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 Conspiration [Ounchet/Orzel]

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Orzel Morioh

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MessageSujet: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Mer 9 Mai - 3:27

-Oh, Morioh !

Orzel se redressa brusquement de son siège, ou elle était affalée depuis quelques minutes avant que Takamura, son supérieur, ne la secoue.

-Oy, pizdec... jura-t-elle en se frottant les yeux. Désolée, je me suis endormie... Euh, j'ai fini le papier sur le cambriolage chez Asako, les photos sont au retouchages...

-Ok, ok, calme toi, dis-t-il, un sourire aux lèvres. Tu as bien déposé la facture pour le taxi ? J'ai que celle pour l'aller...

-J'ai pas pris le taxi pour rentrer, j'ai fait le voyage a pied. J'avais besoin de réfléchir.

-Okay... Et c'était quoi ça ?

Orzel leva un sourcil

-Ça quoi ?

-Le mot que t'as dis la...

-Oh... Euh, du russe, désolé. J'avais un ami russe a la fac de Cracovie, il a déteint sur moi.

-D'accord, d'accord, répondis t il en riant a moitié avant de redevenir plus sérieux. Dis, Morioh, tu est sure que ça va ? Depuis quelques jours t'as pas l'air en forme...

Orzel jeta un coup d'oeil a son reflet dans l'écran de l'ordinateur. C'est vrai qu'elle avait l'air pale, malgré les efforts qu'elle avait fournis ce matin pour cacher ça sous une couche de maquillage non négligeable.

-C'est rien... répondis t elle avec un sourire. Le cambriolage m'as un peu secouée je crois. J'ai un peu de mal a dormir depuis un moment...

-D'accord... Écoute, si t'as le moindre problème, hésite pas hein ? Tu est un bon élément ici, j'ai jeté un coup d'oeil a ton papier sur le cambriolage, c'est un des meilleurs qu'on ait eu dans le journal.

-Merci, boss.

-D'ailleurs, Morioh, j'ai vu dans ton CV, tu a fait des arts martiaux dans le passé pas vrai ?

Orzel acquiesça. Une des légères déformations effectués sur son CV afin de justifier son talent au combat, si le besoin s'en faisait sentir. Le sourire de Takamura se fit plus large.

-D'accord ! Est ce que ça t'intéresserait de commenter les rencontres du Festival Sportif ? On nous a demandé quelqu'un, et j'ai penser a toi...

-Euh, ok, bien sur...

-Merci Morioh ! Je te laisse a ton boulot, du coup. Bon courage !

Elle lui sourit en remerciement, et il s'éloigna, laissant Orzel seule a son bureau. Elle resta un instant immobile, le regard fixé sur son écran noir. Puis une nouvelle vague de douleur sourde embrasa ses ailes, et elle ferma les yeux pour la supporter stoïquement.

Les derniers jours avait était tous sauf simples pour la jeune magicienne. Bien que, par miracle, elle ait réussi a se trainer chez elle après sa chute, n'étant restée inconsciente que quelques minutes, les blessures qu'elle avait subis restait encore très fraiches. Grace au ciel, une nouvelle fois, elle n'avait aucune fracture grave qu'elle ne pouvait cacher, mais ses deux épaules avait était déboités par le coup de frein désespéré qu'elle avait donner pour ralentir sa chute. Elle les avait évidement remises en place, mais les contusions la lançait toujours. Ses jambes aussi était particulièrement douloureuses. Elle soupçonnait des entorses, mais elle ne pouvait pas se permettre de mettre les pieds dans un hôpital de la Cité Scolaire. Elle se contentait donc de bouger le moins possible, tout en sauvant la face du mieux qu'elle pouvait. Mais la véritable douleur ne venait pas de ses blessures physique.

Les blessures infligés a son aile droite étaient très importantes. Le fragile cartilage avait était fracassé par l'explosion, le plumage avait était carbonisé a de nombreux endroits, et prendrait un moment a repousser. Elles guériraient, sans aucun doute. Mais ce serait long et douloureux. Une douleur qu'elle devait cependant supporter, car elle n'avait plus de temps a perdre. Elle devait identifier la voleuse, se débarrasser d'elle et récupérer le sabre. Elle se souvenait clairement l'avoir lacher dans sa chute, mais n'avait pas pu identifier l'endroit précis ou il était tombé. Elle était donc dans une situation délicate : clouée au sol, diminuée et seule dans un environnement ou elle ne devait en aucun cas compromettre sa couverture. Mais ça, ça changerait peut être ce soir.

-Takamura-san, je rentre, déclara t elle en remballant ses affaires. J'ai un rendez-vous.

-Oh, Morioh ! Tu fais des infidélités a ton boulot ? Répondis moqueusement la voix de son supérieur derrière son écran.

Elle eut un sourire en coin. Si seulement. Elle jeta son sac sur ses épaules et quitta l'université.

Dehors, la nuit était jeune, et les rues n'étaient que peu peuplés. D'un pas calme, elle se dirigea vers le District 7, et vers le lieu de son rendez vous : un bar nommé Babel. Quand elle poussa la porte, elle découvrit un endroit petit, mais cosy; l'ambiance y était feutré, et pendant un instant elle s’inquiéta de faire tache avec son tailleur légérement moins bien ajusté que d'habitude. Aucun client n'était encore présent.

-Bienvenue, mademoiselle.

La voix venait du barman, un homme qui ne devait pas avoir plus de 30 ans, en veston de velours impeccable, les cheveux gominés vers l'arrière avec élégance. Un sourire accueillant s'affichait sur son visage aux traits doux, qui dissipa immédiatement les inquiétudes de la jeune femme quand a son style. Il indiqua un tabouret en face de lui, sur lequel Orzel pris place.

-Que puis-je pour vous ? Demanda t il d'une voix polie

Un sourire un peu faiblard s'afficha sur le visage d'Orzel.

-Je suppose que vous n'avez rien contre le mal de tête ?

Il lui rendit son sourire, ses yeux brillant d'une lueur espiègle.

-Pour cela, j'ai quelque chose pour vous, mademoiselle. Ai-je carte blanche ?

Elle acquiesça. Il se tourna vers son étal de liqueur, alors qu'Orzel sortait de sa poche son carnet de note. Une petite séance de révision s'imposait avant de rencontrer son rencard.

Le père Morioh avait eu beaucoup a dire après qu'elle ait fait son rapport sur le cambriolage de l'artefact. Sur le comportement de son apprentie, tout d'abord, qui a subis une diatribe d'un bon quart d'heure sur l'importance de toujours garder ses armes sur soi, d'achever ses proie et de ne jamais tourner le dos a un ennemi blessé. Puis il en était venu a une conclusion semblable a celle d'Orzel : dans son état de faiblesse, se lancer seule a la recherche du sabre était trop dangereux. La présence de la voleuse était en elle même une très mauvaise surprise, Annihilatus n'étant pas au courant de la présence de tels individus dans la Cité. Il n'était pas non plus entièrement impossible qu'elle ait des alliés dans la cité. Dans une telle situation, il lui fallait de l'aide. Alors le père Morioh avait fait jouer son carnet de faveurs.

Il y as quelques temps, il avait surpris un homme du nom de Nicolaï Gribov, alors qu'il essayait de mettre la main sur des reliques au Soudan. Gribov était un ancien membre d'Annihilatus, qui avait fait défections bien des années auparavant. A cette époque, lui et Morioh avait deja coopérer, a un point ou il lui avait même sauver la vie, lors de la capture d'un esprit frappeur en Hongrie. Cela expliquait pourquoi Morioh n'avait pas mis a mort instantanément Gribov, le laissant plutôt partir, tout en gardant un oeil attentif sur lui, sans piper mot a Annihilatus. Il avait ainsi rapidement découvert que Gribov faisait parti d'une étrange cabale, collectionneuse d'artéfacts rares, qui selon ses informations avait peut être des liens a la Cité Scolaire. Alors quand Orzel avait demandé de l'aide, Morioh avait proposé un marché a Gribov : il s'arrangeait pour effacer son passif avec Annihilatus si celui ci assistait Orzel dans sa récupération de l'artéfact. Gribov avait accepté qu'un de ses amis rencontre Orzel, pour discuter des détails.

Et cette rencontre était sur le point de se produire.

"Ounchet... Pas de nom de famille ? Curieux. D'après Père, je ne pourrais pas la manquer, son style serait typique du moyen orient... Bah, je verrais bien"

-Votre cocktail, mademoiselle.

Orzel leva les yeux vers le barman. Celui ci fit glisser sur le comptoir un verre rempli d'une boisson d'une douce couleur jaune.

-Ça me dit quelque chose ça... murmura la jeune femme en scrutant le liquide

Il eut un sourire amical

-Je vais vous laisser deviner, mademoiselle.


Alors qu'elle s'apprêtait a entamer sa boisson, la porte du bar s'ouvrit. Et celle qui ne pouvait être que Ounchet entra.
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Ounchet

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Jeu 10 Mai - 14:23

Trois personnes se trouvaient dans la petite chambre à l’étage de l’appartement où résidait Ounchet. Les murs étaient tapissés de runes aux symboles divers mais dont l’un revenait plus souvent que les autres: une barrière, pour discuter en paix. Assise sur le lit se trouvait une jeune fille à la peau matte, une boîte de chocolats ouverte sur les genoux et dont une partie des emplacements étaient déjà vides. Mâchant l’un des chocolats, la fillette aux cheveux sombres écoutait une jeune femme assise à côté d’elle qui venait de terminer une conversation via une rune de communication longue-portée.

« Hm, alors voilà ce qu’il en est, j’ai les derniers détails concernant l’affaire avec Nikolaï. Je n’aurai jamais cru qu’il se ferait attraper. »

« Haha, il est pas aussi discret que Kurumi, aussi… puis c’est un mec, il parle jamais, je suis sûr qu’il a eu besoin de se défouler un peu ! » ricana la troisième personne, un adolescent aux cheveux noirs, avant d’attraper un chocolat dans la boîte et de le gober sans provoquer aucune réaction chez la jeune fille.

« Et ch’est à che moment là qu’il s’est fait cramer par le vieux là… Moriarty ? »

« Morioh. » corrigea simplement Arina sans quitter des yeux la feuille qu’elle avait dans les mains.

« Ouais bon bref, et donc il veut quoi lui ? On parle de l’Eglise Orthodoxe Russe là quand même. C’est des bourrins les Ruskoffs ! »

« Retrouver un artefact ici, à la Cité Scolaire. Honnêtement ça aurait été mieux si Nikolaï s’en chargeait lui-même mais puisqu’il a pas fini sa récolte au Soudan, autant qu’on s’en occupe nous-mêmes. Et puis, il fait partie de la cabale, c’est l’un des nôtres. »

Arina releva la tête de sa feuille et soupira un instant.

« Pour le bien de nos membres et pour notre cause, il va falloir qu’on libère Nikolaï de la surveillance d’Annihilatus. Hamza, tu iras au rendez-vous demain pour rencontrer l’intermédiaire, je m’occuperai du reste et pourrai agir en cas de besoin. »
ajouta la jeune femme en tendant sa feuille à l’intéressé.

« Oh waw, c’est elle l’intermédiaire ? Pas mal, wah ! Par contre son nom ressemble à rien. »

« Orzel Morioh, infiltrée à la Cité en tant qu’étudiante en journalisme, 18 ans et mage confirmée, c’est elle qui semble détenir toutes les informations concernant la relique recherchée, tu travailleras avec elle jusqu’à retrouver l’objet. »

« Demain soir hm ? J’ai hâte d’y être. »

Cette fois-ci, Hamza se rendit compte du regard violet assassin qui le fixait, menaçant. Une trace de chocolat sur la joue, la Princesse Ounchet ne semblait pas l’entendre de cette oreille.

« Oublie ça, je vais y aller. »

Deux paires d’yeux arrondis par la surprise se posèrent sur la petite Egyptienne, ce qui l’amusa au plus haut point, bien qu’elle n’en laissa rien paraître. Voir Arina et Hamza surpris individuellement était déjà rare, mais les deux au même endroit et au même moment, ça méritait une photo. Dommage qu’elle n’avait aucune foutue idée de comment en prendre une, pour le coup.

« Ounchet… tu ne peux pas, c’est trop dangereux ! On ne peut pas risquer que tu sois blessée ou qu’Annihilatus découvre qui tu es vraiment, je m’y oppose. »

« Princeeeesse, Arina a raison, c’est pas une bonne idée. Tu pourras suivre l’affaire avec les runes de communications tout en étant en sécurité, vaut mieux la jouer comme ça. »

Sans dire un mot, la jeune fille ferma la boite de chocolats et la posa sur le lit avant de se lever pour faire face aux deux mages.

« Hey j’aime pas ce regard, Princesse, tu vas encore dire un truc soit super intelligent soit complètement stupide. »

« Les problèmes de chaque membre sont les problèmes de la Cabale, en tant que cheffe et future Reine, je me dois de veiller sur mes sujets. J’irai rencontrer Annihilatus. »

« Non écoute… tu sais qu- »

« J’ai dit que j’irai, je ne changerai pas d’avis, Arina. » coupa net la jeune fille, « Tu remets en question mes décisions ? J’irai marchander et vous allez m’aider, c’est un ordre. »

Un soupire accompagné d’un massage du front furent dans un premier temps la seule réponse qu’obtenu Ounchet, sans oublier la mine déçue de Hamza qui se contenta de regarder ailleurs en un petit grognement, vers la fenêtre.

« Très bien, c’est entendu. Mais tu devras faire très attention à ce que tu diras, c’est une coopération entre une branche de l’Eglise Orthodoxe et une Cabale indépendante. Toute information que tu donneras pourra être retenue contre nous plus tard. Hamza t’accompagnera pour assurer ta sécurité, juste au cas où. Je ne te laisserai pas y aller seule. »



***



Le lendemain soir, un duo d’adolescents s’arrêta devant le lieu de rendez-vous, Babel. Hamza s’adossa sans dire un mot contre la façade, les bras croisés et son éternel sourire en coin sur le visage. Après un mouvement de la tête du jeune mage en direction de la porte, Ounchet esquissa un sourire confiant avant de pénétrer dans le bar, seule.

L’agréable chaleur de l’intérieur détendit presque aussitôt les muscles de la fillette qui prit son temps pour traverser la pièce, regardant à droite puis à gauche et semblant réellement intéressée par la décoration et toutes ces choses qu’elle ne connaissait pas. Hormis elle et le barman, il n’y avait qu’une seule personne présente, une jeune femme qu’elle avait déjà l’impression de connaître avec ce qu’elle avait lu sur elle la veille.

[ Or… Orz… ]

Arrivant au niveau du bar, Ounchet retira sa veste, dévoilant un poncho ample bleu et or lui surmontant un haut noir cachant son ventre et la marque qui allait avec. A cela s’ajoutaient bracelets, colliers et bagues en or, sans oublier de discrètes boucles d’oreilles, rien sur les oreilles de canidé cependant, immobiles et raides comme s’il s’agissait d’un serre-tête.

S’asseyant à côté de la jeune polonaise sans dire un mot, Ounchet toucha du bout des doigts le petit morceau de papier plié en deux qui était resté dans sa poche. Si tout se passait bien elle n’aurait pas à l’utiliser, mais Arina était prudente et prévoyait toujours une longueur d’avance. « Juste au cas où. ». La fillette fixa la jeune femme de ses yeux pourpres, ignorant copieusement le barman durant quelques secondes avant de finalement prendre la parole.

« Tu dois être l’envoyée d’Annihilatus, Morioh. Je me nomme Ounchet, ravie de te rencontrer… Pour le bien de mon ami, je dois vous aider à mettre la main sur un certain objet, c’est bien ça Il va falloir m’en dire le plus possible sur cette relique. »

Entrer dans le vif du sujet sans détour était la façon de faire de la petite princesse. Moins il y aurait de paroles inutiles moins les informations sur elle et sur la cabale fuiteraient. Cette mage était une ennemie et comme le lui avait dit Arina, une petite alliance temporaire n’était pas une valeur sûre à prendre pour acquise, surtout avec une organisation de cette taille en face.

Jetant un bref coup d’œil au verre encore plein d’Orzel, Ounchet posa un coude sur le bar avant de se tourner vers le barman et de le dévisager brièvement.

« Servez-moi votre meilleur breuvage, le prix n’a pas d’importance. » lâcha-t-elle sur un ton indiquant qu’elle n’accepterait aucun refus.
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Orzel Morioh

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Ven 11 Mai - 0:10

Son apparence était pour ainsi dire atypique. Elle portait un poncho couleurs bleu et or, accompagner d'une panoplie de breloques diverses et variés, toutes aux reflets dorés. Les yeux d'Orzel montèrent vers son visage, croisant son regard de sang qui la dévisageait intensément. Elle ne soutint pas le regard, préférant plutôt fixer la dernière excentricité de la nouvelle venue : une paire d'oreilles de chien, plus vraies que nature. Leurs regards se recroisèrent. Ounchet n'avait pas cessé de la fixer. Puis elle pris finalement la parole :

« Tu dois être l’envoyée d’Annihilatus, Morioh. Je me nomme Ounchet, ravie de te rencontrer… Pour le bien de mon ami, je dois vous aider à mettre la main sur un certain objet, c’est bien ça Il va falloir m’en dire le plus possible sur cette relique. »


Orzel fronça les sourcils. Droit au but, sans apparat, sans finesse, sans attendre. Tout ce qu'Orzel détestait, en somme. Elle détourna enfin le regard et s’accouda au bar, lançant sèchement au barman :

« Servez-moi votre meilleur breuvage, le prix n’a pas d’importance. »

-Bien sur, dis-il simplement en se retournant vers ses liqueurs

-Servez lui la donc même chose que moi, suggéra Orzel. Quand on discute de la même chose, on se doit de boire la même chose, vous n'êtes pas d'accord Ounchet ?

Elle adressa un sourire poli a la jeune fille alors que le barman s'affairait derrière son comptoir.

-Enchantée de vous rencontrer, en tout cas, continua t elle. Vous savez deja qui je suis, il semblerait. Je vois que notre ami commun vous a bien transmis mes informations. Et oui, je veut mettre la main sur quelque chose que j'ai perdu. Mais ne parlons pas de ça tout de suite. La nuit est encore jeune, et rien ne nous presse assez pour que nous ne puissions pas profiter d'un bon verre.

Le barman fit glisser un autre verre devant Ounchet. Orzel leva le sien pour trinquer.

-A la votre !

Elle trempa ses lèvres dans le breuvages. C'était a la fois fort et doux. Très sucré, au premier abord, puis l'amertume de l'alcool arrivait, amenant une agréable chaleur. Elle sentait de la pomme, de la cannelle et de la vodka. Elle était certaine d'avoir deja bu ça quelque part, mais impossible de mettre le doigt dessus. Elle écarta la question un instant, se promettant d'y revenir a la prochaine lampée, et reporta son attention sur son interlocutrice.

-Vous savez, dit-elle sur le ton de la conversation, je pensais que la mode japonaise conseillait plus des oreilles de chat que de chien, pour agrémenter sa tenue. C'est curieux quand même non ? Est ce donc ce que les anglais appellent un "fashion statement" ?


Bien que sa phrase aurait pu être interprétée comme de la moquerie, toute trace de malice était absente de son visage, ne laissant qu'une expression de curiosité polie.
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Ounchet

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Jeu 17 Mai - 18:45

-Bien sur

« Huh, et beh ! » lâcha Hamza en même temps qu’un petit coup de tête sur le côté. « C’était pas dur. »

Ounchet dévisagea la jeune femme pendant qu’elle parlait, elle était polie, bien plus qu’elle s’y attendait. Déjà un point positif pour quelqu’un qui venait de la rencontrer, peut-être que l’accord n’allait pas être trop tendu en fin de compte.

-Enchantée de vous rencontrer, en tout cas. Vous savez deja qui je suis, il semblerait. Je vois que notre ami commun vous a bien transmis mes informations. Et oui, je veut mettre la main sur quelque chose que j'ai perdu. Mais ne parlons pas de ça tout de suite. La nuit est encore jeune, et rien ne nous presse assez pour que nous ne puissions pas profiter d'un bon verre. A la votre !

Dehors, Hamza s’esclaffa, et son rire retentit dans la tête d’Ounchet, à cause du petit papier qu’elle avait dans sa poche, gravé d’une rune par les sois d’Arina.

[ Les rumeurs sur les Polaks et les Russkoffs sont fondées en fait ! ]

« On ne festoie pas, pourtant. »

[ Alors c’est comme ça que se passent toutes les rencontres entre factions ennemies à cette époque ? ]

Qu’elle le veuille ou non, Ounchet devait se plier un minimum aux codes du monde actuel. Tant que son royaume appartenait à quelqu’un d’autre, elle n’avait d’autre choix que de se cacher et de s’adapter. Sans oublier qu’il était là question de l’un des membres de sa nouvelle famille. Sans hésiter et d’un mouvement ample, la petite princesse bu une large gorgée du liquide jaunâtre avant de reposer son verre sur le bar, avec nettement plus de force que nécessaire. Et elle regretta immédiatement son geste. L’alcool lui brûla soudainement l’intérieur de la gorge, lui donnant une terrible envie de tousser, juste avant qu’une forte chaleur ne se répande progressivement dans son corps. Les arômes qui composaient le breuvage étaient bien présents mais la trop grosse lampée avait eu pour effet de totalement masquer le gout doux et appréciable de la mixture, qui ne se manifesta qu’après, avec beaucoup plus d’intensité que ce qui était délivré normalement lors d’une gorgée « classique ».

Avalant difficilement le liquide alcoolisé et faisant tout son possible pour garder une certaine posture, Ounchet demeura stoïque malgré l’expression de surprise étranglée qui s’afficha sur son visage un instant. C’était pour le bien de sa Cabale, pour son but… elle ne devait pas faillir.

[ Par Osiris… qu’est-ce que c’est que ça ?! ]

La jeune fille en était désormais persuadée, ce qu’elle venait de boire n’était pas du tout semblable à l’alcool servit lors des négociations de son époque. Ne pas montrer un certain intérêt pour la nourriture et la boisson lors d’un rendez-vous important pouvait être vu comme une forme d’irrespect, aussi elle avait fait comme on lui avait apprit de son temps et gouté le breuvage comme il se devait. Mais cette chose était de loin plus forte que ce tout qu’elle avait pu découvrir à son époque, peut-être les breuvages royaux étaient bien plus raffinés que cette boisson ?

Avalant sa salive pour faire passer le puissant goût dans son palais, Ounchet recentra son attention sur la jeune femme, ses joues légèrement rougies par son effort pour se contenir et l’air qui lui manquait un peu soudainement.

-Vous savez, je pensais que la mode japonaise conseillait plus des oreilles de chat que de chien, pour agrémenter sa tenue. C'est curieux quand même non ? Est ce donc ce que les anglais appellent un "fashion statement" ?

Les yeux de la fillette se levèrent vers ses deux longues oreilles noires, encore une fois elles n’étaient pas passées inaperçues. La remarque d’Orzel fit remonter des images dans son esprit. Effectivement, la culture japonaise était exactement comme elle la décrivait. Ounchet découvrait aussi bien le monde par le biais des livres que des médias, ainsi que de la musique et des shows télévisés. Un certain type de dessins animés propre au pays du soleil levant n’avait d’ailleurs pas manqué de capter son attention.

« Chacal. » dit-elle avant de se racler la gorge.

[ Ounchet, calme-toi. ]

« Honnêtement, je ne vois pas ce que mon style vestimentaire a à voir avec notre affaire. Essayes-tu de me ridiculiser, Morioh ? »

[ Allez allez, elle est au courant de rien, c’était une simple remarque inoffensive. ]

Le regard de la princesse Egyptienne était soudainement redevenu glacial. Cette femme avait la langue bien pendue, pour une servante d’une Eglise d’un pays qui n’était pas le sien. Elle ressentait le besoin de la remettre à sa place, avec des paroles suffisamment tranchantes pour qu’elle se plie à sa volonté et lui obéisse.

« Connais ta pl- »

[ Ounchet, reprends-toi. Il s’agit de Nikolaï, nous avons besoin de cet accord. ]

A ces mots, l’intéressée ferma les yeux quelques secondes et expira. Arina avait été forcée d’agir pour qu’elle se calme. Ca n’était pas bien. Telle qu’elle était maintenant, elle savait bien qu’elle ne pourrait pas tout obtenir juste comme ça, en l’ordonnant. Pour l’heure, il fallait agir avec plus de délicatesse.

[ Une bonne Reine doit pouvoir triompher sur tous les terrains. ]

« A vrai dire, je ne suis pas familière avec les coutumes vestimentaire de ce pays, cela fait trop peu de temps que nous sommes arrivés. C’est simplement ça. Il semble que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre de la culture du Japon, contrairement à toi. » dit-elle finalement, la mâchoire légèrement crispée malgré tout.

[ Fashion statement ? ]

[ Je t’expliquerai plus tard t’inquiètes, quand vous serez à une distance raisonnable. ]

Un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres alors qu’elle prononçait les paroles qui rappelèrent aux deux mages qui l’écoutait leur mission : « Mais tu peux me faire confiance sur ce point ; le jour où une autre personne que moi sera vêtue de la sorte n’est pas encore arrivé. »

Ses émotions de nouveau sous contrôle, Ounchet décida de reprendre une gorgée du breuvage, plus petite comme l’avait fait Orzel. Le gout était bien meilleur malgré le fait que l’alcool était toujours trop présent pour ses préférences. Reposant son verre en essayant tant bien que mal de savourer la boisson, la jeune fille entreprit de détailler le visage de la mage. Quelque chose la gênait depuis qu’elle lui avait adressée la parole et le sourire qu’elle lui avait adressé quelques instants plus tôt lui avait mit la puce à l’oreille.

« J’ai moi aussi une question te concernant. Tes traits son crispés, pourquoi ? »

Rien n’avait vraiment été visible au premier abord, mais Ounchet avait eu un bon professeur, et elle savait que seules les émotions franches laissaient paraitre ce qui était vraiment derrière le masque. Dévisageant le visage d’Orzel un moment, elle reprit la parole sur un ton malicieux.

« Ça te fait mal à ce point là ? »
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Orzel Morioh

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Jeu 9 Aoû - 14:40

« Chacal. »

Les yeux d'Orzel s'élargirent en un air de surprise. Son interlocutrice la fixait d'un air plus froid que les glaçons que le barman taillait.

« Honnêtement, je ne vois pas ce que mon style vestimentaire a à voir avec notre affaire. Essayes-tu de me ridiculiser, Morioh ? Connais ta pl- »

Elle s'interrompit brusquement, ce qui ne fit qu'ajouter a l'incompréhension de la magicienne, qui se garda toutefois bien de trop l'afficher. Ounchet semblait pensive... non, pas pensive. Ce n'était pas l'air d'une femme qui c'était rendue compte qu'elle était allée trop loin, mais plutôt un air de frustration contenue. Comme un général zélé a qui ont dit que ses hommes ne peuvent plus se battre. Après quelques secondes de silence, qu'Orzel n'osa briser, elle repris d'un ton plus civil

« A vrai dire, je ne suis pas familière avec les coutumes vestimentaire de ce pays, cela fait trop peu de temps que nous sommes arrivés. C’est simplement ça. Il semble que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre de la culture du Japon, contrairement à toi. »

Un sourire se dessina sur ses lèvres. Un sourire qui réveilla l'instinct d'oiseau de proie d'Orzel.

« Mais tu peux me faire confiance sur ce point ; le jour où une autre personne que moi sera vêtue de la sorte n’est pas encore arrivé. »

Orzel imita son interlocutrice, et a son tour avala une nouvelle lampée. Son cerveau carburait a toute vitesse; il y avait anguille sous roche dans cette conversation. Cette interruption, le changement brusque de ton, cette agression... C'est quand ses yeux s’aventurèrent a nouveau sur les oreilles atypiques d'Ounchet qu'elle comprit enfin : Elle avait un souffleur. Probablement une rune de communication, cachée quelque part sur son corps... Mais pour pouvoir s'en servir sans canalisation apparente, l'interlocuteur devait être tout prêt... Probablement dans la salle, ou juste dehors.

« J’ai moi aussi une question te concernant. »

Orzel reporta promptement son attention sur Ounchet. Pendant un instant, un lueur de panique et de méfiance brilla dans les yeux de l'aiglon.

« Tes traits son crispés, pourquoi ? »

Orzel ne répondit pas, le visage redevenu impassible, son sourire poli ayant disparu. Ounchet la dévisagea, lentement.

« Ça te fait mal à ce point là ? »

"Elle sait. Elle sait que je suis incapable de me battre. Je suis faite comme un rat." Pour ne pas avoir a répondre immédiatement, elle s'intéressa un instant a son verre. Elle devait jouer cette histoire finement. Elle ne pensait pas que cette cabale soit venue avec des intentions belliqueuses. Ça ne leur apporterait rien de l'abattre içi et maintenant, a part l'ire éternelle de l'Eglise Orthodoxe, et plus d'attention qu'ils n'en voudraient... Tant qu'a faire, autant jouer carte sur table. Elle reposa son regard sur Ounchet, ses lèvres composés en un sourire résigné.

-Je ne suis pas au mieux de ma forme, c'est vrai... J'ai eu quelques soucis de santé ces derniers temps. La Cité Scolaire est un endroit tellement animé, je ne m'y étais pas vraiment préparée. Mais ça n'affectera en rien nos opérations, si vous acceptez d'y participer. Je suis peut être un peu fiévreuse, mais j'ai encore mon plein potentiel. D'ailleurs, en parlant de plein potentiel...

Elle se tourna vers le barman.

-Je pourrais en avoir un autre comme cela, s'il vous plait ?

Il haussa un sourcil, et avec un ton d'une exquise politesse répondit :

-Madame, notre règlement nous interdit de resservir un client qui n'as pas fini son verre...

Le regard d'Orzel se posa sur celui d'Ounchet. Un sourire flotta sur son visage.

-Oh, ce n'est pas pour moi... Mon amie a laisser sa camarade a la porte, il serait peut être temps qu'elle nous rejoigne ? Les nuits sont froides, au Japon. Nous ne voudrions pas qu'elle attrape froid. Ou qu'elle tombe sur des gens peu recommandable.

C'était le meilleur moyen de la tester, avait conclut Orzel. Elle préférait savoir a qui elle avait a faire, plutôt que d'avoir la surprise si jamais la situation devenait ingérable. Et si ça permettait de clouer le bec de cette Ounchet un peu trop fouineuse a ses yeux...
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Ounchet

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Lun 13 Aoû - 16:04

Les petits crocs de la fillette manquèrent de se dévoiler à la lumière des lampes tamisées de la pièce lorsqu’elle comprit qu’elle avait vu juste. Le savoir faire d’Arina dans le domaine du déchiffrement d’expressions relevait de l’art, un art qu’Ounchet n’avait pu découvrir qu’à cette époque et qui avait quelque chose de captivant pour la princesse. Elle avait tiré Morioh hors de sa zone de confort et c’était la moindre des choses pour la remarque qu’elle avait essuyé un peu plus tôt. Mais ça n’était qu’un début, bien évidemment.

-Je ne suis pas au mieux de ma forme, c'est vrai... J'ai eu quelques soucis de santé ces derniers temps. La Cité Scolaire est un endroit tellement animé, je ne m'y étais pas vraiment préparée. Mais ça n'affectera en rien nos opérations, si vous acceptez d'y participer. Je suis peut être un peu fiévreuse, mais j'ai encore mon plein potentiel.

[ Au moins une chose sur laquelle nous avons le même point de vue. ]

Ounchet avait déjà eu à traverser plein d’épreuve depuis son arrivée à la Cité Scolaire, diverses et variées et plus étranges les unes que les autres, parfois même dangereuses. Son avis sur la question était clair, cette ville qui n’en était pas une et était définitivement imprégnée de quelque chose de mauvais.

D'ailleurs, en parlant de plein potentiel... Je pourrais en avoir un autre comme cela, s'il vous plait ?

« Mnh ? » fit la jeune fille en relevant la tête soudainement, une expression de surprise sur le visage. Est-ce qu’elle comptait en boire un second ? En tout honnêteté, et bien que c’était légèrement insultant, la petite Égyptienne ne se sentait pas capable de boire un second verre du breuvage qui lui avait été servit. Rapport au poids, ou à la taille… ou encore autre chose, quelque chose de scientifiquement prouvé qui n’était par conséquent pas assez intéressant pour qu’elle y porte de l’attention. Le regard d’Ounchet se posa sur le verre de la jeune femme puis sur le sien, il y avait nettement plus de liquide dans le second, ce qui lui fit retrousser légèrement les lèvres.

Si c’était un défit, alors elle le relèverait. Hors de question de se faire ridiculiser par une femme arrogante qui profitait de son avantage de la situation. Les mêmes paroles retentirent une nouvelle fois dans l’esprit de la fillette ; Une bonne Reine se devait de pouvoir triompher sur tous les terrains, sans qu’il n’y ait d’exception. Moins de lacunes voulait dire moins de chances d’échec.

-Madame, notre règlement nous interdit de resservir un client qui n'as pas fini son verre...

Oh, ce n'est pas pour moi... Mon amie a laisser sa camarade a la porte, il serait peut être temps qu'elle nous rejoigne ? Les nuits sont froides, au Japon. Nous ne voudrions pas qu'elle attrape froid. Ou qu'elle tombe sur des gens peu recommandable.

Le regard d’Ounchet se recentra instantanément sur la jeune femme, soudain aussi aiguisé qu’un rasoir. Voilà encore ce côté arrogant qui lui hérissait le poil. Elle avait deviné juste, et presque parfaitement. Mais ce qui énervait encore plus la jeune fille était le fait qu’elle avait lu en elle aussi facilement qu’en un livre ouvert, en d’autres mots c’était elle qui n’avait pas réussi à cacher la présence de Hamza.

[ Je te ferai perdre ce sourire, Morioh. Ce n’est pas que tu es exceptionnelle, c’est que je manque d’expérience. ]

[ Elle est douée. Je m’en souviendrai, Hamza tu peux y aller. ]

Dehors, l’adolescent élargit son sourire avant de se redresser, visiblement satisfait de la tournure que prenait l’entrevue. En fin de compte, il allait lui aussi pouvoir faire la connaissance de cette jeune femme dont les charmes ne l’avaient pas laissé indifférent.

[ Bien reçu. Tu t’es bien débrouillée Ounchet, laisse-moi te filer un petit coup de pouce. Fais-moi signe quand je peux entrer princesse, on va s’accorder un peu. ]

« Je reconnais ta clairvoyance, tu peux t’en réjouir. » Sourit finalement Ounchet après avoir bu une autre gorgée de son verre d’alcool. « Mais tu m’as l’air d’aimer jouer avec le feu, nous serons maintenant deux et tu es seule. Bien sûr je ne veux pas remettre en question ta condition. »

Son regard se tourna vers la porte alors qu’elle élevait faisait un léger signe de la main en direction de la porte. Cette dernière s’ouvrit peu de temps après, actionnant la sonnette signalant l’arrivée ou le départ des clients. Ce qui semblait être un adolescent entra dans le bar, vêtu d’un manteau long plutôt épais de couleur sombre qui descendait presque jusqu’à ses genoux couvrant d’autres vêtements tout aussi chauds.

Après avoir fait un rapidement mouvement de la main à l’attention du barman, le nouvel arrivant traversa les quelques mètres séparant la porte d’entrée des jeunes femmes puis retira sa capuche d’un mouvement ample, dévoilant un visage charmeur et souriant dont le regard se posa instantanément sur Orzel.

« Bonsoir, ravissante demoiselle. Orzeł Morioh je présume ? Tu peux m’appeler Hamza. » dit-il en parvenant sans trop de soucis à ne pas écorcher totalement le prénom de son interlocutrice avant de s’asseoir lui aussi au bar, entre les deux mages. Un coup d’œil au troisième verre lui fit comprendre qu’il n’avait pas besoin de commander, ce qui ne pouvait qu’encore plus lui convenir puisque c’était offert par la Polonaise. Une fois son manteau retiré, il prit ce dernier et bu une gorgée de la boisson avant d’ajouter :

« Et en échange de ceci je propose que l’on se tutoie, ça rendra la discussion plus facile et… moins tendue. »

Ounchet grinça des dents, Hamza ne lui avait pas adressé de regard mais tout le monde dans la pièce savait bien que cette remarque était due à la tension née de son attitude. Pas que cela la mettait en colère, elle avait accepté l’idée qu’elle ne faisait pas partie de cette époque et par conséquent qu’elle avait un certain retard sur les choses en ce moment, mais ça n’en restait pas moins irritant. D’ailleurs, si la remarque était sortie de la bouche de quelqu’un d’autre, la fillette se savait capable  de clore les mâchoires de l’individu définitivement –ou plutôt incapable de s’en empêcher, selon le point de vue-.

« J’aurai évidemment besoin de quelques détails concernant notre affaire mais comme tu l’as dit plus tôt, la nuit est encore jeune et j’avoue que puisque j’ai été aussi aimablement invité, j’aimerai bien en savoir un peu plus à ton sujet, si tu n’y vois pas d’inconvénient. »

Le sourire de Hamza était un cocktail d’assurance, d’arrogance et de malice qui avait le pouvoir de briser presque toutes les barrières en un temps record, surtout lorsque la personne en face était du sexe opposé, Ounchet n’était jamais parvenue à lire au travers cependant et à bien y réfléchir, elle n’était pas vraiment sûre qu’Arina arrivait à tout déchiffrer elle-même. Mais elle comprenait maintenant pourquoi elle l’avait automatiquement désigné lui pour cette entrevue, c’était exactement son élément.

« Hm, d’ailleurs j’espère que tu ne nous en veux pas pour cette petite précaution, dit le jeune homme après avoir reposé son verre pour la seconde fois, disons qu’on est du genre prudents, on évite les déplacements en solitaire. Mais en tant que pratiquante de la même profession j’imagine que tu peux nous comprendre. »

Adossé comme il l’était, les coudes de Hamza étaient posés sur le bar, son avant-bras droit se redressa, faisant pointer son pouce vers le barman de l’autre côté alors que son regard se verrouillait sur celui de la jeune femme.

« Mais ça m’intrigue et je voudrai confirmer juste pour être sûr, il n’y aura aucun soucis à ce qu’on aborde un sujet sensible en présence de ta connaissance, n’est-ce pas ? » ajouta-t-il sans sembler se soucier de se faire entendre du barman, au contraire.

Complètement muette depuis l’entrée de Hamza, Ounchet comprit malgré l’étrange sensation qui l’envahissait qu’elle n’avait même pas prêté attention au barman, une négligence de plus qu’elle ne referait plus. Jamais. Elle avala une nouvelle gorgée du liquide orangé, en faisant encore descendre le niveau dans son verre. Elle avait drôlement chaud tout à coup et la pièce commençait à tanguer un petit peu ce qui n’était que très relativement agréable. Est-ce que c’était la faute du breuvage ? Il n’était pas si mauvais que ça tout compte fait. Mais elle s’égarait, en tant que cheffe elle se devait de rester concentrée pendant l’entrevue, et ne pas perdre de vue son objectif d’origine. Posant elle aussi –et lourdement- un coude sur le bar, elle pencha sa tête légèrement rougie sur le côté, obtenant ainsi l’angle parfait pour transpercer cette Morioh de son regard violet presque fluorescent.
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Orzel Morioh

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Ven 24 Aoû - 1:40

"Ah..." Orzel eu un certain mal a cacher sa satisfaction quand les yeux d'Ounchet devinrent brutalement aussi tranchants que de l'acier. Elle avait donc vu juste. Parfait.

« Je reconnais ta clairvoyance, tu peux t’en réjouir. Mais tu m’as l’air d’aimer jouer avec le feu, nous serons maintenant deux et tu es seule. Bien sûr je ne veux pas remettre en question ta condition. »


Un sourire crispé s'afficha sur les lèvres d'Orzel alors que sa main se portait involontairement a son épaule. Ca, pour jouer avec le feu... Mais il était trop tard pour reculer désormais, car Ounchet venait de faire signe a la porte, et après quelques instants, celle ci s'ouvrit pour découvrir une silhouette enmitouflée dans un long manteau noir, capuche relevée. Il marcha jusqu'au bar et ota sa capuche, révélant un jeune homme aux traits agréables, un sourire vissé sur ses lèvres. Ses yeux trouvérent immédiatement ceux d'Orzel.

« Bonsoir, ravissante demoiselle. Orzeł Morioh je présume ? Tu peux m’appeler Hamza. »

Un sourire flatté s'afficha sur le visage d'Orzel. Voila qui était plus agréable que de se faire traiter de chacal, d'autant plus qu'il avait l'air beaucoup plus a l'aise dans les situations sociales que sa camarade qui avait l'air désespérément inadaptée. Pendant qu'il s'installait et ôtait son manteau, elle essaya de déduire pourquoi on aurait envoyer Ounchet en première garde plutôt qu'Hamza. Le fait qu'elle ait était envoyée seule, mais avec une assistance invisible et des secours en cas de besoin... Peut être était t elle une novice dans cette cabale ? Si c'était le cas, cela voulait dire qu'ils ne prenaient pas la demande de L’église au sérieux. Elle mis ce raisonnement dans un coin de sa tête pour pouvoir écouter plus attentivement l'homme. Il avait repérer le verre, et gouta avant de continuer, comme si de rien n'était :

« Et en échange de ceci je propose que l’on se tutoie, ça rendra la discussion plus facile et… moins tendue. »

Derrière lui, Ounchet semblait ronger son frein. Est ce qu'elle était frustrée d'avoir perdu le contrôle de la rencontre ? De ce faire marcher dessus par Hamza ? Peut être avait ils une relation tendue.

« J’aurai évidemment besoin de quelques détails concernant notre affaire mais comme tu l’as dit plus tôt, la nuit est encore jeune et j’avoue que puisque j’ai été aussi aimablement invité, j’aimerai bien en savoir un peu plus à ton sujet, si tu n’y vois pas d’inconvénient. »

Elle ne répondit pas immédiatement. Il semblait encore en avoir sous le capot et aimer le son de sa propre voix, et il aurait était impoli de l'arrêter.

« Mais ça m’intrigue et je voudrai confirmer juste pour être sûr, il n’y aura aucun soucis à ce qu’on aborde un sujet sensible en présence de ta connaissance, n’est-ce pas ? »

Elle allait répondre quand un bruit sourd l'arrêta. Son regard se posa sur l'origine.

Dans le futur, on demandera a Orzel quel a était la tache la plus dur de sa vie. Elle répondra, sans hésiter, que a la vue d'Ounchet, affalée un coude sur le bar, le regard acerbe mais très légérement torve, les joues rougies par un demi verre d'alcool, elle a du concentrer tout le self-control dont elle était capable pour ne pas exploser de rire et ruiner toute l'opération. Elle avait simplement détourné le regard avec un calme olympien pour jeter un œil au barman, qui taillait des blocs de glace un peu plus loin, ignorant royalement la conversation.

-Cet homme est un professionnel. Vos secrets sont aussi bien gardés ici que dans les bibliothèques les plus sécurisés du Vatican.

Elle termina son verre, et fit signe au barman de lui remettre la même chose.

-Pour ce qui est de votre précaution, je ne vous en veut pas le moins du monde. Il serait stupide de venir sans aucun atout dans sa manche, pas vrai ?

Elle adressa un sourire plein de charme et de sens a Hamza. Elle n'avait, évidemment, aucun réel atout dans sa manche. Elle avait cependant une arbalète dans son sac et même si ça ne l'aiderait pas vraiment en combat contre des mages, ça la rassurait.

-Quand a moi, eh bien, je suppose qu'il n'y as pas de mal a faire un peu connaissance, pas vrai ? Mon nom, vous le connaissez deja, et celui de mon employeur aussi. Je fais parti d'un groupe qui a pour but la recherche, l'étude et la récupération d'éléments sensibles, que mon employeur pense dangereux ou exploitables. Mes talents sont divers et variés et j'apprécie la pêche a la ligne et mon travail. Je n'aime pas la nourriture salée. Mon groupe sanguin est O positif et mon signe astrologique est celui de la Vierge.

Son nouveau verre arriva a point nommé, elle en descendit la moitié en un coup et repris, toujours son sourire aux lèvres.

-Mais, ce qui vous intéresse, vous et votre charmante amie, c'est ce que j'ai a vous offrir, pas vrai ? Bien. C'est simple. J'ai perdu dans cette ville un objet, un sabre, plus précisément. Il est précieux, puissant et même si sa nature profonde m'échappe, je peut affirmer sans m'avancer qu'il est dangereux, que ce soit pour la population locale ou entre de mauvaise mains. Aidez moi a le récupérer, et mes employeurs effacent l'ardoise de votre ami russe. Si notre collaboration se passe bien, je serais aussi heureuse de vous assister dans toute entreprise que vous aimeriez démarrer dans le secteur, pourvu que la dite entreprise ne rentre pas en conflit direct avec ma mission ici

Son sourire s'étira un peu plus, se transforma subtilement en un rictus espiègle.

-Je peut vous assurer que mes services peuvent vous être d'une grande utilité. Enfin, ça, c'est évidemment si vos activités nécessite une personne telle que moi. Je dois d'ailleurs avouer que je serais très curieuse de savoir ce qui vous amène a la Cité Scolaire. Ce n'est pas l'endroit le plus recommandé dans notre corps de métier...
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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Dim 26 Aoû - 1:14

-Cet homme est un professionnel. Vos secrets sont aussi bien gardés ici que dans les bibliothèques les plus sécurisés du Vatican. Pour ce qui est de votre précaution, je ne vous en veut pas le moins du monde. Il serait stupide de venir sans aucun atout dans sa manche, pas vrai ?

« Naturellement. », répondit Hamza en esquissant un sourire entendu. « Tout ça rassurant. Encore merci pour votre proposition et ce cadre sécurisé, on ne sait plus trop à qui se fier quand il s’agit de sujets importants. »

Tout en parlant et faisant descendre le niveau du liquide dans son verre, Hamza ne quittait pas Orzel du regard, lui accordant la même attention que celle à laquelle il avait eu droit. C’était la moindre des choses après tout –et puis il n’avait aucune intention ni envie de regarder ailleurs.

-Quand a moi, eh bien, je suppose qu'il n'y as pas de mal a faire un peu connaissance, pas vrai ? Mon nom, vous le connaissez deja, et celui de mon employeur aussi. Je fais parti d'un groupe qui a pour but la recherche, l'étude et la récupération d'éléments sensibles, que mon employeur pense dangereux ou exploitables. Mes talents sont divers et variés et j'apprécie la pêche a la ligne et mon travail. Je n'aime pas la nourriture salée. Mon groupe sanguin est O positif et mon signe astrologique est celui de la Vierge.

[ Exactement comme Nicolaï en somme. Sauf pour la pêche à la ligne et tout ce qui suit. Je suis presque sûr qu’il déteste la pêche à la ligne. ]

Mentalement, et puisque Ounchet ne semblait plus que relativement suivre la conversation, Hamza enregistrait toutes les nouvelles informations qui lui étaient transmises. S’il était déjà au courant pour les activités d’Annihilatus, ça n’était pas le cas pour les loisirs personnels de la jeune femme.

L’arrivée du nouveau verre d’Orzel ne passa pas inaperçue au regard d’Ounchet qui, son coude glissant sur le bar, bafouilla un grognement avant d’imiter la polonaise. Hors de question de se laisser distancer aussi facilement.

[ Les gens de l’est ont vraiment une bonne descente. ]

-Mais, ce qui vous intéresse, vous et votre charmante amie, c'est ce que j'ai a vous offrir, pas vrai ?

Hamza se reconcentra aussitôt et hocha la tête. Le loisir était une chose, mais son travail primait sur le reste.

-Bien. C'est simple. J'ai perdu dans cette ville un objet, un sabre, plus précisément. Il est précieux, puissant et même si sa nature profonde m'échappe, je peut affirmer sans m'avancer qu'il est dangereux, que ce soit pour la population locale ou entre de mauvaise mains. Aidez moi a le récupérer, et mes employeurs effacent l'ardoise de votre ami russe. Si notre collaboration se passe bien, je serais aussi heureuse de vous assister dans toute entreprise que vous aimeriez démarrer dans le secteur, pourvu que la dite entreprise ne rentre pas en conflit direct avec ma mission ici

Le sourire de Hamza se transforma en un air pensif, un sabre empreint de magie donc, un artefact ? Probablement, sans ça il n’y aurait pas eu toute cette agitation. Son regard manqua de se poser sur Ounchet derrière lui mais il s’en abstint. Ce genre de choses n’était pas son domaine de prédilection mais il se demandait quels effets pourrait avoir un tel objet sur Ounchet qui abritait elle une relique. Enfin, tout ce qu’il entendait était directement transmis à Arina qui n’avait pas pu louper l’information et qui devait déjà y réfléchir. Voilà qui allait donner lieu à de nombreuses nuits blanches entre Arina et Rita. Mais même dans le cas où Ounchet serait dans l’incapacité de mener l’aide à bien, un autre membre s’en chargerait ; probablement lui-même d’ailleurs.

« Hmmm, je vois… effectivement la demande de collaboration fait tout à fait sens, il s’agit d’un assez gros morceau pour le coup. » le sourire ensorceleur réapparut sur son visage alors qu’Orzel reprenait.

-Je peut vous assurer que mes services peuvent vous être d'une grande utilité. Enfin, ça, c'est évidemment si vos activités nécessite une personne telle que moi. Je dois d'ailleurs avouer que je serais très curieuse de savoir ce qui vous amène a la Cité Scolaire. Ce n'est pas l'endroit le plus recommandé dans notre corps de métier...

« Je n’en doute pas une seule seconde, tu m’as au contraire plutôt l’air d’avoir plus d’un tour dans ton sac, Orzel-san. Nous n’hésiterons pas, et l’inverse est également pas impossible selon les circonstances. En revanche, je suis désolé mais je ne vais pouvoir te donner de réponse claire chère amie. »

L’adolescent savoura une nouvelle gorgée avant de préciser sa pensée, histoire qu’Orzel ne l’assigne pas à leur arrangement.

« Je suis d’avis que pour le bon déroulement des opérations à venir, nous restions vous comme nous discrets sur les raisons qui nous ont menés jusqu’à la Cité des Sciences. »

Les deux coudes toujours sur le bar et son verre retenu par le haut entre les doigts de sa main gauche, Hamza fit un mouvement de la main droite en direction de la jeune femme pour accompagner sa parole.

« Par exemple je pourrai également te poser des questions sur ta venue à Gakuen Toshi, après tout ce n’est pas l’endroit où tu trouveras le plus d’esprits errants ou autres entités du genre. »

Le regard du jeune homme était redevenu presque lumineux, il y avait évidemment une petite centaine de réponses plausibles à ce qu’il venait de dire mais sans avoir besoin d’affiner plus sa pensée, Hamza était sûr que la mage avait comprit le message.

« En revanche j’ai appris que tu faisais du journalisme, si tu me demandais cela juste par habitude alors je m’excuse. Mais je suis d’avis qu’il faudrait une autre rencontre pour des questions d’un autre genre, qu’en penses-tu, Orzel-san ? »

Derrière l’adolescent aux cheveux noirs, quelque chose remua. Le verre d’Ounchet était parfaitement vide et son regard l’était tout autant. Un verre était visiblement beaucoup trop, non même un fond de verre était déjà hors limite. La fillette tangua légèrement mais se débrouilla pour se rapprocher tant bien que mal de Hamza, ayant apparemment abandonné son duel en solo contre Orzel et son second verre mais n’appréciant malgré tout pas vraiment être écartée de la conversation.

[ Je dois… suivre. Suivre la discussion. C’est ma huuuh, c’est ma… ]

« …mission ! »

Si l'intervention involontaire d'Ounchet n'avait pas la dignité et la classe usuellement voulue par la petite princesse, elle permit au moins de recentrer la discussion.

« Mais oui, revenons-en à notre affaire si tu le veux bien. Je pense que c’est dans nos cordes. Mais c’est vous les spécialistes alors fais-nous savoir si tu as besoin de talents particuliers pour t’assister. » Une nouvelle et ultime gorgée plus tard, Hamza posa le verre sur le bar.

« Autrement, est-ce que tu as des pistes pour retrouver ce sabre ? Ou des détails qui pourraient nous aider à le localiser peut-être ? On va avoir besoin de toutes les informations dont vous disposez, je te garantis notre transparence absolue sur nos découvertes. Et… »

Ounchet redressa la tête, offrant soudainement une farouche résistance à son piquement de nez. Elle aussi voulait suivre la conversation.

« J’ai, disons entendu pour ta blessure. Je vais me permettre d’être direct et de te le demander franchement. Orzel-san, est-ce lié à la perte du sabre ? »

Orzel avait l’air professionnelle, autant par ce qu’il y avait écrit dans le dossier que la cabale avait récupéré que par son attitude actuelle. Mais Hamza devait s’assurer d’obtenir toutes les informations, quitte à aller les chercher lui-même si besoin. Hors la fierté d’un mage pouvait parfois être la plus grande des entraves à ce genre de récolte d’information, voilà pourquoi Arina avait décidé sans hésiter de l’envoyer à la rencontre de la jeune femme. Car selon les circonstances, il pouvait même arriver qu’il la dépasse dans son art.
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Orzel Morioh

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Mar 28 Aoû - 1:05

« Je n’en doute pas une seule seconde, tu m’as au contraire plutôt l’air d’avoir plus d’un tour dans ton sac, Orzel-san. Nous n’hésiterons pas, et l’inverse est également pas impossible selon les circonstances. En revanche, je suis désolé mais je ne vais pouvoir te donner de réponse claire chère amie. Je suis d’avis que pour le bon déroulement des opérations à venir, nous restions vous comme nous discrets sur les raisons qui nous ont menés jusqu’à la Cité des Sciences. Par exemple je pourrai également te poser des questions sur ta venue à Gakuen Toshi, après tout ce n’est pas l’endroit où tu trouveras le plus d’esprits errants ou autres entités du genre. En revanche j’ai appris que tu faisais du journalisme, si tu me demandais cela juste par habitude alors je m’excuse. Mais je suis d’avis qu’il faudrait une autre rencontre pour des questions d’un autre genre, qu’en penses-tu, Orzel-san ? »

Une moue de déception calculée apparut sur le visage d'Orzel, alors qu'elle assimilait a toute vitesse ce que Hamza venait de dire. Elle en retira plusieurs chose : d'une, il était plus frileux qu'elle ne l'aurait cru. Elle s'attendait a ce qu'il essaye au moins d'inventer une excuse. De deux, si il refusait de dire la raison de leur présence, c'est qu'il était important a leur yeux qu'Orzel n'en sache pas trop, et qu'il n'accorderait pas leur confiance facilement.

Et troisièmement, Hamza était très clairement en train de lui faire la cour.

Ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait. En réalité, elle avait même était formée a ce genre de choses. Un des devoirs d'un aiglon est de pouvoir obtenir des information par quelque moyen que ce soit. La séduction en était un très efficace. Plus d'une fois, son maitre l'avait abandonnée dans un bar branché en lui disant qu'il ne reviendrait la chercher que si elle revenait accompagnée. Orzel était devenue très douée a ce petit jeu, quoique uniquement parce que la tête des hommes qu'elle ramenait était impayable quand elle ouvrait la porte de la chambre d'hôtel et qu'ils se retrouvaient nez a nez avec un prêtre grognon.

Était ce une bonne idée d'en jouer içi ? Peut être... Elle avait conscience d'être en face de quelqu'un qui avait l'habitude de ce genre de négociations, mais si il y avait moyen de tirer des réponses de cette manière... Elle transforma donc sa moue en un sourire enjôleur et répondis :

-Hamza-san... Tu n'est pas très gentil... Tu sais très bien pourquoi je suis a la Cité Scolaire. Je sais que c'est la même chose qui vous amènent içi, toi et tes amis. Savoir ce qu'il y as dans la grande Boite de Pandore qu'est cette ville. Je serais heureuse de chercher avec toi... Durant cette affaire, je suis sure que nous trouverons le temps de f...

« …mission ! »

Le regard d'Orzel, qui était plongé dans celui de son interlocuteur, se durcit brutalement en se posant sur Ounchet. Son regard était maussade, imprécis. Son verre était vide, aussi. L'interruption était t elle volontaire ? Ou est ce qu'elle est vraiment suffisamment naïve pour avoir abusé de la liqueur durant une discutions aussi importante ? Plus elle y réfléchissait, plus elle se disait que cette Ounchet n'était qu'un faire-valoir qu'on lui avait envoyé car on ne prenait pas sa requête au sérieux. Sa réflexion fut toutefois interrompue par Hamza qui avait repris :

« Mais oui, revenons-en à notre affaire si tu le veux bien. Je pense que c’est dans nos cordes. Mais c’est vous les spécialistes alors fais-nous savoir si tu as besoin de talents particuliers pour t’assister. Autrement, est-ce que tu as des pistes pour retrouver ce sabre ? Ou des détails qui pourraient nous aider à le localiser peut-être ? On va avoir besoin de toutes les informations dont vous disposez, je te garantis notre transparence absolue sur nos découvertes. Et… »

Orzel nota qu'Ounchet, qui avait recommencer a piquer du nez, venait soudainement de se re-concentrer sur la conversation.

« J’ai, disons entendu pour ta blessure. Je vais me permettre d’être direct et de te le demander franchement. Orzel-san, est-ce lié à la perte du sabre ? »

Orzel termina son verre avant de répondre. Elle remarqua le regard d'Ounchet. Tout en le soutenant, l'air un brin provocateur, elle demanda :

-Barman ? Encore un.

Puis elle se reporta son attention sur Hamza.

-Il faut pour répondre a cette question que je vous décrive comment j'ai croisé la route de ce sabre. J'étais en investigation chez son précédant possesseur, quand il fut volé.

Son verre arriva. Elle fit tourner ses glaçons théâtralement avant de continuer :

-J'ai pris la voleuse en chasse. Heureusement pour moi, malheureusement pour elle, la route de fuite qu'elle a décidé d'emprunter m'avantageait grandement. J'ai donc pu la rattraper, et récupérer la lame. Je pensais m'être débarrassée d'elle mais...

Sa main se porta a son dos sans même qu'elle s'en rende compte. Son masque de nonchalance se brisa un instant, et c'est en voyant le reflet de ses yeux crispés de douleur dans son verre qu'elle pensa a se reprendre.

-Mais j'ai était un peu imprudente, repris t elle en détournant le regard. La voleuse était encore en état de combattre, et dans la confusion qui s'en ai ensuivi, j'ai perdu la lame, quelque part dans les quartiers résidentiels. Je n'ai pas la position exacte, mais un artefact comme celui la laisse forcement des traces. C'est en parti pour cela que j'ai besoin de votre assistance. Pour retrouver le sabre, mais aussi pour s'assurer que cette voleuse ne revienne pas se mêler de nos affaires. Elle est relativement inoffensive, et je ne pense pas qu'elle revienne nous voir vu l'état dans laquelle je l'ai laissée, mais mieux vaut prévenir que guérir. Je n'ai pas encore pu découvrir la nature de ses pouvoirs, mais elle utilise des sorts pyrokinésiques et peut marcher sur l'eau... Peut être un sort de renforcement physique aussi, mais ce n'est pas entièrement certain.


Elle profita d'une pause pour s'humecter la bouche, et calmer sa douleur a coup d'alcool. Se remémorer cet épisode avait le don de lui rappeler l'état de ses ailes.


-Je pense que notre premier objectif est d'essayer de tracer le sabre de façon purement profane. Il est très probable qu'il soit juste tomber dans l'appartement de quelqu'un, et cette personne essaiera surement de se renseigner sur son origine. Je me charge de surveiller les nouvelles, et je passerais un coup de fil aux services des objets perdus de la ville. L'un d'entre vous devrait aller se renseigner dans les boutiques d'antiquités et les universités d'histoire, notre quidam aura peut être amener le sabre la bas pour analyse. Qu'en dites vous ?
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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Mar 28 Aoû - 23:56

-Barman ? Encore un.

Ounchet cligna des yeux à deux reprises. Un troisième ?! Cette boisson était tout l’inverse que ce qu’elle connaissait, et il n'y avait maintenant à ses yeux aucun doute sur sa nature peu raffinée ; c’était un alcool consommé par les pauvres, il n’y avait pas d’autres explication possible.

-Il faut pour répondre a cette question que je vous décrive comment j'ai croisé la route de ce sabre. J'étais en investigation chez son précédant possesseur, quand il fut volé.

Hamza ne quittait pas la polonaise des yeux, son regard montrant qu’il lui accordait toute son attention.

[ J’en étais sûr, il y avait bel et bien une autre personne sur le coup. Arina, on a un électron libre. ] pensa-t-il avant de sortir un petit calepin et un stylo de la poche intérieure de son manteau, posé à côté de lui.

Ounchet aussi s’était mise à écouter avec une forte concentration, non sans avoir violemment secoué sa tête pour tenter de se remettre les idées en place.

Hamza avait commencé à prendre des notes des paroles d’Orzel mais relevait bien plus d’éléments que la petite égyptienne aux joues rougies et à l'esprit toujours embrumé. Une voleuse avait interféré, une mage qui plus est. Des flammes, de l’eau et un possible renforcement. L’élément de la roche peut-être ? Le sabre était quand à lui perdu au niveau des quartiers résidentiels donc, peut-être même chez quelqu’un. Et si un civil était impliqué c’était encore pire.

« Hmm, je comprends mieux la demande de coopération maintenant. Effectivement ça fait sens. »
dit-il finalement à la jeune femme avec un petit sourire en coin.

« Si un habitant de la cité a récupéré le sabre, ça risque de fortement nous compliquer la tâche. Bien sûr cela n’est possible que si la voleuse n’a pas déjà récupéré la relique entre temps. Il va tout de même falloir qu’on se penche sur son cas assez sérieusement. Si elle est blessée mais a le sabre en sa possession, il y a de grandes chances pour qu’elle cherche à quitter Gakuen Toshi au plus vite. »

Ounchet fronça les sourcils de son côté, il y avait quelque chose qu’elle ne comprenait pas. Que retrouver un mage soit difficile, elle pouvait le concevoir, mais une relique ?

« Si vous l’avez trouvée une fois, les interrompit-elle, comment se fait-il que vous ne pouvez plus localiser cette épée maintenant ? »

Après quelques minutes, Hamza recentra de nouveau son attention sur la jeune femme.

« On va faire comme tu as proposé, nous nous occuperons des boutiques et tous lieux susceptibles d’abriter un sabre de ce genre. Nous avons également quelqu’un qui pourra vous assister pour la localisation de l’objet, si vous le souhaitez. »

L’adolescent appuya une fois du pouce sur l’extrémité de son stylo, en faisant rentrer la mine, puis ferma son carnet de notes dans un bruit de claquement.

« Fouiller les quartiers résidentiels ne serait pas une mauvaise idée non plus, Orzel-san. Même si pour cela il faudra probablement entrer par effraction chez les réticents, ça sera toujours mieux s'il s’agit de nous plutôt que de la voleuse. À ce propos, tu pourrais nous en dire plus à son sujet ? Les chances sont minces, mais je connais quelqu’un qui est très doué dans la recherche de personnes spéciales, ça pourrait nous être utile. »

Alors que Hamza finissait son verre et faisait signe au barman de lui en préparer un second, Ounchet commença à fixer l’homme avec intensité. Sa gorge était plus sèche que les déserts de son pays natal mais elle se refusait à l’avouer. Ça aurait été perdre définitivement contre Morioh et son alcool destiné à la plèbe.

« Malgré ce que tu nous as dit, et sans vouloir remettre tes paroles en question, la dangerosité relative de cette voleuse n’est pas rassurante. Elle pourrait bien nous causer des ennuis si elle décide finalement de récupérer le sabre voir de se venger. » de la malice traversa son visage. « Certains ont la rancune tenace, n’est-ce pas ? »

« Puisque l’on doit travailler ensemble et que je me refuse à regarder une collègue aussi charmante que toi souffrir à cause d’une blessure de guerre, je vais me permettre de te proposer mon aide. À défaut de la soigner je peux faire quelque chose pour la douleur de ton épaule si tu le souhaites, Orzel-san. Vois-ça comme un gage de bonne volonté et de sympathie. Peut-être accepteras-tu ce rendez-vous en échange, qui sait ? »

Le sourire du séducteur réapparut sur le visage de Hamza qui était prêt à attendre patiemment la réponse de son interlocutrice. Malgré l’ambiance détendue, une Ounchet toujours légèrement mise à l’écart ressentait tout l’inverse. Actuellement, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’une bouteille du breuvage orange serait peut-être plus indiquée qu’un verre d’eau fraiche. Elle voulait rentrer, trouver cette épée au plus vite, et ne plus jamais remettre les pieds dans cet endroit de toute sa vie. Pas dans le bar spécifiquement, plutôt dans la Cité Scolaire en elle-même. Cet endroit était trop compliqué, trop anormal. L’Égypte, il n’y avait que ça de véritable.

Se laissant lentement glisser au gré de ses pensées biaisées –ou au contraire révélées- par l’alcool, la tête de la fillette finit par heurter le bar avec un petit bruit sourd.


Dernière édition par Ounchet le Jeu 13 Sep - 23:25, édité 2 fois
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Orzel Morioh

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Jeu 13 Sep - 20:36

Orzel commença a se détendre un peu. Ses interlocuteurs semblaient au moins s’intéresser a l'affaire, et quelque chose dans la façon qu'avait Hamza de prendre ses notes la rassurait quand au fait que ses demandes ne tombaient pas dans l'oreille d'un sourd.

« Si vous l’avez trouvé une fois, comment se fait-il que vous ne pouvez plus localiser cette épée maintenant ? »

Orzel reporta son attention sur Ounchet, qui venait de parler pour la première fois depuis que l'alcool lui était monter a la tête. Elle hocha la tête et répondit :

-Bonne question. La première fois, je ne l'ai pas découvert par moi même : c'était un ordre de mes supérieurs. Il semblerait qu'ils avaient échouer a récupérer l'artefact par des moyens légaux. Ils étaient cependant tout a fait prêts a laisser l'artefact chez son nouveau propriétaire, car il était très bien scellé... Nous ne pensions pas que qui que ce soit se rendrait compte de ce que ce coffret contenait. Comment mes supérieurs on su a l'origine...

Elle haussa les épaules, un sourire entendu aux lèvres

-Les voies du Seigneur sont impénétrables, n'est ce pas ? Pour ce qui est de traquer le sabre maintenant, ce sera très complexe. J'ai pu le tenir a la main. Il ne semblait pas laisser les traces qu'on accorderait typiquement a un artefact de ce genre...


Devant ses yeux repassa soudainement l'image de la lame entre ses mains, de la lune qui se reflétait sur l'acier, de sa beauté a la fois simple et complexe... Elle cligna des yeux. Ca ne lui ressemblait pas d'être impressionnée par ce genre de chose, mais elle devait bien admettre que c'était une arme splendide. C'est la voix d'Hamza qui la ramena sur Terre :

« On va faire comme tu as proposé, nous nous occuperons des boutiques et tous lieux susceptibles d’abriter un sabre de ce genre. Nous avons également quelqu’un qui pourra vous assister pour la localisation de l’objet, si vous le souhaitez. « Fouiller les quartiers résidentiels ne serait pas une mauvaise idée non plus, Orzel-san. Même si pour cela il faudra probablement entrer par effraction chez les réticents, ça sera toujours mieux s'il s’agit de nous plutôt que de la voleuse. À ce propos, tu pourrais nous en dire plus à son sujet ? Les chances sont minces, mais je connais quelqu’un qui est très doué dans la recherche de personnes spéciales, ça pourrait nous être utile. »

Elle secoua la tête :

-Je vous ai dis le plus important... Pour une description physique, elle semblait a peu près aussi grande que moi. Long cheveux roux, typée occidentale, mais elle parlait japonais. Elle avait les ressources nécessaire pour rentrer a la soirée et pour posséder un deltaplane, et pour connaitre l'existence du coffre en lui même. Je vous ai deja tout dis pour ses capacités. Elle ne m'as pas révélée son nom, donc pas moyen de chercher de ce côté... A moins que...

L'idée venait juste de germer dans sa tête, et elle comptait bien la faire fleurir

-A moins qu'elle ne se soit infiltrée dans cette soirée en douce, elle était forcement sur la liste d'invité. Il y as peut être moyen de mettre la main la dessus, et par élimination on devrait pouvoir savoir au moins le nom d’emprunt qu'elle utilise. Ça pour être une piste. Je pourrais essayer de me renseigner de ce côté.


Elle termina son verre. C'était quand même franchement bon. Elle hésita a en commander un nouveau, mais la vue d'Ounchet au bord du sommeil tira un sourire sur son visage et cette idée de son cerveau.

« Malgré ce que tu nous as dit, et sans vouloir remettre tes paroles en question, la dangerosité relative de cette voleuse n’est pas rassurante. Elle pourrait bien nous causer des ennuis si elle décide finalement de récupérer le sabre voir de se venger. Certains ont la rancune tenace, n’est-ce pas ? » »

Elle nota le sourire narquois sur le visage d'Hamza. Elle prit une seconde avant de répondre

-Elle est dans un état probablement aussi incertain que le mien, peut êtreencore plus abimé. Je ne pense pas qu'elle soir une crainte a court terme... Mais si elle revient...

Une ombre passa furtivement sur le visage d'Orzel

-Je ne serais pas aussi clémente cette fois. Elle a prouvé plus d'une fois que la bonté de notre Seigneur ne s'appliquait pas a elle.

Hamza continua, son sourire revenant a ses habitudes séductrices :

« Puisque l’on doit travailler ensemble et que je me refuse à regarder une collègue aussi charmante que toi souffrir à cause d’une blessure de guerre, je vais me permettre de te proposer mon aide. À défaut de la soigner je peux faire quelque chose pour la douleur de ton épaule si tu le souhaite, Orzel-san. Vois-ça comme un gage de bonne volonté et de sympathie. Peut-être accepteras-tu ce rendez-vous en échange, qui sait ? »

Le visage d'Orzel s'étira en un léger sourire. Voila qui était intéressant comme offre. Mais ça signifierait pour cela révéler l'existence de ses ailes. C'était aussi quelque chose qui allait arriver un jour ou l'autre si il décidaient de collaborer... Elle pesa le pour et le contre un instant, et lança une contre-offre.

-Vous savez quoi ? Changeons d'endroit. J'ai chez moi une bouteille de vin que je meurs d'envie de partager avec quelques bons amis, et c'est a quelques rues. Pour mon épaule, je doute que tu puisse faire grand chose mais... Disons que si je te montre ce que je sais faire, et que tu me montre ce que tu sais faire, il en sera peut être autrement... Ça nous permettra de mieux travailler ensemble, pas vrai ?

Un BUNK sourd retentit derrière Hamza.

-Ounchet peut venir aussi, ajouta donc Orzel.

L'échange, si il était accepté, serait entièrement bénéficiaire pour Orzel : Elle apprendrait les capacités de ses alliés de circonstances, pourrait peut être être soignée, et en profitait même pour mettre Hamza un peu plus dans sa poche. Restait a savoir si l’électron libre Ounchet ne se révélerait pas incontrôlable...
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Ounchet

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Ven 14 Sep - 16:43

Orzel sembla hésiter quelques instants mais délivra finalement une réponse qui plaisait encore plus au jeune mage qu’il ne se laissait l’exprimer.

-Vous savez quoi ? Changeons d'endroit. J'ai chez moi une bouteille de vin que je meurs d'envie de partager avec quelques bons amis, et c'est a quelques rues. Pour mon épaule, je doute que tu puisse faire grand chose mais... Disons que si je te montre ce que je sais faire, et que tu me montre ce que tu sais faire, il en sera peut être autrement... Ça nous permettra de mieux travailler ensemble, pas vrai ? Ounchet peut venir aussi

Hamza tourna brièvement la tête vers une Ounchet au bout du rouleau, le front à plat sur le bar et un filet de bave naissant au coin de la bouche. Un sourcil levé et un petit rire retenu plus tard, il se retourna en direction de la jolie polonaise.

« Et bien, comment pourrais-je seulement refuser une offre comme celle-là ? Nous te sommes reconnaissants pour ton accueil chez toi, je vais m’occuper d’Ounchet si tu le veux bien. »

Après avoir enfilé de nouveau son épaisse veste, Hamza adressa un hochement de tête entendu au barman puis déposa quelques billets sur le bar, correspondant à la somme de son second verre ainsi que de celui d’Ounchet, laissant ainsi la Polonaise régler ses commandes ainsi que son premier verre.

« Merci pour le service ! Vous avez gagné un client, je reviendrai sans aucun doute. » dit-il, appuyant ses mots avec un sourire avant de se diriger vers la fillette endormie et de poser une main sur son épaule, elle dormait d’un soleil de plomb.

Enveloppant Ounchet dans sa veste, il la souleva délicatement pour finalement la porter, elle était vraiment légère alors la transporter n’était pas un problème.

[ Arina, on va se déplacer. Je vais te guider, tu peux nous suivre ? ]

[ Sans problème, vous avez mon feu vert. ]

« Et bien, pour un baptême alcoolisé elle ne s’en est pas trop mal tirée ! Je vais la transporter, tu n’auras qu’à me dire où aller Orzel-san. » dit Hamza à l’attention de la jeune femme, se dirigeant déjà vers la porte du Basel.

Ils avaient toutes leurs informations maintenant, le reste du puzzle se construirait au fur et à mesure de leurs enquête et investigations. En d’autres termes, le passage chez la mage de l’Eglise Orthodoxe Russe n’était qu’un extra mais comme elle l’avait dit, l’échange pourrait être tout aussi intéressant. Confiant et désireux de voir la suite, Hamza raffermit sa prise sur le corps de la fillette emmitouflée dans sa propre veste avant de sortir du bar.
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Orzel Morioh

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Ven 14 Sep - 22:44

« Et bien, comment pourrais-je seulement refuser une offre comme celle-là ? Nous te sommes reconnaissants pour ton accueil chez toi, je vais m’occuper d’Ounchet si tu le veux bien. »

Orzel ne retint pas son sourire de satisfaction, alors que son interlocuteur remettait sa veste, chargeait Ounchet dans ses bras et se dirigea vers la sortie. Elle dégaina son porte-feuille et compta son argent. Son oeil se posa sur son verre vide, que le barman venait de récupérer. Elle sourit et posa son argent sur la table, avec un pourboire généreux.

-Je donne ma langue au chat, l'ami, dit-elle. Comment ça s'appelle ?

Le sourire amical du barman se posa sur elle.

-C'est une boisson a base de vodka, de jus de pomme et de cannelle. Au Japon, on l'appelle "Petite Charlotte", mais je crois savoir que dans sa nation d'origine, on préfère l’appeler "Szarlotka".

Ah... C'était donc ça. Pas étonnant que le gout lui paraisse aussi familier. Elle remit sa veste, et juste avant de rejoindre Hamza a la porte, lança par dessus sont épaule :

-Jolie prononciation.

Elle entendit un rire alors qu'elle ouvrait la porte.

-J'essaie...

L'air froid de la nuit fit flotter un instant les cheveux d'Orzel, qui ferma les yeux quelques secondes pour l'apprécier. Elle pouvait sentir au bout de ses doigts le doux bourdonnement de l'alcool qui inhibait lentement ses sens, et sa douleur. Elle poussa un soupir, rouvrit les yeux et se tourna vers Hamza et Ounchet. Un sourire légérement moqueur apparut sur son visage en voyant la jeune fille dans les bras de son camarade.

-Quelle chance pour elle, ironisa-t-elle. Un prince charmant prêt a l'aider...

Sans attendre de réponse, elle se mit en route. Il ne leur fallut que quelques minutes pour rejoindre le petit complexe dans lequel vivait Orzel. D'habitude, elle montait les escaliers, mais pour épargner la montée a son invité qui était deja fort charger, elle les mena plutôt vers l'ascenseur, qui les déposa au 8éme étage, le dernier. Elle les guida au bout d'un couloir silencieux, et ouvrit la porte du numéro 834.

-Ôtez vos chaussures s'il vous plait. Je n'ai pas de chaussons pour vous, mais je n'ai rien contre les chaussettes, informa-t-elle poliment a ses visiteurs, alors qu'elle ôtait elle même ses souliers.

Elle les déposa proprement a la suite d'une petite ligne de chaussures variés : Une paire de baskets usés, une paire de bottes de jardinage, des talons finition velours, et une paire de chausson en forme de tête de poisson, qu'elle glissa a ses pieds. Elle se dirigea ensuite vers sa salle de vie.

-Les toilettes sont ici, dis-t-elle en indiquant une porte sur sa droite et en lançant un regard lourd de sens a Ounchet, qui semblait émerger lentement mais surement.

La salle de vie en elle même était une chambre tout ce qu'il y avait de plus classique. On aurait presque pu la croire sortie directement d'un catalogue de meubles : Une table au milieu de la salle, ou quelques bougies, éteintes, trônaient positionnées avec une précision presque obsessive. Contre un mur, un téléviseur était fixé, en dessous duquel un meuble contenait une vaste collection de films et de Cds. Sur un autre mur se trouvait une étagère remplie de livres, chaque étagère semblant correspondre a un domaine : Une étagère était remplie d'atlas, de livres de géographie et de guide de tourisme divers. Une autre était pleine de livres de journalisme, de recueil d'articles divers et variés. Celle qui semblait la plus désordonnée (et le plus utilisée) semblait toutefois être une étagère dédiée entièrement a des livres sur les poissons et la pêche, qu'elle s'effectue en haute mer ou en eau douce. A côté de l'étagère se trouvait un fauteuil a l'air confortable, aux oreillers en vrac, comme si quelqu'un ne prenait jamais la peine de les remettre en place correctement. Dans un dernier coin, enfin, se trouvait un coin cuisine, avec deux plaques électriques, quelques étagères, un frigo et un garde manger. Une porte-fenêtre semblait donner sur un petit balcon. Alors qu'Orzel était en train d’ôter sa veste, elle nota du coin de l’œil qu'Ounchet émergeait, et semblait avoir retrouver l'usage de ses jambes.

-Plus d'alcool pour vous ce soir, mademoiselle, commenta Orzel d'un ton plein d'ironie. J'ai du lait, a la place, si ça vous tente...

Elle se dirigea vers son armoire et son frigo, et revint pour poser sur la table une bouteille de lait, une autre de vin et une dernière de vodka. Elle déboucha la bouteille de vin, en versa un verre qu'elle poussa vers Hamza, en l'invitant du regard a s'asseoir. Elle posa un verre de lait devant une autre chaise. Puis elle se servit pour elle même une grande rasade de vodka, et alla s'affaler sans cérémonie dans son fauteuil.

-Alors ! Commença-t-elle théâtralement, parlons affaires. Quels sont vos pouvoirs ?
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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Sam 15 Sep - 14:42

Tout au long du trajet, Hamza donnait mentalement des informations sur leur destination à Arina. Suivre une conversation à un endroit précis depuis sa « station d’écoute » était une chose, mais rester en contact dans un nouvel endroit et sans préparations adéquates au préalable en était une autre et puisqu’ils sortaient de son rayon d’action, la jeune femme allait devoir user de moyens plus rudimentaires.

[ À gauche, trois-cent mètres puis à droite. ]

Dans les rues de Gakuen Toshi, une ombre se déplaçait sans bruit. Passant de ruelle en ruelle comme pour éviter au maximum la lumière des lampadaires. Finalement, elle s’arrêta à quelques mètres d’un bâtiment et releva la tête vers la partie supérieure de ce dernier. Dans son esprit, une voix retentit.

[ 8 ème étage. Vu la hauteur des plafonds… compte 21 mètres. ]

-Ôtez vos chaussures s'il vous plait. Je n'ai pas de chaussons pour vous, mais je n'ai rien contre les chaussettes

« Ounchet, debout princesse. » fit Hamza à l’attention de la petite belle aux bois dormant qu’il tenait toujours dans ses bras. Cette dernière papillonna un instant des yeux avant de tourner la tête de droite à gauche, l’adolescent la posa sur le sol.

« Nous sommes chez Orzel-san, elle nous accueille chez elle pour finir notre discussion. Ça sera pour toi l’occasion de découvrir un intérieur différent de celui des japonais ! »

Les deux mages se débarrassèrent de leurs chaussures et manteaux, suivant la polonaise dans son antre. Agrippant Hamza par un pan de son pull en laine claire, Ounchet semblait s’en servir comme support pour garder son équilibre.

-Plus d'alcool pour vous ce soir, mademoiselle. J'ai du lait, a la place, si ça vous tente...

Encore trop alcoolisée pour lui donner une réponse construite mais cinglante, la petite Egyptienne se contenta de lâcher un « Muh ! » qui exprimait tout aussi bien son ressenti. Elle suivit la jeune femme du regard lorsque cette dernière revint de sa machine-à-froid avec de quoi désaltérer un régiment, ou du moins c’était ce que croyais Ounchet. Elle ouvrit un peu plus les yeux en voyant Orzel se servir un liquide fort odorant.

[ C’est encore un alcool de la plèbe. Mais c’est plutôt odorant… Hamza je veux boire de cette eau ! ]

[ Tu ne veux pas boire de cette eau. ]

-Alors ! Parlons affaires. Quels sont vos pouvoirs ?

Hamza fit mine d’être étonné quelques instants, comparé à leur discussion dans le bar, voilà qui était direct ! Mais pourquoi pas, il aimait tout aussi bien les femmes de caractère après tout.

« Une demande osée que voilà ! Mais soit, puisque c’est demandé avec autant d’énergie, autant nous dévoiler en oubliant les formes ! »

« Oh. », laissa-t-il échapper, semblant soudain réaliser quelque chose alors qu’il se tournait vers la fillette assise à côté de lui. S’en suivirent quelques phrases en arabe à l’attention d’Ounchet qui écouta avec une attention nouvelle, hochant la tête à plusieurs reprise avant d’attraper son verre de lait et d’y plonger ses lèvres.

« Désolé pour ça, sourit Hamza à la polonaise, elle était un peu perdue alors je lui ai résumé la situation, mais le japonais est encore un peu compliqué pour elle par moments. »

Hamza gouta le vin, prenant le temps de savourer le gout du breuvage avant de plonger son regard charmeur droit dans celui de la jeune femme. Ses yeux semblèrent briller d’une lueur orangée quelques instants avant de s’allumer pour de bon, devenant clairement lumineux dans la luminosité de la pièce. Il sourit agréablement.

« Je suis pour ma part habité d’un esprit brûlant. Le feu est mon allié, je peux le créer et le manipuler à ma guise. Disons que si nous nous retrouvions en confrontation directe, je te serai gré de me laisser carboniser nos ennemis jusqu’à ce que leurs os ne soient que cendre. Mais bien sûr, j’ai d’autres talents comme la purification dont je te parlais tout à l’heure. Elle a différentes applications mais je pense pouvoir te soulager de ta douleur avec. Pour le reste, j’aimerai qu’on garde une petite part de mystère sous peine de briser l’allure mon personnage, je pense que tu peux comprendre ceci également n’est-ce pas ? »

Le léger –et très court- silence qui s’en suivit fut brisé net par une Ounchet dont la force avait apparemment été rendue par son demi-verre de lait.

« Qu’est-ce que tu veux savoir ? Ce dont je suis capable ? Huh ! Tout ce dont tu as besoin de savoir Orujalssan c’est que j’ai la force nécessaire pour anéantir n’importe quel fou qui tenterai de s’opposer à moi ! Rien ni pers- »

« Cette petite peut surveiller et explorer une large zone assez aisément et hm, disons qu’elle sait attirer l’attention sur elle lorsqu’elle est en colère, en combat comme ailleurs. » coupa Hamza, posant une main sur la tête de la fillette.

[Orzzzz- urgblrgh ! J'ai mal au ventre. ]

« Et toi, reprit l'adolescent aux cheveux noirs, son regard redevenu normal, quelles sont donc tes… aptitudes ? On peut faire un échange visuel comme tu l’as proposé, ça serait injuste sinon et je m’en voudrais de te laisser sur ta faim. » aussitôt cela dit, le garçon retroussa sa manche droite et leva sa main à hauteur de visage, dévoilant un bracelet couleur or ornant son poignet.

Sa paume scintilla un instant, dévoilant des gravures d’un rouge foncé dans sa peau avant que sa main toute entière ne s’enflamme soudainement. Un souffle brûlant fit voler cheveux et papiers mal rangés dans le salon, assechant instantanément toute trace d’humidité de l’appartement. La chaleur émise par la flamme de taille moyenne était suffisante pour faire monter la température de toute la pièce d’un certain nombre de degrés en quelques secondes, et cette dernière grimpait toujours. Hamza fit doucement danser ses doigts en feu, sa peau ne brûlait pas et il ne semblait pas spécialement dérangé par la véritable fournaise qui s’échappait de sa main.

De son côté, Ounchet regardait la flamme avec de grands yeux, la chaleur devenait étouffante mais elle ne pouvait détourner le regard de la main d’Hamza. Cette couleur avait quelque chose d’envoutant, quelque chose qui la happait entièrement. Oui, Hamza était comme elle l’avait pressentit quelqu’un qui avait reçu la bénédiction divine.

[ …Magnifique. ]

*Crack*

« Otto. »
laissa échapper Hamza en éteignant sa flamme tout en fermant le poing. Le verre de vin, le plus proche de sa main et le plus fragile des trois, s’était fêlé verticalement sous l’effet de la chaleur sans que la craquelure n’atteigne le niveau du liquide versé dedans.

« Désolé pour ça, je ne voulais pas mettre le désordre mais je peux difficilement aller plus loin dans une pièce fermée. »

À cause de la soudaine hausse de température, une épaisse couche de buée s’était formée sur les fenêtres et les vitres, les rendant complètement opaque et blanches après la lumière orangée qui s’était échappée de l’appartement dont la température était maintenant bien plus élevée. Autour de la table et des trois mages, tout ce qui avait pu s’envoler sous l’effet du souffle d’air chaud avait volé le plus loin possible du bras du magicien, transformant le salon en un terrain de bataille désordonné et jonché de feuilles et papiers en tout genres.

« Il fait chaud d’un coup, n’est-ce pas ? »
sourit Hamza en défaisant les larges boutons du col de son pull. « Mais je crois que c’est à ton tour de nous montrer ce que tu sais faire, Orzel-san. »
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Orzel Morioh

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Lun 17 Sep - 19:30

« Une demande osée que voilà ! Mais soit, puisque c’est demandé avec autant d’énergie, autant nous dévoiler en oubliant les formes ! Oh. »

Il se tourna vers Ounchet, et ils échangèrent rapidement quelques phrases dans ce qui semblait être de l'arabe. Les yeux d'Orzel se plissèrent. De l'arabe maintenant.

« Désolé pour ça, elle était un peu perdue alors je lui ai résumé la situation, mais le japonais est encore un peu compliqué pour elle par moments. »


Elle acquiesça du chef sans rien dire. Le japonais n'était donc pas sa langue native. Elle l'avait deja deviné, mais qu'elle ait besoin de quelqu'un prouve qu'elle n'as commencer a le parler que très récemment... Ce qui veut dire que son arrivée au Japon est récente. Qu'est ce que cette fille était venu faire la ? D’où venait elle ? Pourquoi l'avoir envoyée elle en premier pour négocier alors qu'Hamza était très clairement plus adapté ? Pourquoi ne pas faire plus d'efforts pour être discret ? Il y avait quelque chose de presque ostentatoire dans sa façon de s'habiller. Comme si elle se moquait qu'on la voyait comme ça, pire, comme si elle appréciait. Tout l'inverse de ce qu'un mage a la Cité Scolaire voudrait...

Orzel fut finalement tirée de sa réflexion par le regard d'Hamza. Ses yeux venait de commencer a s'illuminer d'une lueur menaçante. Orzel, par réflexe, laissa nonchalamment sa main tomber sur le sac a côté du fauteuil, qui contenait son arbalète.

« Je suis pour ma part habité d’un esprit brûlant. Le feu est mon allié, je peux le créer et le manipuler à ma guise. Disons que si nous nous retrouvions en confrontation directe, je te serai gré de me laisser carboniser nos ennemis jusqu’à ce que leurs os ne soient que cendre. Mais bien sûr, j’ai d’autres talents comme la purification dont je te parlais tout à l’heure. Elle a différentes applications mais je pense pouvoir te soulager de ta douleur avec. Pour le reste, j’aimerai qu’on garde une petite part de mystère sous peine de briser l’allure mon personnage, je pense que tu peux comprendre ceci également n’est-ce pas ? »

Orzel acquiesça de nouveau, toujours silencieuse. Ounchet casse toute tentative de déduction qu'elle aurait pu commencer en s'écriant :

« Qu’est-ce que tu veux savoir ? Ce dont je suis capable ? Huh ! Tout ce dont tu as besoin de savoir Orujalssan c’est que j’ai la force nécessaire pour anéantir n’importe quel fou qui tenterai de s’opposer à moi ! Rien ni pers- »

« Cette petite peut surveiller et explorer une large zone assez aisément et hm, disons qu’elle sait attirer l’attention sur elle lorsqu’elle est en colère, en combat comme ailleurs. »

« Et toi, reprit l'adolescent aux cheveux noirs, son regard redevenu normal, quelles sont donc tes… aptitudes ? On peut faire un échange visuel comme tu l’as proposé, ça serait injuste sinon et je m’en voudrais de te laisser sur ta faim. »

Il leva sa main. Elle se mit soudainement a scintiller, puis s'enflamma brusquement, tel un tas de feuille mortes. Un souffle brulant assécha les yeux d'Orzel un instant et fit voler la notice de la télévision encore posée sur le meuble TV. Elle sentit la sueur sur son front couler brusquement, et ce n'était pas la faute de l'alcool. Hamza joua avec les flammes dans sa main, qui ne semblait pas perturbée par sa soudaine combustion. Les flammes dansaient, voletaient, en une valse infernale, leur chaleur englobant toute la pièce dans leur étreinte. Le souffle d'Orzel devint court. Si il le désirait, elle était morte, et elle ne pourrait rien y faire. Un craquement retentit qui la fit sursauter, et Hamza ferma la main, faisant disparaitre les flammes. Son verre de vin venait de craquer sous l'effet du changement de température.

« Désolé pour ça, je ne voulais pas mettre le désordre mais je peux difficilement aller plus loin dans une pièce fermée. »

-Ce n'est... Ce n'est rien.

Elle prit un instant pour essayer de récupérer sa contenance. Ca n'aurait pas du l'affecter comme ça. Est ce que l'alcool et la douleur lui montait finalement au cerveau ? Elle jeta un rapide coup d’œil a sa fenêtre. Elle était couverte de condensation... Non. Ce qui la prévenait, c'était son instinct. Jamais elle ne devait faire d'Hamza un ennemi. Pas sans être bien préparée en tout cas...

« Il fait chaud d’un coup, n’est-ce pas ? Mais je crois que c’est à ton tour de nous montrer ce que tu sais faire, Orzel-san. »

Il souriait, tout en déboutonnant nonchalamment son pull. Le moment était donc venu. Elle savait que c'était nécessaire, mais ça ne l'empêchait pas d'être nerveuse. Pas a cause de son public. Parce qu'elle ne savait pas vraiment si elle arriverait a rester consciente après. Elle se contenta d'hocher la tête et se mit debout.

En premier lieu, elle vida son verre d'une traite et claqua le verre contre la table. Puis elle ôta sa veste, et commença a déboutonner sa chemise. Elle lâcha un sourire.

-J'aime bien cette chemise, elle m'as coutée cher. Ça m'ennuierait de l'abimer.

Elle posa sa chemise sur le siège, dévoilant ses épaules, ecchymosées au point d'en avoir une couleur bleue, presque noir, souvent virant sur le vert. Le résultat de ses épaules brusquement disloqués. En dessous, elle portait ses dessous de vol : un body noir, simple, sans manche ni artifice, qui laissait son dos a découvert. Elle se mit de dos : c'est la qu'aurait lieu le spectacle. Elle prit une grande inspiration, pris un instant pour se préparer mentalement, et joins ses mains, et récita la prière. Les runes gravées dans la chair de son dos apparurent, brillèrent d'une lumière divine, qui s'étira en deux formes aux allures d'ailes. La lumière se dissipa en une myriade de lucioles qui s'évanouirent dans l'air de la pièce, et Orzel ferma les yeux pour lutter contre la douleur. Dans son dos, naissant du milieu de ses omoplates, se trouvaient deux grandes ailes couleur corbeau, en très piteux état. Les deux semblaient très clairement abimés, avec leurs plumes carbonisés a la racine, et du sang qui gouttait sur le sol. La droite formait un angle étrange, pas naturel, et frémissait nerveusement. La gauche, celle qui avait reçu l'impact de la boule de feu, projetait une mauvaise odeur de brulé. Orzel fit de son mieux pour les garder dans cette position, et ne pas les replier comme elle le ferait normalement a terre. Elle s'accrocha au fauteuil pour maintenir son équilibre, et se retourna vers Hamza et Ounchet, son visage rouge tordu en un sourire jaune.

-Impressionnés, pas vrai ? Le Seigneur m'as fait un magnifique cadeau... Mais il a ses défauts. Peu de choses peuvent calmer la douleur de ces blessures. Les médicaments sont inutiles, et je ne connais pas de sorts qui puissent les guérir. La seul chose que j'ai trouvé... C'est l'alcool. Je ne sais pas si c'est juste dans ma tête, mais ça m'aide... Le Seigneur souhaite que son enfant comprenne l'ampleur de ses erreurs, voyez vous. Il doit se repentir pour avoir abimer Son cadeau. Dans la douleur.

Elle étira son sourire

-Elle guérirons. Elles sont deja en meilleur état. Vous auriez du les voir il y as une semaine... Si on leur donne le temps... Ou si tu peut y faire quelque chose, Hamza. Je pense que j'ai appris ma leçon. Et pour satisfaire Sa volonté, je dois être d'attaque.
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Ounchet

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Mar 18 Sep - 23:15

-J'aime bien cette chemise, elle m'as coutée cher. Ça m'ennuierait de l'abimer.

Le sourire de Hamza disparut à l’instant où Orzel retira sa chemise, dévoilant ses épaules noircies par les blessures qu’elle s’était vue infligées. Se redressant sur son siège l’adolescent ne quitta pas la mage des yeux lorsqu’elle se retourna. Ounchet quand à elle, fronça les sourcils.

[ Elle n’avait pas dit qu’elle était pas dangereuse ? ]

Mais très vite, les traits du visage de la fillette se détendirent, ses yeux s’écarquillèrent et sa bouche s’entrouvrit. Face à elle se trouvaient deux ailes, immenses et majestueuses malgré leurs blessures. Les rares plumes en bon état étaient brunes, la même couleur que la chevelure de la polonaise. L’une semblait cassée tandis que l’autre était presque entièrement brûlée, comme si deux types de tortures avaient été infligées à la jeune femme.

Cette fois-ci ce fut Hamza qui fronça momentanément les sourcils, voilà quelque chose qu’il ne s’était pas attendu à voir lorsqu’Orzel avait parlé de sonépaule. Son regard fut attiré par du mouvement du côté d’Ounchet vers qui il tourna la tête. La jeune fille n’avait pas eu l’occasion de voir d’autres mages que ceux de la cabale, mais c’était certainement la première fois qu’elle voyait quelque chose de ce type là. L’effet semblait trop réel cela dit, et la petite Égyptienne arborait une expression que Hamza n’avait jamais pu observer sur son visage.

-Impressionnés, pas vrai ? Le Seigneur m'as fait un magnifique cadeau... Mais il a ses défauts. Peu de choses peuvent calmer la douleur de ces blessures. Les médicaments sont inutiles, et je ne connais pas de sorts qui puissent les guérir. La seul chose que j'ai trouvé... C'est l'alcool. Je ne sais pas si c'est juste dans ma tête, mais ça m'aide... Le Seigneur souhaite que son enfant comprenne l'ampleur de ses erreurs, voyez vous. Il doit se repentir pour avoir abimer Son cadeau. Dans la douleur.

Hamza porta une main à son menton, les sourcils toujours un peu tendus et l’air soudain pensif. En temps normal il aurait sans doute posé une vanne qui aurait fait sourire les demoiselles, mais l’état actuel d’Orzel soulevait quelques questions. Fermant finalement la bouche et déglutissant bruyamment, Ounchet finit par se lever de sa chaise.

-Elle guérirons. Elles sont deja en meilleur état. Vous auriez du les voir il y as une semaine... Si on leur donne le temps... Ou si tu peut y faire quelque chose, Hamza. Je pense que j'ai appris ma leçon. Et pour satisfaire Sa volonté, je dois être d'attaque.

Contournant la table et le fauteuil, la petite Égyptienne se dirigea droit sur Orzel, puis la contourna elle-aussi. Ses yeux pourpres toujours grands ouverts, elle ne semblait s’intéresser qu’à une seule chose. Lentement et avec une infinie délicatesse, elle tendit la main vers l’une des deux ailes et l’effleura du bout des doigts avant de faire un pas en arrière, une expression à mi chemin encore fascination et incompréhension sur le visage..

Hamza releva les yeux, visiblement intrigué malgré son air sérieux. « Ounchet ? »

« Elle… tu… ces ailes. De grandes ailes resplendissantes de faucon… je les aies vues, la nuit ! On dirait… elles ressemblent à celles que j’ai vu. »

[ Arina ? ]

[ Priorité à l’échange. C'est frustrant mais on va devoir laisser ça pour plus tard, je compte sur toi. ]

L’adolescent se leva à son tour, reprenant son sourire dans le mouvement.

« Je comprends mieux tes doutes, en effet c’est un cadeau magnifique… dommage qu’il soit en si piteux état. Désolé ça risque de piquer, je peux ? »

Fermement mais sans trop appuyer pour autant, Hamza laissa courir ses mains autour du cou et des épaules de la jeune femme, cherchant à sentir ce qu’il y avait en dessous de la peau. Il retira cependant ses mains en s’approchant de la base des ailes, se contentant de suivre la forme des deux larges excroissances avec ses doigts sans les toucher.

« Combien de temps peux-tu les garder ainsi ? Garde-les à l’extérieur si possible. Pour ce qui est de la douleur, je vais pouvoir soulager tes épaules, mais je ne promets rien pour les ailes. » commença-t-il en s’écartant finalement. « Malheureusement te soigner m’est impossible je pense, peut-être accélérer légèrement le processus de guérison mais rien de vraiment miraculeux. » Son sourire charmeur réapparut : « Je vais avoir besoin de ta table, de tes bougies et d’un peu d’espace. J’essayerai de ne rien brûler c’est promis. »

Aussitôt la table débarrassée des verres et des bouteilles, Hamza réarrangea les bougies de la table pour faire une forme de cercle puis disposa plusieurs bouts de papiers rectangulaires au centre. Les chaises et fauteuils furent écartés du centre de la pièce, créant un espace libre autour de la table. Ceci fait l’adolescent s’assit en tailleur sur le sol en face de la table, de façon à ce que sa tête soit au dessus du niveau de la planche. Mains jointes, yeux fermés et la tête légèrement inclinée en avant, il commença à murmurer un mantra. Les bougies s’allumèrent simultanément de grosses flammes orangées semblables à celles qu’avait produites Hamza précédente, et si leur température était nettement supérieure à celles de flammes normales, elle n’approchait cependant pas de celle apportée par sa démonstration.

« Morioh. » fit Ounchet, attirant l’attention d’Orzel pendant que le rituel de Hamza faisait se consumer les bougies à vu d’œil.

« Tes ailes… montre-les moi encore quand elles seront guéries. Je veux les voir vraiment. »

La soudaine découverte de la particularité d’Orzel avait visiblement fait dessaouler Ounchet d’un seul coup. Plus encore, la fillette semblait presque troublée et son ton cassant et froid avait disparu. Levant les yeux pour plonger un regard insistant dans celui de la jeune femme, elle demanda encore. « Tu feras ça ? »

Plusieurs minutes s’écoulèrent encore avant que les six bougies ne soient entièrement consumées. Simultanément et alors que le dernier millimètre de mèche finissait de brûler, les flammèches bleuirent soudain avant de s’éteindre définitivement. Toute la fumée qui s’était échappée jusque là convergea en un point au dessus du cercle de cire fondue tel un tourbillon noir avant de brusquement s’écraser sur les feuilles au centre de la table, les noircissant parfaitement en répandant un petit nuage de poudre sombre sur et autour de la table.

« C’est fini. » annonça Hamza en se redressant, essuyant d’un revers de manche la sueur sur son front et ses tempes. « La qualité n’est pas top mais on va pouvoir faire un test avec ça. »

Deux doigts sous le papier, il souffla sur les feuilles de journal qui avaient servies de support pour ses runes et souffla un bon coup sur l’ensemble, faisant s’envoler de la poussière et révélant une même inscription noire sur chacune des feuilles. Il se tourna vers Orzel, ses runes dans la main.

« Orzel-san, je vais avoir besoin que tu te retournes, on va essayer et voir ce que ça donne. »

Sous le regard attentif d’Ounchet qui sautait de l’expression endolorie d’Orzel aux mouvements précis de Hamza, le garçon appliqua deux feuilles sur chacune des épaules de la jeune femme.

« Tu estimes à combien de temps la guérison de tes ailes ? Il va falloir que je te prépare de nouveaux exemplaires si ça fonctionne bien, on n’aura malheureusement pas le loisir d’attendre ta réhabilitation complète pour commencer les recherches. »

Venait maintenant la partie délicate, il restait sept runes à Hamza et elles étaient destinées aux ailes elles-mêmes. Les poser n’allait pas être une partie de plaisir, ni pour lui ni pour Orzel. Mais il avait confiance en ses capacités, ces pauvres petits morceaux de journal gravés d’un symbole de poudre de carbone auraient définitivement un effet sur la douleur.

« Je pense que tu as bien retenu la leçon, dit-il alors qu’il les collait sur les zones les plus abîmées des deux excroissances, alors laisse moi t’aider dans ta repentance envers ton seigneur et te soulager d’un poids aussi lourd. La douleur est une punition cruelle et crois-moi j’en sais quelque chose. »

Hamza fit un pas en arrière une fois la dernière rune posée, à l’endroit où l’aile se pliait de façon anormale, probablement l’endroit le plus douloureux.

« Tu as été courageuse, mais encore un petit effort ça risque de brûler un peu sur le moment. »

Hamza lança  un coup d’œil à Ounchet, lui signalant de s’éloigner à son tour. Faire souffrir une femme était loin d’être quelque chose qu’il appréciait et il redoutait la réaction d’Orzel lorsque les runes entreraient en action, ce qui provoquait un petit pic de douleur à l’activation. Seulement sur des blessures aussi importantes, même une piqûre d’aiguille pouvait être difficilement soutenable. Cela dit, le garçon saluait le courage de la polonaise, faire confiance à un mage d’une organisation étrangère dans une situation comme la sienne –autant pour l’entrevue que pour son aide- n’était assurément pas une tâche facile.

Hamza tendit une main vers le dos exposé d’Orzel et prononça un unique mot dans sa langue natale, assez fort pour qu’il résonne dans toute la pièce.

« Tahr ! »

Les onze runes s’illuminèrent en un rouge orangé foncé, soumettant la chair de la jeune femme à une chaleur importante sans pour autant la brûler ou la blesser. Le pic de chaleur dura moins de deux secondes durant lesquelles un bruit semblable à celui de saucisses grillant sur un grill se fit entendre puis la soudaine douleur que pouvait ressentir Orzel laissa place à une douce chaleur qui détendait ses muscles, inhibant la douleur de ses épaules endolories. Ounchet s’approcha de nouveau d’elle et se pencha en avant pour regarder son visage d’en dessous.

« Alors ? Comment te sens-tu ? »
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Orzel Morioh

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Mer 19 Sep - 0:26

Ounchet fut la première a réagir. Elle se leva, comme hypnotisée par les ailes. Elle tendit lentement la main pour les toucher, ce qu'Orzel n'empêcha pas. Les ailes tressautèrent légérement au contact avec la main de la jeune fille, mais il était suffisamment doux pour ne causer aucune douleur. Le cou tordu, Orzel essayait de déchiffrer l'expression d'Ounchet. Quelque chose n'allait pas... Hamza semblait partager cette opinion.

« Ounchet ? »


« Elle… tu… ces ailes. De grandes ailes resplendissantes de faucon… je les aies vues, la nuit ! On dirait… elles ressemblent à celles que j’ai vu. »

Les yeux d'Orzel se plissèrent en deux fentes suspicieuses.

-Comment ça tu les as vu ?

Avait-t-elle assister malgré elle au combat contre la voleuse ? Peu probable, elle l'aurait deja mentionné autrement. Connaissait-t-elle un autre aiglon ? Mais il ne devrait y avoir qu'elle et son maitre en service... Serait ce un sort de divination ? Dans ce cas la, cette Ounchet en avait plus a revendre qu'elle ne l'aurait cru.

Hamza coupa toute tentative de réponse en se levant et en déclarant :

« Je comprends mieux tes doutes, en effet c’est un cadeau magnifique… dommage qu’il soit en si piteux état. Désolé ça risque de piquer, je peux ? »

Orzel fixa encore une seconde Ounchet avant de retrouver son sourire

-Les meilleurs remèdes ont toujours mauvais gout...

Il commença a examiner les ailes, et tel un docteur face a son patient, posa ses questions :

« Combien de temps peux-tu les garder ainsi ? Garde-les à l’extérieur si possible. Pour ce qui est de la douleur, je vais pouvoir soulager tes épaules, mais je ne promets rien pour les ailes. Malheureusement te soigner m’est impossible je pense, peut-être accélérer légèrement le processus de guérison mais rien de vraiment miraculeux. Je vais avoir besoin de ta table, de tes bougies et d’un peu d’espace. J’essayerai de ne rien brûler c’est promis. »

-Aussi longtemps que je veut. Les ailes font en permanence partie de moi. En fait, ce n'est pas tellement une invocation qui les fait apparaitre, c'est plus la levée du sort de camouflage qui les cache au regard des autres. Et utilise tout ce que tu veut, mon salon est a toi.

Elle détourna le regard et ferma les yeux. Porter ses ailes était plus physique qu'elle avait anticipé. Sa tête commençait légérement a tourner... Quoique, c'était peut être la faute de l'alcool ?

Elle pondéra un instant la question. Nan. Impossible.

« Morioh. »

La voix d'Ounchet interrompit son instant de réflexion éthylique. Son regard était toujours fixé sur elle, mais il était changé comparé a la Ounchet du bar.

« Tes ailes… montre-les moi encore quand elles seront guéries. Je veux les voir vraiment. »

Son impétuosité et sa froideur avait disparus. Ne restait qu'une demande... curieuse.

« Tu feras ça ? »

Orzel ne répondit pas. Son regard toujours plongé dans celui d'Ounchet essayait de déchiffrer le pourquoi de cette question, en particulier en rapport avec ce qu'elle avait déclaré plus tôt. La plupart des gens était impressionnés par ses ailes, c'était normal après tout, elles étaient magnifiques. Mais ce n'était pas une simple curiosité qui animait Ounchet. Non... Les ailes l'avait perturbée. Comme si leur présence signifiait quelque chose que seul elle pouvait vraiment comprendre... Quoi que c'était, Orzel devait le savoir. Qu'importe ce qu'Ounchet savait sur ses ailes, c'était quelque chose qui la concernait. Elle allait répondre, quand Hamza, derrière elles, déclara :

« C’est fini. La qualité n’est pas top mais on va pouvoir faire un test avec ça. »

Orzel brisa le contact visuel avec Ounchet et se tourna vers Hamza. Dans ses mains reposaient plusieurs feuilles, sur lesquels des runes avait était inscrites. Orzel s'en voulut un instant de ne pas avoir regarder le rituel... Ca aurait pu être une manière d'en apprendre plus sur Hamza.

« Orzel-san, je vais avoir besoin que tu te retournes, on va essayer et voir ce que ça donne. »

-Bien sur.

Elle obéit, et le laissa coller deux feuilles sur ses épaules, qui protestèrent légérement sous la pression.

« Tu estimes à combien de temps la guérison de tes ailes ? Il va falloir que je te prépare de nouveaux exemplaires si ça fonctionne bien, on n’aura malheureusement pas le loisir d’attendre ta réhabilitation complète pour commencer les recherches. »

-Normalement, dans deux semaines elle serons capable de voler, quoique je devrais éviter toute manœuvre trop dangereuse. Trois pour une guérison complète. Je ne comptais pas attendre de récupérer complétement pour commencer mes recherches, de toute façon, il y as beaucoup de chose que je peut faire a pied.

Il commença ensuite a appliquer les runes sur ses ailes. Elle ferma les yeux, et la douleur monta brusquement dans ses ailes. Chaque application était plus douloureuse que la précédente. Elle entendait Hamza lui parler, mais elle ne comprenait pas ce qu'il disait. Elle commença a réciter nerveusement une prière a voix basse. Elle ne devait pas laisser transparaitre sa douleur. Sa fierté d'aiglon le refusait.

Puis elle entendit un mot qu'elle ne reconnaissait pas, prononcé plus fort que les autres.

« Tahr ! »

Orzel serra les dents. A ce mot, ses ailes était soudainement devenu comme en feu. Des étoiles dansèrent devant ses yeux, elle se sentit partir et puis... La douleur disparu. Soudainement. Son souffle devenu court se calma, et prudemment elle tenta de faire bouger ses ailes. Elle était encore très douloureuse, mais cette douleur était comme cachée derrière un voile, comme si elle entendait quelqu'un souffrir dans la pièce a côté. Ses épaules, quand a elle, était complétement libre de toute douleur, comme si les ecchymoses n'existaient pas. Le visage d'Ounchet apparut devant le sien

« Alors ? Comment te sens-tu ? »

-Mieux... C'est beaucoup mieux...


D'un bond, elle se percha sur son fauteuil, tel un immense oiseau de proie, et commença a examiner ses ailes. Elles étaient encore abimés, le sort n'avait qu'atténuer la douleur. Elle ne pourrait pas voler, mais c'était un bon début, surtout pour son moral. Un sourire plein de gratitude au visage, elle se tourna vers Hamza :

-Merci... J'espère que tu pourra renouveler ce rituel si il s'estompe. Avec ça, je devrais pouvoir guérir plus vite... Par contre...

Et elle se tourna vers Ounchet, et de son perchoir, la toisa.

-J'ai une question a te poser, qui décidera de si oui ou non je te montrerais mes ailes une nouvelle fois. Tu as dis plus tôt que tu avais deja vu ces ailes. Je sais pourtant que seuls deux personnes sur Terre, moi compris, peuvent s'en servir. Ou les as tu vu ? Dans quel contexte ? Est tu la seule ? Je suis pleine de gratitude pour ce que vous avez fait a mes blessures, mais je suis obligée d'exiger une réponse a ces questions.

Son regard se durcît, renforçant l'aspect aviaire de son visage. Elle sentait une chaleur en elle qui la poussait a demander des réponses aux questions qui la taraudait depuis leur rencontre.

-Qui est tu, Ounchet ? Tu ne ressemble pas aux autres mages que je connais. Je t'ai dis qui je suis, sans faux semblants. Je suis Orzel Morioh, l'Aiglon de St-Jean l’Évangéliste, l'Aigle de Patmos. Si tu veut voir mes ailes dans toute leur splendeur, alors fait de même, et dis moi qui tu est !
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Ounchet

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Jeu 20 Sep - 21:35

-Mieux... C'est beaucoup mieux...

Satisfait, Hamza regarda son œuvre, les traits détendus d’Orzel et ses mouvements d’épaules et d’ailes étaient autant de signes que les runes faisaient bien effet de façon efficace malgré leur préparation sur papier journal.

-Merci... J'espère que tu pourra renouveler ce rituel si il s'estompe. Avec ça, je devrais pouvoir guérir plus vite... Par contre... J'ai une question a te poser, qui décidera de si oui ou non je te montrerais mes ailes une nouvelle fois. Tu as dis plus tôt que tu avais deja vu ces ailes. Je sais pourtant que seuls deux personnes sur Terre, moi compris, peuvent s'en servir. Ou les as tu vu ? Dans quel contexte ? Est tu la seule ? Je suis pleine de gratitude pour ce que vous avez fait a mes blessures, mais je suis obligée d'exiger une réponse a ces questions.

Ounchet leva les yeux vers Orzel qui était maintenant encore plus grande, tant de questions, tant d’interrogations. Qu’est-ce qui la prenait tout à coup ? Est-ce que la disparition de la douleur lui avait rendu sa confiance ? Ou peut-être était-ce elle qui avait fait preuve de faiblesse ?

-Qui est tu, Ounchet ? Tu ne ressemble pas aux autres mages que je connais. Je t'ai dis qui je suis, sans faux semblants. Je suis Orzel Morioh, l'Aiglon de St-Jean l’Évangéliste, l'Aigle de Patmos. Si tu veut voir mes ailes dans toute leur splendeur, alors fait de même, et dis moi qui tu est !

Les questions de la jeune femme étaient si directes et si soudaines que la princesse Égyptienne manqua de faire un pas en arrière: la coquille de son secret venait de se fissurer en un point. Elle ne put s’empêcher de détacher son regard d’Orzel pour regarder Hamza. Ce dernier la regardait bien, sans ciller et les bras croisés. Mais son regard à lui était encore plus dur que celui de la polonaise, c’était ce regard particulier qu’elle n’aimait pas chez lui. Il ne souriait pas.

Orzel elle-même devait s’en douter maintenant, mais selon les circonstances, Hamza était prêt à faire de nouveau appel à cette flamme aux teintes rappelant presque celle de l’or. Seulement cette fois-ci ne serait pas pour impressionner une demoiselle mais pour annihiler un ennemi mortel. Ounchet reposa son regard sur la jeune femme, elle s’était laissée impressionner. Par Orzel, par son charisme peut-être, indéniablement par ses ailes. Comment avait-elle pu faiblir autant devant une ennemie ? Son but était plus grand que ça, il était plus important que ces choses là, elle ne pouvait pas se permettre d’être troublée, elle devait rester concentrée sur l’avenir.

« Évidemment, c’est normal. »
, répondit-elle d’une voix faiblarde en regardant un point invisible vers le sol. « Puisque je ne suis pas comme les autres mages. » Son regard au violet clairement surnaturel se cala droit sur les yeux de la mage.

« Tu as du t’en rendre compte n’est-ce pas ? Qu’il y avait des choses étranges ? Rien d’étonnant, et c’est ma faute je le reconnais j’ai fait des erreurs, il y a encore beaucoup de choses que je dois apprendre. »

Soudain l’air très fatiguée, la fillette soupira bruyamment avant de reprendre « Je te remercie pour ta franchise, Orzel, mais je ne vais pas pouvoir te répondre avec la même assurance. Car si je le faisais, nous serions dans l’obligation de te supprimer sur le champ. Crois-moi nous n’hésiterons pas une seconde, la gentillesse n’est qu’un voile sur notre comportement. Nous avons besoin de toi aussi bien que ton organisation a besoin de nous, je fais ça pour ma cabale et non pas par bonté, ne te méprends pas sur mon compte ça pourrait te couter cher. »

Ounchet fit quelques pas vers la chaise la plus proche puis s’assit dedans avant de se passer une main sur le visage.

« Mais j’imagine que des explications s’imposent tout de même au sujet de ces fameuses ailes. »
dit-elle en regardant de nouveau Hamza. C’était vrai, elle n’en avait parlé qu’à Arina, les autres n’étaient pas au courant. Mais elle ne pouvait pas en parler librement en présence d’Orzel il lui fallait donc un entre deux, n’en avait-elle pas déjà trop dit de toute façon ?

« Des circonstances de mon passé me font passer des nuits tourmentées, peuplées de cauchemars et visions qui réveilleraient même le plus courageux des guerriers. Les scènes diffèrent parfois, mais j’y ai souvent vu de grandes ailes enveloppées de lumière. Elles étaient semblables aux tiennes… alors les voir m’a fait me souvenir de ces fragments désordonnés. »

[ Arina. ]

[ Oui je le savais. Nous ferons une réunion bientôt à ce sujet, il est temps de vous mettre au courant. ]

Le regard d’Ounchet passa de ses doigts qu’elle s’était mise à tordre pendant son explication à la jeune femme. Toute trace de mélancolie avait disparu de ses yeux. Elle avait commit bien trop d’erreurs pendant cette soirée, et elles risquaient de couter cher à Orzel, ainsi qu’à leur accord.

« Sans faux semblants, à moi de parler en toute transparence. »

Placé derrière la polonaise, Hamza posa une main sur l’épaule droite de la jeune femme, à moitié sur son cou. Orzel ne le voyait pas mais de là où elle était, Ounchet pouvait parfaitement voir ce même regard qui la rendait inconfortable. Le garçon se mit à parler à voix basse, presque directement à l’oreille de la mage.

« N’enquête pas. Ni toi ni n’importe qui d’autre. Vous ne nous connaissez pas, ni notre nombre ni nos identités ni nos pouvoirs. Nous sommes confiants pour nous en sortir même si toutes les organisations du monde nous traquaient comme des chiens à abattre. Tu as du le remarquer également Orzel, nos précautions diffèrent de celles attendues usuellement mais elles sont bien là, notre force est réelle. Nous nous sommes installés ici pour une raison simple ; comme beaucoup nous voulons simplement que le temps passe, sans remous. » Le volume de sa voix baissa encore, jusqu’à ce qu’il se mette presque à chuchoter. « Alors ne crée pas de remous. Votre proposition nous coince autant qu’elle nous est favorable, on peut s’en passer. Je vais te laisser cette chance et te faire confiance. Mais sois sûre d’une chose : tu n’as aucun intérêt à nous avoir comme ennemis. »

Lentement, Hamza se décolla de la jeune femme, lui lâchant finalement la nuque où sa main avait finit par monter. Il ajouta sans la regarder : « Ce n’est ni une déclaration de guerre ni une invitation à jouer à un jeu d’intimidation. C’est simplement un avertissement, je pense que nous avons été clairs, n’est-ce pas ? »

Ounchet se surprit à se sentir presque désolée pour Orzel qui avait invité dans son domicile deux associé dont le cocktail avait manqué de créer une bombe à retardement. La tension était vite montée dans la pièce mais elle se dissipait de nouveau maintenant. Un triste fragment de sourire fit s’onduler les lèvres de la fillette. L’entrevue était proche de la catastrophe et c’était de sa faute. Orzel n’avait pas conscience d’à quel point sa vie ne tenait qu’à un fil à la seconde actuelle, mais la petite Égyptienne espérait quelque part qu’en échange de la suppression de sa douleur, elle accepterait d’oublier définitivement cette discussion. Sans quoi, ça serait la guerre.
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Orzel Morioh

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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Ven 21 Sep - 1:18

Les mots d'Orzel eurent l'effet escomptés : Ounchet sembla comme frappée de plein fouet par le poids du questionnement. Elle vit son regard chercher nerveusement celui d'Hamza. Orzel quand a elle faisait de son mieux pour garder son sang-froid... Car l'aura meurtrière qui venait de naitre chez Hamza lui indiquait que les prochaines secondes seraient décisives pour sa survie : Elle avait fait un pari dangereux avec ces questions. Elle savait que si Ounchet et Hamza l'assassinait maintenant, ils n'en tireraient que des problèmes : le bâtiment était une résidence pour étudiants a l'université, la vie était encore présente a cette heure la. La magie de feu n'était pas de celle qui était discrète, et elle était suffisamment demandée a la fac et en cours pour que sa mort soit identifiée immédiatement. Quitter la Cité Scolaire deviendrait très complexe pour quelqu'un d'aussi évident a voir qu'Ounchet. Et c'était sans compter la colère de l’Église Orthodoxe, qui verrait d'un très mauvais œil l'assassinat d'un de ses membres.

Ça, c'était ce que son côté rationnel lui disait. Son instinct, lui, hurlait de sauter immédiatement sur Hamza et de lui briser la nuque pendant qu'il en était encore temps. Mais elle se retint. Ounchet s'apprêtait a parler.

« Évidemment, c’est normal. Puisque je ne suis pas comme les autres mages. »

Son regard était passé du sol au sien. Quelque chose ne tournait pas rond.

« Tu as du t’en rendre compte n’est-ce pas ? Qu’il y avait des choses étranges ? Rien d’étonnant, et c’est ma faute je le reconnais j’ai fait des erreurs, il y a encore beaucoup de choses que je dois apprendre. »

L'air d'Ounchet était presque... las ? Fatigué ? Comme une personne forcée de se rapeller de mauvais souvenirs, ou qui répugnait a les partager.

« Je te remercie pour ta franchise, Orzel, mais je ne vais pas pouvoir te répondre avec la même assurance. Car si je le faisais, nous serions dans l’obligation de te supprimer sur le champ. Crois-moi nous n’hésiterons pas une seconde, la gentillesse n’est qu’un voile sur notre comportement. Nous avons besoin de toi aussi bien que ton organisation a besoin de nous, je fais ça pour ma cabale et non pas par bonté, ne te méprends pas sur mon compte ça pourrait te couter cher. »


Elle ignora la menace du mieux qu'elle le pouvait, mais son visage se durcît un peu plus tant elle était osée. Le brochet montrait les crocs, mais elle savait que si elle était assez proche pour les voir c'est qu'il était hors de l'eau.

« Mais j’imagine que des explications s’imposent tout de même au sujet de ces fameuses ailes. »

Son regard se posa sur Hamza, curieusement. Pourquoi maintenant ? Est ce qu'elle cherchait de l'approbation ? Ou peut être... Peut être parce que ce commentaire lui était destiné autant qu'a Orzel ?

« Des circonstances de mon passé me font passer des nuits tourmentées, peuplées de cauchemars et visions qui réveilleraient même le plus courageux des guerriers. Les scènes diffèrent parfois, mais j’y ai souvent vu de grandes ailes enveloppées de lumière. Elles étaient semblables aux tiennes… alors les voir m’a fait me souvenir de ces fragments désordonnés. »

Enfin elle y était... C'était donc bien une vision. Chez n'importe qui d'autres, elle aurait rejeté l'idée de vision dans les rêves comme étant une simple croyance de bonne femme, mais pas chez un mage. Et surtout pas chez le genre de mage qu'était Ounchet. Si le Seigneur lui avait envoyé a elle des visions de ses ailes, puis l'avait mise sur son chemin, c'est que Sa vision incluait leur rencontre et leur coopération, même si le motif ultime était encore incertain... Pourquoi elle, cependant ? Qui était elle au sein de cette fameuse cabale ? Pourquoi l'avoir envoyée elle pour négocier en premier lieu ? Elle essaya de déchiffrer le regard d'Ounchet qui avait cessé de contempler ses mains pour venir se plonger dans le sien. Qu'était ce sentiment qui semblait pointer dans ce regard ?

« Sans faux semblants, à moi de parler en toute transparence. »

Une main chaude se posa sur sa peau, avec la douceur d'un serpent qui saisit lentement sa proie. Celle d'Hamza. Le coeur d'Orzel fit un bond, ses ailes frémirent brutalement et sa main droite se crispa brusquement en direction de sa poche ou résidait son pinceau, mais elle la contrôla. Hamza n'avait aucun intérêt a la tuer maintenant. Ce n'était qu'un jeu d'intimidation. La prochaine phrase confirma son intuition.

« N’enquête pas. Ni toi ni n’importe qui d’autre. Vous ne nous connaissez pas, ni notre nombre ni nos identités ni nos pouvoirs. Nous sommes confiants pour nous en sortir même si toutes les organisations du monde nous traquaient comme des chiens à abattre. Tu as du le remarquer également Orzel, nos précautions diffèrent de celles attendues usuellement mais elles sont bien là, notre force est réelle. Nous nous sommes installés ici pour une raison simple ; comme beaucoup nous voulons simplement que le temps passe, sans remous. »

Sa voix devint tel un murmure, directement versé dans l'oreille de l'aiglon. Sa poigne glissait lentement vers sa nuque. Elle ne put réprimer un frisson.

« Alors ne crée pas de remous. Votre proposition nous coince autant qu’elle nous est favorable, on peut s’en passer. Je vais te laisser cette chance et te faire confiance. Mais sois sûre d’une chose : tu n’as aucun intérêt à nous avoir comme ennemis. »

Sa main lâcha enfin Orzel, et il s'écarta en déclarant

« Ce n’est ni une déclaration de guerre ni une invitation à jouer à un jeu d’intimidation. C’est simplement un avertissement, je pense que nous avons été clairs, n’est-ce pas ? »

Le regard d'Orzel retomba sur celui d'Ounchet, et soudain une idée vint qui la mis en colère : Était-ce de la pitié ? Ce sourire jaune, ce regard miséricordieux... Pour qui ils se prenaient, cette bande d'hérétiques ? Ils croyaient, honnêtement, qu'une petite cabale sans nom arriverait a échapper a la volonté divine ? Au Jugement Divin ? Son esprit analysa rapidement ses options... Elle caressa l'idée de plonger sur le côté, de se saisir de son arbalète et de planter un carreau dans la nuque d'Hamza. Elle pousserait ensuite la table sur Ounchet, le son sera atténué par l'épais tapis au sol, avant de se jeter sur elle et de profiter de son gabarit supérieur pour briser sa nuque. Deux pêcheurs de plus en route pour bruler en enfer... Ça enverrait un message fort aux autres membres de cette cabale.

Puis son regard se posa sur ses ailes, et sa mission lui revint en tête. Pourquoi en arriver la ? Pas besoin d'en arriver la. Aussi surement que de l'abattre ici causerait des problèmes irréparables a leur cabale, il en serait de même pour elle. Son esprit se calma et elle lâcha un léger rire : l'intimidation ne servait plus a rien désormais. En les invitant ici, elle avait atteint le but qu'elle recherchait après tout : la destruction mutuelle assurée.

-Bien. Nous sommes d'accord, alors.

Elle afficha un sourire et joint ses mains. Ses ailes disparurent dans le même éclat de lumière qui les avait appelé, et elle mis pied a terre, pour se diriger vers l'évier. Elle récupéra un verre a pied, et se servit une portion généreuse de vin.

-Inutile d'en venir a des mots aussi forts, n'est ce pas ? Nous sommes dans le même bateau après tout. Je suis désolé de mes questions, mais vous comprenez, il était important de mettre certaines choses au clair, pas vrai ? J'ai peut être manquer de tact aussi... L'alcool a du me monter a la tête. Mais au Japon, on pardonne ce qui est dis sous l'influence de l'alcool, parait il. J'espère que vous en ferez de même.


Elle leva son verre comme pour porter un toast a Ounchet.

-Pour ce qui est de mes ailes, si le Seigneur vous les a montrés, alors il est de mon devoir de faire de même. Tu sera la première informée de leur guérison, Ounchet, et tu aura alors tout loisir a les examiner. Si les conditions sont favorables, je pourrais même t'emmener voltiger. Considérez ça comme un autre cadeau dans notre collaboration.

Elle gouta le vin, sans perdre son sourire. Pas trop mal, quoiqu'un peu trop sec a son gout.

-Il est grand temps d'officialiser nos termes donc. Je vous demande votre assistance pour retrouver le sabre, et j'ai votre promesse que vous me suivrez dans cette tache jusqu’à son accomplissement. En échange, l’Église Orthodoxe de Russie que je représente s'engage a absoudre les pêchés de votre ami Nicolai Gribov, et je rajoute par dessus cela l'autorisation d'examiner mes ailes, quoiqu'en surface, j'aimerais éviter toute analyse en profondeur. Vous avez aussi ma parole que je ne chercherais pas a savoir la nature de vos activités en dehors de notre accord.

Elle fit un mouvement en direction d'Hamza mais se ravisa soudainement. Son sourire s'étira et elle tendit la main vers Ounchet

-Alors ? Marché conclu ?

Pourquoi elle avait décidé de considérer Ounchet comme la figure d'autorité, elle ne le savait pas vraiment. Peut être car c'était elle qui avait commencé les échanges. Peut être parce qu'elle avait senti qu'elle pouvait parfois céder sous la pression, et qu'instinctivement elle avait voulu l'affaiblir. Elle préféra toutefois se dire que la personne que le Seigneur avait mis sur son chemin était Ounchet, et qu'il était donc logique que l'accord soit passé entre eux...
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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Lun 24 Sep - 20:38

-Bien. Nous sommes d'accord, alors. Inutile d'en venir a des mots aussi forts, n'est ce pas ? Nous sommes dans le même bateau après tout. Je suis désolé de mes questions, mais vous comprenez, il était important de mettre certaines choses au clair, pas vrai ? J'ai peut être manquer de tact aussi... L'alcool a du me monter a la tête. Mais au Japon, on pardonne ce qui est dis sous l'influence de l'alcool, parait il. J'espère que vous en ferez de même.

Ounchet ne put s’empêcher d’expirer fortement par le nez, évacuant la tension, lorsqu’elle vit le sourire de Hamza revenir après la déclaration d’Orzel. Ça n’était pas passé loin, mais l’accord allait se faire. La fillette se promit mentalement de ne plus insister pour faire part d’une réunion telle que celle-ci à l’avenir. Elle n’était pas encore prête pour cet exercice, sa maladresse et son caractère avaient été à deux doigts de tout réduire à néant… comme toujours. Si Hamza s’était rendu seul au bar dès le départ, l’accord aurait assurément été conclut rapidement et sans accrocs, et il n’aurait peut-être pas eu à dévoiler son art. Mais un point taraudait de ce fait l’esprit de la petite Égyptienne ; Arina était loin d’être idiote, elle n’aurait pas cédé à une demande si elle ne croyait pas en sa réussite. Ounchet les avait-elle déçus alors ?

-Pour ce qui est de mes ailes, si le Seigneur vous les a montrés, alors il est de mon devoir de faire de même. Tu sera la première informée de leur guérison, Ounchet, et tu aura alors tout loisir a les examiner. Si les conditions sont favorables, je pourrais même t'emmener voltiger. Considérez ça comme un autre cadeau dans notre collaboration.

La fillette releva la tête vers Orzel. Pour elle, ses visions étaient un message de son Dieu ? Après-tout libre à elle d’interpréter ce qu’elle entendait et voyait comme il lui semblait puisqu’il en était de même pour Ounchet : ces visions étaient à ses yeux bel et bien un message divin, mais avec une signification toute autre. Elle se fendit d’un sourire.

« Voler est une expérience que je n’ai encore jamais faite, ça sera avec plaisir, Morioh. »

-Il est grand temps d'officialiser nos termes donc. Je vous demande votre assistance pour retrouver le sabre, et j'ai votre promesse que vous me suivrez dans cette tache jusqu’à son accomplissement. En échange, l’Église Orthodoxe de Russie que je représente s'engage a absoudre les pêchés de votre ami Nicolai Gribov, et je rajoute par dessus cela l'autorisation d'examiner mes ailes, quoiqu'en surface, j'aimerais éviter toute analyse en profondeur. Vous avez aussi ma parole que je ne chercherais pas a savoir la nature de vos activités en dehors de notre accord. Alors ? Marché conclu ?

Surprise, Ounchet regarda la main qui lui était tendue. À elle, pas à Hamza ? Ses grands yeux et sa bouche en o se levèrent vers la polonaise, c’était à elle de confirmer l’accord ? Elle n’en était plus si sûre maintenant mais… n’était-ce pas ce qu’elle avait voulu dès le départ ? Représenter la cabale, négocier les termes du contrat avec l’ennemi et conclure un accord ? Son air de surprise s’évapora pour laisser place à un sourire franc, elle se leva et serra la main de la représentante de l’Église Orthodoxe Russe. Son masque était tombé assez rapidement mais vu la réussite de l’entrevue, elle pouvait bien laisser cette victoire à Orzel.

« Marché conclu, j’espère que notre collaboration permettra de faire naitre confiance et, à défaut d’une réelle amitié, un respect sincère entre nos parties. »

[ L’accord est officiel, Arina. C’est une victoire des deux côtés, tu peux te retirer. ]

[ Parfait, mais les réjouissances seront pour plus tard. Il y a plusieurs choses dont nous devront parler, et elles ne concernent pas toutes l’accord en lui-même. ]

[ Bien évidemment, leader. ]

Le sourire de Hamza se crispa légèrement, il savait très bien à quoi Arina faisait référence. Porter assistance à une mage ennemie et dévoiler certaines de ses cartes n’était pas nécessaire, l’accord aurait largement pu être conclu sans cette action. Cela dit, Hamza avait reçu réponse équivalente de la part d’Orzel qui lui avait dévoilé ses ailes en plus de se montrer très coopérative. Sans oublier son sauvetage du rendez-vous. Il était certain de se faire réprimander, mais peut-être que ces quelques éléments joueraient en sa faveur. Mais quoi qu’il en serait, il y avait indéniablement besoin d’une discussion au sein de la cabale car il n’était apparemment pas le seul à agir dans son coin.

« Alors c’est officiel ! Nous voilà associés ! Orzel-san, j’espère que tu passeras nos salutations au père Morioh, nous lui sommes reconnaissants pour sa généreuse offre. »
dit Hamza en s’inclinant légèrement en avant, une main sur le cœur. Conscient que comparé à ce qu’il avait dit à Orzel à peine quelques instants sa déclaration pouvait sonner incroyablement sarcastique, il reprit:

« Et… mes excuses pour tout à l’heure, j’avais besoin d’être honnête à ce sujet j’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur. » Il se tourna vers Ounchet. « Mais n’en parlons plus, j’aurai bien proposé de trinquer seulement je ne pense pas que ça soit très approprié pour notre cas. » un ricanement contrôlé se fit légèrement entendre, provoquant un froncement de sourcils de la part de la fillette.

« Enfin, pour ce qui est de tes ailes l’effet s’estompera d’ici quelques heures, nous pourrons réitérer la pose avec des runes convenablement préparées si tu le souhaites la prochaine fois, l’inhibition sera sensiblement plus longue. Je vais également te laisser nos coordonnées pour qu’on puisse se tenir mutuellement au courant. »

[ Je ne sais pas me servir de cet objet, Hamza. ]

[ Ça sera l’occasion parfaite pour t’entrainer ! Kurumi va bientôt rentrer, elle pourra t’apprendre. ]

Après avoir griffonné deux lignes sur un bout de papier, Hamza tendit ce dernier à la jeune femme. Retrouver la trace du sabre était une chose, traquer et analyser des résidus magiques et surtout s’occuper de l’arme directement en était une autre. C’était d’autant plus vrai pour Ounchet au vu de sa « condition particulière ». En clair elle n’était pas autorisée à même s’approcher du sabre, la partie fastidieuse et/ou dangereuse serait donc d’office laissée à la polonaise.

« Pour notre part, nous commencerons nos recherches dans le district de Strange sous peu, puisqu’il s’agit du nid de toutes les rumeurs et autres ragots nous finirons bien par trouver notre bonheur là bas. Je te tiendrai au courant de nos trouvailles éventuelles. »
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MessageSujet: Re: Conspiration [Ounchet/Orzel]   Jeu 4 Oct - 22:31

« Marché conclu, j’espère que notre collaboration permettra de faire naitre confiance et, à défaut d’une réelle amitié, un respect sincère entre nos parties. »

Les deux mains se serrèrent, et le contrat fut scellé. Orzel et Ounchet échangèrent un sourire franc, et la polonaise se tourna vers Hamza, qui lui aussi semblait satisfait du résultat de la rencontre :

« Alors c’est officiel ! Nous voilà associés ! Orzel-san, j’espère que tu passeras nos salutations au père Morioh, nous lui sommes reconnaissants pour sa généreuse offre. »

Elle acquiesça, son sourire toujours présent.

-Et vous transmettrez les siennes a Mr.Gribov.

« Et… mes excuses pour tout à l’heure, j’avais besoin d’être honnête à ce sujet j’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur. Mais n’en parlons plus, j’aurai bien proposé de trinquer seulement je ne pense pas que ça soit très approprié pour notre cas. »

Un sourire malicieux naquit sur les lèvres de la polonaise.

-Au moins les choses sont clairs. J'aime partir du bon pied quand je travaille avec de nouvelles têtes.


« Enfin, pour ce qui est de tes ailes l’effet s’estompera d’ici quelques heures, nous pourrons réitérer la pose avec des runes convenablement préparées si tu le souhaites la prochaine fois, l’inhibition sera sensiblement plus longue. Je vais également te laisser nos coordonnées pour qu’on puisse se tenir mutuellement au courant. »

Elle acquiesça et reçut le bout de papier que lui tendait Hamza. Dans la plus pure tradition japonaise, elle dégaina son sac, son portefeuille, et en sortis un carte de visite qui disait :

Orzel Morioh
Journaliste pour l'Oeil de Gakuen Toshi
Université 7th District

Au dos figurait son numéro, son mail et son adresse.

« Pour notre part, nous commencerons nos recherches dans le district de Strange sous peu, puisqu’il s’agit du nid de toutes les rumeurs et autres ragots nous finirons bien par trouver notre bonheur là bas. Je te tiendrai au courant de nos trouvailles éventuelles. »

Elle acquiesça

-Bien. Je vais me renseigner dans les milieux universitaires. Si quelqu'un a trouver ce sabre, il essaiera de le faire identifier, ça laissera forcement des traces. J’essaierais aussi les antiquaires... Quoique, il y en as quelques uns qui sont dans le secteur de Strange, je vous laisserais vous occuper de ceux la, ça ne demandera que peu d'efforts.
Elle claqua des mains, et son sourire s'étira un peu plus

-Eh bien, messieurs dames, je pense que sur ce, nous allons nous séparer pour ce soir. Nous avons tous du travail, et mieux vaut aller tôt au lit. Buvez beaucoup avant d'aller au lit Ounchet, c'est bon pour les lendemains de soirées.

Elle les raccompagna a la porte, et après quelques politesses supplémentaires, ferma la porte. Elle soupira, et son sourire disparu, remplacé par un air lourd, fatigué. Elle traversa le salon en déboutonnant son pantalon, ne s'arrêtant que pour ramasser les verres, les vider et les mettre dans l’évier. Elle ouvrit la porte de sa chambre, une petite pièce de 5 mètres carrés a peine assez grande pour contenir son lit, son bureau, et un placard rempli de cannes a pêche. Elle ôta son pantalon et s'écroula dans son lit. Elle attrapa son agenda qui reposait sur la table de chevet... Demain, elle devait se lever tôt, elle avait cours... Puis une interview avec une popstar quelconque, elle devrait faire des recherches sur elle avant... Oh, et il fallait qu'elle fasse son rapport au Père Morioh...

Elle posa l'agenda sur son visage pour le couvrir de la lumière et ferma les yeux un instant. Qu'il était bon de ne plus souffrir... La douleur était la, mais comme un enfant trop turbulent enfermé dans la pièce a côté. Le temps qu'il trouve comment ouvrir la porte, elle pouvait prendre un peu de repos...
Elle sombra sans s'en rendre compte dans un sommeil profond, réparateur. Un sommeil qu'elle n'avait plus eu depuis longtemps...
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