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 Sans voix [PV Akai/Ai]

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Akai Sugimori

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Messages : 62
Date d'inscription : 31/08/2016

MessageSujet: Sans voix [PV Akai/Ai]   Ven 11 Mai - 0:53

Au début, il n'y avait rien. Pas de son, pas de gout, pas d'odeur, pas de corps. Rien. Pas même son esprit pour se demander si il y avait encore quelque chose. Dans l’éther, Satoshi flottait.

Puis une décharge traversa le ciel, et soudainement le vide n'était plus. Son corps revint brusquement, et il était plus lourd qu'une étoile. Satoshi entendit quelque chose : des bruits confus, des cris, des soubresauts, des tintements... L'odeur frappa; une odeur âcre, métallique, acide... Puis son visage fut couvert, et l'odeur s'en alla. Ses yeux auraient aimer s'ouvrir, mais le poids l’oppressait... Tout l’oppressait, les sons, les gouts, les odeurs, son corps. Alors Satoshi se laissa aller a nouveau, et, a nouveau, il n'y eu plus rien.

L’éther se dissipa, mais ce n'était pas a cause de l'éclair de la dernière fois. Ce coup çi, Satoshi pouvait sentir la pression autour de son corps et de son esprit. Un air lourd, menaçant. Déplaisant. Alors Satoshi se débattit, se démena pour s'en sortir. Lourdement, ses yeux s’ouvrirent. Le plafond au dessus était blanc, lumineux. Ses oreilles étaient encore confuse... Quelque chose n'allait pas... Elles n'entendaient pas bien. Satoshi referma les yeux une seconde pour se concentrer. L’éther revint, plus oppressant, plus violent que jamais. Pas question de se laisser couler une nouvelle fois, car si cela se produisait, peut être que ce serait la dernière fois. Alors Satoshi ouvrit ses yeux a nouveau. Et son oreille semblait plus précise, plus fine...

"je vais vous attendre ici. Ah je vais prévenir Anti-Skill d'une minute..."

Ah... Quelqu'un parlait... Fort... Trop fort. Ses yeux se refermèrent, et Satoshi se laissa glisser dans le néant.

"Pourquoi est ce que je suis içi ?

Parce que j'ai voulu sauver quelqu'un.

Est ce que j'ai sauver quelqu'un ?

Non, je n'ai sauver personne.

Pourquoi ?

Parce que je n'étais pas assez fort.

Et je crois qu'il faut être fort pour sauver des gens ?

C'est ce que fait un héros.

Les héros ça n'existe pas.

Alors pourquoi est ce que je continue ?

Parce qu'un héros, ça n'abandonne pas.

Les héros, ça n'existe pas, je l'ai dis.

Et alors ?

Et alors, a quoi bon ?"


-----------

-Vous m'entendez ? Sugimori-san, vous êtes avec nous ?
Aoka ouvrit les yeux. Le visage d'un homme se trouvait près du sien

-N'essayez pas de bouger. Serrez ma main si vous m'entendez.

Aoka serra mollement se qui se trouvait dans sa main.

-Bien ! Allez-y doucement. Vous pouvez vous rendormir si vous le voulez. Je vais prévenir le docteur que vous êtes de retour parmi nous.


L'infirmier s'éloigna et laissa Aoka seule dans la pièce. Elle se sentait extrêmement mal, mais ne se sentait pas non plus de s'endormir. Elle avait un truc sur le nez qui rendait sa respiration inconfortable. La seule question qui l'intéressait était de savoir comment elle en était arrivée la. Lentement, son cerveau commença a aller récupérer les bouts de sa mémoire diffuse. Elle était partie a la recherche de ce Wilkowski avec Etsu... Puis elles c'étaient prise le bec... Puis il y avait eu ce type qui leur avait tirer dessus et puis... et puis Etsu l'avait abandonnée pour s'occuper de ça toute seule.

"Faut que j'aille aider Etsu"

Son corps sembla soudainement aller beaucoup mieux. Mollement, elle arracha les câbles du cardiographe, s'empêtrant dans sa blouse de patiente. Pourquoi est ce qu'il y avait autant de bazar ? Qui l'avait déshabillée de toute façon ? Ou était sa foutue casquette ? Il fallait aller aider Etsu ou elle allait y rester. Elle réussi enfin a se redresser, et s'employait a basculer hors de son lit lors que l'infirmier revint suivit d'un autre homme.

-Voila le... Sugimori-san, retournez dans votre lit, vous n'êtes pas en état ! S'écria-t-il en se précipitant sur Aoka pour la restreindre.

-Nan... Cassez vous, je dois aller aider Etsu, elle va crever sinon... croassa difficilement Aoka, sa voix rendu caquetante par le plâtre sur son nez.

-Rallongez vous !

-Tire toi, pauvre tache !

Elle balança son poing contre sa joue, sans réfléchir. L'infirmier tituba en arrière, accusant le coup avec surprise, puis se jeta de tout son poids contre la jeune femme. Et ce coup ci, le docteur vola a sa rescousse, plaquant l'épaule d'Aoka contre le lit avec une force surprenante alors qu'il tapotait vivement les machines a côté du lit. Soudainement, Aoka se sentit lourde. Une grande torpeur l'envahit, et elle cessa de se débattre.

-Et restez calme, d'accord ? Le docteur viendra pour votre examen dans une heure ou deux. Le bouton d'alarme est a côté du lit.

-D'accord.

Avec un regard légérement circonspect, l'infirmier ferma la porte derrière lui, laissant Aoka seule dans son lit. Elle tendit la main, attrapa la télécommande qui trainait sur sa table de chevet et alluma la télé.

Cela faisait désormais deux semaines qu'elle n'avait pas bouger de sa chambre. Au début, par interdiction. A chacun de ses réveils, elle avait agressé quiconque essayait de lui parler au réveil, sans trop chercher a comprendre ce qu'on lui disait. Puis les docteurs l'avait mise sous une cure suffisamment forte de calmant pour qu'elle ait juste assez de conscience pour comprendre ce qui lui arrivait alors qu'on la mettait au courant de ce qui c'était passé durant les derniers jours. Comment les infirmiers l'avait trouvée devant l’hôpital, le cœur a l'arrêt, l'avait ramenée a la vie. Puis que l’hôpital avait subis une curieuse attaque chimique. Puis un docteur c'était assis a son chevet et lui avait fait un topo sur son état : sa transformation, comme elle avait fini par le deviner, ne c'était pas passée comme prévue. Une partie de son cerveau ne semblait plus fonctionner convenablement, entrainant un changement drastique dans sa perception et son comportement, ce qui expliquait son comportement agressif et sa désinhibition. La nouvelle laissa Aoka pensive un instant. Était ce vraiment ça la raison de ses actions ? Est ce que seule Aoka aurait agis comme ça, et non Akai ? Un agent de Judgement était ensuite venu prendre sa déposition, et elle avait tout dis, de son départ de la branche a sa confrontation avec Etsu.

-Vous l'avait visée avec une arme a feu ? Pourquoi ? Avait demandé l'agent lorsqu'ils en étaient arrivés a ce passage

Aoka avait acquiescé, le regard fixé sur le plafond.

-Elle ne m'écoutait pas... On perdait du temps. J'ai paniqué. Etsu n'as jamais était facile comme camarade de branche. Trop de gens étaient en danger... Je n'ai pas réfléchi, et je l'ai menacée.

-Est ce que c'était une menace en l'air, ou est ce que vous étiez sérieuse ?

Aoka avait pris son temps pour répondre.

-Je ne sais pas. Je n'allais pas la laisser m'arrêter, ça c'est sur... Quand elle a voulu me désarmer...

L'agent avait levé les yeux de ses notes durant cette pause. Du coin des yeux, elle pouvait voir son regard qui la dévisageait avec attention.

-Je ne sais pas si j'ai appuyer sur la gâchette... Le fusil n'as pas tirer en tout cas... Peut être qu'il était verrouillé. C'est bizarre. Je me demande si je n'ai pas tirer parce que je ne le voulais pas vraiment ou parce que je ne pouvais pas.

-Vous avez conscience... Enfin, vous réalisez que vous avouez a demi-mot avoir tenter de tirer avec une arme a feu sur votre collègue ?

Aoka se redressa sur son lit et fixa l'agent, qui semblait aussi choqué que confus.

-Non. Je dis juste la vérité : je ne sais pas. Peut être que je l'ai fait et peut être que je ne l'ai pas fait. Je ne me souviens pas assez pour savoir. C'est aller très vite. Vous pouvez demander sa version des faits a Etsu, elle doit savoir.

-Cela risque d'être compliqué pour le moment...

-Comment ça ? Les docteurs m'ont dis qu'elle n'avait pas était blessée.

-Physiquement elle va bien... Mais elle est encore sous le choc. Depuis qu'elle c'est réveillée, c'est a peine si elle a pu prononcer quelques mots. Les docteurs pensent que essayer de lui parler des événements de cette soirée pourrait causer des crises, alors on la ménage le temps que ça aille mieux.

-Est ce que je peut la voir ?

L'agent resta une seconde incrédule

-Mais... Vous m'avez écouter ? On essaye de la ménager. Vous venez de m'avouer que avez essayer de la tuer !

-Je veut la voir, dis t elle, ignorant superbement l'objection.

-Ce n'est pas a moi d'en décider, déclara sèchement l'agent. Maintenant revenons en a votre déposition.

Mais Aoka avait cessée d'écouter, et ne répondis plus aux questions de l'agent, qui abandonna au bout de quelques minutes. Depuis, quelques jours c'était écoulées. Et elle ne bougeait plus de son lit. Elle n'était pas non plus muette, quand on lui demandait comment elle allait, elle répondait que ça allait et qu'elle voulait être seule. Aoka restait la, silencieuse, le regard parfois perdu dans le paysage qui s'étendait a sa fenêtre ou fixé sur le téléviseur captant une émission qu'elle ne regardait pas vraiment. Parfois, elle se saisissait de son bouton d'alarme et l'écrasait frénétiquement, simplement pour demander a l'infirmier ou au docteur qui se précipitait dans la chambre si elle pouvait voir Etsu. La réponse était invariablement la même :

-Ce n'est pas le moment. On la ménage. Et vous n'avez pas le droit de bouger non plus. Et arrêtez d'utiliser ce bouton, c'est pour les urgences.

Alors Aoka s'enfonçait dans son lit, trop abrutie par le traitement qu'elle prenait pour réguler son adrénaline et ses sautes d'humeur pour se plaindre, et retournait a sa routine.

C'est dans cette situation qu'Aoka était actuellement, et celle dans laquelle le docteur la trouva lorsqu'il rentra.

-Sugimori-san, comment ça va aujourd'hui ? Demanda t il comme a son habitude.

-Bien, répondit-elle sur le même ton.

-Prête pour la promenade ?

Elle acquiesça du chef et sauta du lit. Elle avait droit a une heure par jour dans le parc pour se dégourdir les pattes, ou on la laissait plus ou moins tranquille. Elle n'avait pas le droit de sortir du parc ni de trop s'éloigner des chemins, mais c'était deja pas mal. Le docteur vérifia son intraveineuse et l'accompagna jusqu'au parc. Puis, dernière étape du rituel, il lui donna une petite télécommande

-Si vous avez le moindre problème, appuyez dessus. Elle sonnera quand vous devrez rentrer. Ok ?

Elle acquiesça a nouveau et laissa le docteur sur le seuil, s'enfonçant dans le parc seule. L'après midi était encore jeune, et il était modérément peuplé. Quelques couples patient/parent se baladaient a l'ombre des arbres, profitant du bon temps. Aoka les ignora, et se dirigea d'un pas lent vers un coin précis du parc : un vieil arbre donc l'écorce avait était brisée par elle ne savait quoi, et qui suintait de la sève, ce qui en faisait le terrain de jeu favori d'une grande panoplie d'hémiptères, punaises et pucerons de toute sorte, qu'elle passait son heure a regarder, sans penser a rien.

Aujourd'hui n'était pas exception a la règle, et Aoka s’accroupit donc en face de son arbre et se plongea a nouveau dans sa contemplation. Une petite armée de puceron s'y développait depuis quelques jours maintenant. Elle ne ferait pas long feu, cependant. Aoka avait aperçu des coccinelles a sa fenêtre la veille, et ce genre d'attroupement ferait un festin parfait, quand il serait découvert.

"Les pauvres, pensa Aoka. A peine quelques jours de vie, et elles sont deja condamnés. Bah. Au moins ça changera le paysage. Les pucerons c'est pas passionnant a regarder..."

Elle soupira et baissa la tête, au comble de l'ennui. Toute envie de faire quoi que ce soit l'avait quittée instantanément, la laissant dans un état de désœuvrement absolu. Même les insectes ne l’intéressait pas. Elle releva les yeux et jeta un vague coup d’œil au passants, dans le maigre espoir de trouver un objet de divertissement.

A sa grande surprise, elle trouva quelque chose d'encore mieux.

Etsu était la, a quelques pas d'elle, au bout de l'allée. Elle ne semblait pas encore l'avoir vue. Prise d'une impulsion soudaine, Aoka se leva et, trainant son IV, se planta devant elle. Puis elle se trouva fort dépourvu quand aucun mot ne lui vint a l'esprit. Elle voulait voir Etsu, et la voila. Mais elle n'avait jamais vraiment penser a ce qu'elle allait lui dire. Alors elle lança simplement :

-Euh. Salut Etsu. Ça va ?
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Ai Etsu

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MessageSujet: Re: Sans voix [PV Akai/Ai]   Mer 16 Mai - 13:44

Cela faisait maintenant plusieurs jours. Plusieurs jours que Ai pouvait enfin sortir dans la cours de l’hôpital comme elle le souhaitait. Bon, elle ne marchait pas encore mais les infirmières avaient décidé que la rééducation pouvait commencer maintenant qu’elle était considérée comme plus « stable » d’un point de vue émotionnel. Effectivement, cela faisait un moment que Ai n’avait pas eu ce que le personnel soignant appelait « des crises » même si elle ne comprenait pas vraiment de quoi il s’agissait. Les premiers jours suivants son réveil étaient assez flous, elle se rappelait qu’elle avait peur, que plusieurs personnes étaient venues la voir mais à part le fait que Haru venait elle n’avait aucune certitude sur les événements.

Haru venait déjà la voir, oui, et il continuait toujours aussi souvent qu’il le pouvait. Ai avait appris à se débrouiller un peu sans lui et le fait qu’elle sorte sans qu’il ne l’accompagne le montrait bien mais elle était encore loin de pouvoir se passer de la présence quasi quotidienne du garçon. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi mais elle était sure et certaine qu’elle pouvait lui faire confiance et qu’il ne lui ferait jamais de mal alors même qu’elle ne se rappelait pas comment ils s’étaient rencontrés ni quoi que ce soit. Il avait su se montrer gentil et attentif et était devenu pour la jeune fille comme un phare dans cet océan inconnu dans lequel elle s’était réveillée. Mais malgré tout ça elle avait décelé que quelque chose n’allait pas, il y avait dans son comportement comme dans celui des autres quelque chose de faux qui la laissait perplexe. Comme s’ils faisaient attention avec elle et ne voulaient pas montrer ce qu’ils pensaient vraiment.

Il faisait plutôt beau ce jour-là et Ai se tenait assise dans son fauteuil, un grand carnet de dessin sur ses genoux, et dessinait grossièrement ce qu’elle voyait. Une personne étrange arriva dans la cours, une fille aux cheveux bleus qui semblait n’être préoccupée que par ce qui se trouvait contre le tronc d’un arbre. Ai s’empara de ses crayons et commença à dessiner la scène qui se passait devant ses yeux. C’était loin d’être du grand art mais elle trouvait un côté canalisant à l’exercice du dessin. C’était comme si elle arrivait à montrer sur le papier ce qu’elle voyait alors qu’elle n’y arrivait vraiment pas lorsqu’il fallait le faire à voix haute.

Au bout de quelques instants, la fille redressa la tête et regarda autour d’elle avant de voir son attention se focaliser sur Ai. Cette dernière n’y prêta pas attention et continua ce qu’elle faisait alors même que la fille aux cheveux bleus se levait pour venir se mettre juste devant elle.

-Euh. Salut Etsu. Ça va ? demanda la fille en restant plantée là.

Ai ne réagit pas au début et continua ce qu’elle faisait encore quelques secondes avant de finalement s’arrêter pour regarder Aoka avec un regard curieux. Finissant par sourire légèrement, Ai attrapa son cahier et le montra à Aoka, découvrant des gribouillis plus qu’autre chose mais on pouvait deviner une personne aux cheveux bleus accroupie devant un arbre.

-« Voilà ! J’ai pas fini mais fallait pas bouger aussi… » Attendant que Aoka ne prenne le carnet, elle vint replacer ses mains sur ses genoux avant de continuer, toujours souriante.

-« Pourquoi vous regardez un arbre ? Moi je préfère les oiseaux même si c’est joli les arbres aussi. Et puis des fois il y en a qui viennent à ma fenêtre mais je peux pas ouvrir pour les faire rentrer alors ils s’en vont sans que j’ai le temps de les dessiner. »

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Akai Sugimori

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MessageSujet: Re: Sans voix [PV Akai/Ai]   Mar 12 Juin - 2:24

Etsu ne bougea pas. Il ne fallut alors que quelque secondes a Aoka pour regretter son action, et alors qu'elle s’apprêtait a faire volte face en lançant un truc du genre "désolé, je vous ai confondu avec quelqu'un d'autre", le regard d'Etsu se braqua sur elle, la figea sur place. Ce n'était pas le regard auquel Aoka avait l'habitude. D'ordinaire, elle avait droit a un regard inquisiteur, pas spécialement hautain, mais jamais très agréable. Un regard que Satoshi avait appris a ne pas aimer. Le regard actuel d'Etsu était innocent, sans apriori, et aussi curieux que celui d'un enfant devant un nouveau jouet. Elle détailla un instant Aoka avant que son visage ne se fende en un léger sourire, et elle tendit lu son carnet, qui reposait jusqu'alors sur ses genoux.

-« Voilà ! J’ai pas fini mais fallait pas bouger aussi… »

Aoka pris le carnet sans arriver a prononcer quoi que ce soit, toujours trop surprise par la réaction de son interlocutrice pour réagir. Sur le papier était dessiné de manière simple une jeune fille, accroupie devant un arbre. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre que c'était elle.

-« Pourquoi vous regardez un arbre ? Moi je préfère les oiseaux même si c’est joli les arbres aussi. Et puis des fois il y en a qui viennent à ma fenêtre mais je peux pas ouvrir pour les faire rentrer alors ils s’en vont sans que j’ai le temps de les dessiner. »

Aoka leva la tête du dessin. Etsu était toujours aussi souriante, les mains posés paisiblement sur ses genoux.

-Euh... commença maladroitement Aoka, avant de reprendre d'un ton de plus en plus rapide. Je regardais pas vraiment l'arbre. Enfin pas que. Je regardais les pucerons. Y en as un petit groupe la bas. Normalement on en vois pas trop a cette période de l'année, alors je les surveillais un peu, histoire de tuer le temps... Mais c'est un peu chiant les pucerons. Ils font pas grand chose. Je préfère les fourmis. C'est plus actif les fourmis. C'est très intelligent une fourmi. Certaines espèces pratiquent l'élevage. De puceron justement. La nature est bien faite. Mais je suppose que tu t'en moque pas vrai ?

Elle marqua une pause. C'était a son tour de scruter avec curiosité. La Etsu dans ce siège roulant n'était définitivement pas la même que celle qu'il avait l'habitude de côtoyer. Il y avait quelque chose d'étrange chez elle.

-Tu ne te souviens pas de moi, pas vrai ? Repris-t-elle avec une question plus rhétorique qu'honnête. On m'as dis que tu n'étais pas bien a ce niveau. Je suppose que je ferais partie des premiers trucs que tu voudrais oublier. Surtout quand j'ai cette tête la.

Un cocktail d'émotions contradictoires fusaient sous la caboche quelque peu dérangée d'Aoka. D'un côté, elle avait envie de faire pleuvoir un torrent de question sur Etsu, de la secouer jusqu'au ce qu'elle retrouve la mémoire, puis de lui crier dessus pour être reparti seule, puis de s'excuser mille fois pour avoir braquer une arme sur elle. L'autre côté, plus rationnel, lui disait que s'excuser face a une Etsu qui ne comprenait pas pourquoi on demandait son pardon était non seulement stupide mais aussi lâche, et qu'en plus de ça la pauvre avait vraiment pas besoin qu'on lui rappelle de mauvais souvenirs. Pour donner le temps aux deux hémisphères de son cerveau de finir leur débat, Aoka botta donc en touche :

-Oh, et t'as pas répondu du coup. Ça va ?
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