple. Il ignorait si ça serait efficace dans le cas présent, mais dans le meilleur des cas son filtre de fortune lui permettrait de gagner du temps pour sortir de la zone où le gaz s’était propagé.

Haruhiro prit une grande inspiration à travers le tissu humide puis s’élança hors des toilettes, déboulant dans le couloir à pleine vitesse. Sur sa droite se trouvait la salle dans laquelle il avait été interrogé. Pas le temps ! Il n’avait pas le temps d’aller les aider ! L’adolescent tourna la tête vers la gauche, ses yeux se verrouillèrent sur ce qui allait lui sauver la mise. Expirant bruyamment tout l’air contenu dans ses poumons, Haruhiro inspira une seconde fois en plaquant le t-shirt blanc contre son visage.

[J’en ai marre de cette nuit ! ]

Et il s’élança sur la gauche. Sans s’arrêter, il agrippa à deux mains l’objet cylindrique rouge accroché au mur, l’arrachant de ses attaches en maintenant la cadence. L’extincteur était plus lourd que ce qu’il avait imaginé et l’empêchait de garder le tissu humide contre ses voies respiratoires. Le visage devenant de plus en plus rouge et la veine de son front se démarquant de plus en plus, Haruhiro courait aussi vite qu’il le pouvait sans respirer, courbé en avant et tirant l’extincteur sur son côté gauche.

Au moment où il arriva au bout du couloir et dérapait dans le virage, entrainé par l’extincteur, l’adolescent trouva enfin ce qu’il cherchait. Il recracha d’un coup l’air qu’il avait emmagasiné dans ses poumons puis banda ses muscles, soulevant l’extincteur devant lui. Dans son dos et contre ses jambes, l’air se rassemblait déjà. Sentant qu’il ne pouvait pas retenir sa respiration plus longtemps, l’esper relâcha sa compression.

« Ça passe… »

Le mur devant lui se rapprochait à une vitesse folle, en même temps que la fenêtre en son centre. Haruhiro contracta ses muscles d’un coup sec, levant l’extincteur devant son visage et ses avant-bras.

« Ou ça casse ! »

Au moment où le cylindre rouge heurta la vitre, la fenêtre se brisa en une multitude de petits éclats de verre qui furent éjectés de la façade de l’hôpital, en même temps que l’adolescent qui continua sa course en ligne droite sur quelques mètres avant de commencer à redescendre. Sur le moment, Haruhiro avait lâché l’extincteur qui s’éloigna de lui pour prendre une autre trajectoire. Le jeun brun ne comprit pas immédiatement qu’il se trouvait dehors dans la nuit à une dizaine de mètres du sol et mit quelques secondes à réagir. Ses mains liées restreignant énormément sa marge de manœuvre et il ne dut son salut qu’a une compression bien dosée qui l’envoya rouler dans le petit carré d’herbe en face de l’hôpital.

Haletant, couvert de sueur, d’égratignures et de terre, Haruhiro resta un moment étendu sur le dos à fixer le ciel. Encore une fois, il avait mal à chaque endroit de son corps, un petit éclat de verre s’était visiblement planté dans son bras et il était encore plus couvert d’égratignures qu’en arrivant à l’hôpital un peu plus tôt. Grimaçant à cause de l’effort et de la douleur, l’esper se redressa en position assise et regarda ses mains menottées, partiellement enveloppées dans ce qui restait de son t-shirt désormais réduit à un vulgaire bout de tissu inutilisable.

« Il faut que je me bouge… je sais pas quoi faire… »


Dernière édition par Haruhiro Wilkowski le Dim 26 Nov - 23:34, édité 1 fois
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Dim Rebon

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Dim 26 Nov - 19:44

La sensation désagréable d'une perfusion dans son bras gauche, les tuyaux envoyant de l'oxygène dans ses sinus et la nudité qu'il ressentait étaient autant de signes lui signifiant qu'il se trouvait dans un lit d'hôpital. A n'en pas douter après s'être évanoui à cause de la perte de sang.
L'anneau serré autour de son poignet droit était le signe qu'anti-skill était au courant et les bruits d'un corps humain présent dans la pièce l'informaient qu'on l'attendait au réveil pour lui poser des questions. Questions auxquelles il n'avait absolument pas envie de répondre. Il avait donc pris le parti de rester "inconscient" aussi longtemps que possible, en attendant une opportunité d'échappatoire.

Depuis son réveil l'esper avait maintenu une position parfaitement immobile, les sens à l'affût de son entourage, réfléchissant à sa situation. Le moins qu'il puisse dire, c'est qu'elle n'était pas glorieuse. Menotté à un lit, un garde dans sa pièce, il entendait sans soucis l'agitation et le jargon de nombreux autres officiers de l'autre côté de la porte.
N'étant pas suffisamment important pour mériter une telle garde, Dim en déduisit que les autres victimes des affrontements de la nuit étaient ici. Mais quand à savoir combien de victimes son manque de discernement avait fait, il n'en avait aucune idée. Pas plus que du temps qui s'était passé depuis son effondrement, bien que la puissante lumière qu'il sentait derrière ses paupières indiquait qu'il faisait toujours nuit. Prenant en compte son manque d'appétit, l'esper décida de partir du principe que la nuit n'était pas encore terminée et qu'il n'était resté inconscient que quelques heures au grand maximum.

Sa situation était claire, certes. Mais se sortir de ce bourbier semblait bien plus compliqué.
Evidemment il était plus qu'heureux d'avoir un bataillon d'anti-skill entre lui et les soldats, mais devoir répondre à un interrogatoire poussé l'enchantait beaucoup moins. Et réapparaître sur les radars était encore pire. Maintenant qu'on le tenait sa base de donnée avait sans doute été mise à jour, complète avec données biométriques et reconnaissance faciale. Disparaître de nouveau allait être un véritable casse-tête.

Le bruit mat d'un corps s'effondrant le sorti de sa réflexion. Des bruits d'agitation semblaient venir du couloir puis disparaître rapidement pour laisser place à un étrange silence. Ouvrant prudemment un œil, l'esper fut brièvement aveuglé par la lumière avant que sa vision ne s'adapte, lui permettant d’appréhender son environnement.
Visiblement une chambre d'hôpital, elle était vide à l'exception d'un poste de télévision au plafond, d'un chariot vide à sa droite et d'une chaise, vide elle aussi. En se relevant Dim senti une légère entrave à ses mouvement causée par un épais bandage entourant son torse, maintenant en place ce qui semblait être une sorte de tissu ultra absorbant qui s'était visiblement gorgé de sang.
Les menottes l'attachaient bel et bien à un barreau du lourd lit d'hôpital alors que les poches de perfusions étaient accrochées à ce même lit. Et au sol, le corps inanimé d'un officier d'anti-skill.

Instantanément l'esprit de Dim se mit en marche. Inutile d'être un génie pour comprendre qu'une attaque avait eu lieu. Sans doute pas parapsychique car il n'était pas affecté. Sans doute du gaz alors, à coup sûr envoyé dans le système de ventilation. Leurs agresseurs n'en avaient pas fini avec leur travail de nettoyage des témoins, mais qu'ils soient suffisamment confiants pour s'attaquer directement à anti-skill au beau milieu d'un lieu public après tous les efforts pour rester discret auparavant... soit ils étaient tarés, soit un nouveau facteur s'était glissé dans l'équation. Le bruit d'une fenêtre se brisant l'informa que la fête avait déjà commencé.

"C'est bien beau, mais faut que je pense à me tirer de là moi"

Evidemment tout ses vêtements avaient disparus, ne le laissant qu'avec peu d'options.
Avant tout, récupérer sa mobilité. Virant prestement les draps et modifiant son centre de gravité, l'esper déplaça son corps en s'aidant de son pouvoir, jusqu'à un levé de jambes inconfortable. Son bras était tordu désagréablement mais son à son grand soulagement son pied atteint la poche de sang pendue à son lit. Quelques acrobaties supplémentaires lui permirent de déloger la poche et de la ramener en douceur vers son lit.
Ceci fait, il avisa la machine à respiration artificielle et y accrocha la poche.
Première étape complète. Seconde étape, les menottes.

L'esper connaissait bien les menottes d'anti-skill pour les avoir longtemps utilisées et savait qu'il lui faudrait plus que quelques tours de passe-passe pour s'en défaire.
Mais comme toutes les menottes d'une série, toutes les clés correspondantes pouvaient fonctionner. Et l'officier roupillant à quelques mètres en avait certainement une. Le problème étant de l'atteindre.
Descendant prudemment du lit et grimaçant au contact du sol froid, Dim essaya d'atteindre le corps de son pied, sans succès.
Plan deux, débloquer les roues du lit. A cause des menottes il réussit à en débloquer un grand total de une. C'était 25% de l'objectif, mais toujours insuffisant.
En désespoir de cause, l'esper pris le parti de tirer le lit. Cela ferait sans doute du bruit, mais c'était toujours mieux qu'attendre gentiment qu'on vienne le cueillir.

Arquant son dos, l'esper entrepris de faire tourner le lit. Une tâche qui s'avéra bien plus compliquée que prévu, alors que l'effort fit éclater une nuée d'étoiles devant ses yeux. Il avait peut-être repris connaissance, mais son corps s'était évanoui pour une raison et la faiblesse causée par la perte de sang était toujours présente. Un effort trop brusque et il était bon pour retourner au pays des rêves.
Mais encore une fois, s'il ne le faisait pas il allait juste se faire cueillir comme un bleu. Il s'attela donc à continuer aussi rapidement que possible. Si l'attaque avait commencé il n'avait plus beaucoup de temps avant que des types armés jusqu'aux dents débarquent.
Même si en l'état, il se demandait bien ce qu'il pourrait y faire.

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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Jeu 30 Nov - 4:13

Le temps suspendit son cours tandis que la pression commençait doucement à retomber. Ai ne bougeait pas, arme pointée vers la porte, prête à faire feu sur la personne qui sortirait. Elle était totalement concentrée pour bien « voir » ce qui se passait derrière la porte à l’aide de son pouvoir. La présence d’un obstacle gênait quelque peu sa perception mais comme il n’y en avait qu’un elle pouvait tout de même comprendre ce qui se passait et discerner les silhouettes de tout ce qui se trouvait dans la chambre. Il y avait une personne aux prises avec un lit et qui tentait visiblement de le déplacer sans y arriver, provoquant tout ce bruit.

S’approchant doucement de la porte, Ai utilisait toujours son pouvoir pour que personne ne puisse l’entendre et était certaine qu’il en serait de même pour la porte. Elle attendit que la personne à l’intérieur semble tourner le dos à l’entrée pour actionner la poignée avec sa main tenant le pistolet avant de pousser doucement la porte avec son épaule tout en pointant l’arme vers l’homme visiblement bien occupé.

La première chose que Ai remarqua était qu’il était attaché à son lit ce qui lui fit comprendre qu’il était peut-être dangereux, peut-être un des soldats qui n’avait pas pu s’enfuir. Ensuite elle remarqua qu’il était en tenue de patient, les fesses à l’air entrain d’essayer de tirer le lit médical pour s’approcher du corps de l’agent d’Anti-Skill qui devait surement détenir la clé de sa liberté. Ai ferma la porte, n’empêchant cette fois pas l’homme de l’entendre, s’assurant juste que le son ne sortait pas de la chambre. Ce dernier se retourna et Ai écarquilla les yeux tout en constatant que ce visage lui était familier.

Refaisant toute la scène dans sa tête, elle revit un homme ensanglanté s’écrouler dans les poubelles devant elle et Akai. L’interrogatoire qui avait suivi, le combat… Mettant tout ça de côté, la lycéenne armée se détendit légèrement sans toutefois arrêter de viser le garçon par précaution.

-« C’est toi le garçon de tout à l’heure, pas vrai ? On s’est croisé toi, ma collègue de judgement et moi, on t’a posé quelques questions avant de t’emmener ici… » commença Ai, se méfiant un peu mais préférant concentrer son attention sur ce qui pouvait bien se passer dans le couloir plutôt qu’ici.

De toute façon le garçon était attaché à son lit et avait perdu beaucoup de sang alors il n’était clairement pas la plus grande menace dans et hors de cette pièce. Jetant un coup d’œil rapide à l’agent d’Anti-Skill au sol, Ai se pencha vers lui et s’autorisa à arrêter de viser le garçon un instant, le temps de fouiller le corps et de sortir la clé des menottes qui entravaient celui qui lui faisait face.

Ai se releva, les clés tenues entre les doigts de sa main cassée, mais garda toutefois son pistolet baissé avant de continuer :
-« Si tu veux te libérer va falloir répondre rapidement à une ou deux questions, on a pas tellement le temps là. Qui es-tu et en quoi tu es impliqué ? »

Elle ne pensait pas qu’il était avec les soldats qui attaquaient la cité, principalement parcequ’il avait cherché à les aider, Akai et elle, mais il lui était difficile de lui faire confiance. Elle aurait besoin de réponses claires et verrait de toute façon un potentiel ennemi arriver et aurait le temps de donner la clé ou de libérer le garçon s’il le fallait. Cela dit il lui en faudrait peut-être plus pour qu’elle accepte de se battre à ses côtés et encore plus pour accepter qu’il prenne une arme qu’il pourrait retourner contre elle.

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Haruhiro Wilkowski

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Dim 3 Déc - 18:42

Haruhiro laissa tomber l’éclat de verre ensanglanté qu’il avait finalement réussi à retirer de son bras gauche, au prix de quelques contorsions. L’adolescent avait passé quelques minutes à réfléchir à la situation. Le gaz qui avait endormi tout le monde dans l’hôpital n’était pas apparu par magie, c’était forcément une attaque. Haruhiro serra les dents, les mêmes personnes qui l’avaient attaqué s’en prenaient maintenant à un hôpital entier, dans lequel se trouvaient Ai, Izayoi, Genji et Alexandra.
Qu’est ce qu’il se passerait si ces gens leur tombaient dessus alors qu’ils étaient endormis ? Il n’avait pas envie d’y penser. Pas du tout. Mais c’était pourquoi il devait agir, et vite.

Comme d’habitude, dire était plus facile que faire. Le jeune homme  n’avait aucun moyen de contacter Anti-Skill ou qui que ce soit d’autre, son téléphone lui ayant été confisqué, et ses mains étaient solidement attachées ensemble par les menottes d’Anti-Skill. Le moment du vol de la voiture repassa dans son esprit.

[Je me demande si Genji-san serait capable de s’en débarrasser…]

Haruhiro força sur ses poignets pour tester la solidité des menottes, rien à faire, il allait devoir faire avec. Venait maintenant la question de savoir comment sauver un hôpital entier seul avec les mains liées par des menottes anti-esper. Visiblement, le bruit de la vitre cassée et des propulsions n’avait alerté personne, ni amis, ni ennemis. Autrement dit il pouvait faire autant de bruit qu’il le voulait.
Et il n’allait pas se gêner, oh ça non. Si en plus ça pouvait attirer les mercenaires dans sa direction ça serait encore mieux. Son extincteur tenu à deux mains, Haruhiro assena un puissant coup dans le gond supérieur droit des portes d’entrée de l’hôpital. Il réitéra le mouvement jusqu’à briser tout ce qui pouvait retenir les deux portes qui finirent par s’écrouler à ses pieds.

« Pfaah, enfin. Un peu d’air frais vous fera pas de mal. »

Comme il aurait pu s’y attendre, le système de sécurité de l’hôpital avait été désactivé, sans quoi il se serait activé à l’instant. Haruhiro prit une grande inspiration avant de pénétrer pour la seconde fois dans l’hôpital, laisser une ouverture aussi large permettrait certainement d’évacuer le gaz plus efficacement, au moins pour le rez-de-chaussée. Haruhiro remarqua la jeune femme de l’accueil qui semblait dormir paisiblement, à même le sol. Lui-même ne se sentait pas en très grande forme au bout de seulement deux reprises de souffle. Le téléphone sur le côté gauche du bureau attira son attention, lui faisant esquisser un sourire. Il avait une idée.

Quelques instants plus tard, le silence qui planait sur l’hôpital fut soudain brisé par une voix d’adolescent un peu surprise.

« Que ? Hueh ? Ah c’était bien ce bouton là ! »

Haruhiro se racla la gorge, il avait plus ou moins essayé tous les boutons du téléphone avant de trouver la combinaison qui permettait de faire une annonce générale. Maintenant qu’il avait trouvé, il fallait laisser un message.

« Allô allô, vous m’entendez pas vrai ? Je suis sûr que vous êtes quelque part dans le coin. Ben moi je suis en bas à l’accueil, je vais vous attendre ici. Ah je vais prévenir Anti-Skill d'une minute à l'autre donc faudrait vous dépêcher ! »


Haruhiro raccrocha nerveusement le téléphone avant de s’asseoir, le dos contre le bureau. Personne ne pourrait le voir comme ça. Si l'alarme avait été coupée, il ne faisait aucun doute que les communications vers l'extérieur l'étaient aussi. Cependant, la ligne interne de l'hôpital fonctionnait toujours, et c'était amplement suffisant pour alerter toute sles personnes conscientes de l'hôpital de sa présence. Il espérait représenter un danger pour les mercenaires, il pouvait très bien aller réveiller un maximum de monde dehors après-tout. Mais allaient-ils venir ? Ils fallait qu'ils mordent mordre à l’hameçon, ils devaient venir ! Dans le pire des cas, quelques hommes seraient envoyés pour régler le problème. Cette idée lui glaça le sang. Il aurait bien voulu partir, sortir de l’hôpital et s’en éloigner le plus possible. Mais il ne pouvait pas abandonner les autres. Sans oublier qu’il avait combattu ces hommes et il savait de quoi ils étaient capables. Mais ça n’était pas ce qui le terrifiait le plus. Non, ce qui faisait tant trembler les mains de l’adolescent, c’était qu’il savait. Il savait qu’ils n’hésiteraient pas à prendre des vies.
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Dim Rebon

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Lun 11 Déc - 23:20

"Allez, encore un effort et..."

L'esper se retourna en entendant le bruit de la porte de sa chambre se refermer. Surpris qu'on ait pu s'approcher de lui aussi discrètement, il jeta un œil à la jeune fille qui venait d'entrer. Une lycéenne sans doute. Plus grande que lui évidemment, elle ne portait pas de tenue d'hôpital mais semblait avoir tout de même été amochée, un certain nombre de pansements et bandages ornant sa personne.
Mais plus que tout, elle était armée. Et l'arme était pointée droit sur lui. Et le doigt de la jeune femme sur la gâchette lui indiquait qu'elle avait soit décidé de lui faire sauter le visage, soit qu'elle n'avait jamais tenu une arme à feu auparavant. Aucune de ces deux hypothèse n'était franchement réjouissante.

« C’est toi le garçon de tout à l’heure, pas vrai ? On s’est croisé toi, ma collègue de judgement et moi, on t’a posé quelques questions avant de t’emmener ici… »

Donc elle savait juste pas se servir d'un flingue. Dim se détendit un peu en contemplant les précieuses minutes de vie qu'il gagnait. Au moins ils mourraient ensemble quand les mercenaires se pointerons.
Néanmoins, l'esper ne se souvenait que très vaguement de la rencontre avec les lycéennes. Il avait déjà perdu beaucoup de sang à ce moment et n'avait même pas aperçu leur visage.
Et elle était de Judgment, une esper donc. Peut-être que son air distrait avait un rapport avec son pouvoir. Inutile de tirer trop de conjectures aussi rapidement.

Avec plaisir, Dim vit le canon du pistolet s'éloigner de son visage quand sa sauveuse se pencha pour attraper les clé du garde endormi. Comme attendu d'un membre de Judgment, elle semblait relativement calme et conservait une certaine lucidité. L'esprit vif également.

« Si tu veux te libérer va falloir répondre rapidement à une ou deux questions, on a pas tellement le temps là. Qui es-tu et en quoi tu es impliqué ? » dit-elle en laissant les clés pendre devant lui comme on appâterait un enfant. Même si pour être honnête, Dim n'était pas vraiment en mesure de négocier.

"Nob..., commença t-il avant de se rependre. Si elle était de Judgment, elle aurait de toute façon moyen d'accéder à son dossier maintenant qu'il était de nouveau sur les radars, inutile de gâcher son nom d'emprunt. Erhm. Désolé, c'est l'habitude. Je m'appelle Dim Rebon."
Quand à son implication...

"Pour faire vite, je suis un agent du Conseil des Directeurs. "Sécurité nationale" si tu veux. J'étais infiltré chez les mecs qui ont causé tout ça depuis un moment, mais les choses se sont accélérées dernièrement. Je peux pas vraiment t'en révéler plus sans te mettre en danger, j'ai peur que tu soit contrainte de faire ton avis là-dessus uniquement."
Qu'est-ce qu'il était bon quand même. Il mériterait presque d'être vraiment un agent secret infiltré.
"Je sais que c'est dur à avaler, mais je te garanti que je suis dans le même camp que toi."

Il haussa les épaules avant d'ajouter
"De toute façon, T'as pas énormément de choix. Soit tu me fais confiance, soit tu décide d'affronter toute seule une bande de mercenaires armés jusqu'aux dents en me laissant crever ici quand ils viendrons faire le ménage. Pas que je veuille influencer ta décision, note bien." termina-t'il avec un sarcasme à peine dissimulé.

L'esper avait confiance en lui. Après tout, il faudrait vraiment être très très con pour mentir dans une situation aussi désespérée.

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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Lun 18 Déc - 22:44

Ai fixait le garçon attaché à son lit d’hôpital d’un air méfiant. Il n’était pas vraiment une menace dans l’état actuel des choses et il se serait déjà libéré si il avait la capacité ou le pouvoir de le faire. D’autant que d’après ce qu’elle en avait vu, il devait très probablement avoir un pouvoir aidant au déplacement. Il pouvait voler, planer, se propulser ou un truc du genre, pas vraiment découper des menottes d’anti-skill ou les briser simplement. Semblant un peu soulagé lorsque la lycéenne baissa son arme, il se décida à répondre aux questions en donnant tout d’abord son nom.

"Nob... Erhm. Désolé, c'est l'habitude. Je m'appelle Dim Rebon." Voilà qui partait mal pour la confiance déjà…

"Pour faire vite, je suis un agent du Conseil des Directeurs. "Sécurité nationale" si tu veux. J'étais infiltré chez les mecs qui ont causé tout ça depuis un moment, mais les choses se sont accélérées dernièrement. Je peux pas vraiment t'en révéler plus sans te mettre en danger, j'ai peur que tu soit contrainte de faire ton avis là-dessus uniquement."

Il marqua une pause qui laissa le temps à Ai de réfléchir un instant avant de soupirer intérieurement, gardant un visage impassible pour voir jusqu’où il i rait dans ses absurdités.

"Je sais que c'est dur à avaler, mais je te garanti que je suis dans le même camp que toi. De toute façon, T'as pas énormément de choix. Soit tu me fais confiance, soit tu décide d'affronter toute seule une bande de mercenaires armés jusqu'aux dents en me laissant crever ici quand ils viendrons faire le ménage. Pas que je veuille influencer ta décision, note bien."

Ai marqua une pause à son tour et prit un instant pour bien réfléchir à sa réponse. Bon, son histoire ne tenait pas debout. Déjà si il était infiltré chez les soldats adverses pour le compte de la sécurité intérieure la défense de la cité scolaire aurait été mise en place bien plus vite et anti-skill n’aurait pas été totalement bloqué comme il l’avait été. De plus, s’il faisait vraiment partie de la sécurité intérieure il aurait été étonnant de le voir expliquer la situation à deux gamines dans le but d’obtenir de l’aide pour sauver d’autres lycéens qu’il avait mis en danger dans sa mission, c’était clairement absurde. Et puis surtout il n’y avait pas à réfléchir, c’était juste totalement stupide comme histoire.

Soupirant longuement, Ai répondit en choisissant bien ses mots :
-« Je vois le genre… En fait c’est pas tellement comme ça que je vois mes possibilités. Je dirais que soit je t’aide et risque de me faire trahir et mettre en danger ceux que j’ai vraiment envie de sauver, soit je débranche la machine pour que tu te rendormes et je pourrai faire ce que j’avais décidé de faire au début. Pas que je n’accorde pas à ta vie la valeur qu’elle mérite, note bien. »

Sur ces mots, Ai s’avança vers la prise de la machine en prenant bien soin de ne pas se mettre à portée du fameux Dim. C’était surtout pour le motiver à dire la vraie réponse mais elle le ferait si il décidait de ne rien dire ou de rester dans la voie du mensonge. Elle pensait ce qu’elle avait dit et il était hors de question de mettre Haru ou les autres en danger en leur amenant quelqu’un dont elle n’était pas sure des motivations. Il n’était plus l’heure des compromis et elle ne pouvait pas se permettre de faire la moindre erreur. Le garçon, surtout dans son état, pouvait au mieux l’aider un peu et au pire vraiment tout gâcher et les conduire, elle et ses amis, à une mort certaine.

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Dim Rebon

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Lun 18 Déc - 23:15

A la réponse, Dim eut un soupire agacé. Elle voulait pas mordre. Et si cette histoire ne pouvait pas la convaincre, inutile de lui raconter la vérité qui était encore plus rocambolesque. Même s'il pouvait s'en servir.

"Je suis un passant qui à été pris dans toute cette histoire. J'ai aucun lien avec ces événements autre que ma présence sur les lieux d'un crime, et j'ai piqué un fusil à un mec que j'ai tué. C'est plus crédible?"


La lycéenne continuais d'avancer vers la prise. Dim continua sans se démonter, calmement. Il se battait pour sa vie avec des mots, son terrain de prédilection. Et un simple refus n'allait pas le décourager.

"Qu'est-ce que tu dis de ça: je suis un terroriste renégat en fuite qui s'est fait avoir par ses anciens camarades en essayant d'aider une cryokinésiste prise dans le tas. Toujours pas? Alors faisons simple: J'ai dérangé les plans de ces mecs et eux veulent me tuer. Tout comme toi et toutes les personnes impliquées dans cette histoire."

Le souffle court à cause de son état de fatigue, l'esper s'arrêta un instant pour reprendre sa respiration avant de repartir:

"Je veux ces mecs derrière les barreaux autant que toi et je n'ai aucune raison, ni envie, de me battre avec toi. Si tu n'es pas prête à accepter que je puisse être un allié, alors rendors-moi. Je suis sûr que ton pouvoir te permet de tenir en respect un commando paramilitaire surarmé, tout en évitant que des innocents se fassent abattre dans leur sommeil. Si ce n'est pas le cas, accepte que parfois la réalité dépasse la fiction et laisse-moi me défendre."

S'asseyant sur le lit, l'esper se rendit compte que sa diatribe l'avait plus épuisé qu'il ne s'y attendais. Il avait beau avoir repris conscience, il se rendait compte qu'il était bien plus vulnérable qu'il ne l'aurait souhaité. Mais tant qu'il resterait conscient, rien ne l'empêcherait de se démener pour sauver sa vie. Et certainement pas Judgment.

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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mar 19 Déc - 0:10

Ai s’approchait donc de la prise en espérant que le garçon arriverait à la convaincre qu’il pouvait se montrer être un allié précieux avant qu’elle ne doive se résoudre à la laisser derrière.

"Je suis un passant qui à été pris dans toute cette histoire. J'ai aucun lien avec ces événements autre que ma présence sur les lieux d'un crime, et j'ai piqué un fusil à un mec que j'ai tué. C'est plus crédible?"

En théorie ç’aurait dû être plus crédible mais dans ce cas ç’aurait été étonnant qu’il ne dirige Ai et Akai vers Reitoko et les autres. Pourquoi les connaitrait-il dans ce cas ? Et puis il avait l’air bien trop au courant des faits pour un simple passant pris dans cette histoire sans le vouloir. Insuffisant.

Il continua sans pour autant paniquer, restant assez serein au final :
"Qu'est-ce que tu dis de ça: je suis un terroriste renégat en fuite qui s'est fait avoir par ses anciens camarades en essayant d'aider une cryokinésiste prise dans le tas. Toujours pas? Alors faisons simple: J'ai dérangé les plans de ces mecs et eux veulent me tuer. Tout comme toi et toutes les personnes impliquées dans cette histoire."

Ai s’arrêta un instant. L’histoire n’étais pas totalement crédible mais sa dernière phrase était plutôt juste. Hésitant un moment, Ai finit par soupirer, laissant finalement tomber. Réfléchissant un moment encore, la solution devenait claire, il fallait le libérer. Elle avait beau retourner les choses dans tous les sens, il lui était difficile de penser qu’il était parmi les soldats et semblait de toute évidence faire partie de leurs cibles prioritaires. Après tout c’était en remontant sa piste qu’elle avait rencontré le premier soldat qui cherchait à tuer des témoins potentiels et avait tirer sur elle et Akai juste parcequ’ils avaient parlé avec le garçon blessé qui s’enfuyait.

-« Bon tu as gagné. Je vais te détacher, j’espère que tu te moques pas de moi mais de toute façon ça changerait pas vraiment grand-chose… Bouge pas. »

Sur ces mots, elle s’approcha du lit en restant un peu sur ses gardes tout de même et attrapa le poignet du garçon avant de venir insérer la clé de la menotte dans la serrure et de le libérer enfin. Une fois fait, elle recula d’un pas et se retourna vers la porte.

-« Bon vite, on a pas tellement le temps, prends une arme. J’espère que tu peux courir ou au moins marcher sans aide. Je propose qu’on commen…»
Sa phrase mourut dans sa gorge tandis que les hauts parleurs du couloir s’activèrent en émettant un grésillement caractéristique avant qu’une voix bien trop familière ne retentisse dans tout l’hôpital.

« Que ? Hueh ? Ah c’était bien ce bouton là ! » Ai fronça instantanément les sourcils, attendant la suite.

« Allô allô, vous m’entendez pas vrai ? Je suis sûr que vous êtes quelque part dans le coin. Ben moi je suis en bas à l’accueil, je vais vous attendre ici. Ah je vais prévenir Anti-Skill d'une minute à l'autre donc faudrait vous dépêcher ! »

Sentant un énorme coup de stress l’envahir, Ai sentit ses jambes faiblir légèrement mais se reprit finalement presque instantanément. Elle ouvrit la porte et sortit dans le couloir.

-« Putain mais t’as quoi dans la tête sérieux ?! » Hurla-t-elle pour elle, vu que son pouvoir empêchait qui que ce soit de l’entendre, avant de s’élancer en courant dans le couloir pour rejoindre les escaliers et atteindre l’accueil le plus vite possible.

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Maitre du Jeu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mar 19 Déc - 1:01

A l'appel de Haruhiro, Ai ne fut pas la seule à s'élancer vers la réception. Depuis les escaliers de l'hôpital, deux mercenaires furent envoyés gérer la situation de la réception alors que les quatre autres continuaient leur mission.
Amputés à la fois de Whiskey et de Quebec, les survivants des équipes de récupération se battaient désormais pour retrouver la faveur du Directeur. Les directives étaient claires, aucune extraction ne serait fournie tant que la mission ne serait pas un sucés et tous les témoins directs éliminés. En cas d'échec, chacun d'entre eux sentait peser le poids de leur ordre, leur rappelant sans cesse de ne pas serrer les dents trop fort.

Alors que les deux hommes chargés de répandre le gaz s’apprêtaient à couper le courant, une silhouette solitaire sorti lentement des ombres entourant l'hôpital, marchant dans la lumière des projecteurs devant le bâtiment. Vêtue d'un épais manteau noir, elle ne faisait aucun effort pour être discret, s'avançant vers le hall de réception d'un pas mal assuré, presque chancelant.

Durant un bref moment, il fut possible d'apercevoir la grimace d'un masque blanc sous la capuche rabattue du manteau. Puis la lumière mourût.


Les opposants:
 


Ordre: Haruhiro, Dim, Ai
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Haruhiro Wilkowski

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Jeu 21 Déc - 1:11

Haruhiro ne bougeait pas, seulement quelques minutes s’étaient écoulées depuis son annonce générale mais toujours rien. Il n’entendait aucun bruit et ne percevait aucune présence près de lui, mais c’était bien ce qui l’effrayait, le temps était comme figé. Il était impossible que ceux qui avaient lancé l’assaut sur l’hôpital ne l’aient pas entendu, sa voix avaient du être audible dans tout le bâtiment et même un peu plus. Allaient-ils venir ? Oui. La véritable question n’était pas là. Quand allaient-ils venir. Par où allaient-ils venir. Seront-ils armés jusqu’aux dents ? Porteront-ils leurs combinaisons noires si effrayantes ? Leurs visages seront-ils masqués par des visières sombres ?

Haruhiro frissonna, il n’avait pas froid malgré l’absence de son t-shirt et ses chaussettes, il frissonnait de peur. Incapable de calmer son esprit, il lui semblait que les secondes passaient au ralenti, que chaque instant durait une éternité. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et seuls les chocs répétitifs de son organe vital lui rappelaient qu’il était encore en vie. Mais pour combien de temps encore ? Son plan avait été d’attirer les ennemis pour les éloigner de la population inconsciente de l’hôpital. Ils étaient tous vulnérables désormais : Ai, Genji, Alexandra, Izayoi, même l’officier qui l’avait interrogé. Personne ne pouvait rien faire, il était seul.

Au fur et à mesure que des pensées lugubres traversaient l’esprit du jeune garçon, l’anxiété le rongeait petit à petit, provoquant des tremblements incontrôlables. Un profond sentiment de solitude se répandit en lui, pourquoi s’était-il engagé dans cette histoire déjà ? Il n’aurait jamais du, le petit imbécile qu’il était avait impliqué des personnes qui lui étaient chères et qu’il ne pouvait pas protéger. Pas autrement qu’en servant d’appât. Et qu’est-ce que ça changerait ? Qu’est-ce qu’il pourrait bien faire une fois qu’il serait encerclé ? Sera-t-il en mesure de repousser une escouade de tueurs professionnels ? Lui, le petit adolescent casse-cou ? Seul ?

Ce mot résonna encore et encore dans sa tête, ses pensées étaient confuses et se remirent à tourner autour de la solitude. Un sentiment d’impuissance vint s’ajouter au tas d’émotions que ressentait l’adolescent. Dans l’entremêlement de pensées sombres qui passaient et repassaient encore et encore, une lumière se démarqua cependant. Haruhiro redressa brusquement la tête qui heurta la planche principale du bureau dans un bruit sourd, provoquant l’écroulement d’un pot de crayons sur le dessus.

[Les alliés !]

Pensa-t-il en reprenant de l’espoir. Genji-san leur avait parlé d’alliés ! Dont une élite de Nagatenjouki ! S’il arrivait à les prévenir… mais comment faire ? L’adolescent n’avait aucun moyen de les mettre au courant.

Les yeux marron du jeune esper se posèrent sur les solides menottes qui lui entravaient les poignets. Refusant de perdre à nouveau espoir, il se força à éprouver de la motivation. S’il était le seul à pouvoir faire quelque chose, ça voulait également dire que les vies de toutes les personnes présentes dans le bâtiment étaient entre ses mains ! Haruhiro esquissa un sourire crispé à cette idée, quelle ironie quand on pensait que ses mains étaient solidement attachées par des épais joints en métal.

Malgré tout, Haruhiro s’accrochait à l’espoir éphémère qu’il avait retrouvé. Peut-être que s’il résistait assez, quelqu’un d’assez fort viendrait tous les sauver. Et si personne ne venait, il était de son devoir de faire quelque chose après ses récentes actions, il ne resterait définitivement pas caché à trembler en silence.

Redressant son dos contre la planche du bureau, Haruhiro tenta de se détendre et prit une grande et bruyante inspiration.

« Fwhoooo… »

Déjà, son rythme cardiaque ralentissait, mais au moment où il allait prendre une seconde inspiration, l’air cessa de circuler dans sa gorge et ses poumons. Un bruit avait figé le garçon, lui coupant la respiration. Le bruit se fit de nouveau entendre, irrégulier. Des pas, sur le verre brisé des portes d’entrée de l’hôpital. Haruhiro se retourna et risqua un œil par-dessus la planche du bureau. Au niveau de l’entrée, une silhouette noire venait d’apparaître. Lentement, la tête capuchonnée de l’individu se redressa pour regarder droit dans la direction du jeune brun. Les yeux de Haruhiro s’écarquillèrent en même temps que les paroles de Genji lui revenaient en mémoire.

On est arriver, le gars masquer était la , On a surpris un meurtre en sortant du Cat’s Eyes

La lumière disparu soudain, comme pour lancer le signal de départ. Haruhiro ne réfléchissait plus, il se mit en mouvement en même temps que la forme sombre qui fondit sur lui à une vitesse hallucinante. Ses deux mains posées sur la table, il poussa sur ses jambes et tendit les bras, l’homme se rapprochait beaucoup trop vite.

il est plutôt bon en arts martiaux et utilise un style assez agile

Malgré la soudaine pénombre, le jeune homme identifia une forme à moins de deux mètres devant lui. A l’intérieur, il hurlait, à l’extérieur, il transpirait. Trop proche, l’ombre était déjà sur lui.

il utilise une dague

In extremis, une explosion propulsa Haruhiro en l’air à la verticale alors que dans un bruissement de cape, un slash horizontal rasait la planche du bureau. Haruhiro atterrit derrière la silhouette et recula immédiatement tandis que cette dernière se retournait dans sa direction. Le peu de lumière encore présente dans la pièce se refléta un instant sur la lame que tenait l’homme à la main droite.

« Hah… » une inspiration, légère et minuscule fut tout ce que Haruhiro eut le temps de prendre avant qu’un bruit de découpe nette ne se fasse entendre, l'interrompant dans sa tentative de reprise de souffle. L’adolescent fut projeté en arrière, son équilibre et sa posture brisés. D’un coup, ses mains étaient de nouveau libres et balayaient l'air à sa droite et à sa gauche, sans mouvement préci. Le pied droit, nu, de l’adolescent toucha le carrelage en premier et glissa sur un bon mètre sous le poids de l’attaque. Haruhiro était abasourdit. D’où lui venait une force pareille ? Est-ce que c’était encore l’une de ces combinaisons qui procuraient des capacités surhumaines ?

« Grnnm… »

Soudain, l’ombre disparu de sa position, en même temps Haruhiro s’immobilisait, reprenant une posture défensive. Mais à peine l’adolescent avait eut le temps de se remettre en position que quelque chose le heurta de plein fouet sur sa gauche, sans qu’il ne puisse se protéger. Le choc était lourd et douloureux, mais rien n’avait tranché la chair nue de l’adolescent qui fut repoussé sur la droite, tordu en arc de cercle sous la violence de l’impact. De nouveau, l’assaillant disparu pour réapparaître de l’autre côté de l’adolescent, prêt à l’accueillir avec sa lame. Mais cette fois-ci, les yeux de l’esper tracèrent une ligne horizontale, de la gauche vers la droite pour se verrouiller sur le mercenaire. Trois compressions retentirent : bras, cou, buste. Le pied droit déjà reculé de l’adolescent lui permit de garder son équilibre lorsque le haut de son corps se courba en arrière, esquivant de justesse une attaque en ligne droite de la lame. L’air déjà compressé contre ses tibias propulsa Haruhiro en arrière tandis que l’homme encapuchonné enchaînait sur son attaque avec un slash vers le bas, lame orientée vers le sol.

Autour du jeune esper brun, les éclats de verre s’éparpillèrent sous l’effet de la détente de l’air. Respirant bruyamment, Haruhiro fixa son adversaire.

« C’est toi, celui qui a tué des gens, pas vrai ? C’est… c’est avec ce couteau que… »

Mais la gorge de l’adolescent était nouée. Une énorme boule grossissait à l’intérieur et ses yeux devenaient humides. Il ne pouvait plus parler, pas après s’être rendu compte de la différence de niveau. Cet homme était un monstre, et lui, il avait amené ce monstre au milieu des proies qu’étaient ses amis.

« Putain… »
lâcha-t-il en s’essuyant le nez d’un revers de mains. « T’es venu pour moi ? Et après vous comptez faire quoi, tuer tous ceux qui sont dans cet hôpital ? »

Il était seul, seul et impuissant.

« Bordel… bordel bordel bordel bordel ! »

Deux larmes s’écrasèrent sur le carrelage sale aux pieds de l’adolescent alors qu’il relevait la tête vers son adversaire. S’il affrontait cet homme, il allait mourir. Comment pourrait-il battre, non... seulement égaliser quelqu’un comme ça ? Cet homme le surpassait en tous points, force, technique, expérience, vit- la vitesse ?

Haruhiro se ressaisit, sortant légèrement de sa torpeur. Il devait miser là-dessus, pour porter au moins un coup à ce monstre. Comment avait-il pu avoir aussi peur après un si bref affrontement ? Il avait déjà frôlé la mort quelques heures auparavant, il pouvait encaisser le choc, sûrement.

Le jeune esper plissa les yeux en fixant son ennemi. Un déplacement rapide, couplé aux techniques  de Judgement était tout ce qu’il avait à sa disposition pour combattre efficacement. Des souvenirs de son entrainement lui revinrent en mémoire. Technique de déséquilibrement, technique de désarmement. Des mouvements destinés à dominer un adversaire plus grand, plus fort, plus lourd. Restait la vitesse, s’il parvenait à le surpasser sur ce dernier point ça pouvait marcher.

Alors que Haruhiro imaginait la scène, la masse d’air accumulée dans son dos commença à émettre un bruit de décompression, semblable à celui causé par un trou dans un tube contenant du gaz. D’abord il allait se propulser trois mètre sur sa gauche, s’immobiliser pour avancer d’un peu plus de deux mètres en avant.

Une fois à la bonne distance, il devait s’immobiliser instantanément, la qualité de ses appuis sera décisive pour la suite. Enchainer les mouvements brisant la défense en désarmant l’homme ne sera pas suffisant, il faudra plus de force, plus de vitesse. Avec des micro-compressions d’air sur ses pieds, ses bras et ses mains, « programmer » un mouvement assez complexe à l’avance était possible. Et ensuite briser l’équilibre. Deux arrêts nets consécutifs tout en gérant une multitude de compressions à la fois. Haruhiro soupira longuement, ne quittant pas la silhouette encapuchonnée du regard.

[Ça va être tendu… Mais même si je ne suis pas assez fort… je dois essayer !]

Et l’air explosa.


Dernière édition par Haruhiro Wilkowski le Sam 6 Jan - 2:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mar 2 Jan - 21:34

"Putain mais elle à quoi dans la tête sérieux?!" hurla mentalement Dim en voyant la lycéenne se précipiter hors de la chambre à peine l'annonce terminée. ça valait bien le coup de parler de sécurité si c'est pour se jeter comme ça dans la gueule du loup à la première occasion.

Chassant rapidement son agacement, l'esper se dépêcha de se préparer à la suivre. Fonçant sur le corps de son garde endormi, il se dépêcha de le délester de son pistolet, avant de se rendre compte qu'il n'irait pas loin tant que sa machine serait branchée.
Heureusement, ce genre de matériel médical était prévu pour supporter les possibles coupures de courant et, mis à part un son strident, tirer sur le câble n'eut aucun effet adverse sur son afflux en oxygène.
Sa poche de sang et sa machine à air arrimés Dim, toujours à toute vitesse, voulut s'avancer dans le couloir. Avant de se rendre compte que les corps inanimés rendaient le couloir tout bonnement impraticable avec son attirail.

Devait-il tenter de se désolidariser de son respirateur pour trouver une bouteille comme la gamine? Ou tenter sa chance et essayer de naviguer son chemin au milieu des corps pèle-mêle?
Après un instant de réflexion, l'esper pris le parti de choisir la solution la moins compliquée. Il quitta son masque après avoir pris une grande inspiration, détacha sa poche de sang pour la fourrer entre ses dents et, prenant appuis sur la machine, activa son pouvoir et retient. Son effort pour soulever la machine, en plus du poids maintenant appliqué par son corps, fut rapidement récompensé. L'outillage était lourd, mais pas au point d'en être intransportable.
Modifiant son attraction, l'esper prit de l'élan et, dans un dernier effort, se servit de la machine comme d'un bélier, fonçant vers la fenêtre de sa chambre. Le pied de la machine à respiration brisa la vitre, ne s'arrêtant qu'en fin de parcours pour glisser rapidement sur le rebord de fenêtre, puis sur la promenade plus bas. Vu l'heure, Dim était plus ou moins sûr que personne d'important n'avait été blessé par la pluie d'éclats de verre ou la lourde et très coûteuse machine médicale qui venait de faire un bruit des plus agréables en heurtant le sol.

La voie libérée, l'esper se lança à la suite de la machine, se glissant par l'ouverture ainsi créée.
En passant, il se rendit aussi compte qu'il n'avait même pas essayé d'ouvrir la fenêtre avec la poignée. Pas que ça ait la moindre importance, vu il n'avait aucun compte en banque qui puisse être débité.
Une fois dehors, l'esper stabilisa sa chute et suivit la direction du couloir.
Avec le courant coupé, les escaliers restaient le seul moyen de passer d'étage en étage. Il aurait pu directement foncer à la réception, histoire de taper la causette à l'inconscient qui avait lancé l'appel un peu plus tôt, mais pour le moment une jeune fille se précipitait vers l'endroit où, logiquement, se trouvaient la force principale des agresseurs, armée seulement d'un pistolet de 9mm et avec pour toute protection son ego.

"Et quitte à être impliqué jusqu'au cou, autant avoir des bonnes actions dans mon sac lorsque viendra le temps de filer en douce."

Et puis l'autre venait tout juste d'envoyer son appel, les chances qu'il soit en danger mortel immédiat étaient proche de zéro.

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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Ven 12 Jan - 23:25

Ai courait dans le couloir en direction de la cage d’escalier qui pouvait lui permettre d’atteindre l’accueil, quelques étages plus bas. Son cœur battait à toute vitesse, c’était le moment décisif qui allait déterminer le fin mot de toute cette histoire. Il fallait qu’elle arrive à atteindre Haru avant les ennemis quoi qu’il en coûte. Poussant la porte menant vers les marches, elle les dévala deux à deux avant de finir par s’arrêter d’un coup. Son pouvoir toujours activé pour éviter que les autres ne l’entendent et aussi pour épier les environs, elle détecta une, puis deux, trois et enfin quatre personnes en mouvement, remontant vers l’étage d’où elle venait à l’instant. Reculant d’un pas, Ai envisagea la retraite une seconde puis se ravisa. Il fallait qu’elle passe, peu importe ce que cela pouvait bien impliquer.

Et puis de toute façon ils n’allaient pas s’arrêter ici, ils étaient là pour s’occuper de tous les témoins présents et iraient très certainement directement dans la chambre de l’autre garçon pour le faire taire définitivement. Regardant autour d’elle une dernière fois, Ai laissa tomber l’idée de leur faire face maintenant et décida d’aller chercher son seul allié dans cette situation. Il pourrait peut-être l’aider, son pouvoir semblait lui permettre de descendre des toits sans soucis alors il pourrait peut-être leur permettre à tous les deux de sortir par la fenêtre sans s’écraser en bas ou juste permettrait-il de recevoir les militaires avec deux fois plus de puissance de feu.

Retournant donc vers la chambre qu’elle avait quitté à peine quelques secondes plus tôt, Ai ouvrit la porte en vitesse avant de s’immobiliser, son espoir s’envolant doucement tandis qu’elle comprenait ce qu’elle voyait. Le garçon qu’elle avait pris pour un allié potentiel avait en fait profité d’avoir été libéré pour briser la fenêtre et se tirer à l’aide de son fameux pouvoir. S’approchant lentement de l’ouverture, elle regarda vers les ténèbres en contrebas, complètement perdue. Il ne lui restait plus que quelques secondes avant que les autres n’arrivent et elle était coincée là à devoir attendre qu’ils ne viennent la cueillir.

Reprenant ses esprits, la jeune fille se dirigea dans la salle des infirmières et récupéra une seconde bouteille d’oxygène du côté où elle avait trouvé la première. Retournant dans le couloir elle la fit rouler jusque là où les soldats allaient faire irruption s’ils décidaient de venir inspecter l’étage. Elle savait que personne ne viendrait l’aider, ni anti-skill dont une partie des membres étaient allongés aux alentours, ni personne d’autre vu que personne ne se doutait de ce qui se passait ici. Elle était seule et n’allait pas se cacher dans un placard pour gagner simplement du temps en tremblant comme une feuille.

Elle allait faire ce qu’il fallait pour gagner ce combat et aller aider Haru, il le fallait. Gagner du temps c’était aussi éloigner le moment où elle allait pouvoir aller l’aider après tout, et comme le seul qui semblait de leur côté avait fui à la première occasion Haru n’avait plus qu’elle sur qui compter.

Cachée à moitié dans le battant de la porte ouverte, laissant dépasser juste son bras gauche tenant le pistolet, son œil et le strict minimum de son corps dans le couloir, Ai attendait, entendant les secondes s’égrainer sur l’horloge accrochée juste au-dessus de sa tête. Tic… tac… Tic…

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Maitre du Jeu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mar 23 Jan - 1:04

L'homme au masque conservait sa position. Sûr de sa supériorité, il avait décidé de ne pas se presser. Tel une araignée, il brisait son immobilité absolue par des mouvements rapides, aussi efficaces que mortels. Il ne faisait aucun doute qu'il était le chasseur, bien que sa proie offre une résistance rafraîchissante.
Malgré son avantage écrasant, l'homme restait prudent. Une autre proie lui avait tenu tête plus tôt dans la journée et elle avait réussi à s'échapper. Il ne désirait pas qu'un tel échec se reproduise. Cette fois-ci, le sang coulerait à flots.

Lorsque le garçon se propulsa vers lui, il pris le parti de ne pas bouger.
Une esquive large, suivie rapidement par une attaque de flanc. Au moment où le garçon s'approchait il se retourna pour lui faire face. Mais à sa surprise le jeune homme semblait bouger bien plus vite que précédemment, ses bras et ses jambes habités d'un élan inhabituel. En un clin d’œil la main du jeune homme glissa vers son poignet. Un sublime mouvement de désarmement, malheureusement voué à l'échec. L'homme maintenait une poigne de fer sur son arme et semblait totalement insensible à la douleur infligée par la prise de désarmement.
Dans une admirable démonstration de volonté, le garçon continua sa prise, tordant le poignet de son adversaire dans un craquement écœurant, sans plus d'effet. Malgré son un poignet presque entièrement retourné, la poigne de l'homme au masque ne semblait absolument pas affectée par la douleur.
Anticipant une retraite, l'homme lança sa main gauche en direction de là où il pensait que son ennemi serait, pour être de nouveau surprise lorsque sa proie continua son mouvement, comme s'il ne contrôlait pas vraiment son corps. Sans émettre un bruit, l'homme rabattit sa mains vers lui et attrapa le garçon par les cheveux, tirant suffisamment fort pour lui faire lâcher prise et l'envoyant valdinguer dans un couloir sur une demie-douzaine de mètres, droit sur un robot de service, prenant soin de rester entre sa proie et la sortie du bâtiment.

"Avez-vous mal quelque part? Dois-je appeler une infirmière?"

Alors que la machine s'activait suite au choc, l'homme remis son poignet dans le bon sens et se prépara à finir sa chasse. Cette fois-ci, hors de question de relâcher sa pression avant que le sang de sa proie n'éclabousse les murs de l'hôpital. Son intention meurtrière était palpable alors qu'il s'élançait vers Haru.

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Haruhiro Wilkowski

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mer 24 Jan - 1:59

Ça marchait, il le tenait ! Haruhiro serra le poignet de son adversaire aussi fort que possible, contractant sur ses muscles à tel point que ses veines se bombèrent, devenant largement visibles à l’œil nu.

Mais ça n’était pas fini, il devait lui faire lâcher son arme, coûte que coûte ! Pourquoi n’y parvenait-il pas ? Même à deux mains et en forçant au maximum, l’homme ne cédait pas. L’adolescent sentait déjà les compressions de ses membres se relâcher petit à petit, comme de minuscules jets d’air s’échappant à travers une bâche rigide percée de petits trous ça et là. Il ne pourrait pas tenir plus longtemps. Poussant un cri, Haruhiro força d’un seul coup sur ses muscles et tourna violemment le poignet de l’homme.

Le jeune brun lâcha un juron en voyant que malgré le fait qu’il avait été forcé de lui briser le poignet, son adversaire tenait toujours le couteau. Comment était-ce possible ? Mais il n’avait pas le temps de réfléchir, déjà ses micro-compressions se relâchaient les unes à la suite des autres, lui faisant entamer la manœuvre d’immobilisation, vouée à l’échec d’office.
Avant même de comprendre ce qui lui arrivait, Haruhiro avait vu les murs sombres tournoyer autour de lui et glissa sur quelques mètres avant qu’un choc aussi brutal ne l’arrête subitement. A moins d’une dizaine de mètres devant lui, la silhouette encapuchonnée se tourna légèrement.

Haruhiro prit immédiatement peur et tenta de reculer. Sa main droite se posa sur une surface arrondie en métal qui pivota aussitôt sur elle-même, en même temps que des néons s’allumaient dans la semi-pénombre.

"Avez-vous mal quelque part? Dois-je appeler une infirmière?"

« Hein ? »

« Oui j’ai mal, non il vaut mieux pas. » étaient les mots que l’adolescent aurait volontiers prononcé à l’adresse de la machine, s’il n’avait pas vu l’ombre se mouvoir dans un arc de cercle du coin de l’œil. Poussant sur sa main, Haruhiro se laissa glisser sur le carrelage en utilisant la machine comme contrepoids. Elle était lourde, plus qu’il ne l’aurait pensé.

« A-aaah ! »
lâcha le garçon dans un cri incontrôlé, voyant que la capuche de l’homme était déjà à moins d’un mètre de lui.

Instinctivement, Haruhiro aspira l’air autour de lui pour le plaquer contre ses jambes et ses bras, en compressant autant que possible en un minimum de temps. L’homme se rapprochait au ralenti, son couteau traçant déjà un slash circulaire de la droite vers la gauche, prêt à pénétrer entre les côtes de l’adolescent. L’esper posa son pied droit contre le métal froid du robot mais glissa contre la surface arrondie et régulière, détruisant tout chance d’éviter le coup.

Haruhiro pouvait détailler le masque de l’homme maintenant, il était si près de son visage qu’il pouvait en voir toutes les finitions et imperfections. La mort était si proche, l’effleurant sans une once de pitié dans le regard.

À l’instant même où la pointe glacée de la lame toucha la peau de l’adolescent, ce dernier relâcha tout l’air qu’il avait pu accumuler dans un puissant bruit de décompression : Ses bras l’entrainèrent en arrière et sa jambe gauche se replia, libérant soudainement l’espace entre la machine et le meurtrier.

« R-recule ! »

L’air compressé contre la jambe droite de Haruhiro explosa à son tour, propulsant le robot de service droit sur l’homme masqué, avec suffisamment de puissance pour l’écraser contre le mur. Moins d’une demi-seconde plus tard, une autre explosion retentit, significativement plus puissante que la précédente, alors que le pied nu de Haruhiro s’écrasait contre la machine et l’enfonçait sèchement dans le ventre de son adversaire.

Mais l’homme remuait toujours. Sa capuche s’était relevée, dévoilant son masque blanc. La partie du mur contre laquelle il avait été écrasé s’était craquelée sous la puissance de l’impact et pourtant ses organes semblaient toujours fonctionnels.

[ C… comment ? ]

Une lueur dans l’œil fut tout ce qui sauva Haruhiro d’une lame de presque quinze centimètres dans le pied. L’arrête aiguisée manqua de seulement 3 millimètres le tendon dévoilé du jeune homme, qui ne se fit pas prier d’avantage pour s’éloigner et se mettre à couvert de l’autre côté du bord droit de la réception, à l’autre bout de la pièce.

Ruisselant de sueur, Haruhiro n’osait plus bouger. Qu’est-ce que c’était que ce monstre ? Il ne craignait pas la douleur, sa force était anormale et son corps était solide comme un roc, si ce n’est plus. Est-ce qu’il portait une armure sous sa cape ? Son adversaire n’avait rien d’humain. L’adolescent respira et expira profondément pour maitriser son rythme cardiaque, il ne jouait pas seulement sa vie, mais également celles de toutes les personnes présentes dans le bâtiment. Il devait réfléchir, il y avait forcément un moyen. Le jeune homme attrapa son poignet droit et serra le poing. Il lui avait infligé une blessure, au moins. Elle n’avait eu que peu d’effet mais c’était tout de même un point de marqué.

Un sourire crispé se forma sur le visage du jeune homme. C’était vrai ça, il ne lui avait infligé aucune blessure, lui ! Alors c’était très simple, finalement. Il ne frappait pas assez fort et ne faisait pas assez mal. Pour infliger une vraie blessure à son ennemi, il n’y avait plus qu’une seule chose à faire : frapper encore plus fort, quitte à prendre encore plus de risques.

Le dos collé contre le côté externe droit de la réception, Haruhiro leva la main gauche et toqua à deux reprises contre la planche de bois avec l’articulation de son index.

« Hé, enfoiré… » commença-t-il d’une voix tremblante, à la fois emplie de haine et de peur, tandis que l’homme se désencastrait du mur en projetant un peu de poussière autour de lui.

« … juste pour que tu saches... je vais te rouler dessus salopard... assez violemment pour que tu puisses plus jamais te relever. »

Un bruit d’aspiration devenait de plus en plus fort du côté de l’adolescent, jusqu’à devenir audible dans tout le hall.

« ET CE MÊME SI JE DOIS M’BRISER !! »

Dans une explosion assourdissante qui souffla une partie des fenêtres de la pièce, le lourd bureau de bois qui composait la réception fut soudainement arraché du sol par une gigantesque bourrasque et fila droit vers le meurtrier avant de frapper le mur, en détruisant une partie à l’impact.
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Dim Rebon

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Ven 26 Jan - 20:06

Flottant à l'extérieur de l'hôpital, il ne fallut que quelques instants à Dim pour atteindre les escaliers. Malheureusement, la différence de luminosité l'empêchait de voir l'intérieur du bâtiment sans écraser son visage contre la vitre. Une perspective peut engageante, sachant que sa silhouette à lui n'aurait aucun souci à se découper à la lumière des lampadaires.
Il lui était impossible d'être certain de la position de l'ennemi, mais la situation n'appelait plus à la prudence. Chaque instant passé à tergiverser augmentait les chances qu'il n'agisse trop tard, ce qui finalement ne lui laissait que peu d'options. Vérifiant la sécurité de son arme, l'esper flotta bien en vue des vitres donnant sur l'escalier. Le fait qu'une grêle de plomb ne l'ait pas encore atteint signifiait qu'il n’était pas repéré. Excellent.
Dirigeant son canon au jugé, l'esper tira trois balles en direction de ce qu'il pensait être la porte du couloir. Alors que le bruit des explosions lui vrillait les tympans et que l'écho se propageait à des centaines de mètres à la ronde, l'esper ne tenta pas le diable plus longtemps et s'enfuit vers l'étage supérieur, alors que les vitres où il était explosaient sous le déluge de balles qui s'ensuivit.

Trop concentré pour se réjouir tout de suite, l'esper était tout de même soulagé. Il n'y avait aucune chance pour que tous les mercenaires ne se lancent à sa poursuite, mais il avait bon espoir que sa diversion n'équilibre quelque peu les chances pour la lycéenne. Si ces mecs étaient là pour nettoyer les preuves, ils n'allaient certainement pas lui laisser le champ libre.
Et avec ces coups de feu, Dim savait pertinemment que les hommes agissaient maintenant sur un temps encore plus limité. Avec les régulations d'armes à feu de la cité scolaire, il était impossible que personne ne s'inquiète d'entendre des coups de feu en pleine nuit. Ce n'était maintenant qu'une question de minutes avant qu'anti-skill n'arrive.

Le problème étant de survivre à ces minutes.

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Ven 26 Jan - 20:27

Les quatre mercenaires étaient presque arrivés à la porte du couloir lorsque les coups de feu retentirent. Une des fenêtre de l'escalier avait explosé, laissant aux hommes l'occasion d'apercevoir la silhouette rouge-orangée d'un corps humain s'envoler vers les étages supérieurs. Suivant leur entraînement les quatre hommes retournèrent le feu par instinct, mais sans succès. Le leader lança immédiatement ses ordres, il fallait agir vite.

- Juliet et Kilo, après lui! Engagez à volonté, il ne faut pas qu'un témoin s'échappe! Papa, tu viens avec moi. On doit finir ça rapidement! India et Sierra, éliminez l'abruti de la réception, il ne faut pas qu'il tombe entre les mains d'anti-skill! Exécution!

Immédiatement, tous se mirent en action. Ils n'avaient pas le choix, cette mission devait absolument réussir.


HRP - A lire:
 
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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Lun 29 Jan - 0:16

Le temps passait doucement et Ai commençait à percevoir de plus en plus clairement les soldats qui approchaient de la porte menant dans le couloir où elle les attendait, pistolet en main. Le stress qui montait en elle tandis qu’elle attendait de voir ses ennemis entrer pour les abattre était intenable. La soirée avait été particulièrement rude mais rien d’aussi dur à supporter ne lui était vraiment arrivé. Jusque-là elle s’était fait tirer dessus par surprise, avait utilisé son pouvoir et frappé un soldat armé pour libérer une de ses camarades de nagatenjouki. Elle s’était fait menacer d’un fusil par son collègue de judgement mais rien de tout ça n’avait provoqué quelque chose de comparable à cette simple attente, ce calme avant la tempête.

Soudain le bruit d’une fenêtre se brisant retentit depuis l’étage inférieur, suivi par des coups de feu. Les hommes dans les escaliers s’agitèrent pour répliquer avant de finalement s’arrêter. L’un d’entre eux, visiblement le chef, pris la parole pour organiser la réaction de ses camarades.

- Juliet et Kilo, après lui! Engagez à volonté, il ne faut pas qu'un témoin s'échappe! Papa, tu viens avec moi. On doit finir ça rapidement! India et Sierra, éliminez l'abruti de la réception, il ne faut pas qu'il tombe entre les mains d'anti-skill! Exécution!

La personne qui était venue tirer sur les soldats devait probablement être ce fameux Dim qui n’avait pas profité de la situation pour s’enfuir finalement, mais plutôt pour prendre les soldats par derrière et venir en aide à la jeune lycéenne qui se serait retrouvée seule face à 4 soldats sinon. Cela dit, ce qui retint le plus son attention fut la fin de sa déclaration. "L’abruti de la réception" devait être Haru, c’était certain, et il était déjà en grand danger. Il fallait qu’elle se dépêche de le rejoindre sinon il serait bientôt trop tard.


Soudain, la porte s’actionna tandis que les soldats repartaient sur leur idée première de nettoyage de l’étage. Ai raffermit sa prise sur son arme et déglutit difficilement tant sa gorge était nouée par le stress encore plus important maintenant qu’il ne restait que quelques fractions de secondes avant la fusillade.

La porte s’ouvrit doucement et découvrit le premier soldat qui entra dans la salle, visiblement un peu pressé mais toujours sur ses gardes. Le deuxième n’attendit pas et entra à son tour. C’est là que la première détonation retentit. Ai avait pris l’initiative et tiré le premier coup de feu, faisant reculer le premier soldat d’un pas sous la surprise et suite à l’impact qu’il avait reçu à l’épaule. Un deuxième puis un troisième tir partirent de son arme avant que la bouteille d’oxygène, finalement touchée, ne se décide à exploser, propulsant les deux soldats vers l’avant, l’un directement à couvert face contre un mur et l’autre, celui qui avait déjà été touché, s’écroula en plein milieu du couloir.

Ai en profita pour achever celui qui restait en vue sans trop y réfléchir, continuant simplement de tirer dessus jusqu’à ce qu’elle soit absolument certaine qu’il ne se relèverait plus. Le silence retomba et Ai se concentra pour percevoir les mouvements du deuxième soldat qui se relevait difficilement et prit son arme dans les mains, prêt à en découdre. L’effet de surprise avait disparu et il faudrait maintenant que Ai trouve un moyen de battre un soldat mieux armé et bien mieux entraîné au maniement des armes dans un combat en face à face.

Elle recompta dans sa tête le nombre de tirs qu’elle avait faits et, selon ses estimations, il devait lui rester entre 4 et 7 balles en fonction de la taille du chargeur dont elle disposait. Préférant rester sur l’estimation basse par prudence, Ai chercha comment se débarrasser de son opposant sans risquer de se faire abattre et le tout avec seulement les 4 balles qu’il lui restait à disposition. Elle s’était remise à couvert et scrutait le couloir avec son pouvoir pour savoir ce que faisait le soldat mais savait que si elle ne faisait pas vite, il y avait de bonnes chances qu’il ne soit rejoint par d’autres d’ici à peine quelques minutes.

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