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 Ben Tō, Food Wars ! [ft. Dim Rebon & Akutoku Reitōko]

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Izayoi Hasakura

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MessageSujet: Ben Tō, Food Wars ! [ft. Dim Rebon & Akutoku Reitōko]   Mer 21 Mar - 0:31

La cloche du midi avait retenti depuis plusieurs minutes, une foule d’étudiant était présent, alignée les uns derrières les autres tel un troupeau attendant d’être nourri par leur maître. Parmi ce troupeau se trouvait une personne aux cheveux d’une couleur inhabituel pour un japonais, un piercing a son oreille gauche et vêtu d’un sweat à capuche en dessous de son uniforme scolaire : Izayoi Hasakura. Le blondinet poussa un léger soupire alors qu’il voyait le nombre de personne derrière lui augmenter à grand pas, il était bien heureux d’être parti aussi vite que possible de la salle de classe, mais il se rendait compte que ce sentiment ne l’avait pas du tout manqué. Cet atmosphère étouffant, oppressant où les gens se poussaient pour avoir les meilleurs plats.

Finalement arrivé en face du vendeur de la cafétéria, l’étudiant jeta un petit regard sur ce qu’il restait et comme il le pensait, le fameux sandwich tant prisé par les étudiants, celui qui fond dans la bouche au premier croc : le golden eggwich de la cafétéria, était déjà en rupture de stock. Commandant un simple sandwich et deux onigiri avant de le ramener dans sa salle de classe, s’installant tranquillement prêt à prendre un croc à son sandwich dans le silence avant de sentir un bras se poser sur son épaule. Une chaise s’installa à sa table sans demander la moindre autorisation.

Il n’était pas un pariât, ni un rejeté ou un esquivé, mais il y avait peu de personne qui se permettrait d’être aussi proche de lui dans sa classe à l’exception d’une personne. L’individus qui s’était installer à sa table n’était nul autre que son fidèle coéquipier, son fidèle compagnon de connerie : Sakurako. Il afficha un léger sourire avant de s’asseoir sur la chaise qu’il avait placé, croisant les jambes affalées sur la chaise et pointant le sandwich ainsi que les onigiri du doigt.

« C’est plutôt inhabituel. »

Déclara l’adolescent avant de se servir et de prendre un onigiri, laissant Izayoi plutôt perplexe. Avant d’ignorer le fait qu’il lui avait voler un onigiri et qu’il était en train de le manger fièrement devant lui. Le jeune homme poussa un soupire avant de prendre la parole et éloignant son deuxième onigiri de la portée de ce voleur de première.

« Pas vraiment eu le temps de préparer quoique ce soit ces temps-ci. »

« Et ça revient plutôt cher » qu’il avait envie d’ajouter, mais qu’il garda sous silence pour ne pas se faire assaillir de question. Hasakura croqua dans son sandwich avant de lever ses yeux pour voir le reste de la troupe débarquer. Saito et Takahata entrèrent dans la salle de classe pour s’installer à sa table comme s’il s’agissait d’un rituel entre eux. Maintenant que l’équipe était au complet, il ne pouvait définitivement pas en parler, absolument pas sinon ça allait surement déraper.

« Hum…les parfaits ont finalement eu raison de ton porte-monnaie ? »

Demanda Saito alors qu’il ouvrait son ben-to pour commencer à le manger avec le groupe. Izayoi hocha la tête tout en continuant à manger son sandwich, il n’avait pas totalement tort, mais le blondinet n’allait pas non plus lui dire toute la vérité pour pas qu’ils ne lui prennent la tête. Affichant un petit sourire, le genre de sourire que les trois autres connaissent, c’était un sourire qui n’annonçait rien de bon. La dernière fois qu’il avait un tel sourire, Sakurako qui l’avait écouté s’était retrouvé coursé par un groupe de mère de famille en colère pour une raison encore inconnu aux groupes et Sakurako refuse d’en parler quand on lui demandait pourquoi.

« Si tu veux faire des économies, j’ai quelque chose à te proposer. »

L’alerte « danger » d’Izayoi s’activa faisant lever l’épis qu’il avait sur la tête tel un détecteur. C’était clairement un piège ou alors quelque chose dans le genre, cet homme aimait les demi-mensonges. Il ne dit jamais toute la vérité, mais ses conseils te permettent plus ou moins toujours d’obtenir ce qu’il te dit, malheureusement c’est souvent un véritable périple qui attend la personne.

« Ecouté ce qu’il a dire ne pouvait pas faire de mal…je suppose…»

Finissant son sandwich, Izayoi lança un regard défiant à son ami avec un petit sourire.

« Je t’écoute »

***

Une fois la journée de cours terminé, ramener un plat moins cher n’était pas forcément une mauvaise idée selon lui et puis son estomac était capable d’avaler n’importe quoi. Poussant un soupire et sortant un petit papier de sa poche, un petit cadeau de Takahata avant qu’il ne quitte la salle de classe après que la cloche n’ait retenti. Une adresse était écrite dessus accompagné d’un petit mémo pour lui dire de ne pas oublier de le remercier.

Obtenir des plats pas chers, c’était quelque chose qui pouvait intéresser quelqu’un qu’il connaissait. Sortant son téléphone pour composer le numéro et appeler son ami. Malheureusement après 5 minutes de discussion l’appel pris fin, une discussion des plus gênantes. « ça va.. », « J’ai piscine » accompagné de quelques blagues comme pour camoufler quelque chose, son ton faisait de son mieux pour être normal, mais ce n’était pas le cas.

« Cet idiot… »

C’était la seule chose que pouvait dire l’étudiant d’Eiri avant de se remettre à suivre les directions de son GPS, au bout de quelques minutes de marche le blondinet tomba sur un supermarché. Il entra tranquillement avant de voir une dizaine de personne déjà présente, mais contrairement à un supermarché habituel ils ne faisaient pas la queue pour sortir et acheter leur produit, non, non, ils attendaient patiemment à l’entrée du supermarché.

« … »

Assez perturbé par la situation, le blondinet marcha de long en large, observant un peu toutes les personnes qui se trouvait dans le supermarché. Il tentait de comprendre pourquoi tout le monde attendait là au lieu d’aller simplement faire leurs courses. Certaine tête lui revenait presque, en espérant que ce ne soit pas des skill-out qu’il a croisé par accident, mais parmis toute ces têtes. Une d’entre elle le marqua particulièrement. Jamais il ne pourrait oublier cette personne, même s’il ne l’avait vu qu’un court instant. Ses yeux de mort, sa petite taille et cette veste rouge, c’était sans aucun doute le jeune homme qu’il avait croisé le soir où il s’était fait poignarder. Il ne connaissait pas du tout son nom, mais leur regard se croisa alors Izayoi se dirigea vers lui, en espérant qu’il lui explique pourquoi autant de monde était présent à attendre.

« Hey ! Tu sais ce qui se passe ? »

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Dim Rebon

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MessageSujet: Re: Ben Tō, Food Wars ! [ft. Dim Rebon & Akutoku Reitōko]   Sam 12 Mai - 20:56

Une légère douleur à la joue fit remuer Dim dans son sommeil, agité de cauchemards. Un groupe d'hommes en armure le poursuivaient encore dansles ruelles sombres de la ville. La peur lui etreignait le ventre alors qu'il cherchait à s'enfuir. Il n'arrivait plus à s'envoler, comme cloué au sol, condamné à fuir comme une simple proie.
Un museau froid vint se loger dans l'oreille de l'esper. Par réflexe, celui-ci abattit sa main sur la cause de cette soudaine sensation, ce qui n'eut pour d'autre conséquence qu'une gifle magistrale auto-administrée. Surpris, Dim se réveilla en sursaut.

"Qu'est-ce que..." Encore dans les choux, les paupières papillonantes, Dim regarda autour de lui de manière paniquée. Il lui fallut quelques secondes pour se revenir à la réalité et se souvenir d'où il était. Couché au sol sur un matelas de camping, entouré de dossiers éparpillés et de chats dont les regards hautains semblaient le juger, une étincelle de mépris au fond des yeux pour celui qui avait troublé leur sommeil.

Alors qu'il se remettait encore de sa frayeur, l'esper se rendit compte que l'attaque ne s'était pas arrêtée. Maintenant au niveau de sa main Schrödinger, l'un des chat de gouttière qui avait pris possession de l'appartement de Dim, avait entreprit de le pincer suffisament fort pour que l'esper ressente le besoin de retirer sa main. Leurs caractères variait, mais chacun de petit protégé de Dim était encore à moitié marron et leur comportement était relativement violent comparé aux chats d'appartements dont profitaient ses compatriotes urbains.
Ignorant la boule de poil qui était visiblement d'humeur joueuse, l'esper se releva en prenant garde à ménger son bras gauche. Encore en écharpe, les muscles de son bras n'avaient toujours pas guérit suite à sa blessure par balle quelques jours plus tôt et le moindre mouvement restait péniblement douloureux.

S'habillant en vitesse pour échapper au froid qui régnait dans son squat mal chauffé, Dim en profita pour jeter un oeil pensif à la forme encore blottie sur le canapé. Lovée sous la quasi-totalité des couvertures de l'appartement, la ptite tête brune d'Aiko dépassait à peine de son cocon de tissu, une Katarina royalement posée au sommet de ce mont-Aiko.
Depuis qu'il l'avait amenée au cimetière, Aiko avait pris l'habitude de dormir de plus en plus. Sans beaucoup de recours, Dim avait continué son enquête sur l'origine de cette gamine qui partageait son ADN tout en s'inquiétant quelque peu de la santée de celle qu'il avait été prompt à considérer comme sa petite soeur. Si quelqu'un pouvait lui donner des infos quand à l'état d'Aiko, c'était son créateur. En attendant, la jeune fille dormait lorsque Dim était allé se coucher, aux premières lueurs de l'aube, et semblait toujours dormir alors qu'il se réveillait en début de soirée. Elle semblait s'être levée entretemps, mais cela n'aidait pas beaucoup l'esper à cesser de s'inquiéter.

Néanmoins, pour le moment, Dim avait une mission secondaire à accomplir. Son ventre grondait, et celui de Schrödinger aussi à en juger par ses coup de griffes vicieux en direction des orteilles de l'esper. Et il était définitivement impossible de mener une enquête correcte le ventre vide.
Attrapant son chat dissident, Dim le plaça dans un sac qu'il accrocha à son ventre, sous son manteau, ce qui calma immédiatement le petit félin. Puis, après avoir laissé un mot à l'attention d'Aiko au cas où elle se réveille, il parti par la fenêtre.

Quelques années auparavant, un Dim affamé et au bord de la ruine s'était retrouvé à partager le même fond de poubelle qu'une petite boule de poil, qui à l'époque pouvait tenir dans sa main. Dim se cachait d'un groupe de mafieux, le petit chat semblait attendre la mort, dévoré par les parasites. Une fois ses poursuivants passés, l'esper avait récupéré le chaton et cherché un moyen de lui sauver la mise, respectant par là une des plus ancienne tradition de Strange, dictant que nul ne doit faire de mal à un enfant perdu ou à chat errant.
La première étape de cette mission de sauvetage coïncidait avec l'objectif premier de Dim: Trouver à manger. De préférence rapidement. Mais malgré l'abondance d'endroits fournissant de la nourriture, l'esper devait bien se rendre à l'évidence, tout était trop cher pour la maigre bourse qui lui restait encore.
Leur salvation apparut sous la forme d'un petit magasin niché à la périphérie du District. Intrigué par le rassemblement qu'il y avait aperçu, l'esper s'en était approché, chaton fermement tenu contre lui. Quand à ce qu'ils y trouvèrent...

Dim atterit dans une ruelle non loin du magasin, prenant garde à ne pas se faire apercevoir par un passant trop curieux. Ouvrant son sac pour laisser Schrödinger respirer, l'esper se dirigea vers le champ de bataille. Une lutte terrible se préparait alors que l'air semblait suffisament électrique pour ébouriffer la fourrure de Schrödinger.
Ne prenant pas la peine de se faire discret à l'approche de l'arène, Dim se rendit compte qu'une tête connue venait droit vers lui. Blond, un visage de gentil benêt et visiblement en pleine forme. Pas de doute, c'était ce lycéen que Dim avait tenté de sauver de l'homme au masque. Celui qui avait commencé toute cette affreuse nuit. Il avait l'air à moitié paumé, mais est-ce que c'était vraiment un hasard? L'esper décidait de rester prudent.

« Hey ! Tu sais ce qui se passe ? »

L'esper l'accueilli avec un léger signe de la main, un sourire en coin devant la question de l'adolescent. Après tout, savoir ce qui se passe était littéralement son métier. Il décida d'être conçis, il lui était inutile de cacher ce que le jeune homme pourrait apprendre auprès de n'importe quel autre participant.

"Evidemment. C'est très simple en réalité, cette boutique fait des promotions de fin de journée. D'excellents repas préparés pour un prix absolument ridicule, même le dernier des crevard pourrait se payer un délicieux repas. Clairement, une haubaine..."
Le sourire en coin de Dim s'élargit alors qu'il continuait

"A ceci près que nous ne sommes pas les seuls à avoir faim, pas mal de ventres affamés ne demandent qu'un de ces délicieux bentô préparés pour un prix aussi modique. Le reste devrait te venir naturellement." termina l'esper avec un air complice. Tant qu'à avoir ce gosse sous le coude, autant gagner sa confiance. Après un évènement comme "cette" nuit-là, il étiat une ressource potentielle intéressante en cas de besoin.

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Naru Kamao Komao, la vraie waifu de mon cœur!

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Akutoku Reitōko

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MessageSujet: Re: Ben Tō, Food Wars ! [ft. Dim Rebon & Akutoku Reitōko]   Mar 12 Juin - 16:09

La réunion de cette journée n’avait pas été aussi longue que les autres, mais aucun associé n’eut besoin de plus d’information. Cela faisait un bon bout de temps, depuis que le Bloc avait réussit à renaître des cendres des anciennes instalations, que chaque membre avait sué sang et eau pour le bien de la Cité Académique, et pour que le Bloc obtienne des fonds. Expérience après expérience, rapport après rapport. Tout, absolument tout avait été fait pour la Cité, avec la Cité, selon la Cité. Aucun écart, aucune défaillance majeur qui puisse lui amputer quoi que ce soit. Comme un chien agitant la queue devant son maître, le Bloc G avait décidé d’embrasser sa position. Mais les récents évènements avaient changés la donne. Kotaro Kihara avait changé la donne.

Le petit poing d’Akutoku Reitōko s’enfonça dans le mur blanc en émettant un petit « poc ». Afin de mieux distribuer et garder la chaleur, les murs de sa chambre étaient fabriqués avec des matériaux plastiques isothermes qui faisaient aussi office d’amortisseurs. Ainsi elle n’eut pas à subir une douleur après son action. Pourtant, le visage de l’adolescente aux cheveux bleus était toujours crispé. Dans sa chambre blanche de poupée où tout était bien rangé et à sa place, les restes d’une installation se trouvaient aux côtés de son lit, une tringle porteuse d’un sac à IV et du matériel médical de base, dont une seringue. Juste après avoir passé son énervement sur le mur, deux petits coups de doigts vinrent se faire entendre devant l’entrée de sa chambre à la porte ouverte. Par courtoisie, la personne n’avait pas encore mis un pied à l’intérieur.

« …Kh… Oui ? »

« Je vois que tu es de nouveau sur pied. Quel soulagement. La rapidité avec laquelle tu es capable de te remettre des tes blessures est impressionnante. »

« Il ne marche plus. »

Akutoku n’avait pas écouté les dires de Mayumi-sensei. Coupant à toute règle de politesse, elle avait simplement lancé sa phrase après la sienne, comme on aurait lancé un coup de poing. Les cheveux de l’étudiante de Nagatenjouki lui tombaient sur les épaules et dans sa nuque d’une manière anarchique, et Mayumi dû se retenir très fort de ne pas attraper les deux nœuds noirs sur la table de chevet pour les accrocher de force sur le crâne de cette adolescente dévergondée. A la place, la femme au serre-tête se contenta d’entrer en ramassant un morceau de carrelage découpé au cutter. Visiblement, ce modèle là n’était pas le meilleur outil pour dessiner au mur.

« Cryogenisation est un pouvoir... Tu sais qu’il y a encore une grande marge d’amélioration. Cela n’est qu’une résultante de ta dernière mésaventure, ce n’est que passager. Mais tu n’as absolument aucun besoin de t’inquiéter, Reitōko-kun. Je sais que cela faisait longtemps que tu désirais enfin te rendre utile, et il se trouve qu’une nouvelle expérience avec ta personne en vedette est en préparation. Tout le Bloc est très excité. J’imagine que toi aussi ? »

« Jusqu’à maintenant... C’était… Un problème de calcul. Mais maintenant, c’est différent… Qu’est ce qui a changé… ? Depuis que j’ai perdu connaissance dans le hall de l’hôpital après-…  »

« Un souvenir désagréable, je présume. Ne te fait pas de mal en y repensant, Reitoko-kun. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que tu puisses l’utiliser à nouveau. N’ais pas d’inquiétude. »

Le visage de Mayumi était toujours aussi imperméable aux émotions. Réminiscent de ses différents métiers, elle ne trouvait plus aucun intérêt au contact humain et Akutoku n’était pour elle qu’un nom sur un tableau blanc. Et pourtant, Mayumi ne put s’empêcher elle aussi à repenser à la voix du haut-parleur en se mettant à la place d’Akutoku Reitoko et de son expérience face à ses évènements. Quelque chose de nouveau était en marche, et le devoir qu’elle devait aux dirigeants de la Cité Académique en même temps qu’au Bloc G rendait sa position des plus instable. Pour l’instant, elle n’avait reçu aucune information ou requête des directeurs, donc elle n’était encore que « la surveillante et organisatrice des déplacements et  activités extérieurs » de l’adolescente.

« Comme tu le sais, nous avons déjà prévu ta désinscription à Nagatenjouki Academy afin que tu sois totalement disponible pour l’expérience qui va arriver. Tu n’auras plus besoin de sortir durant les pauses, ce qui te donnera plus de temps pour entraîner ta capacité. Profiter de ses quelques derniers jours pour te mettre dans un état d’esprit plus calme. »

« S-…Sensei ! Mais… Il y a le festival culturel et… Et j’ai encore beaucoup de devoir à remplir avant de finir mon année ! Je ne peux pas juste rester à l’intérieur… ! »

« Cette décision est irrévocable, malheureusement. C’est aussi pour ton bien, regarde ce qui arrive à chacune de tes sorties… Il y a bien des dangers dehors, voilà pourquoi tu seras plus en sécurité à l’intérieur de l’installation. Mais évidemment, tu pourras participer aux ‘‘évènements important’’ si ils sont mandatoires. »

Akutoku Reitoko semblait sans surprise ne pas bien prendre ses nouvelles directives. L’oiseau en cage s’était apparemment fait à la vie en société durant l’expérimentation. Mayumi aussi trouvait que cette décision était bien trop précoce. A quoi est ce que le groupe d’Ako et Himiko pensaient au juste pour demander un revirement aussi rapide ? C’était tout sauf discret, comme décision. Le fait d’avoir dû leur rapporter l’évènement avec Kotaro Kihara commençait à lui faire remonter une légère crispation incontrôlée. Aurait-elle dû garder ça pour elle ?

« Et… Et pour la réputation que j’ai réussi à construire ? J’ai fait comme Papa et Maman me l’ont demandé ! Je suis… Dans le top de Nagatenjouki Academy ! Je suis connue, maintenant ! J’ai fait tout ce que l’on m’a demandé, et je peux encore aller plus loin, je le sais ! Laissez-moi juste encore un peu de temps… S’il vous plaît ! »

Une surprise invisible sur le visage de Mayumi vint la faire faire un pas sur le côté. Akutoko Reitoko était encore plus déterminé que jamais à garder sa position, si bien qu’elle en venait de nouveau à passer outre les directives du Bloc… Comme elle l’avait fait en outrepassant les systèmes de sécurité cette nuit là. Emancipation. Akutoku Reitoko n’était plus la poupée de chiffon que l’on pouvait tout simplement bouger de droite à gauche en poussant un bouton. Tout s’éclairait d’un seul coup. Pourquoi Ako avait précipité Ice Castle. Parce que la princesse ne voulait plus rester dans son château. Suite à une nouvelle explication barbante de Mayumi-sensei, deux petites mains vinrent s’aggriper à sa blouse blanche.

« Il y a ses gens… Ils faut que les retrouve. Une fois que je l’aurais fait, je pourrais me remettre à… Mais je dois d’abord trouver ses gens. Cette fois je ne vous causerais pas d’autre problèmes, alors faites moi confiance ! »

Retirant doucement les mains de l’adolescente de sa blouse, Mayumi émit un léger mouvement de la tête en l’inclinant vers l’avant, comme pour faire comprendre que la conversation s’arrêtait là. Refermant la porte derrière elle après avoir salué une nouvelle fois l’étudiante, la scientifique s’assura qu’elle était bien fermée avant de cligner des yeux en voyant Himiko dans le couloir, les bras croisés et regardant dans sa direction d’un air dénué de toute chaleur qui commençait à devenir redondant entre ses murs.

« Himiko-san. »

Akutoku se posa sur son lit en faisant passer de doigt à doigt ce qu’elle avait dans la main avant de lever la tête vers le plafond. La carte magnétique de Mayumi-sensei devait bien ouvrir les plus petites portes cachées de l’installation, alors elle ne doutait pas qu’elle puisse aller où elle le voulait en la gardant avec elle. Mais aujourd’hui, Aku n’avait pas envie de jouer à cache-cache avec les robots de nettoyage de l’installation, et encore moins au loup une fois que la scientifique allait remarquer qu’elle n’avait plus sa carte sur elle.

[ Qu’est ce que je fais… Merde, je ne sais plus ce qui est juste du tout. Sempai, à cause de vous, tout est plus difficile ! ]

Attrapant son cutter planté dans un mur, Akutoku Reitoko ouvrit la porte fermée à clef de sa chambre en agitant la carte. Dirigeant la lame de son cutter dans l’entre-brasure de celle-ci, elle la plaça en biais vers la gauche, puis vers la droite, l’utilisant comme un miroir. Une fois s’être assuré que Mayumi-sensei n’était plus dans le coin, elle fit cliqueter le mécanisme pour rentrer la lame, plaçant son outil dans la poche de sa veste. L’uniforme de Nagatenjouki Academy qu’elle portait ne possédait pas de nœud, et pas d’insigne, et ses cheveux étaient toujours dans un état pas possible. Akutoku aurait aimer enfiler quelque chose d’autre, mais cela restait le cadet de ses soucis.

[ Mais ce que je sais, c’est que si mon temps est limité… Je vais rattraper ses connards. Le garçon au cheveux noirs aux ordres de Genji-san… Le garçon aux cheveux blonds… Et Satoshi Sugimori. Vous ne vous en tirerez pas comme ça, vous trois ! ]

Ouvrant la grande porte métallique, Akutoku vint rapidement accélérer le pas en direction d’un des agents d’entretien encore en service malgré l’horaire.

« Excusez-moi ! J’ai trouvé ça par terre, je crois que ça appartient à une scientifique de l’installation… ! »

***


« Alors, tu… Tu as besoin de mes talents pour retrouver des gens… ? Je n’imaginais pas que… Tu te mettes à demander l’aide des autres personnes, dis donc… Tu es sûr que t- »

Le bruit d’un cutter fendant l’air fit avaler sa salive à l’étudiant à lunettes, qui releva ses mains devant lui par réflexe. Il ne savait pas si il ressentait plus d’appréhension à recevoir une vilaine coupure de cutter ou une morsure de ses canines pointues qui se dessinaient derrière l’expression agacée d’Akutoku Reitoko. Agacée, pas énervée. Pas dégoûtée, ou en pleine crise de rage. Akutoku Reitoko semblait simplement agacée.

« Tu as réussi à me trouver dans la ville avec ton drone, durant l’entrevue avec l’esper qui manipulait la lave. Comment tu as fait ? Je dois retrouver des gens, alors si tu pouvais arrêter de baver et me filer ton truc, ça accélererait vraiment les choses, espèce de trouillard dégoulinant. »

« Oh tu… Tu veux dire… ça ? C’est rien d’extraordinaire, tu sais… C'est juste de la reconnaissance faciale. »

Levant distraitement un sourcil en direction de la fenêtre apparaissant sur le téléphone brandit par le garçon, Akutoku vint s’en saisir sans autre forme de procès, pour regarder la liste de photo qui venaient d’apparaître sur celle-ci. Des mots clefs étaient écrits sur un encart à côté de cadre apparaissant sur le visage des personnages apparaissant sur les photos.

« C’est quoi ce merdier, au juste… ? »

« … Tu… Tu ne sais pas ce que c’est, un selfie ? »

Akutoku se mit à cligner des yeux, avant d’articuler un sourire carnassier, sensé cacher un doute dans son expression. Elle agita son cutter de gauche à droite en fermant les yeux, comme si c’était une main qu’elle déplaçait.

« P-Pour qui tu me prends, espèce d’abruti ! Evidemment que je sais ce que c’est ! C’est ce type de photographies cadrées d’une manière à mettre l’accent sur différents traits physiques. »

[ Elle sait pas c’que c’est. ]

Une goutte de sueur vint s’écouler sur la tempe de l’étudiant à lunettes qui compris que le faire remarquer à l’étudiante ne servirait à rien d’autre qu’à écourter sa durée de vie. Pointant du doigt les cadres à côté des photos en gardant une distance de sécurité, le garçon se mit tout de même à éclairer un peu sa camarade.

« Ce n’est pas vraiment du hacking, puisque toutes ses informations sont récupérable en ligne. Mais ce logiciel permet rapidement d’en faire l’inventaire sur une banque de données ! Avec ça, on peut taper un mot clef, et trouver quelque chose de spécifique... Q-Quand quelqu’un prend une photo dans un espace public, ou active la fonction de sa caméra, les données sont récupérée si il active l’échange avec… l’extérieur. Si quelqu’un apparaît dans l’image ou le cadre, alors on peut le trouver aussi, même si il ne le sait pas… Mes drones prennent des images aussi, et si on couple les données, on peut trouver pas mal de gens si tanté qu’ils soient… Dans un espace public, ou ce genre de chose… Tu vois ? »

Akutoku vint réfléchir un instant en clignant des yeux.

[ Un mot clef, hein… ]

« Tu es vraiment un espèce de pervers dégueulasse et répugnant, et tu me donnes la gerbe. Mais c’est exactement ce que je cherchais, sale stalker. Tape ‘‘cheveux noirs’’, ‘‘taille moyenne’’, ‘‘garçon’’ et  ‘‘yeux noirs’’ dans ton logiciel ! »

L’étudiant de Nagatenjouki articula un sourire à l’adolescente aux cheveux bleus en bataille, pensant d’abord à une plaisanterie. Voyant que celle-ci semblait sérieuse, il commença à se mordre la joue en attrapant doucement le téléphone, avant de le tendre à Akutoku.

« Hum… T-tiens. Il y a… 780 résultats sur la première page. Il n’y en a que 17, parce que ça n’englobe que les résultats les plus récents, environs une à deux heures. »

Serrant les dents en faisant défiler les dizaines d’image de garçons japonais et de leurs groupes d’amis, Aku compris que le peu de chose qu’elle avait apprise sur ce garçon mystérieux de la ruelle du Seventh Mist  n’allait pas lui être d’une grande aide. Comment elle avait pu penser une seule seconde pouvoir le retrouver aussi facilement ? Elle n’avait pas le choix, si elle voulait avoir une chance de le retrouver, elle devait faire d’une pierre de coup et se remettre sur la trace de Genji lui aussi. Mais depuis que son téléphone et que sa console avaient été détruit durant l’incident avec les paramilitaires inconnus… Oui, le sort s’acharnait décidément à empêcher Akutoku Reitoko de ne réussir quoi que ce soit.

« Kh… A quoi ce truc débile peut servir au juste, à part poursuivre des adolescentes dans des ruelles, espèce de détraqué… ? »

« Et-et bien... Avec toi c’était plus simple, je veux dire… Avec tes cheveux bleus et ton costume de lapin blanc… »

Levant son cutter en direction du garçon à lunettes, le regard d’Aku changea en l’espace d’une seconde, comme si quelque chose s’était connecté. Après avoir tilté, l’adolescente se mit à attraper de nouveau le téléphone des mains du garçon.

[ Une couleur de cheveux spécifique… Je ne pourrais peut-être pas trouver les deux autres, mais… ]

« Hé-… Une seconde ! Reitoko-san ! C’est… C’est mon téléphone ! Tu ne vas quand même pas partir avec, le dernier tu l’as jeté par… Elle est partie avec. »

Contente de trouver les mots clefs qu’elle cherchait, Akutoku Reitoko accéléra la cadence… Avant de se rappeller qu’elle était tout sauf sportive. A bout de souffle contre un mur du District 18, elle attrapa son téléphone dans l’autre main en essuyant son front d’un revers de main. Les résultats venaient juste d’apparaître pour ‘‘barrettes’’, ‘‘garçon’’, ‘‘yeux bleus’’ et ‘‘cheveux blonds’’. Derrière la photographie d’un adolescent plutôt bien portant et d’un des tickets qu’il avait à la main se trouvait un garçon qui apparut dans l’esprit d’Aku aussi vite qu’elle le vit. Un sourire se dessina sur son visage. Une phrase vint retentir elle aussi dans sa tête, faisant apparaître les canines pointues de l’étudiante.

« Aku-chan ! Pour être honnête je suis déçu. La reine de glace de Nagatenjouki a eut du mal contre un pauvre esper d’une école méconnu, tu as carrément frôlé la défaite. Je me demande comment va réagir ton école ? Tes proches et surtout ceux qui pensaient que tu pourrais devenir la « meilleure »… ils seront surement déçu…»

[ Dans le District 7, hein ? Je peux l’atteindre avec le train magnétique. Le résultat date… D’il y a trois minutes. On dirait que je t’ai trouvé, blondinet. On a à s’expliquer, tous les deux. J’espère que tu as préparé ta culotte de rechange. ]
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