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 Event 1: Hospital boogaloo

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Akutoku Reitōko

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Lun 29 Jan - 2:26

Dans le District d’à côté, une certaine organisation grouillait de vie comme une fourmilière après une attaque, depuis que l’un des membres qu’ils avaient envoyé avait rompu le contact. Le directeur de l’installation demanda rapidement à ce qu’un groupe se rende sur les lieux pour récupérer un certain outil. Pour lui visiblement, l’expérience était terminée et les données récoltées bien suffisante pour la suite. Il n’y avait plus besoin que l’outil n’ait de nouveau contact avec l’extérieur. Et pour cela, il fallait qu’ils le récupère. Ce mélange d’idées bourdonnantes à plusieurs kilomètres de là ne parvinrent pas aux oreilles de cet outil, au contraire d’une explosion violente qui suffisit à lui faire ouvrir lentement ses paupières.

« Où… ? »

Une paume de main s’écrasa contre le verre de la couveuse en marquant une empreinte dans la buée. Après un temps, elle s’en détâcha, laissant à la jeune fille la possibilité de regarder à travers. La mémoire de celle-ci était embrumée, mais des souvenirs bien précis lui revinrent rapidement comme des flash. Se retenant de vomir, elle décida à la place de relier les pièces du puzzle dans sa tête, tout en continuant de se débattre dans l’espèce d’œuf de verre dans lequel elle se trouvait. Un hôpital ? Une chaleur agréable lui caressait le cou et le dos, comme si elle se trouvait sur un matelas chauffant.

« Hhhk- »

L’adolescente ramena sa main droite sur sa gorge après le gargouillement etouffé qu’elle avait produite. Une douleur lancinante revint à la charge : il lui était impossible de parler correctement ou d’émettre le moindre son sans avoir l’impression d’expirer des cailloux pointus. Jugeant cela comme un problème mineur, ceci cependant augmenta son désir d’air frais, accompagné par des coups de genoux qui résonnaient contre la coupole de verre au dessus de sa tête. Rien n’y faisait, ça ne voulait pas s’ouvrir. C’est du moins ce qu’elle se dit avant de passer sa main sur la gauche, découvrant un espèce d’interstice où elle pouvait glisser le bout des doigts. D’une pression vers le haut, elle ouvrit la coupole qui glissa en arc de cercle en révélant l’extérieur. Regardant son bras, la jeune fille aux cheveux bleus remarqua qu’il n’était plus couvert de gel, et il en était de même pour ses blessures qui avaient disparues.

En prenant une grande respiration, Akutoku Reitoko exprima une grimace de dégoût pour venir rapidement se couvrir le nez et la bouche d’une main. Quelque chose dans l’air, après qu’elle se soit mise à inspirer à grande bouffées, lui donnait des vertiges. Ça et l’explosion qu’elle avait entendue. Comme dernière preuve de la tension qui régnait, son cœur commença à battre plus rapidement. Quelque chose n’allait pas. Elle parvint à la conclusion de cette réalisation en voyant les gens écroulés au sol non loin du dispositif dans lequel elle se trouvait. Tentant de se mettre debout, l’adolescente à la place tomba à quatre pattes. Elle pourrait certainement se tenir debout si elle le voulait, mais elle décida d’économiser ses forces.

Rampant vers la personne en blouse blanche dont les traits du visages lui parut familier, Akutoku se mit à ouvrir grand les yeux. Elle s’empressa d’ouvrir sa veste puis d’y glisser la main avant de tomber sur quelque chose qu’elle n’aurait jamais voulu trouver. En ressortant sa main, elle s’assura de bien tenir ce qu’elle croyait : une carte magnétique servant de clé d’ouverture d’une certaine installation dans le District 18. Il était inconscient. De la colère vint rapidement déformer les traits de la jeune fille. A côté de lui gisant au sol se trouvait son sac à main, celui qu’elle avait emporté dans son affrontement sanglant dans les ruelles. Elle se releva en s’aidant du mur jusqu’au quel elle avait rampé. Ses cheveux maintenant détachés et lissés par la chaleur de la couveuse tombaient dans son dos et sur ses épaules pour la première fois depuis longtemps, mais elle ne s’en préoccupa pas et continua d’avancer vers la porte.
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Des coups de feu. Le sol était jonchés du personnel de l’hôpital qui semblait être dans le même état que ceux de la chambre d’Akutoku. Elle se contenta de lever les pieds en avançant, les alentours plongés dans une demi-pénombre maladroitement éclairée par les lumières de sécurité. Un nouveau coup de feu retentit comme un coup de semonce dans l’aile où elle se trouvait, la rappelant à l’ordre en raffermissant sa prise sur son sac à main. Elle n’accéléra pas la cadence pour autant, se contentant de se diriger droit devant elle, avant de remarquer à travers les vitres une personne tenant une arme et se cachant dans la salle centrale de l’aile.

Aku ne savait absolument pas ce qu’il se passait et n’avait absolument rien prévu. Tout ce qu’elle savait, c’est que son pouvoir ne répondait plus et que cette personne semblait être une élève de son établissement vu son uniforme. Ce qu’on lui avait fait dans cette couveuse l’avait peut-être tiré de son état d’hypothermie, mais il ne l’avait pas pour autant retiré du dépassement de sa limite. L’adolescente regarda sa main en avançant pliée en deux, cachée derrière le pan de mur juste en dessous des vitres. Il y avait quelqu’un qui tirait sur l’élève de Nagatenjouki dans la salle centrale. Dans son état, impossible d’imaginer le prendre par surprise ou de le dépasser. Elle allait être forcée d’utiliser son pouvoir. Rien ne lui disait qu’elle ne gèlerait pas au premier essai. Ce qui était sûr, c’est qu’elle était incapable de calculer normalement dans l’instant.

« Associe les chiffres à des symboles. »

L’adolescente plaça un doigt sur le mur une fois assez proche et se mit à dessiner des ronds et des traits. Du morse suffirait pour transférer les calculs dont elle avait besoin en information qu’elle pouvait interpréter sans trop de difficulté. Actuellement, les équations étaient impossible à faire apparaître en trois dimensions dans son esprit, d’où l’utilité d’intégrer visuellement. Ça n’avait même pas besoin d’être quelque chose de complexe. Elle avait juste besoin de quelque chose de facile à apprendre. Elle s’arrêta et se laissa glisser quand elle arrivit au bout de ce qu’elle pensait être la limite de sécurité : sur sa gauche, le paramilitaire armé avançait. C’était les mêmes uniformes que ceux qu’elle avait affrontée. Mais elle ne s’en préoccupait pas. Il y avait échange de tir. Ce qui voulait dire que la personne dans la salle derrière laquelle elle se trouvait était dans un autre camp.

Akutoku plaça sa main sur le mur et traça quelques dessins invisibles. L’homme se mettait à approcher après que les tirs n’aient pas semblé l’arrêter. Il avançait lentement vers la salle en relevant son arme, croyant peut-être avoir abattu son occupant. Quelques pas. Encore quelques pas. L’adolescente accéléra son écriture. Encore quelques pas et il y était. Juste quelques pas. Il ne lui restait que quelques symboles et elle pouvait presque le visualiser. Encore deux pas. Encore un pas. Le paramilitaire déposa sa botte silencieusement juste au moment où Akutoku projetait une bouteille d’eau sortie de son sac dans sa direction sans même viser.

« Associe les symboles à des actions. »

Le paramilitaire, en entendant la bouteille, se mit à diriger ses tirs dans sa direction, déchiquetant le plastique en petits morceaux qui volaient partout autour. L’eau contenue dans la bouteille projetée en tout sens par la force de son arme se transforma en une matière gelée qui vibrait sur le sol à une vitesse effroyable, glissant jusqu’au pieds du paramilitaire comme une vague. L’instant d’après, la glace avait atteint ses bottes, puis ses jambes, puis sa taille, puis son torse, puis son cou, et s’arrêta de monter. Elle ne chercha pas à savoir si elle avait atteint sa cible ou pas, si elle était hors d’état de nuire ou pas, si la personne dans la salle allait se retourner contre elle ou pas, si elle s’était congelée ou pas. Après un soupire, Akutoku Reitoko reposa son dos contre la paroi, son bras gauche entièrement couvert de gel.
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Dim Rebon

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Lun 29 Jan - 3:14

Après une brève ascension, Dim se stabilisa face à une fenêtre deux étages plus haut. Il n'avait pas un instant à perdre, aussi déchargea-t-il deux balles dans le verrou. L'encadrement sauta, n'offrant qu'une résistance de principe à l'esper lorsqu'il poussa la vitre pour retourner dans le bâtiment.
une explosion retentit dans le bâtiment, accompagné de bruits de coups de feu. Mais Dim n'eut pas l'occasion de s'inquiéter du sort de la lycéenne. A peine son premier pied avait-il touché le sol qu'une grêle le béton le força à se jeter par terre. Les mercenaires l'avaient déjà rattrapé.

"Ok, ces messieurs sont motivés."


D'une impulsion, l'esper se projeta au pallier supérieur, prenant appuis sur le mur de celui-ci pour repartir et gagner de nouveau un pallier en une poignée de secondes. Reprenant son souffle un instant, Dim se rendit compte que des rigoles de sang coulaient déjà de sa blessure, imbibant sa robe d'hôpital. Claquant de la langue de manière désapprobatrice, il se demanda brièvement s'il n'avait pas fait une grosse bêtise en aidant le blond et le rasta plus tôt dans la journée.
Ces pensées furent vites chassées par l'adrénaline lorsque les mercenaires pointèrent le bout de leur nez à l'étage inférieur. Tirant un peu à l'aveugle, Dim envoya deux balles supplémentaires en direction de ses poursuivants, qui ne répliquèrent pas. Soit leurs munitions diminuaient trop vite à leur goût, soit ils avaient compris que leur proie faisait en sorte de toujours conserver un mur de béton entre son corps et leur ligne de tir.

Un dernier pallier franchi en sautant et l'esper déboula sur le toit de l'hôpital, de retour dans le froid de cette nuit d'automne. Il avait la tête qui tournait et une violente nausée manqua de le faire vomir. Incapable de déterminer les degrés de culpabilité entre le gaz et son anémie, Dim se contenta de noter qu'il n'était absolument pas en état de mener un combat physique. Fort heureusement pour lui, si son plan se déroulait comme prévu il n'aurait même pas à se battre pour gagner. Juste à mourir.
Mais pour ça, le timing allait être essentiel.

Sans perdre un instant, il fonça vers le bord du toit et se retourna à quelques centimètres du grillage de protection. Tout en vidant sa poche de sang sur son visage, l'esper imaginait ses poursuivants monter les escaliers. L'odeur du sang lui emplit le nez alors que quelques gouttes au goût métallique s'infiltraient dans sa bouche. Une inspiration, son visage se tordit de peur.  Les mercenaires n'étaient qu'à un pallier. Deux inspirations, il commença à sangloter. Les deux hommes s'approchaient de la porte. Trois inspirations, il se recroquevilla, tremblant et gémissant. Il était maintenant l'exemple même de la victime paniquée dos au mur.

Il tira frénétiquement trois coups en direction de la porte, forçant les mercenaires à reculer un instant. Profitant de ce reset, il hurlât d'une voix cassée déchirante:

"VOUS M'AUREZ PAS VIVANT BANDE DE FILS DE PUTE!"

A l'instant où les deux hommes passaient le seuil de la porte, l'esper sembla plaquer le pistolet contre sa tempe et tirer, projetant son corps sans vie sur le sol.

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Naru Kamao Komao, la vraie waifu de mon cœur!

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Maitre du Jeu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Lun 29 Jan - 3:50

Ce moucheron était particulièrement agaçant. Sa lame avait pourtant goûté à son sang. L'espace d'une fraction de seconde, l'acier avait touché sa chair, ouvrant une infime plaie dans cette enveloppe molle. Il l'avait senti, il l'avait goûté. Mais une fraction de seconde plus tard, il était de retour au point de départ. Des morceaux de plâtre avaient pénétrés ses omoplates, un filet de sang commençait à remonter de son œsophage. Un sacré paquet d'organes vitaux avaient été écrasés par le choc, et des esquilles d'os s'étaient plantés dans ses poumons. Rien qu'il ne puisse guérir néanmoins.

Le goût du sang dans sa bouche l'excitait. Plus sa proie se débattait, plus il avait envie d'en faire couler le sang. Encore plus.
Imprudemment, le garçon était restée dans son champ d'action. Il élança le bras, mais sa proie s'enfuit rapidement. Il en faudrait plus que ça pour la tuer. Encore un peu plus, et il serait libéré de cette frustration qui augmentait en lui.
Il se désengagea du mur avant de se rendre compte que sa proie s'adressait à lui. Levant la tête, il compris ce que le moucheron agaçant préparait.
L'air se décompressa brusquement alors que l'énorme bureau fonçait en direction de l'homme au masque. La force de l'impact le renvoya contre le mur alors que le bois se brisait dans un craquement d'enfer résonnant dans tout le bâtiment, projetant de la poussière de plâtre dans toute la réception.

Inutile. Il sentait son dos brisé. Son épaule gauche avait été réduite en purée. Sa cage thoracique enfoncée.
Inutile. La poussière retombant, Haru pouvait apercevoir la silhouette encapuchonnée chanceler au milieu des gravats. Une énorme esquille de bois avait empalé l'homme au masque au niveau de l'estomac, le transperçant de part en part.
Inutile. Dans la lumière glauque des lumières d'urgence, le masque brisé de l'assassin tomba à ses pieds, dévoilant un visage mutilé. Du sang s'écoulait de sa bouche alors que sa face semblait avoir été brûlée, son nez n'étant plus qu'une boursouflure alors que son œil droit était totalement laiteux.

"Inutile!!!"

L'homme s'était maintenant remis sur pieds et semblait convulser, parcouru de mouvements nerveux. Son visage était tourné vers sa proie sans la voir, la lame dans sa main luisant toujours au milieu de la semi-pénombre.

HRP:
 
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Haruhiro Wilkowski

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Lun 29 Jan - 22:55

Haletant, la main contre son épaule gauche, Haruhiro n’en croyait pas ses yeux. Devant lui, une forme se redressait d’entre les débris. Les sons lui parvenaient comme un brouhaha désordonné et sa vision était floue mais malgré tout, il avait compris une chose: son adversaire s’était relevé.

« C-comment… »

[ C’est pas possible… comment est-ce qu’il peut encore bouger après… ça ?! ]

Lentement, sa vue devenait de plus en plus nette, jusqu’à ce qu’il puisse voir dans les moindre détails l’horreur qui se tenait en face de lui. L’homme au masque n’était plus qu’un corps mutilé, couvert de sang et chancelant. Son masque n’était plus là d’ailleurs, dévoilant au jeune homme un visage aussi immonde que le reste du sac de chair sanguinolent dont il était constitué.

"Inutile!!!"

Ce simple mot, prononcé d’une voix rauque et vibrante, glaça le sang de Haruhiro tout en le ramenant à la réalité. Ça n’était pas fini, pas encore. Cet homme ne se laisserait pas abattre aussi facilement. Le hoquet de surprise de l’adolescent l’obligea à se plier soudainement en deux. Un filet de sang s’écrasa au sol. Tremblant comme une feuille, le jeune garçon de 16 ans releva les yeux vers son adversaire, s’essuyant la bouche d’un revers de la main.

[ Facilement ? En quoi c’était facile ? J… je veux plus faire ça… ]

A l’instant même où Haruhiro recula d’un pas, la forme disparut subitement de son emplacement pour réapparaître juste devant lui. L’adolescent s’était cabré en arrière et s’apprêtait à esquiver à l’aide d’une compression mais eut à peine le temps de réagir qu’une trainée rouge se dessina de sa joue gauche jusqu’au bas de son torse. Face à lui, le visage monstrueux de l'homme. Ses yeux n'avaient pas perçu de mouvement et il commençait à peine à sentir les picotements de la blessure qui venait de lui être infligée. Si elle n’était pas profonde, sur la peau de son cou, le résultat n'aurait pas été le même et l’adolescent était quasiment certain qu’il ne serait plus en train de réfléchir en ce moment. Sa propre mâchoire lui avait sauvé la vie.

La compression préparée pour l’esquive se relâcha pas moins d’un quart de seconde plus tard, propulsant le jeune homme contre le mur à sa droite et le libérant du corps à corps avec la bête. Son dos heurta violemment la surface froide, provoquant un cri de douleur de la part du garçon.

[ Qu’est-ce que c’était que ç- ]

Haruhiro n’eut le temps que de lever son bras gauche avant qu’une lame ne lui pénètre la peau, l’entaillant le long de l’avant bras et du bras jusqu’à l’épaule avant de se planter dans le mur. Il n’avait pas eu le temps de voir, seulement d’entendre, et son instinct de survie avait fait le reste. L’étudiant n’avait pas le temps de réagir et ne pu que se baisser avant que le couteau ne fonce horizontalement, laissant un profond sillon dans le mur. Une explosion retentit, alors que l’air compressé dans la main de l’esper se détendait contre le ventre de l’homme à la capuche, le repoussant en arrière en éparpillant une grosse quantité de sang autour et devant de lui.

Le jeune brun redémarra aussitôt et se mit à courir vers la droite en activant son pouvoir Une forte nausée lui tordait les boyaux mais il avait eu une idée en frôlant la mort une fois de plus, une idée qui le répugnait.

[ Si j’arrive à tenir assez longtemps… avec ce morceau de bois dans le ventre il va se vider de son sang. Et lorsqu’il ne pourra plus bouger je… ]

La compression sur tout l’avant de son corps se relâcha, projetant l’adolescent à la verticale alors qu’une ombre passait juste en dessous de lui. Une vive douleur se manifesta sur son torse et son bras gauche, lui arrachant un gémissement de douleur. Quelque chose tambourinait horriblement dans sa tête, probablement à cause de la sur-utilisation de son pouvoir. Ça n’avait pas été une prévision ou une quelconque forme d’esquive préméditée, quitter le sol en pleine course avait seulement été l'unique mouvement qu’avait pu imaginer Haruhiro pour hypothétiquement esquiver une attaque de cette vitesse. Et pourtant…

« Merde… »

Une grimace de douleur sur le visage, l’adolescent s’écroula lourdement au sol avant de faire quelques roulés-boulés. Un regard vers sa jambe gauche lui confirma ce qu’il avait ressentit, une estafilade rougeâtre ornait désormais la peau recouvrant son muscle soléaire.

Des voix parvinrent aux oreilles du garçon qui se releva péniblement, sa jambe blessée tremblante et son bras gauche ensanglanté pendant le long de son corps. En tournant la tête à gauche, il put voir deux hommes en tenue paramilitaire sombre faire irruption dans l’accueil, depuis les escaliers.

La bouche entrouverte, les yeux ronds et humides. Haruhiro regarda ses deux nouveaux opposants d’un air d’incompréhension. C’était comme si la vérité lui avait été jetée en plein visage. Il ne pouvait pas gagner c’était impossible, pas même envisageable. Seul il ne pouvait strictement rien faire.

La peur n’était plus présente chez le garçon, seuls restaient la tristesse, le regret. Il n’avait rien amélioré, sauvé personne. Tous ceux qu’il avait rencontré, qu’il avait impliqué allaient mourir par sa faute et son incompétence. Ses actions étaient inutiles depuis le tout début… il n’avait servit à rien.

Tel un déchirement de l’âme, un hurlement rauque s’échappa de la gorge nouée de l’adolescent.

« BOR-DEL DE MEEERDE !! »
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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mar 30 Jan - 0:51

Ai était contre le mur, sentant son adversaire avancer doucement dans le couloir, arme levée en direction de la porte. Le stress avait laissé place à la peur pour la première fois véritablement dans cette soirée d’enfer et elle sentait qu’elle était à deux doigts de craquer. Elle n’avait jamais rien connu de semblable et sa petite vie presque tranquille de fille de riche élevée dans des écoles bourgeoises ne lui avait pas vraiment appris à réagir face à une situation la mettant face à un danger de mort imminente.

Les yeux fermés et respirant par à-coups, Ai était adossée au mur, ayant abandonné toute idée de trouver un véritable plan et attendant le moment de la confrontation finale contre ce soldat. Elle n’allait sans doute pas gagner mais peut-être pourrait-elle l’emmener avec elle et l’empêcher de descendre pour compliquer encore plus la survie de Haru.

L’emmener avec elle… voilà qu’elle parlait de tuer quelqu’un comme d’une chose normale et planifiable, comme si c’était devenu sa routine ce soir. Il y avait eu tellement de morts... Soudain elle revit dans son esprit défiler les images de l’homme écrasé au sol qu’elle avait croisé, des deux soldats qu’elle avait tués avec une flashbang et du dernier sur lequel elle avait tiré à plusieurs reprises. Sentant la nausée la gagner, elle essaya de chasser ces images de sa tête mais ne put s’empêcher de trembler légèrement. Alors ça y est ? Elle avait atteint la limite de ce qu’elle pouvait encaisser en une soirée ? Décidément elle était bien inutile au milieu de tout ça…

Fermant les yeux un instant, elle se redressa dos au mur et les rouvrit, pleine d’une détermination nouvelle. Ces soldats étaient venus pour les tuer et elle leur avait rendu la pareille, elle ne regrettait rien et si on lui donnait la possibilité de recommencer elle les tuerait encore et encore jusqu’à ce qu’on ne lui laisse la possibilité de sauver ceux qu’elle aime. Elle les tuerait eux et tous ceux qui se dresseraient sur son chemin, sans jamais plus hésiter.

Le deuxième -et désormais dernier- soldat de l’étage avait continué d’avancer doucement et se trouvait désormais pratiquement dans la salle. Devant la porte, il avançait maintenant avec une extrême prudence, prêt à abattre toute cible qui se présenterait à lui.

Ai compta dans sa tête… 3… 2… 1… L’homme se retourna soudain et tira dans ce qui semblait être une bouteille d’eau qui explosa au contact des balles, éclaboussant le sol juste devant lui. Ai sentit que l’eau semblait se mouvoir et grimper sur l’homme qui se tortillait de plus en plus difficilement avant d’être totalement immobilisé. C’est à ce moment que Ai sortit pour voir le soldat couvert de glace, incapable de bouger, ayant juste la tête de libre. Ai ne pouvait pas voir son visage à travers sa visière mais elle savait qu’il devait être mort de peur.

Bouche-bée devant ce spectacle hors du commun, la lycéenne s’avança de quelques pas et arracha le casque du soldat pour le regarder dans les yeux. Soudain un sourire se dessina sur son visage et la jeune fille éclata d’un rire dénué de toute joie, explosion de tout ce stress accumulé durant les dernières minutes.

-« Hahaha ! Regarde-toi ! C’est à mourir de rire ! » Commença-t-elle avant de se calmer et de reprendre sur un ton et avec un regard froid. Elle lui arracha son pistolet mitrailleur de sa main gelée tout en continuant de lui parler. « Vous venez ici, dans notre citée, pour venir nous tuer armés de vos mitraillettes et de tout votre équipement sophistiqué. Vous êtes tombés dans la mauvaise ville, ici aucun équipement ne vous sauvera, on vous tuera tous jusqu’au dernier ! »

Jetant un œil rapide à son arme, Ai arracha finalement son atèle qui la gênait plus qu’autre chose dans ces circonstances. Elle vint plaquer le canon de l’arme sur la joue du soldat et siffla entre ses dents :

-« Vous n’avez pas idée de l’erreur monumentale que vous avez faite. »

Puis elle actionna la gâchette, abatant l’homme qui n’eut même pas le luxe de s’écrouler au sol, coincé qu’il était dans la glace.

-« Visiblement leurs armes doivent être bloquées manuellement, sinon on peut s’en servir… » dit-elle avant de se tourner vers l’autre personne qu’elle percevait accroupie derrière un mur, brandissant son arme dans sa direction.

Elle s’approcha d’elle et la rejoint rapidement, constatant qu’il s’agissait de la fille aux cheveux bleus qu’elle avait sauvé plus tôt. Soudain elle fit le rapprochement, une fille de Nagatenjouki aux cheveux bleus avec un pouvoir de glace. Reitoko, ce nom lui avait paru familier, c’était la reine de glace de Nagaten. Un allié de choix pour la suite. Baissant son arme et lui tendant la main, Ai constata que son bras était couvert de glace.

-« Mets ton bras devant le radiateur, là. Ça va peut-être brûler un petit peu.» dit-elle avant de mettre des coups de crosses sur le cadran du radiateur jusqu’à ce qu’il ne lâche et projette de l’eau chaude sous pression, parlant toujours sur son ton froid qu'elle avait adopté.

-« Maintenant viens, on n’a pas beaucoup de temps, faut aider ceux à l’accueil. » dit Ai avant de ramasser un autre pistolet sur un agent d’Antiskill pour remplacer celui dont elle avait épuisé les balles au cas où le pistolet mitrailleur venait à se bloquer. « Je vais t’aider à descendre. » dit-elle en essuyant un peu du sang de l'homme qui avait giclé sur sa joue avant de tendre à nouveau la main à Aku et de l’aider à marcher rapidement jusqu’à l’accueil où les choses intéressantes se passaient.

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Akutoku Reitōko

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mar 30 Jan - 6:01

Aku rouvrit les yeux en lâchant un souffle glacé devant elle pour tourner la tête sur le côté. La personne de son établissement était sortie de la salle. Est-ce qu’elle lui avait sauvé la vie ? Si elle le disait aux scientifiques d’une certaine organisation, peut-être qu’ils envisageraient de la laisser sortir un peu plus.

« Hahaha ! Regarde-toi ! C’est à mourir de rire ! »

La jeune fille sursauta en relevant la tête, pensant qu’on parlait d’elle. En sentant que la jeune femme à la voix rauque et au ton sec avait retiré quelque chose de la glace en restant aux côtés du paramilitaire qu’elle avait empêché de bouger, elle commença à se redresser un peu, adossée au mur. Cependant, le message de tout son corps lui disant de garder son énergie lui intima de rester à sa place.

« Vous venez ici, dans notre citée, pour venir nous tuer armés de vos mitraillettes et de tout votre équipement sophistiqué. Vous êtes tombés dans la mauvaise ville, ici aucun équipement ne vous sauvera, on vous tuera tous jusqu’au dernier ! »

Akutoku Reitoko n’eut pas besoin d’entendre le tir pour savoir ce qui venait de se passer. Elle avait plutôt mal fabriqué sa glace puisque avec le mouvement de recul de l’homme tiré à bout portant, celle-ci n’avait pas résisté et s’était cassé pour venir se réduire en petit morceaux au sol. Le meurtre de cet homme rappela à l'adolescente aux couettes bleus un souvenir qu'elle fit rapidement disparaître. Elle n'avait pas envie de penser à ça maintenant. Apparemment, qui que puisse être cette fille, elle était au moins aussi déterminé qu’Aku, voir plus, et elle savait se servir d’une arme à feu. C’était en soi deux aspects qui la rendait extrêmement utile dans une situation comme celle-ci… Encore faudrait-il qu’elle soit réellement de son côté.

« Vous n’avez pas idée de l’erreur monumentale que vous avez faite. …Visiblement leurs armes doivent être bloquées manuellement, sinon on peut s’en servir… »

L’arme produisit un bruit de claquement en se braquant vers Akutoku, qui ne bougea pas d’un poil, pas parce qu’elle n’avait aucune appréhension, mais plutôt parce qu’elle avait l’impression que courir ou rouler sur le côté n’allait pas servir à grand-chose dans une telle situation. Est-ce qu’elle connaissait déjà cette fille ? Si Aku n’avait pas la fâcheuse habitude d’ignorer la majeur partie des visages autour d’elle durant la journée, elle aurait peut-être pu répondre à cette question. Mais même en faisant un effort, rien ne venait, elle avait pourtant l’air d’une personne importante. Peut-être une déléguée de classe ? Et qu’est ce qu’elle faisait ici, au juste ? En entendant l’arme se baisser, la jeune fille releva son visage frêle vers sa camarade qui lui tendait la main.

« Mets ton bras devant le radiateur, là. Ça va peut-être brûler un petit peu.»

Comprenant ce qu’elle s’apprêtait à faire après le premier coup de son arme sur le radiateur, la jeune fille s’exécuta et laissa le liquide brûlant lui couler sur le bras. C’était affreusement douloureux : sa peau avait refroidie en surface et en partie à l’intérieur aussi, mais ses récepteurs tactiles étaient encore actifs et ceux de la douleur aussi. Les mélanges des températures lui arracha un petit cri de chaton étouffé alors qu’elle retira rapidement son bras, désormais de la même couleur que le bout de ses joues et lui piquant la peau comme si il était recouvert d’épingles.

« Maintenant viens, on n’a pas beaucoup de temps, faut aider ceux à l’accueil. »

[ ‘‘Ceux à l’accueil’’ ? Donc… Il y a d’autres personnes conscientes ? ]

La jeune fille tenta de parler, mais le souffle imperceptible qui en sorti lui rappela qu’elle n’en était plus capable. Il y avait de l’amélioration pourtant, elle ne sentaient plus des cailloux lui entailler le larinx à chaque tentative. Akutoku se mit à réfléchir pour la première fois depuis qu’elle s’était réveillé. A présent elle était libre de ses mouvements dans cette zone, et elle avait même gagné une alliée capable de tuer sans hésitation. Il était maintenant temps de mettre la situation au clair et de se préparer à une contre attaque. Si les couloirs de ventilations étaient juste assez grands pour Aku, elles pourraient se séparer pour leur tomber dessus de deux côtés différent, ou tenter d’allumer les sprinkler pour faciliter l’utilisation de son pouvoir…

« Je vais t’aider à descendre. »

[ H-hein… ? A-attends une seconde- ! ]

Aku émit un nouveau souffle enroué alors que la jeune fille lui attrapa la main en accélérant le pas. Elle ne devait absolument plus foncer sans réfléchir, Akutoku le savait pertinemment à présent ! L’équipement de leurs adversaire n’était pas seulement hautement sophistiqué bien au-delà de ce qu’elle avait vu jusqu’à maintenant, il était aussi désigné, lui et leur entraînement, à être dirigé contre des esper. La camarade d’Aku n’avait apparemment pas compris que c’était un total coup de chance que celle-ci se soit trouvée sur son chemin à ce moment. Ou alors peut-être qu’elle l’avait compris… Elle ne semblait pas enclin à changer d’avis maintenant qu’elles dévalaient les marches, et pourtant, il le fallait.

« Heee- ! »

S’agrippant au bras de l’adolescente, Akutoku réussit à la faire s’arrêter de courir. Quoi que puisse diriger celle-ci, elle devait avoir une très bonne raison pour prendre autant de risques inconsidérés. Une étudiante normale n’aurait-elle pas tenté de s’enfuir, plutôt ? Même un membre de Judgment aurait tenté de contacter Anti-Skill avant tout, quelque soit la puissance de sa capacité. Mais la jeune fille n’était absolument pas d’accord. Elle lança un regard d’incompréhension et d’agacement en essayant tant bien que mal de comprendre, avant de se remettre à avancer en la tirant un peu plus. Aku sentit que si elle continuait à se débattre, elle allait sûrement simplement la laisser là.

[ Il y a quelque chose d’important à l’accueil… ? Et si je n’ai pas le choix, dans mon état, autant rester avec cette fille… Mais elle a l’air d’être déjà à bout... Est-ce que c’est vraiment bon ? Je me demande si je serais pas mieux toute seule plutôt qu’avec quelqu’un qui pourrait nous faire tuer toutes les deux. ]

Mais alors que les deux jeunes filles accéléraient la cadence dans l’escalier en produisant un silence anormal, Akutoku remarqua le regard de l’adolescente. Il ressemblait à son regard à elle dans la glace. D’une façon ou d’une autre, elle savait qu’elle ne pourrait pas l’arrêter d’avancer. Glissant sa main dans sa sacoche pour y attraper une bouteille, Akutoku senti que c’était la dernière et qu’à côté se trouvait son cannister d’oxygène. Elle se pinça les lèvres en raffermissant sa prise sur le bras de sa nouvelle alliée. Si elle devait aller jusqu’au bout, elle préfèrerait que quelqu’un soit là pour s’occuper d’elle après.

[ C’est pas mon style, mais la logique peut bien aller se faire foutre. Faisons ça ensemble, alors. ]
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Dim Rebon

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mer 31 Jan - 23:25

"Pourquoi il a...? demanda Juliet, encore essoufflé par la course dans les escaliers.
- On s'en fout, va vérifier s'il est mort.
- Bien sûr. Admirer la cervelle éclatée d'un gamin c'est un de mes plaisir secret.
- Bouge ton cul, je sais pas si t'as remarqué mais on nage pas dans le temps. J'ai pas envie de me faire gauler par Antiskill maintenant."
Le mercenaire haussa les épaules en s'approchant du cadavre.
"Whatever you say man, tu me devras une bière en rentrant. Et quand j'aurais retrouvé l'appétit.
- Mais jamais tu la fermes? Grouille."

Le corps encore chaud du collégien gisait à quelques mètres de là, apparaissant dans une couleur orangée sur sa vision thermique. Il la désactiva en s'approchant, passant à la vision nocturne pour "admirer" tous les détails. Le corps du garçon était encore de dos, la force de l'impact l'ayant fait tourner sur lui-même dans sa chute. Mais déjà, Juliet pouvait apercevoir l'énorme tâche de sang qui s'écoulait de son visage. Avec une flaque comme ça, son visage devait être absolument ravagé.
Même quand on a vendu son âme et son existence à une organisation illégale, voir un gamin éclaté en petits bouts reste une vision qu'on préfère éviter.

"Sauf Whiskey. Ce taré serait du genre à kiffer ça." réfléchissait-il tout en toisant maintenant le corps. Il mit un coup de pied dans les côtes du corps, sans réaction.

"Hey gamin, t'es mort?"
Bien sûr il ne s'attendait pas vraiment à une réponse, c'était plus pour dédramatiser qu'autre chose.

"Heureusement, j'aurais plus à supporter ce sociopathe pendant un moment, vu la gueule qu'il tirait quand ils l'ont rapatrié"
Il fût interrompu dans ses pensées par la voix pressante de Kilo dans ses écouteurs.
"Juliet, bouge. Papa réponds plus".
"Ouais ça arrive. J'aimerais t'y v..." répondit-il en se tournant vers son allié tout en retournant le corps. Une bonne inspiration, et il tourna le visage pour contempler l'étendue des dégâts...Pour se retrouver nez à nez avec le canon d'une arme collée à la visière de son casque.

Dim ne laissa même pas à l'homme l'occasion d'avoir l'air surpris et lui tira deux fois dans le visage. La balle traversa la vitre conçue pour arrêter les éclats, éclaboussant l'intérieur du casque d'un mélange de sang et de cervelle, un filet sanglant s'échappant des trous.
Prestement, il attira le corps de sa victime à lui, s'en servant comme d'un couvert contre la volée de tirs qui partait maintenant de son équipier. L'esper sentait le choc des projectiles se répercuter jusque dans ses dents, mais l'armure du mercenaire tînt bon alors que son corps absorbait la majeure partie de l'énergie. Il profita de ces quelques secondes pour agripper un chargeur dans l'une des poches de l'homme et se le coincer entre les dents.
Ne sortant que le canon de son arme, Dim vida son chargeur en direction de la porte, forçant le tireur à se replier. Sans hésiter, l'esper se précipita sur le pistolet-mitrailleur gisant au sol et pris les airs en utilisant une trajectoire qui le ferait passer directement au-dessus de la sortie des escaliers.
Comme il s'y attendait, son adversaire ressorti de son couvert tel un diable de sa boîte, mais engoncé dans son armure il eut du mal à angler son corps de manière à tirer en l'air de manière convaincante. Il tira quelques balles, mais Dim avait déjà dépassé le toit.
A part un méchant bleu aux côtes son faux suicide, réalisé en tirant derrière sa tête pour jouer sur le manque de perspective causé par le manque de luminosité, lui avait permis d'échapper au danger tout en éliminant un des mercenaires. Au fond de lui-même, il était heureux que ces vitres soient teintées. C'était la première fois qu'il tuait quelqu'un de manière directe, et il ne pouvait remercier suffisamment les patrons du type qu'il avait dégommé d'avoir tout fait pour les rendre anonymes.
L'occasion était parfaite pour l'esper, qui aurait sans doute dû en profiter pour fuir. Mais, restant concentré, il modifia sa course pour se diriger vers l'entrée du l'hôpital au pied de la façade qu'il venait de franchir. En restant près du mur il se prémunissait de toute riposte de la part du mercenaire qu'il avait laissé sur le toit.
Un instant avant d’atterrir, Dim vérifia la sécurité de l'arme. Off.

Avant même de poser pied au sol il remarqua l'état chaotique du hall d'entrée. Les lumières d'urgence lui permettaient de distinguer deux mercenaires déboulant d'un couloir au fond de la salle. Le corps d'un homme, habillé en civil, reposait au sol dans une position défaite. Et au dessus de ce corps, une silhouette qui avait hanté l'esprit de Dim toute la journée.

Sans prendre le temps d'annoncer sa présence, l'esper avait à peine touché le sol que le son étouffé de son pistolet mitrailleur se fit entendre. Prévision météorologique pour le hall d'entrée: Grêle de 9mm caseless.

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Maitre du Jeu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Jeu 1 Fév - 22:06

HRP: Situation:
 
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Haruhiro Wilkowski

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Ven 2 Fév - 1:06

Toute volonté de se battre avait quitté Haruhiro au moment où une volée de balle passa juste au dessus de son crâne, forçant les deux mercenaires à se mettre à couvert. Qu’est-ce qui était en train de se passer ? Est-ce que quelqu’un avait rejoint son camp ? Anti-Skill était arrivé ? La tête entre les mains et le corps collé contre le carrelage, l’adolescent se força à regarder vers la droite, en direction de la silhouette qui ne cessait de tirer, presque sans bruit. Pourtant, le cliquetis rapide de l'arme résonnait dans la tête du jeune esper comme s'il s'agissait d'un vacarme assourdissant.

[ Est-ce que ?.... Quelqu’un qui a échappé au gaz ? ]

La silhouette était petite, et semblait appartenir à un garçon d’à peu près son âge. Est-ce que c’était quelqu’un comme lui, un simple adolescent forcé de se battre pour sa vie ? Malgré la situation, une lueur d’espoir s’alluma en Haruhiro. Il avait un allié, il ne se battait plus seul.

Alors que devant lui, l’homme qui avait manqué de le tuer encaissait les balles dans un bruit de chair déchiquetée et d'os brisés, l’adolescent se mit à ramper à reculons, pour sortir de la zone de tir. Une fois suffisamment à l’écart, Haruhiro se redressa en s’appuyant contre le mur derrière lui. Rester au fond de la salle était dangereux, une balle perdue pouvait encore le toucher. Mais ce garçon, il était bien son allié non ? Il n’allait pas le tuer lui aussi, pas vrai ? Serrant les dents en se maudissant intérieurement, Haruhiro longea le mur pour se rapprocher de l’origine des tirs.

« H-hé ! » cria-t-il après avoir fait quelques pas en direction de la moitié de la pièce.

« Cet homme… je sais que c’est bizarre mais… je crois qu’il ne peut pas mourir ! Vu ses blessures il devrait déjà être mort mais, je ne sais pas si les balles le tueront ! »

Aussi horrible que ce monstre pouvait l’être, Haruhiro avait du mal à supporter la vision d’un être humain se faire déchiqueter par des balles de fusil mitrailleur. Les lèvres du garçon s'élargirent dans un sourire d'incompréhension. Il sembla perdu un instant et tourna lentement la tête de droite à gauche à répétition. Non, il ne devait pas penser comme ça… il l’avait vu de ses propres yeux. Cette chose, elle ne pouvait pas être humaine.

Des images défilèrent les unes après les autres dans sa tête, plus horribles et traumatisantes les unes que les autres. Rouge, du sang. Une ribambelle d’émotions apparurent chez le garçon qui commença à ressentir les mêmes choses qu’il avait ressenti à chacun de ces moment qui avait marqué sa mémoire. Une à une, les émotions commencèrent à s’empiler dans son esprit, à le remplir et l’entourer, jusqu’à le recouvrir complètement.

Du stress. De la peur. De la haine, de l’anxiété. Du soulagement, de la peur. De la haine, de la peur, de la colère, de la peur, de la peur, de la peur, de la peur, de la peur.
Peur.

Haruhiro tremblait, la douleur dans son bras et tout son corps s’était atténuée tout à coup. Ses mains étaient raidies et parcourues de tremblements incontrôlés. Il en était de même pour ses bras, ses pieds, ses jambes, sa tête, tout son corps. Une expression choquée sur le visage, le jeune homme releva des yeux presque fous vers son nouvel allié alors qu’un sourire terrifié se gravait sur son visage. Il leva un bras ensanglanté en direction de Dim. Une voix forte mais non maitrisée sortit de sa bouche, emplie de désespoir et de peine, criée dans le seul but d'atteindre la personne devant lui, sans se soucier du reste.

« I-il faut… mon… s-sauver ma senpai... Ai, sauver Ai, s-s’il te plait ! »


Dernière édition par Haruhiro Wilkowski le Jeu 8 Fév - 20:57, édité 2 fois
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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Sam 3 Fév - 13:31

Ai soutenait sa camarade tout en descendant les marches le plus vite possible. Elle ne s’inquiétait pas de croiser quelqu’un vu que son pouvoir lui permettait de détecter les ennemis avant que ses yeux ne le fassent, et de toute façon elle n'avait clairement pas le temps de faire attention à elle, le besoin d'aider Haru se faisant de plus en plus pressant au fil des secondes qui passaient.

Cela dit la jeune fille au bord de l’épuisement qu’elle traînait avec elle semblait un peu réticente à l'idée de descendre de cette manière. Tirant sur le bras de Ai et essayant de se dégager, elle semblait vouloir articuler quelque chose mais n’y arrivait visiblement pas. S'agaçant assez vite, Ai la força à la suivre un moment avant de songer à tout simplement la laisser là. Si elle ne voulait pas l'aider elle ne lui servait à rien de toute façon et même dans le cas inverse, vu son état, il était tout à fait possible qu'elle ne soit d'aucune aide une fois en bas.

Elle lui avait tout de même sauvé la vie en neutralisant le soldat, mais bon, elle s'était à moitié congelé le bras dans l'entreprise. Peut-être avait-elle peur de descendre après ce qu'elle avait vécu plus tôt, après tout elle ne serait plus de ce monde si Ai n'était pas arrivée au bon moment dans la ruelle où elle se faisait étrangler. Cela dit, il restait peut-être des soldats aux autres étages et rester ici risquait simplement de la forcer à se battre seule contre eux. Enfin cela, Ai ne s’en préoccupait pas et le sort de cette fille ne ferait plus du tout partie de ses inquiétudes si cette dernière décidait de rester en arrière, elle n’avait pas le temps pour ceux qui n’étaient pas de son côté.

-« Bon j’ai pas le temps pour ça ! Aide-moi bon sang, tu peux pas m’empêcher d’y aller de toute façon ! » dit-elle avant de se calmer un peu et de reprendre « Et puis ce n’est pas la peine d’essayer de parler, le type qui t’étranglait quand je suis arrivée dans la rue tout à l’heure a dû pas mal t’abîmer la gorge… »

Finalement l'autre fille se décida à ne plus opposer de résistance et Ai pu reprendre sa course sans perdre plus de temps. *J’arrive Haru, je vais te sauver, personne ne m’en empêchera tu vas voir. Après tout les autres soldats ont voulu et regarde où ils sont maintenant !*

Arrivant finalement vers le rez-de-chaussée, Ai put  sentir qu’il y avait deux soldats qui s’étaient repliés au bout du couloir où elle arrivait. De part et d'autre de la porte menant au hall d'entrée, ils semblaient rester à couvert en attendant une ouverture pour pouvoir entrer à nouveau et tirer dans le tas. Ai fronça les sourcils et déposa doucement Aku sur une marche avant de lui chuchoter, plus par réflexe que par réel intérêt vu son pouvoir, ne desserrant pas les mâchoires sous la colère qui montait.

-« Bouge pas de là toi, je vais encore avoir besoin de toi. Je m’occupe de me débarrasser de ces deux-là… »

Se redressant, Ai retira lentement son masque à oxygène, ayant compris qu’il n’était plus d’une si grande utilité en voyant que l’autre fille s’en passait très bien. Elle s’approcha en marchant doucement, un large sourire un peu malsain se dessinant sur son visage tandis que les soldats ne pouvaient pas l’entendre et ne la voyaient pas, concentrés qu’ils étaient sur leur fusillade.

*Oh je vais vous apprendre à m’ignorer, vous allez voir !* pensa-t-elle avant d’attraper sa bouteille à oxygène et de la faire rouler vers les deux soldats.

Une fois la bouteille assez proche, Ai tira une rafale en direction de la bouteille qui explosa rapidement, plusieurs balles allant directement au contact de la bouteille métallique, provoquant une étincelle qui mit feu à l'oxygène qu'elle contenait.

La double porte menant au hall s’arracha de ses gonds et vint s’écraser lourdement dans la salle tandis que les soldats se retrouvèrent propulsés au sol. Ai profita de ce moment pour les arroser de plombs, admirant la beauté des ondes sonores qui accompagnaient le chemin de balles, si discrètes et pourtant si meurtrières.

Le premier soldat mourut sans avoir l’occasion de vraiment comprendre ce qu’il lui arrivait mais le deuxième, touché mais visiblement moins sérieusement que son collègue, tenta de ramper pour récupérer son arme. Ai s’approcha de lui et vint le plaquer au sol en lui appuyant sur le dos avec son pied. Elle se pencha légèrement et vint l’achever au sol d’une balle à l’arrière de son casque.

Placée dans l’encadrement de ce qui était la porte de l’accueil, Ai était visible par ceux qui se trouvaient dans le hall. Entendant des voix qui venaient de ce côté, son premier réflexe fut de se retourner vivement et de pointer son arme dans la direction du son, un regard déterminé et montrant bien qu’elle était prête à tuer. Elle ne savait pas qui venait de parler mais elle pressa la détente, tirant au jugé vaguement dans la direction de ce qui était forcément une menace.

-« Crevez ! Crevez ! Creveeeeez ! »

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Akutoku Reitōko

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Dim 4 Fév - 0:59

« Bouge pas de là toi, je vais encore avoir besoin de toi. Je m’occupe de me débarrasser de ces deux-là… »

Akutoku se laissa faire alors qu’ Ai la reposait avec douceur contre le bord de la cage d’escalier, sur une marche. Malgré tout, l’adolescente aux cheveux bleus ne put s’empêcher de regarder en direction de sa camarade de classe : elle semblait plus déterminé que jamais et quitta son chevet sans hésiter. Dans tout les cas, Aku n’avait ni la possibilité de l’arrêter ni l’envie de bouger. Si la jeune fille aux cheveux noirs était si confiante, elle devait avoir une bonne raison pour l’être, en particulier pour l’insigne qu’elle avait sur son uniforme.

[ Les étudiants de Nagatenjouki Academy ne sont pas du genre à prendre des risques inconsidérés sans cal… ]

L’adolescente arrêta sa ligne de pensée dans l’instant. Elle s’était bien mise dans une situation dangereuse elle aussi. Aku ne pouvait pas juste laisser sa camarade plonger dans les flammes de la même façon sans réagir, se serait laisser la même erreur se produire de nouveau. Et cette fois, il n’y aurait peut-être pas de sauvetage in extremis. En repensant à ce qu’elle lui avait dit, c’est cette fille qui avait sauvé Aku, ce qui voulait dire qu’elle était sûrement en vie grâce à sa camarade. Elle lui devait la vie. Mais alors que l’adolescente se décida enfin à se lever, elle dut brandir un avant bras devant son visage pour ne pas se faire éblouir par l’explosion qu’avait produite son alliée.

[ Qu- quoi ? ]

Le bruit de métal crissant sur le sol et de verre explosant en morceaux vint répondre aux interrogations d’Aku, sa camarade avait ouvert le feu sur ‘‘ceux qui se trouvait à l’accueil’’.

[ Merde merde merde- ! ]

Serrant les dents en réalisant qu’il était trop tard pour espérer passer inaperçue, l’adolescente se mit à accélérer la cadence en descendant les marches, une main sur le mur à sa gauche. Un silence suivit un nouveau coup de feu. Impossible de savoir qui l’avait tirée, mais Aku espérait ardemment que ça soit celui de sa camarade. Mais au lieu de regarder dans la bonne direction, un autre son attira l’attention de la jeune fille. Quelqu’un d’autre arrivait dans l’escalier, ses pas étaient lourds. Un autre soldat ?

[ Ghhh ! Je peux pas m’en occuper, pas comme ça ! Mais si je le laisse simplement passer, il arrivera sur elle… Est-ce qu’elle est seulement encore debout ?! Et j’ai seulement une munition avant de devoir utiliser le réservoir… Si j’y arrive ! ]

En se plaquant contre le mur sans arrêter de dévaler les marches jusqu’au bas de la cage d’escalier encore tapissé de la poussière de la déflagration, Akutoku Reitoko ferma sa main dans son sac sur la bouteille d’eau déminéralisée qui s’y trouvait. Elle avait deux options : ou rester là pour s’occuper du paramilitaire et utiliser sa dernière munition, ou rejoindre sa camarade et venir lui prêter main forte… Non, il y en avait une autre. Se cacher.

[ Si je feinte d’être endormie… Il ne va pas m’abattre, si ? Merde… Qu’est ce que je suis sensé faire… ]

Cherchant dans le même temps un moyen de palier à son problème de calculation, Aku fut de nouveau prise par surprise par une rafale de balle frappant quelque chose et un beuglement venant de l’accueil. Elle était vivante.

[ Hm. ]

Le claquement d’une arme dans l’escalier se fit entendre alors que le paramilitaire dévalait les marches à toute vitesse pour rejoindre le centre de la commotion. Il ne lui restait plus beaucoup de pas à faire mais un bruit différent de ce à quoi il s’attendait résonna lorsqu’il posa la botte par terre. Du liquide avait été répandu au sol. Il sembla percuter instantanément une fois que sa tête fut baissée, mais au moment où il se propulsait en arrière, le doigt d’Aku termina de tracer ses calculs en utilisant la poussière sur le mur adjacent à la porte du hall d’accueil. Une série de craquement accompagna l’arrêt de l’homme, piégé dans une glace translucide qui l’avait recouverte aux trois quarts.

[ … J’ai réussi ? ]

En lâchant un grand soupire de soulagement, Akutoku remarqua que sa vision commençait à lui faire défaut. Elle sentait aussi des tensions dans ses muscles qu’elle n’arriva pas à situer avec précision et ne pouvait s’arrêter de frissonner. Les effets de l’hypothermie. Cependant, elle tenait toujours debout. En se détachant du mur, elle s’avança du plus vite qu’elle le pouvait vers l’homme et retira l’arme qu’il portait de la même façon que sa camarade. Il était extrêmement lourd et elle n’y avait pas pensée, elle devait s’y mettre à deux mains pour le garder stable et même comme cela, il tanguait vers le bas en faisant trembler ses petit bras. Sans hésiter, elle mima les mouvements de sa camarade et pointa le canon en direction du casque de l’homme.

[ Si je ne l’élimine pas, il va sûrement se libérer et devenir une menace plus tard, c’est pour cela qu’elle l’a tué… Alors je dois… Et puis merde ! ]

Baissant l’arme pour s’adosser à l’homme piégé dans la glace et ainsi faire face à l’entrée du hall tout en arrivant à rester stable, Aku leva son fusil prestement en visant en direction de l'un des deux hommes au sol que sa camarade avait du abattre, qui s’était remis à bouger non loin d'elle. Maintenant qu’elles étaient deux, plus personne ne pourrait abattre l’une d’elle par derrière.

[ S’il vous plait… M’obligez pas à tirer, bande de connards … ! ]
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Dim Rebon

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Mer 7 Fév - 22:33

C'était la première fois que Dim tirait à l'arme automatique, et le recul était étonnamment contrôlable. La Cité Scolaire savait vraiment y faire pour produire des armes high-tech. A part le muzzle flash, rien n'aurait pu faire douter l'esper qu'il tenait autre chose qu'une réplique d'airsoft. Le muzzle flash, et l'avalanche de balles que le canon de l'arme déversait maintenant sur le hall d'entrée.

En tout cas, c'est ce qu'il semblait à l'esper. En réalité, le chargeur ne contenait pas plus d'une quarantaine de balles. Mais l'effet était bien présent.
Quelque peu ébloui par les illuminations sporadiques de son arme, Dim n'arrivait pas à déterminer la position exacte de ses cibles et se retrouvait donc à arroser un peu au jugé. Le fait qu'il ne reçoive pas de tir de riposte de la part des mercenaires qu'ils avait aperçu était bon signe, lui permettant de concentrer sa puissance de feu en direction de l'homme au masque dont il voyant la silhouette chancelante danser au rythme des impacts faisant voler ses membres et ses vêtements.

Pourtant, Dim ne ressentait aucun remord. Au fond, il était persuadé que ce mec était toujours en vie. Ce qui dépassait totalement l'entendement. Quelles que soient les possibilités qu'il faisait défiler dans son esprit, ce homme ne pouvait pas être encore en vie. Et pourtant, les mouvements du corps qu'il mitraillait ne mentaient pas. Après plus de la moitié du chargeur dans le corps, l'assassin continuait de bouger, essayant d'avancer malgré le tir de barrage de l'esper.

Heureusement, Dim n'avait aucunement prévu de tuer l'homme. Pas s'il pouvait l'éviter. Enfait, il n'avait besoin que de le tenir à distance un petit moment.  Car entre les rafales de l'esper, la silhouette d'un lycéen se rapprochait de sa position. Il avait la démarche d'un type blessé, mais entre la semi-pénombre et l'éblouissement régulier des tirs Dim n'arrivait pas à en déterminer la gravité. S'il avait été coupé, il y avait de grandes chances pour que le phénomène d'hémorragie l'ayant affecté lui et Hasakura affectent également le jeune homme.

Ce dernier l'interpella d'ailleurs.

"Cet homme… je sais que c’est bizarre mais… je crois qu’il ne peut pas mourir ! Vu ses blessures il devrait déjà être mort mais, je ne sais pas si les balles le tueront !"

Dim aurait bien aimé répondre quelque chose d'intelligent, un poil sarcastique et un peu classe, de manière à apparaître comme un genre de héros aux yeux de son interlocuteur, histoire de gagner plus facilement sa confiance.
Mais il était présentement occupé à baver sur son chargeur de rechange. Il se contenta donc de ne pas réagir, envoyant une énième volée de balles en direction de la cible.

Compter ses munitions était compliqué, mais le bruit du mécanisme changeait de manière perceptible. Avec une vague approximation des légères secousses de recul qu'il avait ressenties, l'esper pensait arriver assez rapidement à court de munitions et espérait qu'il serait capable de recharger efficacement une arme inconnue avec un tel manque de lumière. En tout cas, avant que l'homme au couteau ne puisse se remettre.

A peine cette pensée formulée, un claquement sonore l'informa que son arme était vide. Formidable.
Il entreprit de repérer à tâtons le bouton pour relâcher le chargeur, les flashs de lumière de son arme encore imprimés sur sa rétine le rendant virtuellement aveugle.

"I-il faut… mon… s-sauver ma senpai... Ai, sauver Ai, s-s’il te plait !"

La voix angoissée du jeune homme lui parvenait. Il semblait entrain de craquer sous la pression.

"Et merde, pensa Dim tout en prenant bonne note du nom de celle qu'il présumait être la jeune femme l'ayant sauvé quelques minutes plus tôt. Comme si j'avais besoin que la situation empire."

Sans surprise, la situation empira instantanément.
Dim maudit l'univers tout entier lorsqu'une rafale de balles vint frapper la pièce dans les environs du lycéen, non sans abandonner immédiatement son rechargement. Encore paralysé, le lycéen n'avait pas bougé alors que les balles pleuvaient dans sa direction.
Poussé par un sentiment qu'il auquel il n'avait pas laissé libre cours depuis une éternité, l'esper laissa tomber son arme qui l'aurait ralenti et se tourna à toute vitesse en direction du garçon. Il se surpris lui-même. Depuis quand est-ce qu'il se jetait sous un feu nourri pour protéger autre chose que sa propre survie ?
Au moment d'initier son plongeon, il fut étonné de voir qu'il avait le temps de se souvenir d'un truc.

« T'es important pour d'autres personnes aussi, t'as pas le droit d'ignorer ça ! Ne l'oublie pas avant de te sacrifier comme ça... Une fois mort, tu pourras plus sauver qui que ce soit, crétin ! »

« ... »

Modifiant sa trajectoire par pur instinct, l'esper abandonna l'idée de se jeter sur le lycéen pour le protéger des balles. Il ne comptait peut-être plus pour personne en ce moment, mais ça ne changerait jamais s'il mourrait maintenant.
Se propulsant à sa vitesse maximum, Dim percuta plutôt le bassin du jeune homme, modifiant sa vélocité sans se soucier des 6g dont il allait souffrir pour un instant de manière à l'attirer au sol aussi vite que possible. Le choc fut suffisamment violent pour rallumer des chandelles dans les yeux de Dim alors que le corps du lycéen venait s'écraser sur le sien, un coude sous le sternum lui coupant le souffle.
Un grimace de douleur apparut sur le visage de l'esper lorsque son cerveau reçu la confirmation qu'il venait d'élargir sa blessure au torse, l'estafilade s'étant transformée en plaie déversant un spray de sang sur les deux espers. Mais le martellement des balles sur la surface métallique du banc renversé derrière lequel ils étaient maintenant à l'abri, accompagné d'une gerbe d'étincelles visibles dans la pénombre, fut un soulagement pour Dim. Ils n'étaient pas encore morts.

Essayant de prendre la parole, il se rendit compte qu'il avait toujours le souffle coupé, un gargouillement pathétique se faisant entendre à la place.
Autant pour faire bonne impression.

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Haruhiro Wilkowski

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Jeu 8 Fév - 20:43

Une explosion, suivie de plusieurs tirs interrompirent la progression du jeune niveau 3 qui se tourna lentement sur la gauche, les pupilles tremblantes sous l’effet du sentiment de peur qui l’avait maintenant entièrement envahit. Une silhouette féminine aux longs cheveux détachés de dessina progressivement dans la pénombre, avant qu’une vive lumière suivie de cliquetis et de sifflements ne fassent reculer l’adolescent d’un pas vers le mur derrière lui.

Les balles avaient frôlé Haruhiro, le faisant se baisser et lever les bras instinctivement pour se protéger. Cependant, les mouvements de l’adolescent étaient lents et en retard pour un réflexe inné supposé protéger sa vie, comme si la réaction en elle-même n’avait plus vraiment de sens, mais était exécutée malgré tout. Les yeux du garçon s’écarquillèrent soudainement alors qu’il se figeait pour de bon, détaillant la silhouette qui lui tirait dessus.

-« Crevez ! Crevez ! Creveeeeez ! »

L’image d’un visage crispé et de yeux allumés d’une lueur effrayante arriva jusqu’à son cerveau. Malgré le rictus qu’elle affichait, malgré la faible luminosité et la lueur des tirs qui l’éblouissait à chaque fois qu’une balle sortait du canon de la mitraillette, Haruhiro l’avait reconnue.

« A-Ai ! »

Les balles trouaient le mur derrière l’adolescent brun, se rapprochant dangereusement de sa peau, prêtes à le déchiqueter et le broyer, à lui ôter la vie. Mais Haruhiro ne bougeait pas, incapable de faire seulement un mouvement, les yeux rivés sur la senpai qu’il chérissait tant. Une balle lui frôla le visage, lui trouant une touffe de cheveux sur sa trajectoire. À l’instant où le canon de la mitraillette se positionna exactement en face de son visage, une pensée claire lui traversa finalement l’esprit.

[Est-ce qu’elle va… me tuer ? ]

Mais l’adolescent n’eut pas le temps de formuler une autre pensée. Quelque chose le percuta avec violence sur le côté et avant qu’il ne comprenne quoi que ce soit, il y avait une barrière entre les balles et son corps. Il était allongé contre le sol aussi, ce dernier était froid et couvert de poussière, mais il y avait plus important encore : la chose qui lui avait foncé dessus était là avec lui et remua légèrement en émettant un bruit inintelligible. Une personne. Les données arrivaient peu à peu au cerveau de Haruhiro, par petits paquets désordonnés. Sa bouche s’ouvrit soudain lorsque le visage déterminé d’Ai s’afficha dans son esprit, aucun son ne sortit de sa gorge cependant.

Subitement très agité, l’adolescent tenta de se redresser mais fut immédiatement tiré vers le bas par celui qui lui avait sauvé la vie. C’était probablement la même personne qui avait tiré sur les mercenaires mais cette information ne fut pas amenée jusqu’au cerveau du détenteur d’Instant Shift. Comme beaucoup d’autres d’ailleurs. La quantité de sang qui le recouvrait qui avait drastiquement augmenté, la douleur à sa hanche ou sur le côté gauche de son corps, l’endroit exact où il se trouvait, la position de ses membres… Tout cela était flou, voir absent de la tête de Haruhiro. Mais malgré tout, le choc lui avait tout de même remit une partie de son cerveau en marche puisque ses pensées étaient revenues.

D’un seul coup, les tirs cessèrent dans un « clic » métallique. Le chargeur était vide. Posant une main sur le bord du banc, Haruhiro se redressa de toutes ses forces, échappant momentanément à la poigne qui le retenait au sol jusque là. L’adolescent poussa sur ses jambes pour sauter par-dessus l’obstacle. La douleur étouffée qui se manifesta au dessus de sa cheville fut immédiatement tue par le garçon. Une seule et unique chose occupait son esprit maintenant.

« AAAAII !! »

Ses appuis étaient fragiles lorsqu’il retoucha le sol et le jeune esper manqua de trébucher, une légère surprise s’affichant momentanément sur son visage. Mais malgré tout, il se força à repositionner son pied, récupérant son équilibre, puis se mit à courir aussi vite que possible vers la jeune fille. Un bras se tendit vers Haruhiro qui attrapa aussitôt le poignet de sa senpai, avant de la tirer vers lui d’un seul coup. Ce fut comme une bouffée d’air frais salvatrice pour l’adolescent. Dès que le corps de la jeune fille entra en contact avec le sien, Haruhiro passa ses bras autour d’elle et la serra de toutes ses forces contre lui. Un sanglot étouffé parvint aux oreilles de la membre de Judgement.

« Ai arrête… c’est moi... Haru ! C’est bon maintenant c’est terminé, je suis là… a-alors lâche ça s’il te plait, je t’en supplie… »

D’un seul coup, la pression était retombée. Ai était là, contre lui. Tout allait mieux maintenant, comme si la simple présence de sa senpai contre lui suffisait à effacer tous les problèmes. Le visage enfoui dans l’épaule de la jeune fille, Haruhiro avait du mal à mettre de l’ordre dans ses émotions, il ressentait tellement de choses à la fois qu’il lui était impossible de trier précisément ce qu’il y avait à l’intérieur de sa tête. Il ressentait du soulagement, un soulagement tellement grand qu’il prévalait sur le reste, de la joie également, de l’excitation et… et encore autre chose qu’il n’arrivait pas à définir, comme une forme qui se troublait de plus en plus au fur et à mesure qu’il s’en rapprochait. Il semblait également que ses émotions négatives n’étaient pas là, pour le moment masquées sous l’épaisse couche de sensations plaisantes qui l’avaient envahi. Peur, haine, colère, désespoir ; tout cela avait disparu.

C’était ainsi qu’avait réagit Haruhiro. Incapable d’exprimer correctement ce qu’il ressentait au plus profond de son cœur, le jeune adolescent de seize ans serrait dans ses bras la personne qu’il avait le plus eu peur de perdre dans le chaos et la destruction, engendrés par un simple message, une nuit plus tôt.
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Maitre du Jeu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Ven 9 Fév - 17:30

Alors que le chaos du combat se dissipe, la poussière retombe petit à petit sur le hall de l'hôpital. Au fond de la pièce, comme un noyé échoué sur un récif, le corps brisé de l'homme au masque repose sur les restes du bureau de l'accueil, le dos formant un angle clairement pas naturel.
Au loin, les sirènes d'anti-skill commencent à se faire entendre.

HRP:
 
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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Sam 10 Fév - 13:43

Crispée sur son arme, Ai tirait dans la direction d’où venaient les voix sans même regarder de qui il s’agissait et, quand elle finit par regarder dans la direction dans laquelle elle avait vidé son chargeur, il n’y avait plus personne. Elle était certaine que ses cibles étaient là un instant plus tôt et après une brève vérification avec son pouvoir elle put trouver les deux personnes qu’elle cherchait, cachées derrière un banc renversé à peine plus loin.

Un des deux se releva en criant quelque chose que Ai ne comprit pas, comme si elle entendait un lointain écho qui lui parvenait à peine. Le garçon s’approcha et, voyant la silhouette aux cheveux en pétards, la jeune membre de Judgement fit un pas en arrière avant de laisser tomber son pistolet-mitrailleur. Le garçon qui s’approchait vint finalement lui attraper le bras pour l’attirer à lui, la serrant contre lui alors que Ai sortait de sa sacoche le pistolet qu’elle avait ramassé sur un agent d’Antiskill avant de descendre en compagnie de sa camarade un peu plus tôt.

« Ai arrête… c’est moi... Haru ! C’est bon maintenant c’est terminé, je suis là… a-alors lâche ça s’il te plait, je t’en supplie… »

Restant figée sans pouvoir répondre, Ai revint finalement à elle en comprenant de qui il s’agissait et ce qu’il se passait vraiment. Elle l’avait retrouvé et il était en vie. Blessé et pas qu’un peu, mais en vie, tout allait bien. Et puis elle avait nettoyé les lieux de tous ceux qui pourraient encore leur vouloir du mal alors tout allait bien. Tout allait bien, tout allait vraiment bien.

Passant ses mains dans le dos de son camarade, Ai se détendit légèrement, profitant un peu de l’étreinte avant de se dégager. Faisant un sourire radieux comme elle n’aurait pas cru pouvoir en faire ce soir-là, elle entreprit de parler enfin à celui qu’elle était venue sauver depuis ce coup de téléphone affreux qu’il lui avait passé plus tôt.

-« Me colle pas comme ça, tu vas tâcher mon uniforme. Quoiqu’il en a vu de pires ce soir je crois. »

Elle rit un instant avant de se figer. Percevant quelque chose, son visage prit un air bien plus inquiet lorsqu’elle se tourna pour observer le deuxième soldat au sol à côté d’elle, visiblement toujours vivant malgré la rafale qu’elle lui avait envoyée en arrivant. Il avait eu le temps de récupérer son arme et la pointait droit sur la jeune fille, prêt à faire feu. Après tout ça, il fallait croire que c’était vraiment terminé et que le dernier soldat encore debout allait finalement avoir raison d’elle…

Soudain des impacts de balles le firent dévier sa cible tandis que la reine de glace tirait sur le soldat pour l’empêcher d’abattre sa cible. Son fusil se décala et le balles évitèrent le cœur de Ai mais une première vint se ficher presque au milieu de sa poitrine, une autre dans son ventre, un peu plus à droite et une troisième la manqua de peu pour aller directement dans son sac.

Perdant l’équilibre à cause de la force des impacts, Ai trébucha et s’écroula sur le dos, lâchant son pistolet au sol, ne cherchant même pas à se rattraper. Une vive douleur lui parvint lorsque son dos puis sa tête heurtèrent le sol avant que la douleur due aux balles ne finisse par l’emporter.

Ai se redressa lentement malgré la vive douleur qui l’élançait encore plus au moindre mouvement et chercha à voir ce qu’il se passait, espérant que les autres n’étaient pas en danger, que Haru n’avait pas été la nouvelle cible du soldat mais son attention se reporta finalement sur autre chose. Son sac avait fini par terre, juste à côté d’elle et comportait deux trous parfaitement ronds laissés par les balles qui n’avaient pas finies dans son corps.

-« Non… non, non, non, non, non, non, non » murmurait-t-elle tout en rampant doucement vers son sac.

Finissant par l’atteindre, elle l’ouvrit et plongea sa main dedans. Espérant en ressortir son dictaphone, mais tout ce qu’elle sortit était des morceaux de plastique et de composants électroniques maintenus entre eux par des fils.

-« Pas ça, pitié pas ça… » dit-elle en forçant pour ouvrir le lecteur et récupérer la cassette qui se trouvait toujours dedans.

Tirant pour sortir l’objet de ce qui restait du dictaphone, seule une moitié lui resta dans la main tandis qu’elle constatait avec effroi que la pellicule était totalement détruite dans la seconde moitié de la cassette qui avait pris la balle directement. Le regard rivé sur l’objet, elle ne sentait plus rien, plus de douleur et tout ce qui se trouvait autour d'elle avait disparu. Se retournant doucement pour se remettre sur le dos, elle fixait le plafond tandis que tout s’obscurcissait autour d’elle. Les bras écartés, elle se laissa doucement sombrer dans l’inconscience, espérant se réveiller de ce cauchemar qui n’en finissait pas…

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Akutoku Reitōko

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Sam 10 Fév - 16:53

La prise sur l’arme que portait la jeune fille commençait à faiblir. Ses mains devinrent rapidement flageolantes et sa vision continua de se remplir de brume alors que sa tête piquait vers le bas sans qu’elle ne puisse la contrôler. Se mettant à papillonner des cils, Akutoku Reitoko serra les dents du plus fort qu’elle le pouvait. Elle avait vraiment cru qu’elle pourrait résister encore un peu au défaut de son pouvoir, mais il semblait bien que c’était la fin : elle allait retomber en sommeil. Déjà, la prise qu’elle avait sur le l’homme piégé dans la glace dans son dos se mit à se fragiliser, son dos glissant lentement contre celui-ci. Elle espérait vraiment que sa sempai puisse terminer l’affrontement elle-même et décida de lâcher prise.

[ Qu’est ce qu’il va m’arriver à partir de maintenant… ? J’imagine que c’est fichu pour camoufler tout ça… Est-ce que… Ils vont vraiment se fâcher cette fois ? ]

Quelque chose avait bougé devant elle en même temps que le léger bruit de claquement d’une arme relevée, qui résonnait en sourdine dans les oreilles d’Akutoku. Les cheveux bleus de l’adolescente lui étaient tombés sur le visage, si bien que l’un de ses yeux était désormais derrière un rideau. Mais même comme ça, elle put distinguer la silhouette d’un des individus au sol sur lequel elle avait braqué son arme depuis le début. Juste ça. Juste ça et elle retournerait dormir sans penser au lendemain. Akutoku utilisa la force dont elle était encore capable pour pousser sur ses cuisses et ses genoux grelottants, jusqu’à ce qu’elle se laisse tomber, debout, contre la glace dans son dos. C’était une bonne idée d’avoir préparé ce dossier à l’avance, finalement.

[ Kaaaaah… ]

Elle ne sentait plus vraiment ses bras et en lâchant un nouveau souffle de fumée glacée de sa bouche, elle finissit par réussir à relever l’arme dans la bonne direction. Le fusil mitrailleur était peut-être une version plus simple à manier, mais dans son état, il aurait pu tout aussi bien être une arme standard. Il n’y avait plus dans la tête de l’adolescente que la cible bougeant dans la direction de son sempai. Il allait tirer. Dans ce cas, elle l’arrêterait en faisant de même. Plaçant le canon de son arme très légèrement sur la gauche, elle envoya une rafale dans la direction de l’homme en laissant les balles frapper le bras qu’il utilisait pour tenir l’arme. Elle releva peu à peu l’arme en gardant le doigt sur la détente, crachant un feu silencieux jusqu’à la jonction entre son armure et son épaule avant d’enfin lâcher son arme en la laissant tomber, n’ayant plus envie d’essayer vainement de viser.

[ J’ai gagné… C’est bon, j’ai gagné… ]

« 'agné… »

[ …Pas encore, hein… ]

Aku se laissa glisser le long de la glace jusqu’à ce que ses fesses atteignent le sol, faisant aller son regard en direction de sa camarade de classe aux longs cheveux d’un noir de jais. Maintenant qu’elle y pensait, elle aimait beaucoup ses cheveux. Alors pourquoi est- ce qu’ils étaient teintés de rouge, à présent ? Akutoku posa une main sur son seul œil dégagé de sa frange pour vérifier que du sang ne s’écoulait pas dessus. Non, ça venait de sa camarade. Akutoku se pinça les lèvres de nouveau, commençant à les rendre d’un rose pétant à force de forcer dessus. Il y avait quelqu’un à côté d’elle, présent qu’elle était au sol. Elle espérait de tout cœur que ce soit un allié, parce qu’elle ne se sentait pas de tirer de nouveau. Qui pourrait l’aider, alors ?

[ Pas comme si je pouvais juste laisser une de mes sempai… Encore un effort… Un dernier effort… Allez, reine de glace… Prouve-lui… A cet abruti finis… Sugimori-san… !  ]

Une lueur dans les yeux empreinte d’une détermination nouvelle, Akutoku Reitoko glissa ses doigts tremblants dans sa sacoche, avant de les refermer sur le réservoir gris métallique qui s’y trouvait. Elle fit un pas en avant, puis un autre, posant sa main sur le cadre de l’entrée de l’accueil. Il y avait encore quelque chose. Elle en était sûr. Un aura, une présence qui lui donnait envie de vomir, le même genre de pressentiment malsain qu’il y avait dans les yeux des filles d’Alligator Project, durant les quelques jours qu’elle y avait passé. Elle n’avait pas encore prouvé qu’elle valait le titre et ne comptait pas être rappelée après tout ce qui s’était passé dans son Académie comme ‘‘l’adolescente qui avait tiré quelque coups avant de perdre connaissance sous l’escalier’’. En entendant le bruit étouffé de véhicule à distance, elle décida de faire un pas de plus dans le hall, son réservoir dans la main droite.

[ Et si les secours ne viennent pas assez vite… Je fermerais cette plaie moi-même, quitte à utiliser les dernières forces qu’il me reste, sempai… Je peux sauver des gens aussi… ! ]

Spoiler:
 


Dernière édition par Akutoku Reitōko le Jeu 13 Sep - 2:42, édité 1 fois
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Dim Rebon

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Dim 11 Fév - 5:52

Des ombres dansaient sur le plafond toujours plongé dans la pénombre. Allongé dans une flaque de sang, Dim sentait qu'il était arrivé à ses limites.

Il essayait avec grand-peine de focaliser son esprit pour l'empêcher de s'enfoncer dans la douce libération du délire, mais il se sentait cotonneux, pataud. Il n'arrivait plus à diriger précisément ses pensées, seulement à leur donner une direction générale qu'il avait le plus grand mal à leur faire conserver.
Son corps n'était pas vraiment mieux. Il aurait bien eut une grimace de dépit en se rendant compte que ses membres ne lui répondaient plus, mais apparemment son visage aussi était inerte. Est-ce que ses paupières restaient ouvertes parce qu'elles n'avaient même plus la force de se fermer? Plus important, avait-il été blessé? L'engourdissement qui le gagnait rendait toute analyse à peu près aussi agréable que plonger ses mains dans un sac d'aiguilles à la recherche d'un brin de foin. Il avait mal absolument partout, mais étrangement cette douleur généralisée n'était plus aiguë et froide comme il l'avait ressentie toute la soirée. Tout son corps semblait irradier de vagues de chaleur, masquant l'affreuse sensation de fourmillement qui engonçait son corps et le rendait bien trop lourd.

Cloué au sol, Dim se demanda si ses oreilles avaient également cessées de fonctionner, n'entendant plus que son cœur qui continuait imperturbablement à précipiter son sang en direction de sa plaie, inconscient que chaque battement le rapprochait un peu plus de la fin. Mais en se concentrant, des voix étouffées lui parvenaient. Avec l'aide des ombres se dessinant sur le plafond il pouvait reconstituer l'action d'une pièce dont il n'était désormais qu'un spectateur impuissant.
Ce qui est toujours mieux que s'écouter mourir.

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Naru Kamao Komao, la vraie waifu de mon cœur!

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Haruhiro Wilkowski

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Ven 23 Fév - 22:49

« Me colle pas comme ça, tu vas tâcher mon uniforme. Quoiqu’il en a vu de pires ce soir je crois. »

Acceptant finalement de lâcher la jeune fille en entendant sa voix, Haruhiro renifla et releva la tête pour se trouver nez à nez avec une Ai souriante qui laissa échapper un petit rire. Comme emporté par cette expression de joie, il ne pu se retenir d’en faire de même et fut même contraint de porter une main à son ventre. Ai avait reprit ses esprits et ne semblait pas blessée, c’était le principal : elle allait bien. Cette longue nuit de problèmes était enfin finie.

Mais comme un coup du destin, l’éphémère moment de soulagement dont profitait Haruhiro fut brisé net par quelques cliquetis caractéristique derrière Ai. Le jeune brun avait compris que quelque chose n’allait pas dès l'instant où le visage de la jeune fille avant changé d'expression, mais il n'eut pas le temps d'esquisser le moindre mouvement qu’Ai basculait déjà en arrière vers lui.

« … hein ? »

Comme si le temps lui-même avait été ralenti par l'horreur de la scène, le jeune brun vit Ai tomber dans les moindre détails, frappée par plusieurs balles sur l’avant du corps, alors que le cliquetis caractéristique des tirs raisonnait dans la pièce comme si c’était le seul son encore perceptible par l’esper. La jeune fille glissa contre lui dans un bruissement de vêtements avant de s'écrouler au sol dans un bruit sourd, effaçant les cliquetis comme un coup de marteau balayerait de la poussière sur une plaque de bois.

Les yeux fixés sur le corps ensanglanté de sa senpai qui rampait au sol, Haruhiro frissonna. Une expression décomposée avait pris possession de son visage. De nouveau, ses phalanges, ses mains puis tout son corps se mirent à trembler, secoués par une force invisible.

« A-Ai… », articula-t-il d’une voix étranglée, tombant à genoux juste à côté de sa senpai.

Le sang se dépendait rapidement, gorgeant de sang les vêtements de l'adolescente dans des taches rouges qui s’élargissaient de seconde en seconde. Les mains tendues à quelques centimètres au dessus du corps de la jeune fille qui fixait désormais le plafond, Haruhiro ne savait pas quoi faire, l'effroi et le désespoir se lisant plus que jamais sur son visage. Il n'osait pas la toucher, le sang l’effrayait presque autant que l'idée de lui faire mal au moindre contact.

« N-non non non non non non ! »

Balayant ses peurs dans un haut-le-cœur, Haruhiro plaqua fermement ses mains sur les blessures d’Ai, freinant l’écoulement de sang et recouvrant ses paumes du liquide rouge. Que devait-il faire ? Appeler à l’aide, ralentir lui-même l’hémorragie jusqu’à l’arrivée des secours ? A ce rythme et avec cette quantité de sang elle… Non… vraiment ? Comme oubliant soudainement sa situation, Haruhiro releva la tête, quittant Ai des yeux pour regarder autour de lui d’un air abasourdit. Qu’est-ce qu’il se passait actuellement ? Tout ça, est-ce que c’était seulement bien réel ? L’adolescent n’arrivait pas à le déterminer. Réfléchir et penser clairement était devenu bien trop difficile, son cerveau fatigué et ébranlé ne pouvait plus suivre, il ne pouvait plus tenir. Haruhiro était sorti de son effondrement psychologique à peine quelques instants plus tôt, mais la scène à laquelle il venait d’assister venait de l’y replonger bien plus profondément.

Alors que les tremblements de ses mains s’intensifiaient malgré la pression qu’il exerçait toujours sur le corps de la jeune fille, un sentiment grandissait de plus en plus en lui, très différent de l'intense peur qu'il avait ressenti un peu plus tôt. Ce fut comme un déclic chez le garçon dont les yeux s’agrandirent. D'un coup il comprit la nature de ce sentiment qui le consumait déjà, sans pour autant trouver la force ou la volonté de lutter contre. Et cette réalisation eut une conséquence quasi-immédiate, le regard du garçon regard se voila, juste avant que quelque chose ne se brise à l'intérieur de lui.

Soudain, un bruit fit brusquement relever et tourner la tête de Haruhiro, attirant son attention vers la sortie du couloir, de là où était sortie Ai. Une jeune fille à la peau pale et aux cheveux bleus  venait de faire son apparition. Son regard était fatigué et de larges cernes creusaient son visage. Malgré cela,  l'adolescent ne vit qu’une seule chose en la jeune fille affaiblie: une menace. Tendant une main couverte du sang d'Ai dans sa direction, il calcula une compression.

« Ne l'approche pas… DISPARAIS !! »

Une puissante explosion retentit, envoyant une bourrasque qui éjecta l'adolescente en arrière, la faisant rouler sur le sol avant qu’aucun son n’ait pu sortir de sa bouche. Une vive douleur irradia le bras de Haruhiro et se répandit rapidement vers son épaule et le haut de son corps, lui arrachant un grognement étranglé. L’intérieur de sa tête était en feu, comme si des burins calés contre l’intérieur de sa boîte crânienne étaient frappés à répétition par de lourds marteaux métalliques.
Ignorant la douleur dans son corps et l’enfer rythmé dans sa tête, Haruhiro ne quitta pas la jeune fille du regard, les sens aux aguets et prêt à compresser une nouvelle fois.

« Ne la touche pas, ne viens pas ! Ne… ne la touche… pas… Je ne te laisserai pas approcher ! Tu ne lui feras pas de mal ! »

[ Je vais la protéger, de tous les ennemis… de tout le monde ! ]

Les dents serrées et une expression de rage gravée sur le visage, Haruhiro regardait Akutoku d'un regard brûlant. Peu importait le nombre de fois qu'elle essayerait de s'approcher, il la repousserait encore et encore. Personne ne ferait plus de mal à Ai, il ne autoriserait pas et il n'hésiterait plus désormais. Et si quelqu'un arrivait malgré tout à s'approcher de trop près, il lui ferait payer son audace au centuple.
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Maitre du Jeu

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MessageSujet: Re: Event 1: Hospital boogaloo   Ven 2 Mar - 0:25

Un court moment de flottement suivit le cri de Haruhiro, bientôt brisé par les bruits de pas du petit groupe envoyé par le bloc G, Mayumi en tête. D'un geste de leur leader, le personnel de secours passa au large du garçon penché sur le corps de sa camarade. Ils n'étaient actuellement pas en mesure de répondre à sa tentative de dégradation d'Akutoku et leur priorité absolue était de rapatrier leur sujet de recherche avant qu'anti-skill ne revienne fourrer son nez dans leurs affaires. Ils dépassèrent sans un regard un corps étalé dans une flaque de sang, longeant le mur opposé au jeune esper au pas de course. Les sirènes d'anti-skill se rapprochaient dangereusement et Mayumi préférait ne pas avoir à expliquer sa présence sur les lieux si elle pouvait l'éviter.
Le dernier membre du groupe était sur le point de dépasser les décombres de ce qui avait été le bureau d'accueil lorsqu'un gargouillement inattendu le fit se retourner, laissant le reste du groupe prendre quelques pas d'avance le temps de scruter la pénombre. Il mourut sans un cri.

Seul le bruit écœurant de sa tête roulant au sol attira l'attention de ses compagnons sur la silhouette désarticulée qui se tenait derrière eux. Alors que les hommes se précipitaient hors d'atteinte ce qui avait été l'homme au masque, maintenant à peine reconnaissable tant ses blessures étaient catastrophiques, celui-ci recommença à bouger. Ses mouvements étaient incroyablement rapides mais maladroits et simplistes, comme si aucune volonté n'animait son corps. En un clin d’œil il avait traversé le hall, se précipitant en ligne droite en direction de Haruhiro qui le repoussa instantanément, un hurlement de douleur et de rage accompagnant la bourrasque.
Mais à peine renvoyé à son point de départ que l'homme était déjà reparti, ses assauts redoublant de violence à chaque tentative, alors que les bourrasques faiblissantes du jeune esper indiquaient qu'il arrivait au bout de ses limites.

Évitant soigneusement de s'interposer, les membres du bloc G profitèrent de la distraction pour atteindre Akutoku et la sécuriser, profitant de l'angle du couloir pour se mettre à l'abri du combat qui faisait rage. De sous sa blouse, Mayumi sortit une seringue emplie d'un liquide rosé légèrement phosphorescent qu'elle injecta rapidement au sujet alors que celle-ci était attachée à un brancard. Déjà raidie par le givre sur la majeur partie du corps, la lycéenne aux cheveux (et peau) bleus retrouva rapidement des couleurs à mesure que le produit se répandait dans son organisme. Avec une moue contrariée, Mayumi rangea la seringue dans sa blouse et ordonna à ses sbires de préparer l'évacuation. L'heure était à la diplomatie.

A quelques mètres de là, Haruhiro ne pouvait pas tenir plus longtemps. Sa dernière bourrasque avait à peine renversé l'assassin, qui s'était immédiatement relevé. Mû plus par un instinct combatif qu'une réelle volonté, il tenta de libérer une énième bourrasque. Mais après autant d'efforts, sont cerveau avait atteint ses limites. Surchargé d'informations, l'effort continu de ces dernières minutes l'avait poussé par-delà ses possibilités physiologiques. Les yeux du jeune homme se révulsèrent alors qu'il s’affaissa sur lui-même, inconscient.

Il avait sous-estimé ce moucheron. Non, pas ce moucheron. Un moucheron n'aurait pas été capable de se défendre de ses assauts aussi longtemps. Les efforts de ce garçon avaient beau être inutiles, l'homme devait admettre qu'il était étonné par son acharnement à refuser la fatalité. Une telle volonté de combattre même face à un ennemi ne pouvant être vaincu, c'était admirable. Egalement inconséquent, malheureusement.
Sa cible s'était effrondrée de fatigue, il n'avait plus qu'à lui asséner le coup fatal.
"Geis caoranach"
Les yeux de Hitogami, l'homme au masque, s'élargirent sous l'effet de la surprise. Pourquoi maintenant? Pourquoi? Alors qu'il avait vaincu, pourquoi était-il...

A la surprise de l'équipe du bloc G, la silouhette de l'homme s'arrêta net dans son mouvement à l'instant où la voix retentit. Il leur fallu un instant pour comprendre que son origine était les haut-parleurs de l'immeuble. Quelques instants plus tard, le courant fut rétabli dans l'hôpital, toutes les lumières qui étaient restées intactes se rallumant une par une, dévoilant l'étendue du chaos qui régnait dans la pièce.
Les bancs étaient renversés et les faux-plafonds arrachés, les murs étaient couverts d'impacts de balles et d'éclaboussures cramoisies. Au centre du hall, l'homme au couteau s'effondra au sol, sa main flasque laissant glisser son arme au sol dans un tintement métallique. Ses blessures maintenant clairement visibles, la plupart des membres du bloc G eurent un mouvement de reculs face au corps mutilé qui gisait devant eux, un torrent de sang invraisemblable s'écoulant des nombreuses blessures mortelles ayant ravagé son corps. Que cet homme ait pu ne serait-ce que bouger dans cet état était physiquement impossible mais les hommes du bloc G étaient trop occupés à retenir leurs hauts-le-coeurs, avec plus ou moins de succès, pour réfléchir à la situation.
Une personne parmis eux n'avait néanmoins pas perdu son sang froid, malgré son profond étonnement. Bien qu'elle ait parlé une langue étrangère, la voix s'étant échappée des haut-parleurs lui paraissait famillière.

"Kihara-san?"

Une seconde passa, puis trois. Les sirènes d'anti-skill étaient affreusement proches, mais l'intérêt de la scientifique avait été piqué. La mission avant tout néanmoins.

"Arrêtez de bailler aux corneilles, sortez Akutoku de là au plus vite et préparez-vous à partir. Je vous rejoins tout de suite."

Ses hommes s'exécutèrent. Les mains enfoncés dans les poches de sa blouse, Mayumi affecta un air détaché et se tourna vers la caméra de sécurité la plus proche.

"Kihara Kotaro, c'est donc à vous que nous devons tout ce remue-ménage. Autant vous le dire, vos actions ont compromis la sécurité d'un projet lucratif. Sachez que d'autres interférences ne seront pas tolérées. Même si je suis étonnée de vous savoir...
- Vivant?"
La voix de l'homme interrompit la scientifique. Porté par les hauts-parleurs, son dédain dégoulinait de chaque mot à tel point qu'il en était presque palpable, remplissant l'atmosphère du hall. Il continua.

"Je suis en vie oui, et pas grâce à vous. Mais vos petits jeux ne m'intéressent pas plus que votre expérience minable, rassurez-vous. Je n'ai que faire des gesticulations aveugles que vous appelez pompeusement projets."
Intriguée, Mayumi décida de mordre à l'hameçon.
"Je ne suis pas celle qui à fais en sorte que son agent échoue alors qu'il était sur le point d'effacer les témoins de votre existence. C'est bien pour cela que vous avez envoyé ces mercenaires n'est-ce pas?
- C'est sans conséquence. Hitogami a échoué il y à de cela des heures, et a échoué une seconde fois en étant incapable d'effacer sa piste efficacement. Il ne méritait pas de voir ses désirs remplis. Mourir si proche du but était sa punition.
- Vous êtes dérangé Kihara. Quels bénéfices pourriez-vous tirer de tout cela? Maintenant, votre existence est révélée, votre marge d'action sera limitée. Votre arrogance sera de nouveau votre perte, comme toujorus."
Un rire sans joie, empli de mépris, empli un instant l'air.
"Vous n'avez pas changée. Toujours à vous déguiser en scientifique, toujours persuadée que vos actions ont une importance, que vos projets ont de la valeur. Vous n'êtes rien, Mayumi-san. Ni vous, ni aucun autre prétendu scientifique dans cette ville. Sur cette planète! Vous tâtonnez et tentez de discerner à l'aveugle les lois de l'univers, alors que j'en délie la trame et en contemple le tissage!"

Passablement agacée par l'homme qui criait maintenant dans les haut-parleurs, Mayumi allait rétorquer lorsqu'un membre de l'équipe d'extraction arriva en courant.

"Madame, tout est prêt. Il faut partir, Anti-skill arrive!"

Agacée, la scientifique fit claquer sa langue, agacée.

"Très bien, allons-y. J'aurais dû me douter qu'il ne serait qu'une perte de temps."


-------------------------------------------------------------

Dès leur arrivée sur les lieux, Anti-skill se retrouva avec une crise médicale majeure sur les bras. Des dizaines de patients de l'hôpital avaient été affectés par le gaz de manière trop intense et ne se réveilleraient plus jamais, alors que le personnel était en émoi face à cette agression. L'état de la réception et les coups de feu entendus dans la nuit n'étaient pas non plus des événements que la presse allait ignorer et la décision fût prise de fermer l'hôpital le temps de l'enquête et de la remise à neuf.
Mais même avec une mobilisation massive de Judgment, la relocalisation des patients fût une tâche d'ampleur qui allait s'étendre sur plusieurs jours.

Dans un autre hôpital du District 7, hautement surveillé par les forces de l'ordre, toutes les personnes ayant survécu aux affrontements avaient été re-hospitalisées dans le plus grand secret. Malgré leurs nombreuses blessures et un état d'épuisement général inquiétant, aucun des trois blessés retrouvés au milieu du champ de bataille n'aurait de séquelle grave ou durable et leurs frais médicaux seraient totalement couverts par la cité scolaire.

Une fois rétablis, il sera demandé aux survivants d'accepter des clauses de confidentialité draconniennes sur toutes les informations concernant cette affaire. En aucun cas Anti-skill ne voulait que les rumeurs d'une bande terroriste hautement équipée ne parviennent jusqu'aux médias, la situation médiatique et politique instable de la Cité Scolaire étant bien trop préoccupante pour le moment. D'un autre côté, faire circuler les informations risquait également de confirmer aux criminels qu'ils étaient reconnus et pourchassés, ce que les forces de l'ordre préféraient éviter. Le moins d'informations arriveraient dans le domaine publique, moins le groupe paramilitaire serait en mesure de s'adapter à la traque a grande échelle qui allait être lancée.

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