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 Deux magiciennes, deux civilisations - [pv Liliana]

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Ounchet

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MessageSujet: Deux magiciennes, deux civilisations - [pv Liliana]   Mer 18 Avr - 21:59

Cela faisait maintenant plus d’une heure qu’Ounchet était sortie de « son » appartement et tout autant de temps qu’elle évoluait dans Gakuen Toshi sans s’être perdue. Et ça, bien qu’étant déjà un exploit pour un étranger tout droit venu de l’extérieur de la cité Scolaire, était une première pour la jeune fille qui avait l’impression de chercher son chemin à chaque fois qu’elle se déplaçait.

Cela dit, Ounchet connaissait bien l’endroit où elle se rendait cette fois pour y être déjà allée à plusieurs reprises. Relevant régulièrement les yeux vers les panneaux ou les devantures des magasins et repérant aussitôt ceux qu’elle avait déjà vus, la petite égyptienne se rapprochait de minute en minute du collège Minamizawa, lieu de rendez-vous établi par Enju un jour plus tôt pour aller dans la « Galerie marchande souterraine », un endroit apparemment très populaire et où il était possible d’acheter plein de choses diverses et variées. Si la jeune fille n’était pas particulièrement emballée à l’idée de passer une après-midi entière dans une galerie souterraine, Enju semblait voir la chose d’un point de vue complètement différent qui  lui donnait suffisamment d’énergie pour tirer son amie à la peau matte hors de chez elle dans un lieu bondé, environnement qu’elle n’appréciait pas particulièrement.

Dans la poche du jogging gris d’Ounchet, son téléphone portable vibra à deux reprises, interrompant la jeune fille dans sa progression attentive. Elle dû plisser les yeux pour déchiffrer les caractères qui s’affichaient à l’écran, apprendre les caractères japonais était une chose, les déchiffrer sur une maudite police d’écriture qu’elle avait configuré sans le vouloir en était une autre. La jeune fille rangea le téléphone au bout de quelques minutes d’effort, Enju allait arriver en retard.

« Quelle… tête en l’air. » soupira-t-elle, se demandant ce qu’elle pourrait bien faire maintenant qu’elle avait du temps à tuer. Aller au collège et y attendre Enju semblait la meilleure idée, aucun risque de se perdre en chemin de cette façon. Mais au moment où la fillette allait reprendre sa marche, son œil remarqua quelque chose sur la gauche.

Derrière la vitrine de la libraire à côté de laquelle Ounchet se trouvait, la couverture d’un livre illustré avait attiré son attention. Couverte de hiéroglyphes imprimés en arrière plan, le décor fit ressentir de la nostalgie à la jeune fille l’espace d’un instant. Au premier plan et au centre de la couverture, une image de cercueil était représentée en gros plan, surmontée de caractères japonais disposés en arc de cercle juste au dessus, en guise de titre. « Égypte, le pays des rois. ».

Les dents de la fillette se serrèrent alors qu’elle entrait dans le magasin, le regard enflammé d’une lueur de colère et les poings serrés. Sans tenir compte des clients ou du personnel qui se tenaient là, Ounchet tendit le bras et se servit directement à la source, décrochant rageusement le livre de son support en vitrine. Elle cracha quelques mots incompréhensibles comme un serpent le ferait avec du venin puis ouvrit l’ouvrage illustré sans trop de considération. Aussitôt la première double-page du livre d’apprentissage dévoilée, ses yeux s’écarquillèrent, signe que la colère ne faisait qu'augmenter.

« Qu’est-ce que c’est que… ces conneries ?!! » commença-t-elle à crier en feuilletant les pages de plus en plus vite, en déchirant quelques unes tandis que son regard se baladait de paragraphe en paragraphe et d’illustration en illustration.

« Vous… vous vous FOUTEZ DE MOI ?!! » hurla-t-elle avant d’empoigner plusieurs pages et de les arracher furieusement du livre. Un glapissement –provenant probablement d’un membre du personnel- retentit non loin de la jeune fille mais elle n’y prêta pas attention. Elle devait détruire cette horreur, totalement. C’était ça l’héritage de sa civilisation ? Un stupide et immonde livre aux allures de caricatures ?

« Ne me faites pas rire ! »

Cette fois-ci, ce furent des cris plus autoritaires qui retentirent tout près de l’égyptienne. L’effet provoqué fut cependant bien différent de celui escompté par le gérant du magasin puisque la petite fille ne s’arrêta pas, au contraire. Une moitié de livre dans la bouche et l’autre entre ses mains, elle tentait maintenant de déchirer l’ouvrage en deux en tirant dessus de toutes ses forces. Un troisième cri ainsi que des pas précipités lui firent cependant tourner la tête, permettant à Ounchet de voir une petite armée de lecteurs aguerris se précipiter dans sa direction. Ni une, ni deux et le livre toujours dans la bouche, l’adolescente au oreilles de canidé démarra au quart de tour et traversa la porte du magasin à pleine vitesse, faisant retentir l’alarme en sortant sans que cela n’ait plus d’effet que de lui vriller les tympans.

Ce ne fut qu’après avoir couru quelques minutes et être passée par une ou deux ruelles qu’Ounchet s’arrêta de courir, tirant enfin un bon coup sur la moitié de livre dans sa bouche pour la séparer définitivement du reste. Elle jeta immédiatement les deux parties devant elle sans regarder, puis fronça les sourcils avant de porter la main à sa bouche pour enlever un morceau de page resté collé sur sa langue.

Ounchet s’immobilisa soudain dans son mouvement, redressant instinctivement ses oreilles de canidé et tournant les yeux vers une jeune femme qui venait de sortir de nulle part, elle ne l'avait pas remarquée en arrivant. Cette dernière la regardait d’un air étonné, avec ce qui semblait être une moitié de livre pour enfant déchiré et dégoulinant de bave fiché sur la tête. Ses cheveux roux et les traits visiblement étrangers de son visage changeaient de ce qu'avait l'habitude de voir la fillette au milieu de tous ces japonais, ce qui retint momentanément son attention, plus que le nouveau couvre-chef dont elle était désormais affublée.

Tirant finalement la langue au bout de quelques secondes pour retirer du bout des doigts le fragment de page collé dessus, Ounchet posa un regard désintéressé sur la jeune femme qui n’avait pas les traits d’une japonaise.

« C’est dégoutant. » lâcha-t-elle en une grimace, laissant tomber le morceau de page sur le sol de la ruelle.


Dernière édition par Ounchet le Mar 1 Mai - 15:50, édité 1 fois
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Liliana Metztli

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MessageSujet: Re: Deux magiciennes, deux civilisations - [pv Liliana]   Ven 20 Avr - 12:43

Sortant à nouveau de la bibliothèque, j’étirais mes bras, me retenant de bailler. Une des choses que j’apprécie avec la citée scolaire, c’est l’immense quantité d’informations que l’on peut trouver ici et qui peut servir à tous le monde, y compris ceux qui ne devrait pas être ici. Je regardais le ciel dégagé, il annonçait une belle journée et d’après ma nouvelle montre, obtenu d’un japonais qui dormait dans le train…le pauvre. Il est vrai que c’est « sur », mais pas avec moi dans les parages.

« Il me reste pas mal de temps. »

Hum je n’avais pas exactement trouvé ce que je voulais, mais un bon début était effectué, je pourrais retourner et continuer mes recherches, sauf que je sentais que si jamais je continuais je risquais de finir avec un mal de crâne. Aucun intérêt et puis une pause de temps en temps ne pouvait pas faire de mal, il y avait plein de choses que je n’avais pas vu à la citée scolaire. Même avant de vivre dans un appartement, je n’ai jamais pris le temps de visiter.

« Hum…faisons ça… »

C’était décidé, pour finir la journée je vais me balader un peu. Notamment le district 7, je l’ai visité quelques fois, mais jamais pour voir ce qu’il proposait, la plupart du temps j’étais seulement de passage. Or on m’a dit qu’il y avait pas mal de choses dans ce district et puis ça me permettrait de mieux retrouver mes repères dans le futur, ce sera aussi l’occasion de voir quel genre de magasin se trouvent là-bas.

C’était plutôt grand et le choix était vaste, mais je mémorisais en priorité les magasins de vêtements et les restaurants. Non seulement j’ai besoin d’une nouvelle garde-robe, mais en plus il faut aussi que j’ai des lieux pour trainer ceux qui veulent m’invité à manger. Et au vu de mon charme irrésistible, cela peut arriver quand j’en ai envie même si je préfère plus souvent voler leur portes monnaies.

Alors que je marchais le long des rues, mon regard se posa sur une petite librairie. La bibliothèque c’était bien, mais quand on ne peut pas emprunter des livres soi-même, c’est embêtant. Les acheter/voler n’était pas une si mauvaise idée, cela me permettrait de continuer mes recherches à l’appartement et pas toujours dans une bibliothèque.

La décision étant prise je m’approchais de la librairie regardant rapidement les livres qu’ils proposaient et les choix étaient assez médiocre comparé à ce qu’offrait la bibliothèque où j’allais d’habitude. Seule une poignée des romans qui se trouvaient ici m’intéressait, un livre sur l’Egypte Ancienne, un livre sur Ramsès II, « Le livre de Thot », un autre sur les mayas, ainsi que « les cités perdues des mayas » et le plus intéressant de tous un livre parlant de la civilisation aztèque et de ses différentes divinités. Ce livre pourrait être intéressant, je tendis discrètement le bras pour le saisir, mais alors qu’il était à portée de ma main. Un cri de rage se fit entendre, attirant l’attention de tous le monde même la mienne alors que c’était une occasion en or. Le gérant couru en direction du cri, me bousculant légèrement alors que j’attrapais le livre et sans plus attendre je quittais la librairie alors que ça ne faisait que s’intensifié, n’ayant au final jamais vu la personne qui avait causé ce boucan. Je n’avais même pas fait attention si la sonnerie avait retentit ou non, mais je n’avais pas été suivi, ils étaient surement trop concentré sur l’autre personne.

« Voilà qui était facile. »

Déclarais-je en marchant tranquillement, regardant l’objet volé dans ma main. Petit à petit, mon sourire se transforma en une légère grimace…ce n’était pas absolument pas ce bouquin là que je voulais ! Je poussais un léger soupire, je ne savais pas quoi en faire. Il n’allait jamais me servir, sauf si je le revendais…

« Mais personne n’a envie d’ache— »

« Personne n’a envie d’acheter ça » était la phrase qui devait sortir de ma bouche lorsque quelque chose est venu percuter mon visage, quelque chose de gluant et collant…extrêmement dégueulasse.

« EURK »

J’enlevais ce truc délicatement, sans essayer de trop le toucher avec toute ma main et c’est alors que je l’entendis, la voix de mon agresseur, le responsable ou plutôt la responsable de cette acte écœurant et intolérable.

« C’est dégoutant »

C’était une voix une vois assez jeune, mais avec un ton de voix plus ou moins particulier. Tenant l’objet responsable de ma cécité temporaire du bout des doigt en n’utilisant que l’index et le pouce, lâchant prise très rapidement pour sortir un mouchoir et me nettoyer le visage. Voici une bonne raison de développer un nouveau, une sorte de mini fontaine qui permettrait de se laver le visage dans ce genre de situation. Je posais mon regard sur l’individus en question, c’était une jeune fille à la peau mate avec de gros sourcils qui renforçaient son air assez sévère et une assez petite taille. Au vu de son apparence, c’était une étrangère, elle était surement venue pour le curriculum program pour devenir une esper. De ce que j’ai entendu, c’était quelque chose d’assez commun, mais il semblerait qu’avant de l’envoyer ici ses parents ont oublier de lui apprendre les bonnes manières.

« C’est tes manières qui sont dégoutantes… »

Pensais-je tellement fort que les mots avaient faillit quitter ma bouche, en temps normal…je lui aurais surement sauter à la gorge et j’en meurs d’envie, mais c’était une enfant et une esper…ce n’était pas vraiment le moment de m’attirer des ennuis pour rien avec Anti-skll parce qu’une femme facilement identifiable a fait du mal à un esper…avec ma cape je n’aurais pas hésité, mais là ? Hors de question d’agir sans faire attention. J’essayais donc de garder mon calme autant que possible, je posais mon regard sur le livre au sol. Je savais que certain utilisait l’expression « J’ai dévorer ce livre », mais je ne pensais pas que ce serait aussi littéralement. Et puis bon c’était la première fois que je voyais quelqu’un manger un livre, à part les chiens qui ont parfois tendance à manger les devoirs de leur maîtres…

« Impossible… »

Mon regard se posa sur le haut de la tête de l’adolescente, elle avait des oreilles de…chien ? Est-ce qu’elle prendrait son cosplay trop aux sérieux ? Elle jouerait le rôle d’un chien enragé ? Non, je ne pense pas…mais pourquoi porté des oreilles de chien ? ça ne va absolument pas avec son air super sérieux. Je ne vais pas me moquer, ce serait risible et enfantin…surtout qu’il me semble que pas mal de personne fan du japon se cosplay souvent dans des conventions, il me semble…je n’ai jamais vraiment pu tester.

Quoiqu’il en soit, je ne me dirais jamais grande lectrice, mais les livres sont une source de savoir pour les gens, en particulier pour certains magiciens qui sont comme moi et qui sont plus ou moins coincé ici. C’était clairement du gâchis de détruire un livre pour une raison obscure, pour ne pas dire étrange. Si elle voulait se nourrir, elle l’aurait probablement pas recraché. Je m’approchais de quelques pas d’elle, poussant un léger soupire avant de montrer du pouce ce qu’il restait du livre derrière moi.

« Un livre ça ne se mange pas…et surtout ça ne se crache pas sur les gens. »

Déclarais-je en secouant le bouquin que j’avais dans la main, posant mon regard dessus à nouveau. Moi qui ne savait pas quoi en faire, j’ai peut-être moyen de m’en débarrasser sans trop de soucis. Et si jamais ils retrouvent le livre, ça sera plus mon problème vu qu’elle l’aura probablement manger ou ranger dans son armoire.

« Enfin bon, je suis d’humeur généreuse aujourd’hui. Je te vends ce livre pour 350 Yen. Pas cher payé avoue. »

Dis-je en lui tendant le livre que je venais de voler, c’était une modique somme, mais rien de bien important. Ça restait un bénéfice, certes moindre, mais un bénéfice quand tu obtiens un livre gratuitement. C’était un peu du gaspillage de lui donner si c’est pour qu’elle le détruise, mais bon il va juste pourrir dans un coin si je le prends donc autant lui donner. D’ailleurs…

« Ah…Avant ça…je peux savoir pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça à ce livre, c’est une source de savoir pour beaucoup tu sais. »
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Ounchet

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MessageSujet: Re: Deux magiciennes, deux civilisations - [pv Liliana]   Dim 6 Mai - 15:08

« Un livre ça ne se mange pas…et surtout ça ne se crache pas sur les gens. Enfin bon, je suis d’humeur généreuse aujourd’hui. Je te vends ce livre pour 350 Yen. Pas cher payé avoue. »

Les sourcils de la petite Egyptienne s’arquèrent puis se froncèrent lorsqu’elle comprit que la jeune femme s’adressait bel et bien à elle. Elle cligna deux fois des yeux, est-ce qu’elle essayait de lui… faire acheter quelque chose ?

« Ah…Avant ça…je peux savoir pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça à ce livre, c’est une source de savoir pour beaucoup tu sais. »

« Omae… » fit-elle sans réussir à cacher les intonations étrangères dans sa voix, « C’est à moi que tu parles comme ça ? »

Se tournant de façon à être face à face avec celle qui allait bientôt avoir le privilège d’être renommée par une authentique princesse Egyptienne, Ounchet la toisa du regard du haut de son mètre quarante-six. Après l’avoir détaillée de haut en bas, son regard se posa finalement sur le livre que la rousse étrangère avait entre les mains. Quelques secondes lui auraient été nécessaires pour en déchiffrer le titre, bien moins que cela pour lire un nom qu’elle ne connaissait que trop bien. Ramses II.

Le regard d’Ounchet se voila un instant avant de s’allumer d’une lueur froide. Alors ce livre concernant sa famille… est-ce qu’il était aussi dégradant que celui qu’elle venait de réduire en confettis ? Droite comme un i, la jeune fille marcha droit vers son interlocutrice sans la quitter du regard une seule seconde. Son pas était lent mais terriblement régulier, une marche de fière princesse d’Egypte. Elle s’immobilisa juste devant la jeune femme, la tête levée et ses longues oreilles dépassant la hauteur de celle qui lui faisait face.

« Effectivement, un livre est une précieuse source de savoir. C’est pourquoi un objet aussi important doit contenir de véritables faits, et apporter des informations authentiques, sans déformer la vérité ou mentir. »

[ Et dans le cas contraire, il ne doit pas exister. ]

« Tu dis être d’humeur généreuse mais tu n’as pas daigné te présenter, cherchant avant tout à me vendre ce livre… cette attitude montre ton manque d’instruction… Mais ton identité m’importe peu, rousse aux airs espiègles. Vois-tu, je suis d’humeur généreuse moi aussi aujourd’hui, aussi j’oublierai peut-être cet affront si tu agis en accord avec ton rang. »

[ Si cette chose insulte ma civilisation… je dois la détruire ! ]

« Tu sembles respecter les connaissances des livres, si tu défends bel et bien l’apprentissage à l’aide des véritables ouvrages, alors tu devrais tout autant mépriser ceux qui ne recèlent que mensonges et calomnies, ce ne sont que des insultes écrites sur du papier. »

Ounchet tendit la main d’un mouvement ample, paume vers le haut.

« Donne-moi ce livre, je ne le répèterai pas. »
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Liliana Metztli

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MessageSujet: Re: Deux magiciennes, deux civilisations - [pv Liliana]   Dim 6 Mai - 23:11

Plus que son comportement assez hautain lorsqu’elle demandait à qui je parlais, mon intuition qui me disait qu’il s’agissait d’une étrangère était confirmée en entendant clairement la voix de la jeune fille et son accents étrangers alors qu’elle parlait japonais. Malgré sa petite taille et son jeune âge, son regard était défiant, me regardant d’égal à égal…non, je dirais même qu'elle se mettait supérieur à moi ? Je n’aimais pas du tout son comportement, pour qui se prend-t-elle ? Ce n’est qu’une étudiante à la citée scolaire d’à peine 12 ans, un léger soupire s’échappa de ma bouche...se mettre en colère contre une gamine n'était pas une bonne idée, pensais-je intérieurement en essayant de ne pas m'énerver alors que je m'apprêtais à écouter de nouveau les dires de la jeune fille.

Ce qu’elle disait n’était pas faux, un livre doit contenir de véritables faits en apportant des informations authentiques, sans mentir ou déformer la vérité. Malheureusement il y avait une petite chose qui faisait que malgré cela je ne pouvais pas être totalement d’accord avec son comportement, l’erreur est humaine et il n’est étonnant que des vérités soient déformés ou modifiés quand tu vois à quelle époque cela s’est déroulé. Elle n'a jamais entendu parler du téléphone arabe ? Beaucoup de faits sont basés sur des trouvailles, d’autres sur des textes ou même des hypothèses, l’homme n’est pas parfait et des erreurs sont possibles. Une exactitude sur des événements passées sont possible, mais pas forcément évident à obtenir.

Ainsi reproché à un livre des informations « fausses » au point de le détruire n’était pas quelque chose que je pouvais apprécier, mais elle est encore jeune et insouciante et je suis sûr que certains professeurs se feront un plaisir de lui montrer le bon chemin. J’avais l’image d’une jeune homme brun enseignant et membre d’Anti-skill qui se formait dans mon esprit, ce gars serait parfait pour lui montrer « le droit chemin ». Je préférais donc la laisser continuer son discours malgré le fait que je trouvais son comportement déplacé et petit à petit en l’écoutant, ce sentiment de mécontentement se remplaça par de la curiosité. Ce qu’elle portait, mais surtout la façon dont elle s’exprimait, les mots qu’elle employait, ce n’était pas tous le monde qui parle comme ça. « Daigné se présenter », « manque d’instruction », « rousse aux airs espiègles » « en accord avec ton rang » dans son petit monologue, la voleuse que je suis avait clairement repéré un statut important chez cette gamine.

Je ne savais pas si c’était un rôle qu’elle jouait ou si elle était vraiment quelqu’un d’important, mais c’était le moment d’en profiter pour se refaire les poches. Quittant ma pensée alors qu’elle continuait son monologue sur le fait de mépriser les livres qui, selon elle, ne recèlent que mensonges et calomnies. Alors que je clignais des yeux en la regardant, observant son côté extrémiste, la jeune fille tendit sa main exigeant le livre.

Mon regard se posa sur la main de la fille à la peau mate avant de se poser sur le livre que j’avais en main, l’analysant très rapidement du regard. Il parlait de Ramsès et le livre qu’elle a déchiré…je jeta un léger regard à ce qu’il restait du livre par terre, observant les dessins enfantins de hiéroglyphe.

« Un livre sur l’Egypte…hum »

La déduction fut très rapide, cette fille semblait particulièrement s’intéressé à la culture Egyptienne et au vu de sa réaction sur le contenu du livre par terre, elle doit bien connaître l’histoire Egyptienne ou bien ce qu’on lui a appris était faux. L’information importante à en tirer, c’est qu’elle considérait en connaître plus ou plutôt qu’elle possède une vision historique plus correcte que les personnes qui ont écrit ces livres. Je ne savais pas où elle avait obtenu ses connaissances sur ce domaine, mais une telle confiance était assez impressionnante surtout chez une enfant de 12 ans. Un léger sourire aux lèvres, je commençais à effectuer le mouvement pour déposer le livre dans sa paume avant de le retirer de sa portée à la dernière seconde.

« Ah c’est vrai, tu as raison où sont mes manières. Je m’appelle Liliana, disons que je suis une humble archéologue et marchande par la même occasion. »

Déclarais-je en tenant le livre éloigné d’elle et ignorant complètement le fait qu’elle n’avait que faire de mon identité. Peu importe, le jour où une fille riche reçoit quelques choses gratuitement de ma part n’est pas encore arrivé et il n’arrivera pas avant bien longtemps. Toujours armé d’un petit sourire en regardant la jeune fille.

« Hum…prendre gratuitement ce qu’une personne vend, c’est du vol non ? Enfin de l’extorsion serait plus correcte. »

Si c’était vraiment quelqu’un avec une éducation particulière, il était évident que cette petite remarque n’allait pas lui plaire même si elle n’était pas méchante. Je n’étais malheureusement pas mentaliste pour savoir quel genre de réaction elle aurait, frustration ? Colère ? agacement ? Aucune idée et pour être honnête, je n’en avais rien à faire.

« Donc si ce livre t’intéresse vraiment, ce sera 700 yen ma chère. »

Oui, oui, 700 yen. Le prix à doubler et alors ? Autant agir comme le dit mon rang actuel, c’est-à-dire marchande (escroc) et puis au vu de son comportement c’est quelqu’un qui possède un rang supérieur à celui des autres, qui vient d’un autre milieu social, ce n’est pas la mer à boire de payer 700 yen pour un livre. C’était probablement de l’escroquerie, mais elle n’a pas l’air connaître la valeur des livres vu son comportement animalier avec l’autre. Si elle compte l’avoir gratuitement ou négocier, je ne ferais qu’augmenter le prix pour avoir ce que je veux.

Du moins, c'est ce que j'avais prévu initialement...Or comme on le dit souvent que la curiosité était un vilain défaut, mais pour moi c’était principalement une qualité qui te permettait d’emmagasiner beaucoup de connaissance, de savoir, mais aussi de te renseigner sur certaines choses. Cette curiosité en question m’a souvent permis d’apprendre des choses sur mes cibles lors de mes précédents cambriolages lorsque je faisais partie de la cabale de l’autre mégère, c’est ce qui fait que je suis la personne qu’actuellement.

« Et vu ce que tu as fait à ce livre pour enfant et le fait que tu veuille ce livre-ci, sans oublier le fait que tu portes des oreilles de chi…chacal, me pousse à croire que tu aimes cette civilisation.»

De bon vieux argument pour exposer son amour et s'en servir pour la pousser à acheter, ça ne marche pas toujours, mais c'était efficace la plupart du temps...sauf contre les harpie, ça avait plus tendances à les énerver qu'autre chose. Je marquais une petite pause de quelques secondes, lançant un léger sur la jeune fille avant de laisser ma curiosité prendre le dessus.

« ...Toutefois, quelque chose m’intrigue comment peux-tu être si certaine que ce ne sont que des mensonges et des calomnies alors que tu n’étais pas née pour vérifier leurs dires ? »
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Ounchet

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MessageSujet: Re: Deux magiciennes, deux civilisations - [pv Liliana]   Mer 9 Mai - 21:01

« Ah c’est vrai, tu as raison où sont mes manières. Je m’appelle Liliana, disons que je suis une humble archéologue et marchande par la même occasion. »

« Non, tu n’y es pas, je me fo- »

La mâchoire d’Ounchet se referma brutalement dans un claquement de canines lorsque Liliana éleva le livre dans les airs, hors de sa portée, continuant de parler sans se laisser interrompre.

« Hum…prendre gratuitement ce qu’une personne vend, c’est du vol non ? Enfin de l’extorsion serait plus correcte. Donc si ce livre t’intéresse vraiment, ce sera 700 yen ma chère. »

Les lèvres de la petite Egyptienne s’écartèrent légèrement à ces mots, dévoilant sa mâchoire serrée et deux rangées de dents immaculées s’emboitant parfaitement. Son regard resta verrouillé sur la jeune rousse lorsque sa tête se pencha sur le côté, preuve qu’elle perdait patience.

« Et vu ce que tu as fait à ce livre pour enfant et le fait que tu veuille ce livre-ci, sans oublier le fait que tu portes des oreilles de chi…chacal, me pousse à croire que tu aimes cette civilisation... Toutefois, quelque chose m’intrigue comment peux-tu être si certaine que ce ne sont que des mensonges et des calomnies alors que tu n’étais pas née pour vérifier leurs dires ? »

Ounchet se calma instantanément, comme toujours les oreilles ne passaient pas inaperçues mais cette femme, elle semblait avoir la désagréable manie de s’immiscer dans ce qui ne la regardait pas. Garder son identité secrète était la règle la plus importante pour la fillette, rien ne passait devant cette priorité. Cependant, il y avait bien quelque chose qui avait retenu son attention dans le discours de la jeune étrangère. Cette femme, Liliana, elle mentait.

Une archéologue marchande ? A la Cité Scolaire dont la technologie dépassait tout ce qu’aurait pu imaginer Ounchet ? Cette histoire aurait été plausible si elles s’étaient rencontrées à son époque, trois-mille ans plus tôt. Et voilà qu’en plus d’essayer de lui faire avaler un bobard aussi énorme, elle lui posait des questions avec une suspicion même pas camouflée. Est-ce que cette femme sans gène essayait de l’amadouer ?

[ Surveille tes paroles, roturière… ]

« Hmpf, et bien voilà qui fait toute la différence entre nos rangs. Je suis instruite, il n’y a rien de plus simple. Différencier le vrai du faux en se basant sur des textes de professionnels n’est pas quelque chose qui requiert d’être né à la bonne période… comment serait-il possible de conter l’Histoire sinon ? Mais si tu es archélo… archléo… comme tu le prétends, tu devrais le savoir n’est-ce pas ? »

La langue de la petite Egyptienne claqua contre son palais, manifestant son mécontentement de ne pas avoir réussi à prononcer le mot qu’avait dit la rousse si facilement. Le japonais était vraiment compliqué, quelle langue insupportable ! Même avec la Connaissance de Djehouty dire certains mots du premier coup lui était quasiment impossible.

Ounchet fourra ses mains dans les amples poches ventrales de son sweat à capuche gris, puis fit deux pas en avant, de façon à se planter à moins de dix centimètres de Liliana, ses yeux violets transperçant ceux de la rousse.

« De l’extorsion ? Je n’avais pas connaissance que la vente de livres individuels dans des petites rues à l’abri des regards était une chose normale dans ce pays. Mais tu es une marchande, une marchande qui n’hésiterait pas à vendre un livre à une jeune fille seule dans une ruelle de la ville la plus avancée du monde. A mon tour d’être intriguée, Liliana. »

Ounchet tira sa main droite de la poche d’un coup sec et pointa son index sur le visage de la jeune femme, l’arrêtant à quelques centimètres de son œil droit.

« Je vais ignorer ton affront précédent et te poser une question aussi…, محتال ! »

« Est-ce que à tout hasard, tu aurais osé me mentir ? »


Nota Bene:
 
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Liliana Metztli

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MessageSujet: Re: Deux magiciennes, deux civilisations - [pv Liliana]   Jeu 10 Mai - 17:34

Différencier le vrai du faux en se basant sur des textes professionnels ? A 12 ans ? Elle serait capable de lires et de comprendre ce genre de textes ? Elle doit prendre ses désirs pour la réalité ou alors elle est sacrément intelligente pour son âge. Quand on est une enfant, on a plus tendance à croire ce qu’on lit ou nous raconte surtout sur des choses qui se sont passés auparavant. Je ne pouvais m’empêcher d’afficher un air dubitatif, non pas contre elle, mais plus contre le fait qu’elle serait capable de faire la différence sur ce qui est faux et vrai grâce à des textes traduits, mais pas moins compliqués pour son âge. Après l’Egypte n’est pas mon domaine de prédilection, ce n’est pas moi qui vais contredire qui que ce soit à ce sujet.

Malgré tout, elle marquait un point, je n’avais pas envisagé qu’elle soit capable de lire ce genre de choses alors que c’est une gamine, une gamine arrogante qui plus est. Ou alors…ce serait ces fameuses lycéennes voire même des adultes qui ressemblent à des enfants ? Cette légende serait-t-elle vrai ? C’est impossible, personne n’a trouvé la fontaine de jouvence…cela reste un mythe.

Et voilà que cette anomalie me pointe du doigt en m’accusant de menteuse juste après avoir utilisé un mot d’une langue que je ne connais pas. « Muhtral » ? « Mruhtral »…qu’est-ce que c’est que ce mot ? Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça n’a pas l’air d’être des régions asiatiques ou européennes, encore moins américaines…Africain ? Zoulou ou Xhosa ? Lingala ? ou bien Arabe ? Au vu de l’accent et la prononciation…je dirais arabe, mais je ne suis pas certaine. Moi aussi je peux insulter dans des langues inconnues espèces de « xolopìtli », « moron », « tonto ! »…du calme, ça ne servait à rien de  s’énerver sur un mot que l’on ne connait pas même si cela semblait être une insulte. Une chose est sûre, j’aurais dû faire plus attention en entendant son accent plus tôt. Une gamine ne peut pas maitriser deux langues, surtout aussi bien à moins que ce soit une surdouée, mais ça m’étonnerait. Comme quoi les apparences sont vraiment trompeuses parfois, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point-là. Lâchant un léger soupire et m’écartant de son doigt, on lui n’avait jamais dit que c’était mal poli de pointer les gens du doigt ? C’est pour ça que je déteste les gosses de riche…enfin bon, peu importe…

« Attend un peu…tu sais qu’il y a des gens ici qui achète des cartes à des marchand urbain pas vrai ? Et puis manger un livre et le cracher sur quelqu’un est plutôt suspicieux…et vu comment tu as débarquée dans cette ruelle affolée, je suis plus ou moins sûr que ce n’est quelque chose que tu as acheté… »

Cela faisait sens, j’en ai mis du temps à m’en rendre compte. Je laissai échapper un autre soupire avant de continuer à parler avant qu’elle ne s’énerve pour rien. Cette « jeune fille » semblait être du genre à démarrer aux quarts de tour, c’était assez dur d’être calme…pour être honnête j’étais aux bords de nerf, mais frapper un étudiant de la cité scolaire…ce n’est pas une bonne idée du tout, pas si peu de temps après avoir rencontré un agent d’Anti-skill.

« Mais peu importe, je ne suis pas là pour critiquer, ni juger les autres. Je ne suis pas ce genre de personne. Vendre un livre dans la rue te paraît suspect ? Ce n’est ni de la drogue, ni une bombe, juste un livre qui ne m’est plus utile et que les libraires veulent reprendre pour pas cher et je ne suis pas fan des ventes par internet. J’étais sur le chemin pour le vendre à une librairie plus offrande, sauf tu m’as interpellé de manière assez. Inattendu. Alors je me suis dit que tu accepterais peut-être de le prendre s’il convenait plus à tes goûts que…celui-ci. »

Dis-je en pointant du doigt les restes du livre pour enfant qu’elle avait déchirée avec sa bouche.

« Mais finalement le donner gratuitement pour qu’il soit déchiré, ce n’était pas quelques choses auquel je pouvais adhérer. Que ce soit un texte pour enfant, un texte pour adulte, j’ai dû respect pour l’œuvre de ces personnes. C’est tout. »

Après ces mots, je descendais le livre que j’avais en main. Je n’avais aucune raison de lui mettre hors de portée et aux vues de l’état actuelle des choses, elle est plus concentrée sur moi que sur le livres. Ironiquement elle était passé sur la défensive et s’est mise à lancer des accusations à mon encontre, c’était amusant comme si elle avait quelque chose à cacher. Pas comme si survivre pendant plus de 2000 ans était possible, je ne vois vraiment pas pourquoi elle s’est mise sur la défensive pour ce genre de choses.

« De plus si je mentais, je n’aurais aucune raison de te dire que c’est le cas. »

Ce serait stupide pour une personne d’avouer qu’il a menti, cela n’a aucun intérêt. Si c’est pour avouer au final, autant ne pas mentir depuis le début. Si tu mens, c’est jusqu’à la fin. Poussant un autre soupire et m’éloignant de la jeune fille, avant de reprendre la parole une dernière fois.

« Si tu n’en voulais pas, tu aurais pu simplement dire « non ». Je ne sais pas comment tu as vécu, mais le monde n’est pas « donne-moi ça » et avoir ce que tu veux gratuitement, mais plutôt travailler pour acheter ce qui t’intéresse. Mais tu dois savoir de quoi je parle, tu l’as surement déjà vu en cours, capitalisme, tout ça. Peu importe c’est un concept que tu connais, tu es clairement plus maligne que ton âge laisse paraître, surtout si tu peux comprendre des textes professionnels qui racontent l’histoire d’une ancienne civilisation. »

Sur ces mots je jetais un coup d’œil à ce livre, le vendre à un autre libraire n’était peut-être pas une si mauvaise idée que ça…ça restait un bénéfice même s’il était minime et insister avec elle était peine perdu, mais elle était tellement chiante que je n’avais aucune envie de lui donner…surtout pas gratuitement. Si elle descendait de ses grands cheveux peut-être, mais là ? Jamais.

« Je ne m’y connais pas et je ne compte pas prétendre m’y connaitre en civilisation égyptienne ou son histoire, je suis plus intéressé par une autre civilisation, mais tu as l’air d’en savoir beaucoup, plus que moi et ça l’air de te tenir à cœur. Alors je demande cela une dernière fois, veux-tu ce livre sur Ramsès II ou non ? »

Je dis ça, mais pour être honnête en tant que mage et "archéologue", je ne refuserais jamais des connaissances d'une autre civilisation. Cela est utile pour plein de raisons et c'est toujours de la culture générale en plus.
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Ounchet

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MessageSujet: Re: Deux magiciennes, deux civilisations - [pv Liliana]   Jeu 17 Mai - 18:26

Ounchet avait du mal à en croire ses oreilles en écoutant la rousse… Par les Dieux ce qu’elle pouvait parler !

« Attend un peu…tu sais qu’il y a des gens ici qui achète des cartes à des marchand urbain pas vrai ?...

[ Ce pays est déplorable… ]

« …manger un livre et le cracher sur quelqu’un est plutôt suspicieux…et vu comment tu as débarquée dans cette ruelle affolée, je suis plus ou moins sûr que ce n’est quelque chose que tu as acheté… »

Les petits sourcils bruns de la fillette se froncèrent d’un seul coup à ces paroles.

« …Manger ? »

Bien sûr, Ounchet avait relevé le sous entendu de l’étrangère mais elle décida de ne pas réagir tout de suite, lorsqu’elle arrêterait enfin de déblatérer des choses et qu’elle se retrouverait face à ses propres mots la petite déesse à la peau mate était certaine qu’elle serait forcée d’implorer son pardon à genoux.

« Mais peu importe, je ne suis pas là pour critiquer, ni juger les autres. Je ne suis pas ce genre de personne. Vendre un livre dans la rue te paraît suspect ? Ce n’est ni de la drogue, ni une bombe, juste un livre qui ne m’est plus utile et que les libraires veulent reprendre pour pas cher et je ne suis pas fan des ventes par internet. J’étais sur le chemin pour le vendre à une librairie plus offrande, sauf tu m’as interpellé de manière assez. Inattendu. Alors je me suis dit que tu accepterais peut-être de le prendre s’il convenait plus à tes goûts que…celui-ci. »

[ Même Enju ne parle pas autant… ]

«  Mais finalement le donner gratuitement pour qu’il soit déchiré, ce n’était pas quelques choses auquel je pouvais adhérer. Que ce soit un texte pour enfant, un texte pour adulte, j’ai dû respect pour l’œuvre de ces personnes. C’est tout. »

Une pause.

« De plus si je mentais, je n’aurais aucune raison de te dire que c’est le cas. »

Et c’était reparti.

« Si tu n’en voulais pas, tu aurais pu simplement dire « non ». Je ne sais pas comment tu as vécu, mais le monde n’est pas « donne-moi ça » et avoir ce que tu veux gratuitement, mais plutôt travailler pour acheter ce qui t’intéresse. Mais tu dois savoir de quoi je parle, tu l’as surement déjà vu en cours, capitalisme, tout ça. Peu importe c’est un concept que tu connais, tu es clairement plus maligne que ton âge laisse paraître, surtout si tu peux comprendre des textes professionnels qui racontent l’histoire d’une ancienne civilisation. »

Petit à petit, les veines du visage de la jeune fille s’étaient mises à apparaître les unes à la suite des autres pendant que Liliana continuait son monologue. Les poings serrés et commençant à trembler légèrement, Ounchet ferma les yeux, retroussant une nouvelle fois les lèvres en dévoilant ses dents sur une grimace tendue.

« Je ne m’y connais pas et je ne compte pas prétendre m’y connaitre en civilisation égyptienne ou son histoire, je suis plus intéressé par une autre civilisation, mais tu as l’- »

« DAAAMAAAAAREEEEEEEEEEEEEEE !!! »

Haletante et les bras pendant le long du corps, la fillette fixait Liliana avec une expression bien remontée sur le visage… elle avait continué de parler.

Se redressant brusquement en faisant voleter ses cheveux, Ounchet tendit la main et attrapa l’un des côtés du livre en poussant un grognement qui aurait fait fuir le plus valeureux des chatons.

« J’ai dit que je m’en foutais ! »
rugit-elle, « Mais t’as mis le doigt sur un point intéressant dans ton flot d’inepties, le monde ne fonctionne effectivement pas comme ça, c’est plutôt « Je veux, je prends »… ET MOI JE VEUX CE LIVRE ! »

Élevant le ton sur ces dernières paroles, la fillette leva la jambe droite pour l’enfoncer dans le bas-ventre de Liliana, acquérant ainsi un appui supplémentaire pour lui arracher le livre des mains.

« Saleté d’ignorante pâle de mes deux, tu n’as pas idée de ce que tu es en train de faire, donne-moi ce foutu bouquin avant de me mettre définitivement en colère ! »

Ounchet connaissait mieux que quiconque la ligne à ne pas franchir et Arina le lui répété à de nombreuses reprises, « Peu importe à quel point tu es submergée par la colère, tu ne dois pas utiliser ta magie, ne l’utilise que si tu dois sauver ta propre vie ! ». Mais à cet instant précis, la petite Égyptienne elle-même n’était pas sûre de pouvoir répondre favorablement à cette recommandation.
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Liliana Metztli

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MessageSujet: Re: Deux magiciennes, deux civilisations - [pv Liliana]   Jeu 28 Juin - 23:37

Un son strident retentit dans mes oreilles, me laissant perplexe quelques secondes. Elle venait d’utiliser tout l’air dans ses poumons pour me dire de la fermer ? Réellement ? C’était vraiment une manière de s’adresser à quelqu’un de plus âgé ? Elle n’avait clairement pas été élevé dans la société japonaise, de ce qu’on m’a dit sur l’éducation, le respect pour les plus âgé est très très important. Pas comme si je pouvais la critiquer pour son comportement, je ne suis pas japonaise non plus…mais hors de question qu’on me manque de respect de la sorte. Je levais un sourcil tout en lui lançant un regard perplexe alors qu’elle se rapprochait tout en commençant son monologue d’enfant gâtée. Attrapant le livre pour tenter de me le tirer des mains, mais il était hors de question que je donne mes affaires de cette manière, je maintenais ma poigne sur le livres l’empêchant de me le dérober.

« Je veux, je prends »..hein…Je ne peux pas dire que je suis contre ce diction, bien au contraire, j’y adhérais totalement ou presque. Il y a juste trois petites choses qui me dérange. De 1, il y a plusieurs façons de faire et la sienne n’était pas « top », je préférais la méthode discrétion. De 2, on peut le prendre de force, oui, mais si on se fait attraper… pas comme une enfant gâtée. Et de 3, ça ne s’applique pas à moi…on ne me vole pas.

C’est alors qu’elle utilisa sa jambe comme un appui supplémentaire en la plaçant contre mon ventre, elle devenait…insupportable. Une petite veine était même visible sur mon front, la colère prenait dessus. Serrant fermement le poing, celui-ci s’apprêtait à partir pour finir en plein dans sa face et ensuite lui attraper les cheveux pour lui brûler, la rendre chauve pour lui apprendre à ne pas agir de cette manière. Cela pouvait paraître excessif, mais elle le méritait tellement…

Ne pas frapper les étudiants de la citée scolaire ! C’était plus ou moins tabou de lever la main sur les étudiants actuellement, même si j’en mourrais d’envie. Sans cette règle, mon poing aurait surement fini dans sa figure et pas qu’une seule fois, mais c’était le meilleur moyen pour avoir des problèmes avec Anti-skill sur le long terme. C’était quelques choses à éviter pour ne pas finir en prison ou autres conneries du genre, poussant un léger soupire pour me calmer malgré le pied contre mon ventre. Je posais la main sur sa tête prête à lui carboniser le crâne, mais ce serait enfreindre la fameuse règle…même s’ils risquaient de ne pas la retrouver, il suffisait qu’elle se plaigne qu’une rousse lui avait brûlé les cheveux pour qu’on me retrouve. Je ne pouvais donc que lui crêper le chignon ? Poussant un autre soupire, je lâchais le livre brusquement causant l’adolescente à la peau mate de perdre l’équilibre. Résultat quelques cheveux furent arraché, rien de bien grave et malheureusement pas assez pour lui faire un trou dans le crâne.

« … »

Je posais le regard sur la petite fille avant de grogner légèrement et croiser les bras. Claquant la langue légèrement irritée par toute cette histoire, j’étais à deux doigts de sortir de mes gonds. Il fallait toutefois que je me contrôle pour ne pas céder à mes pulsions meurtrières, j’aurais eu mes équipements magiques pour me dissimuler, ça ne m’aurait pas gêner, mais là…je n’ai aucune envie de jouer au chat et la souris avec Anti-skill…surtout quand ils ont des monstres physique comme cet idiot dévoué.

« Grr…rah ! Ça suffit ! Ça va beaucoup trop loin ! »

Elle était agaçante, son comportement me donnait envie de lui mettre des baffes, même bien plus que des baffes. Elle n’avait aucune intention de laisser tomber et à cette allure, c’était certain que j’allais bientôt craquer et me laisser emporté par mon tempérament. Il était donc préférable de la laisser avoir le livre et puis si elle se faisait attraper avec le livre pour le bordel qu’elle a causé dans le magasin, ce sera pour sa pomme et pas la mienne. Ils vont surtout se dire qu’elle essaie de remettre la faute sur autrui, en voilà une bonne leçon tient.

Ironiquement ce serait assez drôle si ça lui arrivait, ça lui apprendrait à prendre quelque chose qui ne lui appartient pas et donc elle ne connaît pas l’origine. Saleté de gamine insupportable.

« Prends-le, je ne vais pas me battre avec une enfant pour un livre. Il y en a plein à lire à la bibliothèque de toute façon. »

Surtout un livre de ce genre, je pourrais facilement en trouver d’autres qui parle du même sujet avec autant d’information, sans pour autant avoir une gamine sur le dos. Après avoir jeter un dernier regard sur la jeune fille qui était en train de se relever de sa chute, je hochais légèrement les épaules avant de me retourner et de me diriger en dehors de la ruelle.

Un léger geste de la main et me voilà partie, hors de question de la supporté plus longtemps et puis bon les agents d’Anti-skill n’allait pas tarder à débarquer vu le vacarme qu’elle a causé au magasin et le cri strident qu’elle vient de faire. La fuite était donc la meilleure solution pour s’éloigner des ennuis qui approchaient à grand pas, j’aurais pu la prévenir…mais je n’en avais rien à faire de ce qui pouvait lui arriver avec les forces de loi de cette ville. Assez éloignée, je tournais la tête lançant un petit regard observateur à la jeune fille une dernière fois.

« Idiote… »

Sur ces mots, je me retournais pour continuer ma route.
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