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 Sous la lune d'une nuit calme. [Hinami Kihara/Lena Anderson]

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Hinami Kihara

Hinami Kihara

Messages : 16
Date d'inscription : 11/10/2018

MessageSujet: Sous la lune d'une nuit calme. [Hinami Kihara/Lena Anderson]   Jeu 8 Nov - 20:37

La journée avait étais relativement calme ce jour ci, il n’y avait pas eu une grande affluence et aucuns cas notable ne s’était présenter à la clinique, tant et si bien que cette journée n’aurait pu être faite qu’en une après-midi si elle faisait ses consultations sur rendez-vous.

Cela avait permis à la gérante de faire tout son inventaire ainsi que ses commandes, elle avait même pu passer la fin d’après-midi ainsi que le début de soirée sur ses recherches sans recevoir la moindre visite.

Aux alentours de 9 heures du soir elle avait décidé de laisser sa clinique et de partir chercher de quoi manger dans un convenient store pour pouvoir continuer ses recherches en revenant à la clinique, il était plutôt rare qu’elle ait autant de temps libre et elle comptait bien en profiter au maximum, d’autant que tout étais en ordre et qu’elle avait encore beaucoup d’énergie à revendre.

Son téléphone étant relié à l’interphone de sa clinique, elle saurait immédiatement si quelqu’un venait à se présenter à la clinique, ainsi elle pouvait prendre son temps sans craindre de louper un patient, et si il s’agissait d’une urgence, elle trouverait forcément soit un taxi pour revenir en urgence, soit une connaissance pour la ramener.

Le convenient store ne se trouvait qu’a un petit quart d’heure de marche de toute façon, une fois sur place, Hinami Kihara parcourut les rayons comme à son habitude après avoir salué le jeune homme qui se tenait au comptoir, elle réfléchit un instant à ce qui serait le plus approprié pour une nuit de travail tout en prenant en compte le repas qu’elle avait prise aux alentours de une heure de l’après-midi.

Il lui fallut environ 30 secondes de réflexion avant de jeter son dévolu sur une salade de crudité, un jus de fruit et une petite boite de chewing gum.

Après avoir payé et discuter sommairement avec le jeune homme, Elle reprit tranquillement le chemin du retour, réfléchissant aux données liés à sa dernière expérience réalisée plus tôt dans la soirée, tenant son petit sac de course de la main gauche, elle caressât sa lèvre inférieur du doigt tout en se tenant le menton avec sa main droite.

Elle prenait le chemin par pure habitude, une habitude former avec les années, sa clinique étais placer de manière si particulière qu’il lui fallait passer par quelques petites ruelles avant de revenir sur des grands axes, mais malgré la proximité avec le district 10, le fait qu’il s’agisse de la bordure du district 2 les rendait plutôt sure.  

Et même sans cet état de faits, Hinami étais l’une des très rare personnes à prodiguer des soins peu importer les personnes ou leur moyens, il y avait toujours une compensation de toute évidence mais de très nombreuse personnes c’était faites sauver la vie sans avoir à troquer leur liberté dans le cas où ils se seraient rendus dans un hôpital et il n’était pas exagérer de dire qu’elle était pour un certain nombre de personnes, une lueur dans l’obscurité, et si des personnes étais assez stupide pour s’en prendre à elle, se serait se mettre beaucoup de personnes à dos même sans qu’elle est besoin d’intervenir.  

Ainsi sa notoriété à elle seule lui garantissait une certaine sécurité, et il était fréquent qu’elle croise des patients lors de ses courses ou sur le chemin.

Les minutes défilait à la mesure de ses pas tout autant que ses pensées, mais alors qu’elle ne se trouvait plus qu’à deux rues de sa clinique, elle s’engouffra dans la dernière longue et étroite ruelle qui servait de séparation à deux grand bâtiments avant de tomber nez à nez avec quelque chose de peu commun :

Une jeune fille se trouvait là, dans cette ruelle loin des regards des passant, inconsciente près d’un mur.

« Qu’est-ce que … »
murmurât Hinami, qui venait de sortir de ses réflexions.

Elle s’avançât promptement et ce n’est que lorsqu’elle fut à genou au-dessus d’elle, deux doigts poser sur sa gorge pour prendre son pouls qu’elle regardât les alentours, tout en le mesurant intérieurement.

Il n’y avait rien autour à part les poubelles face aux portes de services qui donnait sur la ruelle et quelques robot nettoyeur ratissant lentement l’allés, elle regardât plus en détails la jeune fille :

Elle devait mesurer dans les 1m70 et faire quelque chose comme 55 kg, son pouls étais un peu plus lent que celui qu’il devrait pour une jeune fille de son âge, sa température corporelle semblait avoir légèrement chuter elle aussi, elle n’était pas en Hypothermie, mais si rien n’étais fait ce ne serait plus qu’une question de minutes, en effet si les journées étais encore douces, les nuit se rafraîchissait ses temps-ci, et elle présenter typiquement les symptômes d’une personnes ayant du courir se réfugier dans un lieu calme à toute vitesse, qui, avec la baisse de tension avait fini par s’écrouler a ce même endroit.

Continuant son inspection, elle remarquât de nombreuses estafilades couverte de sang coagulés, ainsi qu’une blessure bien plus grave : une perforation sur son flanc, si ce genre de blessures aurait du être la source d’une forte hémorragie, celle-ci semblait avoir étais bruler, et c’était grâce à cela que la jeune fille n’étais pas encore morte.

« Ne t’inquiète pas petite, ton heure n’est pas encore venue … » déclarât-elle simplement avant de passer le bras de sa nouvelle patiente par-dessus son épaule et de passer sa main sur son flanc pour la maintenir et traverser les deux rues qui les mèneraient à sa clinque.  


                                                     
      Environ deux heures plus tard.

Peu après l’avoir amené à sa clinique, Hinami avait dû la mettre sous perfusion après l’avoir emmené dans une des chambres à l’étage, elle l’avait déshabillé et lui avait passer une blouse de patiente, elle avait fait rapidement les test absolument nécessaires.

Après de plus amples observations, elle avait remarqué de nombreux hématomes plus ou moins vieux ainsi que des cicatrices, il était évident que la jeune fille devait avoir une vie bien mouvementé, elle avait en premier lieu consacré ses effort à réparer les dégâts interne causés par la perforation, puis une fois que son états s’était stabilisé, elle avait terminé de refermer la plaie et d’appliquer un produit cicatrisant de sa conception avant de placer une compresse et de bander la plaie.

Elle terminât par quelques pansements sur les estafilades, après les avoir désinfecté et avoir passé le baume cicatrisant, il y eut bien quelques autres petites blessures mais rien qui ne nécessiter un traitement bien approfondi, et c’est donc après un peu plus d’une heure que Hinami avait fini de soigner le « chaton » qu’elle avait trouvé dehors.  

Les soins étant faits, elle avait tranquillement remit en ordre son matériels tout en gardant quelques médicament et produit sous la main au cas où, car sa longue expérience lui avait apprise que le réveil ne se faisait pas toujours au mieux, elle lui avait faite une perfusion de sang ainsi qu’une anesthésie locale pendant l’opération et lui avait administré quelques autres produit pour faciliter le réveil, mais prudence étais de mise.

Elle avait déjà trouvé des Skill-out inconscients devant sa clinique et il était déjà arrivé que l’un d’eux fassent une crise du au stress en se réveillant.

Etant donné qu’elle était seule dans sa clinique, elle préférât fermer les portes et rester au chevet de la jeune fille tout en complétant son tout nouveau dossier médicale avec les quelques informations qu’elle avait pu obtenir sur sa patiente :

La jeune fille mesurait 167 cm et pesait 56 kg, son groupe sanguin étais O+, d’origine européenne, ses yeux étais bleus et ses cheveux châtains.

Elle n’avait pas beaucoup plus d’information que ça si on laisser les informations que lui donner le moniteur de cotés.

Tout en remplissant le dossier médicale son porte document et son stylo à la main, elle était assise au chevet de sa jeune patiente, lui parlant et lui posant des questions malgré le fait qu’elle était inconsciente, et qu’elle ne pouvait par conséquent pas lui répondre, toutefois, l’intérêt de cette pratique étais de solliciter les sens du patient pour limiter la surprise au moment du réveil.

Tout en parlant, elle se remémorât les paroles de l’un de ses professeurs qui lui avait expliqué que même endormi ou inconscient, les sens restais actifs, et que c’était pour cette raisons qu’il était fortement conseiller de parler à une victime même inconsciente lorsque l’on faisait les premiers secours.  

Après tout, même sans pousser le coté scientifique, il était moins surprenant de se réveiller en entendant les paroles de quelqu’un que dans le silence complet et de se rendre compte que quelqu’un se trouvait à côtés de nous, il s’agissait de sens commun.

Les minutes s’engrangèrent lentement ainsi dans la nuit redevenue calme jusqu’à ce que de légère fluctuation sur le moniteur ne préviennent Hinami que sa patiente n’allait pas tarder à se réveiller, la médecin qui focalisait principalement son attention sur ses notes détournât désormais son attention sur elle, jusqu’à  percevoir un mouvement au niveau des yeux, ainsi qu’une grimace douloureuse.

Alors que sa patiente se réveillait lentement, Hinami commençât d’une voix qui se voulait la plus douce et sympathique possible :

« Je m’appelle Hinami Kihara, tu es actuellement dans ma clinique, je t’aie trouver inconsciente dans la rue et je t’aie ramener ici pour te soigner, ne te force pas à te redresser, prend le temps de te réveiller … »

Elle marquât une courte pause tout en observant la réaction de sa patiente puis reprit :

« Faisons les présentation, le temps que tu sois bien réveillée, Comment tu t’appelles ? Qu’est ce qui t’est arrivé pour que tu finisses dans cet état dans une ruelle sombre ? »
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Lena Anderson

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MessageSujet: Re: Sous la lune d'une nuit calme. [Hinami Kihara/Lena Anderson]   Sam 10 Nov - 18:55

C’était censé être l’un des grands moments de ma traque de l’organisation qui sévissait dans la cité… Le moment clé qui marquerait le tournant dans mon enquête et me mènerait à ce point où ils étaient foutus et où j’étais certaine d’avoir gagné. Ce moment que j’attendais depuis si longtemps. A quel moment ça a déconné pour finir aussi mal ?

Tout a commencé quand j’ai entamé cette fameuse traque dont je parlais plus haut. Ça faisait un bon moment que je « combattais le crime » comme je me plaisais à le dire même si à ce moment-là tout ce que je faisais c’était intervenir dans des délits presque tout le temps mineurs pour aider un pauvre type ou une dame qui se faisaient agresser dans la rue. Il me suffisait de m’interposer et, si besoin, de faire une démonstration de mon pouvoir de lvl 4 pour mettre en déroute toutes les personnes que j’arrêtais. C’était simple, amusant et j’étais assez fière de moi je dois dire. J’en étais même arrivée au stade où j’intervenais lors d’événements plus importants comme des braquages ou autres.

La plupart du temps c’était toujours plus ou moins la même chose. Un gang en avait marre de faire des petits délits dans son coin et décidait du jour au lendemain de se lancer dans un casse, que ce soit d’une boutique, d’une boulangerie ou même d’une banque parfois. Ils se pointaient en assez grand nombre pour impressionner les personnes sur places, avec ou sans armes. Soit ils étaient des espers assez puissants pour en imposer au tout-venant, soit ils avaient des armes sur eux, blanches ou à feu, la plupart du temps un peu des deux. Les gars entraient, menaçaient tout le monde et exigeaient qu’on leur donne tout l’argent que possédait le magasin avant de s’enfuir pour se partager le butin. C’était des opérations toujours délicates pour moi mais jamais vraiment compliquées, les armes de poing n’étant pas si dangereuses que ça dès que je pouvais utiliser mon pouvoir pour les neutraliser, tout comme les armes à feu d’ailleurs. Et si c’étaient des espers, ce n’était jamais des très hauts niveaux puisque ceux d’un level élevé étaient suffisamment payés par la cité et ses scientifiques pour ne pas avoir besoin de tomber dans ce genre de bassesses.

C’est en intervenant lors de divers casses et autres infractions que j’ai découvert l’existence de « l’organisation » (c’est comme ça que je les appelle vu que j’ai pas trouvé leur nom encore). Plusieurs braquages semblaient utiliser des modes opératoires semblables et rassemblaient les membres de plusieurs gangs que je connaissais et qui n’auraient jamais collaboré d’ordinaire. J’aurais pu croire à la simple arrivée d’un nouveau chef qui aurait uni ces gangs mais c’était sans compter sur les nouveaux équipements qu’ils avaient pu se dégoter. Le genre d’outils qui devaient coûter super cher, en tous cas bien trop pour de simples malfrats de ce niveau. J’ai alors commencé à répertorier ces fameuses opérations trop bien organisées pour être comme les autres et ai fini par comprendre. Tous ces groupes étaient désormais dirigés plus ou moins directement par une organisation plus influente qui semblait les coordonner pour des raisons que j’ignore encore.

C’est quand j’ai compris ça que tout s’est accéléré. Au lieu d’attendre les braquages pour intervenir et aider les civils, j’allai désormais enquêter pour remonter à la source et l’arrêter avant qu’elle ne puisse faire plus de mal. J’ai commencé à arrêter de livrer les criminels à antiskill pour les interroger moi-même et obtenir un maximum d’infos sur leurs dirigeants. En peu de temps j’avais déjà réussi à découvrir tout un genre de hiérarchie entre les différents gangs. Les interrogatoires musclés avaient même fini par me permettre d’aller à certaines rencontres entre des chefs de gangs et ceux de l’organisation qui venaient leur donner leurs ordres et leurs équipements. Mais c’est à ce moment que ça a commencé à mal tourner.

Jusque là j’avais l’habitude d’intervenir contre des petites frappes, des types qui finissaient tout de suite après chez antiskill et que je ne revoyais plus jamais. Peut-être que certains de leurs collègues avaient déjà cherché à me retrouver pour me le faire payer mais je n’étais pas si connue que ça et ils n’avaient aucun moyen de remonter jusqu’à moi. Malheureusement, cette certaine tranquillité se retourna contre moi car je n’avais pas su me préparer contre ce que j’affrontais aujourd’hui. Lorsque les membres de l’organisation comprirent que quelqu’un les avait percés à jour et cherchait à les retrouver, ils durent lancer eux aussi une enquête et me retrouvèrent bien plus vite que ce que j’aurais pu imaginer.

Ils commencèrent par de simples messages. Soit de la part des types que j’arrêtais soit en envoyant quelqu’un me parler directement. Des trucs du style « on sait qui tu es », « tu t’en prends à trop fort pour toi » et tout ça. Ensuite vinrent les menaces. Des types venaient directement à mon travail pour passer les messages histoire de me montrer qu’ils savaient où me trouver ou même parfois à ma fac. Et enfin vinrent l’exécution des menaces. La première attaque fut au cat’s eyes, en dehors de mon service. Des types étaient venus braquer le café et avaient menacé tout le monde avant de s’en aller en laissant un message pour moi à l’accueil. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de quitter mon travail. Je décidai tout de même de rester inscrite à Dangai, après tout si un endroit était sécurisé à la cité académique c’était bien les écoles, nan ?

Ceci dit je me retrouvais de plus en plus à sécher les cours pour partir continuer mon enquête mais je m’arrangeais encore pour ne pas prendre de retard et rester au niveau. Ce qui acheva ma tentative de garder ma vie normale à côté c’est le jour où ils s’attaquèrent à mon appartement. C’était ce fameux jour où j’ai rencontré Alex Seki, en rentrant j’ai surpris un type qui quittait mon appartement après l’avoir saccagé et pu arrêter le départ de feu avant qu’il ne soit trop tard. Il n’y avait pas eu trop de dégâts, l’objectif était probablement de trouver toutes mes notes pour les voler ou voir où j’en étais exactement dans mon enquête mais il n’avait pas pu les trouver et avait tenté de mettre le feu pour les détruire si elles se trouvaient bien dans mon appartement. Ou alors c’était un nouveau moyen de me mettre la pression. Toujours était-il qu’ils se permettaient d’être de plus en plus directs dans leurs actions à mon encontre et ça devenait clairement effrayant.

J’ai pas tellement eu peur de cet acte, enfin je crois pas… Je n’étais pas effrayée à l’idée de voir quelqu’un revenir finir le travail ou quoi mais il me devenait de plus en plus impossible de dormir tranquillement dans cet endroit. Passant mon temps à me réveiller en sursaut quelques minutes à peine après m’être endormie, je bondissais de mon lit pour me ruer dans le salon en espérant attraper un de mes adversaires pour finalement découvrir que l’appartement était vide. Une fois calmée je m’installai sur mon canapé pour étudier les notes, photos et autres éléments que j’avais amassés au fil du temps dans mon enquête jusqu’au petit matin ou jusqu’à trouver autre chose à faire et aller dehors pour continuer mon enquête.

Petit à petit j’ai fini par déserter mon université pour m’adonner à mon autre activité plus illicite et ai même pris la décision de quitter mon appartement. Il fallait que je revois totalement mes méthodes et je devais devenir totalement invisible, vivre sous les radars pour pouvoir continuer de travailler sans risquer de me faire attraper à n’importe quel moment. Je devais devenir aussi discrète que ceux que je traquais, devenir une ombre dans les rues qu’ils n’arriveraient pas à déceler. Et le meilleur moyen pour pouvoir les observer sans être vue était d’aller vivre au plus cœur de tout ça : dans le quartier de strange. Strange, c’est l’endroit un peu désolé de la cité académique où se retrouvaient la plupart des gangs, des skillouts et plus globalement des hors la loi de tous poils qui peuplaient la ville. Dégradé et plein de bâtiments abandonnés, c’était une planque parfaite pour qui fuyait le regard indiscret des forces de l’ordres mais il était moins probable d’y trouver une personne cherchant fuir les habitants mêmes du quartier, comme moi.

Durant mon errance, je n’arrêtais pas de repenser à ce que m’avait dit Seki. J’avais besoin d’alliés. Des gens sur qui je pouvais compter. Si j’avais pu compter sur quelqu’un peut être que j’aurais pu me retrouver chez elle au lieu de squatter un des bâtiments en ruine de Strange. Ou peut-être que cette personne aurait finalement constitué une faiblesse et aurait fait partie des choses que l’organisation utiliserait contre moi pour m’intimider, qui sait… Enfin je n’étais pas totalement seule dans cette galère en réalité.

Il y avait une personne qui m’aidait depuis pratiquement le début. Un informateur en fait. Il y avait de nombreux informateurs dans strange, le genre de personnes qui glanaient des infos auprès des différents gangs pour les revendre au plus offrant parmi les concurrents directs du groupe. Des personnes pas vraiment fiables au final car elles visaient bien plus le profit personnel que quoi que ce soit d’autre et m’auraient vendue à la moindre occasion si ça avait pu leur rapporter un peu. Enfin ce n’était pas le cas de mon informateur. Vouant une rage féroce contre les différents gangs de strange, il avait décidé d’œuvrer non pas pour son profit personnel mais pour aider à pacifier la zone autant que possible et mettre aux arrêts tous ceux qui le méritaient et rendaient chaque jour les rues un peu moins sures.

Je ne sais pas exactement ce qui avait pu le pousser à faire tout ça mais j’avais cru comprendre que sa sœur ou quelqu’un de sa famille avait fait les frais des exactions des gens du coin ce qui expliquait pourquoi il souhaitait leur nuire autant que possible. Je ne sais pas trop comment il avait fait, mais il avait trouvé le moyen de se faire accepter dans un des gangs les plus influents que je soupçonnais d’appartenir à l’organisation et avait passé plusieurs semaines à gagner leur confiance pour finalement dégotter l’information dont j’avais besoin. Me donnant rendez-vous dans un nouvel endroit à l’écart de tout, je le rejoignis en espérant qu’il avait ce que je voulais.

-« Alors Hiroshi, t’as ce que je voulais ? Ça fait une éternité que t’as pas donné signe de vie, j’espère que je me suis pas inquiétée pour rien. »

-« Ouais ouais, j’ai ce que tu voulais… C’est que c’est pas si facile, tu vois, ils font attention à ce qu’ils racontent et à qui ils le racontent surtout. Mais j’ai pu obtenir une info de tout premier ordre. Même plus qu’une info. J’ai obtenu la confiance du gars qui gère les affaires du gang avec les autres et j’ai obtenu une invitation pour toi et moi à une soirée où, je cite, « un membre haut placé d’un autre groupe va venir leur donner les directives et l’équipement pour la prochaine opération ». J’ai fait ma recherche, il y aura plusieurs membres importants de plein de gangs du coin et, oui, ils vont rencontrer des types importants de l’organisation que tu cherches. J’ai dit que je t’amènerais pour te présenter parceque tu voulais nous rejoindre, du coup on va devoir y aller ensemble. »

Sautant au cou de Hiroshi, je savourai ces instants de bonheur en sentant que je touchais au but, bien plus que jamais auparavant.

L’idée était simple. Il y avait un genre de repas organisé par l’organisation durant lequel ils allaient exposer les objectifs futurs aux chefs de gangs pour les motiver à continuer de travailler en suivant leurs directives en leur faisant miroiter tout un tas de recettes et de choses qu’ils pourraient voler lors de divers braquages, agression ou que sais-je encore. C’était quelque chose d’assez régulier mais de totalement fermé et secret, le but restant la discrétion la plus absolue afin de ne pas révéler l’identité de ceux qui tiraient les ficelles derrière.

-« Calme-toi Hiroshi, tout va bien se passer. Au pire si ils se doutent d’un truc je m’occuperai d’eux avant qu’ils aient le temps de te toucher. Et ‘pis ils vont pas s’attaquer à la superbe Alison Johnson, pas vrai ? » dis-je en lui mettant une tape sur l’épaule pour le rasséréner.

Ce soir-là j’étais donc attendue sous le nom d’Alison Johnson. J’avais pris l’habitude des faux noms depuis quelques temps, je ne pouvais pas me permettre de toujours balancer mon véritable patronyme à tout bout de champ, ce serait trop dangereux. Cette fois c’était Hiroshi qui avait choisi la manière dont je serais appelée, après tout c’est lui qui avait dû annoncer mon arrivée. J’avais beau tenter de le rassurer, je dois bien admettre que je sentais moi aussi poindre un certain stress. Je luttai cependant pour le cacher tout en me rassurant moi-même puisqu’après tout même sans être sous un faux nom pour espionner la réunion, une personne dans ma situation se sentirait probablement stressée aussi.

Tout était prêt et nous arrivâmes finalement devant la porte du bâtiment qui servait de lieu de rendez-vous.
-« Je m’attendais à un truc un peu plus classe… J’imagine qu’ils ont dû préférer la discrétion au luxe. »

Passant la porte d’entrée du bâtiment, nous entrâmes dans le hall d’accueil, une petite salle où se trouvaient 5 personnes. Il y en avait trois sur les côtés qui se décollèrent du mur en nous voyant entrer et deux en face qui s’approchèrent en souriant.

-« Bienvenue ! Bienvenue ! Heureux que tu ais pu venir en si charmante compagnie Hiroshi. J’avais vraiment peur que tu ne fasses pas le déplacement au final. Tous les préparatifs sont prêts, ne t’en fais pas. On va pouvoir commencer rapidement. » dit-il avant de se tourner vers moi. « Ca a failli être fâcheux, nous ne vous attendions pas si tôt, mademoiselle Anderson… »

Et soudain je compris, une seconde trop tard, dans quoi je m’étais embarquée. Abandonnant mon sourire de circonstance en même temps que le gars le sien, je me préparai à activer mon pouvoir en m’arquant légèrement pour prendre appui quand un choc sourd retentit brusquement. Le coup que je pris sur la tête à ce moment-là me fit chanceler puis m’effondrer au sol tandis que tout passait au noir total autour de moi.

Me réveillant après ce que je pensais être quelques minutes d’absence, la première chose que je sentis était un liquide tiède qui me coulait le long de la nuque, s’écoulant certainement de la plaie qui me provoquait une telle souffrance. Ma vue redevenant nette petit à petit, je constatai que j’étais tenue par les bras, à genoux, par deux des personnes présentes juste avant. Devant moi, debout, se trouvait l’homme qui m’avait accueillie un peu plus tôt, son sourire agréable ayant totalement disparu cette fois. Derrière-lui se trouvaient Hiroshi qui discutait avec un autre homme de main, l’air un peu paniqué. Soudain l’homme face à moi esquissa un léger sourire avant de commencer à discourir.

-« Aaah, je vois qu’on se réveille déjà. Bien. Tout d’abord, sache qu’on sait absolument tout ce qu’il y a à savoir sur toi et ton Atom Waltz. » grimaçant légèrement, il vint attraper mon visage pour le tourner de force vers lui, m’empêchant de continuer à fixer Hiroshi. « Eh, c’est moi que tu regardes, compris ? Je sais que t’as surement les boules contre le petit Hiroshi là-bas mais sache qu’il a tout fait pour te sauver la vie, c’est juste qu’il a préféré que ça se passe comme ça plutôt qu’autrement. Enfin te sauver la vie… C’est vite dit. Du coup qu’est-ce que je disais… Ah oui, du coup si tu essayes d’utiliser ton pouvoir à un seul moment, si le moindre truc chauffe un peu, t’as intérêt à te libérer vite fait des deux types qui te tiennent sinon ils s’occuperont de t’abattre avant que t’ais fait le moindre dégât. Ok ? Bien, lâchez-la, laissez-la se tenir toute seule à genoux. » dit-il tandis que les deux hommes de mains lâchaient mes bras, me laissant m’asseoir sur mes pieds, genoux toujours à terre.

Soupirant longuement, je baissai les yeux vers le sol tout en réfléchissant à ce qui m’était arrivé jusqu’ici. Le seul allié que j’avais était celui qui m’avait amenée dans ce guêpier, qui m’avait conduite à ce moment où j’étais totalement foutue. J’aurais pu tenter de faire prendre feu à ses vêtements mais je me ferais alors avoir par un des deux autres gars derrière moi. J’avais beau chercher un moyen de m’en sortir je n’en voyais absolument aucun. Levant les yeux au plafond, je regrettai presque de ne pas être en extérieur pour ces derniers instants. J’étais à deux doigts d’y arriver, j’avais pu trouver un certain nombre de personnes impliquées, il ne me restait plus qu’à trouver le lien qui les reliait. J’aurais pu y arriver… j’aurais pu les arrêter à moi seule…

-« J’étais à deux doigts de les arrêter PUTAIN ! » hurlai-je à moi-même en frappant le sol. Marquant une pause, je fermai les yeux avant de les rouvrir et de reprendre plus calmement. « Bon, c’est quoi la suite ? »

-« Ah, alors on peut y aller ? Je sais pas si tu fumes, tu veux peut-être une dernière cigarette ? » dit-il en sortant un pistolet qu’il braqua sur mon front après mon refus. « Et n’oublie pas, si le pistolet venait à ne pas fonctionner pour une raison étrange ou quoi, les deux gars derrière s’occuperaient de toi sans problème et le type derrière s’occuperait de ton fidèle informateur… Une dernière prière ? »

Le regardant dans les yeux en essayant autant que possible de garder mon calme, je décidai de garder les yeux ouverts pour pouvoir l’observer jusqu’au dernier moment. Soudain un cri retentit et je vis Hiroshi sauter sur le dos du gars qui me braquait avec son flingue en hurlant de colère. Profitant de l’occasion, je me levai d’un bond en esquivant le premier coup de couteau qui vint m’entailler tout le long de mon flanc avant de chauffer à blanc la poignée de l’arme pour forcer son porteur à la lâcher. Ramassant le couteau tout en faisant fondre le sol sous le pied du deuxième assaillant pour le faire tomber tout en le brûlant gravement, je me jetai sur le premier en le frappant à plusieurs reprises avec le couteau que je lui avais pris, ignorant la douleur que provoquait la chaleur se dégageant de l’arme.

Voyant ma cible s’écrouler, je reportai mon attention sur le gars au pistolet lorsqu’une douleur vive m’arracha un hurlement. Constatant que les deux hommes de main sensés m’abattre étaient encore au sol, que l’homme au pistolet était aux prises avec Hiroshi et que le quatrième était entrain d’aller l’aider, je compris à ce moment où j’avais merdé.

* Le quatrième… putain ils étaient 5 quand on est entrés tout à l’heure. *

Sentant le couteau sortir de la plaie qu’il avait créée, je me retournai en reculant pour faire face à mon adversaire. Ce dernier sortit un pistolet à son tour et s’apprêta à le braquer sur moi avant de le voir exploser dans sa main tandis que je faisais les calculs nécessaires pour le chauffer à blanc. Reculant en sentant ses doigts partir en lambeaux, l’homme ne put contrer mon attaque et se retrouva avec un couteau planté dans le ventre avant de s’écraser au sol. Il me fallait désormais m’occuper d’aider Hiroshi qui faisait face aux deux derniers lorsqu’un autre coup de feu retentit. Me tournant pour voir ce qui se passait, je constatai avec horreur que Hiroshi venait de se prendre une balle qui lui avait perforé l’abdomen. Il ne lâchait cependant pas l’homme qui avait failli me tuer juste avant, plantant ses dents et ses ongles dans sa peau pour l’empêcher de se relever alors que du sang commençait déjà à couler de son nez.

Tentant d’aller m’interposer, je croisai soudain le regard injecté de sang de Hiroshi et je compris ce qu’il me restait à faire. Faisant demi-tour, je me dirigeai vers la porte de sortie en abandonnant celui qui venait de se sacrifier pour me permettre de m’en sortir. Passant la première porte de métal, je fis fondre le tour de cette dernière pour la soudre au mur avant de continuer mon chemin. Le sang coulait abondamment de mes plaies, principalement de la plus profonde et je sentais déjà que je perdais peu à peu mes forces. Me laissant tomber à genoux, j’attrapai un vieux bout de tuyau et le chauffai à blanc avant de l’appliquer sur ma blessure pour la cautériser un minimum, espérant ne pas tomber dans les pommes pendant l’opération et je repris mon chemin.

Appuyée contre les murs de la ville, je me forçai à avancer, n’arrivant plus à retenir mes larmes de couler face à toute cette situation. Je traversai plusieurs rues, commençant peu à peu à voir mon champ de vision se brouiller et rétrécir. Lorsque je tombai au sol, c’était cette fois pour y rester pour de bon.

-« Putain… » fut le dernier mot que je réussis à articuler faiblement avant de sombrer à nouveau dans l’inconscience.

*****

La première chose que je pu ressentir c’était une voix. Il y avait une voix, une voix de femme, plus douce que ce que j’avais jamais entendu. Je n’arrivais pas encore à comprendre ce qu’elle me disait mais, malgré mon mal de tête, elle arrivait à m’apaiser et à me faire me sentir plus ou moins en sécurité. Me laissant aller à nouveau, je finis par réussir vraiment à me réveiller et à ouvrir doucement les yeux pour découvrir une jeune femme à l’air pas très farouche, aux cheveux foncés et courts qui semblait être restée à son chevet depuis tout ce temps.

« Je m’appelle Hinami Kihara, tu es actuellement dans ma clinique, je t’aie trouver inconsciente dans la rue et je t’aie ramener ici pour te soigner, ne te force pas à te redresser, prend le temps de te réveiller … » dit-elle sans que je ne réagisse d’une quelconque manière. « Faisons les présentation, le temps que tu sois bien réveillée, Comment tu t’appelles ? Qu’est ce qui t’est arrivé pour que tu finisses dans cet état dans une ruelle sombre ? »

Ne répondant pas tout de suite, je pris un instant pour mettre de l’ordre dans mes pensées et repenser à ce qui s’était passé.

* C’est passé si près… Finalement c’est la chance qui m’a permis de m’en sortir, hein ? Bordel… *

Sentant une boule qui me serrait la gorge, j’eus du mal à articuler ces quelques mots sans craquer mais je pus tout de même parler assez clairement pour être entendue.

-« Je m’appelle… Alison… Je suis juste arrivée au mauvais endroit au mauvais moment… Je peux avoir de l’eau ? J’ai la gorge plus sèche que jamais… » demandai-je avant de marquer une pause.

J’étais tellement mal en point que la doctoresse dût m’aider à boire. Je ne pouvais pas encore me redresser sans éprouver une douleur intense même si j’imaginais que j’étais sous antidouleurs ou un truc du genre. Lorsque je finis par me détendre, je ne pus retenir un sanglot et les larmes qui l’accompagnaient. C’était à la fois de la tristesse, de la douleur et de la colère. Comment j’avais pu finir aussi mal ? Tout ça c’était de ma faute au final et je devrais probablement tout abandonner après ce qui venait de se passer. Prenant quelques minutes pour me ressaisir, j’essayai finalement de me redresser pour pouvoir partir avec un grognement de douleur.

-« Bon, merci de m’avoir soignée mais faut que… où sont passés mes vêtements ? C’est quoi cette… blouse ? »
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Hinami Kihara

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MessageSujet: Re: Sous la lune d'une nuit calme. [Hinami Kihara/Lena Anderson]   Dim 11 Nov - 3:36

-« Je m’appelle… Alison… Je suis juste arrivée au mauvais endroit au mauvais moment… Je peux avoir de l’eau ? J’ai la gorge plus sèche que jamais… »

« Mensonges » cette pensée traversât immédiatement le cerveau de Hinami qui n’avait aucunement besoin de sa longue expérience pour voir clair au travers de la jeune fille qui se trouvait devant elle.

Hinami se levât pour aller chercher de l’eau vers le robinet qui se trouvait dans le prolongement du lit sur le mur d’en face aux cotés de la porte, alors qu’elle prenait un verre tout en allumant une petite cafetière.

Hinami réagit silencieusement à la demande de sa patiente pour ne pas la brusquer alors qu’elle venait tout juste de se réveiller d’une opération, elle ramenât le verre d’eau, prit le temps de s’approcher d’elle et de la maintenir pour qu’elle puisse boire sans forcer, n’ayant que peu d’information sur les antécédent de sa patiente elle y avais étais mollo sur les dosages et l’urgence ne lui avait pas permis de faire des tests approfondis malgré la qualité de son matériel, il était important de préciser qu’elle avait dut tout faire seule.  

Ayant fini de l’aider à boire, elle décidât de lui laisser un peu d’espace en se rendant vers le lavabo pour terminer c qu’elle avait commencé.

Alors que la médecin surveillait par de bref coup-d’œil sa patiente dans le miroir qui se tenait au-dessus du lavabo, elle remarquât de légers soubresauts qui parcourait les épaules de la jeune fille, il était évident qu’elle pleurait.

Quelques minutes passèrent alors que sa jeune patiente semblait reprendre le contrôle de ses émotions et que Hinami terminer ce qu’elle avait préparé ses dernières minutes.

La voix de la jeune fille retentit alors que la scientifique revenait vers le lit d’où sa patiente essayait de sortir, un plateau dans la main gauche.

-« Bon, merci de m’avoir soignée mais faut que… où sont passés mes vêtements ? C’est quoi cette… blouse ? »

Hinami posât sa main droite sur l’épaule de sa patiente avec juste assez de force pour la maintenir alors qu’elle régler du pied l’inclinaison de la tête du lit de manière à ce qu’elle puisse se tenir en position semi-assise, mais y mit juste assez de force pour que la jeune fille comprenne avec la réaction que lui renverrait son corps dans quel états elle se trouver, sans faire plus de cérémonie, elle déposât le plateau sur le petit meuble de chevet et l’aidât à reprendre place dans le lit d’hôpital, ignorant au passage son petit cri plaintif de douleur.

« Cette blouse, c’est la preuve que tu viens de passer sur une table d’opération, la preuve que tu as failli ne pas passer la nuit, alors ce qu’il te faut dans l’immédiat, c’est du repos. »

Déclarât elle de manière péremptoire et exhaustive, elle reprit finalement le plateau qu’elle avait posé, il y a un instant sur le meuble de chevet et le mit sur une petite table de lit roulante présent non loin de la chaise sur laquelle elle avait veillé sur sa patiente.

Une fois en place elle vint le placer face à sa jeune patiente en lui déclarant sur une voix un peu plus douce que la précédente :

« Mange et repose toi. Tu ne feras rien de plus ce soir, si ce n’est maltraiter un peu plus ton corps et ton esprit. »

Le menu qui se trouvait sur le plateau étais une salade de crudité, un petit jus de fruit, un yaourt ainsi qu’un thé vert maison, il s’agissait d’un repas, bien que léger, mais au vue de l’énergie de la jeune fille, Hinami avait la certitude qu’il n’était pas nécessaire de la laisser à jeun plus longtemps.
   
Elle lui fit un hochement de tête qui l’inviter à commencer de manger alors qu’elle se réinstallait sur sa chaise tout en commençant sur le ton d’un professeur parlant à son élève :

« L’Étymologie du terme « Médecin » vient du latin « medicus » qui peut se traduire par « qui soigne » et « apte à guérir », et c’est justement parce que ces deux traductions existe, que je trouve ce terme intéressant, en effet, pourquoi être identifier comme « celui qui le fait » ainsi que « celui qui peut le faire » ? »

Elle marquât une courte pause et reprit :

« Evidemment que personne n’a chercher aussi loin au départ mais chercher un sens à ce auquel personne ne réfléchit est ce qui fait la différence entre le progrès et la stagnation, il est important de rester critique, de revérifier sans cesse et de faire travailler son esprit. »

« Pour ce qui est de ma précédente question, voici mon avis : Les compétences d’un médecin ne sont requises que lorsqu’un individu nécessite des soins, ainsi si on considère que le médecin as les connaissances nécessaires, pourquoi ne pas être seulement celui « qui peut le faire » ? La réponse est le « patient », s’il ne fait pas confiance à son médecin ou si il lui ment, alors, même avec les bonnes connaissances, il n’y a aucun moyen que le médecin puisse s’occuper convenablement de son patient, Le travail d’un médecin commence avant et se termine après les soins.»

« Selon moi, la relation entre le patient et le médecin est ce qui fait la différence entre un médecin uniquement « apte à guérir » et un médecin « qui soigne ». »


Elle marquât une nouvelle pause tout en plongeant son regard dans celui de la jeune fille :

« Je te le redemande donc une nouvelle fois ma petite esper, comment est-ce que tu t’appelles et que t’est-il arriver pour que tu finisse dans cet état dans une ruelle sombre ? »
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Lena Anderson

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MessageSujet: Re: Sous la lune d'une nuit calme. [Hinami Kihara/Lena Anderson]   Sam 1 Déc - 3:23

Posant sa main sur mon épaule, celle qui était devenue par la force des choses mon médecin m’empêcha de me relever. Je n’avais clairement pas la force de lui opposer une quelconque résistance qui aurait pu mériter ce nom et je sentis que ce n’était clairement pas la volonté de celle qui m’avait sauvée et la force qu’elle mit dans sa poigne m’arracha une grimace de douleur avant que je ne cède et me recouche sans protester. Qui c’était cette femme d’ailleurs ? Qu’est-ce qu’elle faisait dans un tel quartier à une heure pareille ? J’aurais aimé trouver une réponse à ce moment-là mais mon esprit était totalement embrumé par ce qui avait dû être une anesthésie d’urgence et une trop grande perte de sang.

« Cette blouse, c’est la preuve que tu viens de passer sur une table d’opération, la preuve que tu as failli ne pas passer la nuit, alors ce qu’il te faut dans l’immédiat, c’est du repos. »

J’étais fatiguée… Tellement fatiguée… J’aurais aimé dormir plusieurs jours d’affilée et profiter de l’hospitalité de mon hôte mais je n’avais absolument pas confiance en elle pour le moment. Bon… c’est vrai qu’elle m’avait sauvé la vie mais peut-être était-ce simplement pour obtenir quelque chose en échange, qui sait ?

S’approchant à nouveau de moi, Hinami fit rouler une petite table jusqu’au côté de mon lit et je pus constater qu’elle y avait déposé un plateau repas.

« Mange et repose toi. Tu ne feras rien de plus ce soir, si ce n’est maltraiter un peu plus ton corps et ton esprit. »

Marquant une pause, mon regard passa du plateau au visage de la doctoresse plusieurs fois. J’hésitais à me laisser tenter par le repas mais avais du mal à m’y résoudre. Je ne sais pas si c’était une question de méfiance ou une question de fierté. J’étais là, soignée et nourrie comme un petit oiseau à l’aile brisée que cette femme aurait recueilli le temps qu’il aille mieux et je n’aimais clairement pas être dans cette position d’infériorité.

Il y avait là une simple salade, un yaourt, un thé et un jus de fruit. Je voulais me retenir d’attaquer les plats avec envie mais la trop longue période sans vrai repas qui avait précédé cette soirée me hurlait de me jeter dessus sans plus d’égard. Finalement c’est la deuxième partie de moi-même qui gagna et je pris délicatement l’assiette de crudités en essayant de ne pas me faire mal avec un geste maladroit avant de commencer à manger en articulant un timide :

- « Merci... »

Tandis que je mangeais, l’autre femme alla s’installer sur son siège au fond de la salle et commença un long discours sur un ton qui attira particulièrement mon attention et je l’écoutai sans en rater un seul mot.

« L’Étymologie du terme « Médecin » vient du latin « medicus » qui peut se traduire par « qui soigne » et « apte à guérir », et c’est justement parce que ces deux traductions existe, que je trouve ce terme intéressant, en effet, pourquoi être identifier comme « celui qui le fait » ainsi que « celui qui peut le faire » ? »

Elle marqua une pause, juste le temps qu’il me fallait pour me demander ce qu’elle me voulait avec son explication bizarre qui ne m’intéressait pas le moins du monde. Qu’est-ce que j’en avais à faire de l’étymologie du mot « médecin » ? A ce moment-là j’étais persuadée d’être effectivement l’oiseau en cage recueilli par une dame qui avait simplement besoin de compagnie mais elle ne s’arrêta pas là.

« Evidemment que personne n’a chercher aussi loin au départ mais chercher un sens à ce auquel personne ne réfléchit est ce qui fait la différence entre le progrès et la stagnation, il est important de rester critique, de revérifier sans cesse et de faire travailler son esprit. »

« Pour ce qui est de ma précédente question, voici mon avis : Les compétences d’un médecin ne sont requises que lorsqu’un individu nécessite des soins, ainsi si on considère que le médecin as les connaissances nécessaires, pourquoi ne pas être seulement celui « qui peut le faire » ? La réponse est le « patient », s’il ne fait pas confiance à son médecin ou si il lui ment, alors, même avec les bonnes connaissances, il n’y a aucun moyen que le médecin puisse s’occuper convenablement de son patient, Le travail d’un médecin commence avant et se termine après les soins.»

« Selon moi, la relation entre le patient et le médecin est ce qui fait la différence entre un médecin uniquement « apte à guérir » et un médecin « qui soigne ». »


M’arrêtant la bouche ouverte et la fourchette sur laquelle se trouvait une bouchée de salade, je tournai mon regard vers elle en comprenant soudain le sens de ses paroles. *Touché* Pensai-je tandis que je me retrouvai tel un lapin pris dans les phares d’une voiture. Elle avait donc compris que je mentais et était partie dans un long monologue pour essayer de me faire comprendre à quel point elle trouvait ça stupide… Honnêtement je ne savais pas quoi lui répondre et espérais qu’elle ne me donnerait pas la parole sinon je risquais de tout lui déballer sans détour, faute de mieux. En tous cas j’en étais maintenant persuadée, j’étais tombée sur une sacrée femme. Le genre qu’on ne rencontre pas tous les jours.

Marquant une pause qui me permit d’amener enfin ma fourchette à ma bouche, elle reprit avec une simple question.

« Je te le redemande donc une nouvelle fois ma petite esper, comment est-ce que tu t’appelles et que t’est-il arriver pour que tu finisse dans cet état dans une ruelle sombre ? »

Et boum. Déglutissant bruyamment suite à cette question, je me dérobai au regard de mon interlocutrice en fixant un point aléatoire en bas à droite de mon champ de vision. Qu’est-ce que j’aurais pu répondre ? Sérieusement?Peut-être que j’aurais pu faire semblant de tomber dans les pommes ou de m’endormir mais vu les soins qu’elle m’avait déjà prodigués, je doutais clairement qu’une telle tactique ne fonctionne.

Inspirant longuement, et constatant que même cet effet de mise en scène me déclenchait des douleurs un peu partout dans le corps, je finis par sentir ma gorge se dénouer et pus répondre à cette question pourtant si simple.

- « Je… M’appelle Lena Anderson… » commençai-je timidement avant de reprendre un peu confiance et de planter mon regard dans celui de mon interlocutrice, ne la regardant qu’avec compassion et sincérité. « Je ne peux pas vous expliquer… C’est une histoire trop compliquée et de toute façon personne ne peut m’aider… Tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai pris un coup sur la tête, des coups un peu partout et un couteau dans le côté, là… Et je l’ai brûlé avec mon pouvoir pour pas que ça saigne trop… »

Marquant une pause avant de reprendre, j’inspirai à nouveau longuement en me rappelant que j’avais décidé de ne plus faire à peine quelques instants plus tôt.

- « Sérieusement… Merci de m’avoir sauvée et tout mais… C’est pour vous si je ne vous dis rien… Je me débrouillerai pour vous rembourser ce que je vous dois et on va s’arrêter là, ça vaut mieux... »
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Hinami Kihara

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MessageSujet: Re: Sous la lune d'une nuit calme. [Hinami Kihara/Lena Anderson]   Dim 2 Déc - 4:49

« Je… M’appelle Lena Anderson… » Commençât la jeune fille, timidement, mais avec une authentique sincérité, avec un aplomb retrouvé, elle regardât Hinami dans les yeux et continuât : « Je ne peux pas vous expliquer… C’est une histoire trop compliquée et de toute façon personne ne peut m’aider… Tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai pris un coup sur la tête, des coups un peu partout et un couteau dans le côté, là… Et je l’ai brûlé avec mon pouvoir pour pas que ça saigne trop… »

Tout en réfléchissant aux mots employer par la jeune fille, la médecin écoutait attentivement sa jeune patiente alité alors qu’elle soupirait longuement.

« Sérieusement… Merci de m’avoir sauvée et tout mais… C’est pour vous si je ne vous dis rien… Je me débrouillerai pour vous rembourser ce que je vous dois et on va s’arrêter là, ça vaut mieux... »

Toute deux se regardèrent pendant quelque instants, Hinami se repassât dans son esprit ce que Lena Anderson venait de lui dire :  « Je ne peux pas vous expliquer… », « C’est pour vous si je ne vous dis rien… » et « on va s’arrêter là, ça vaut mieux... ».

Ces phrases laissaient un arrière-gout amer dans la bouche de Hinami, de ce qu’elle pouvait déduire de ces quelques mots, c’était le fait que la jeune fille se sentait contrainte de ne pas en parler pour des raisons qui échapper encore à la scientifique, mais d’entre toutes, il y avait au moins la peur car sinon elle n’aurait pas prise la peine de préciser qu’il valait mieux en rester là et exprimer son inquiétude envers elle.

Sans compter le Nom de sa jeune interlocutrice qui étais tout sauf japonais, deux hypothèses se formèrent dans son esprit : la première étais qu’elle soit une étudiante étrangère venu à la cité scolaire pour ses études comme beaucoup d’autre étudiants, et la deuxième qui étais nettement moins plaisante, ramenant sa concentration sur Lena, Hinami pris un regard transparent et déclarât gentiment :

"As-tu de la famille ?"


Quelque chose se troublât dans le regards de la jeune fille et ce n’est qu’après un silence de quelque secondes qu’elle lui répondit juste :

« Non, je n'ai personne... »

Hinami eut un léger pincement au cœur et il lui fallut quelques efforts pour ne rien laisser transparaitre alors qu’une certitude prit forme dans son esprit : « Une orpheline abandonner à la cité scolaire », Lena étais une «Child error ».

Du point de vue que Hinami se faisait désormais, avec les quelques informations qu’elle détenait, elle comprenait un peu mieux à quoi avait dû ressembler la vie de son interlocutrice, en considérant que même blesser, elle avait eu assez de contrôle sur son pouvoirs pour réaliser les calculs nécessaire et cautériser sa blessure en dépit de son état physique et psychologique.

De toute évidence, Lena devait être une level 4, cela justifierais aussi un peu plus son obstination à régler ça seule en dépit du fait qu’elle avait conscience du danger.  

Après avoir fait à peu près le tour de ce qu’elle pouvait déduire seule, Hinami se levât du fauteuil une fois que sa patiente avais fini son repas.

« Pour répondre à ce que tu disais tout à l’heure, tu n’as pas besoin de t’inquiéter pour moi, je ne suis qu’une simple médecin et scientifique, personne ne voudrait s’en prendre à moi et quand bien même je suis très largement capable de me défendre. » lui dit-elle sur un ton bienveillant mais formel alors qu’elle lui caressait gentiment la tête comme le ferait une mère pour un enfant.

Elle continuât gentiment tout en lui déclarant avec un peu plus de douceur encore « Il n’y a qu’une chose que tu ne peux pas faire, et ce n’est pas te confier, c’est de t’obstiner à refuser l’aide des autres, tu as besoin d’allier, de personnes a qui penser quand les choses vont mal, de personnes a appeler quand le quotidien deviens trop dur… »

Elle retirât délicatement sa main et se remit droite avant de terminer :

« Tu as peut être raison, cela ne sert peut-être à rien que tu me raconte tes tourments, mais cela pourrait peut-être retirer un peu de poids de tes épaules, qui sait ? »

Hinami passât ses mains sur sa blouse blanche et s’assit sur le coin du lit et tournât légèrement sa position pour pouvoir faire plus ou moins face à Lena Anderson en étant à peu près a la même hauteur :

«  Et puis, l’avantage des histoires compliquer, c’est qu’elles prennent du temps à raconter et c’est justement ce dont ton corps a le plus besoin en ce moment, du temps et du repos... »

« Parle-moi donc un peu de toi, si tu ne te sent pas encore prête à me parler de tes problèmes … » Lui déclarât finalement la scientifique avec un visage sincère et un large sourire.
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Lena Anderson

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MessageSujet: Re: Sous la lune d'une nuit calme. [Hinami Kihara/Lena Anderson]   Mer 27 Fév - 22:21

J’avais… du mal à me concentrer… D’un côté je comprenais totalement l’insistance de la part de celle qui venait de me soigner pour savoir ce qui m’était arrivé mais de l’autre j’espérais qu’elle ne cherche pas trop à en savoir plus après mes mises en garde car la fatigue due au contrecoup avait mis à mal une bonne partie de mes défenses et j’avais peur de lâcher des informations sans vraiment le vouloir. En tous cas elle ne semblait clairement pas satisfaite par la réponse que je lui avais apportée mais, curieusement, elle n’insista pas pour en apprendre davantage. La jeune docteure sembla réfléchir un instant avant de me poser une nouvelle question qui me décontenança légèrement, ne m’attendant pas à ce qu’elle change de sujet comme ça.

"As-tu de la famille ?" demanda-t-elle simplement.

Marquant un instant de pause, je réfléchis à la raison pour laquelle elle me posait cette question avant de répondre. Je songeai à plusieurs possibilités, me demandant si elle cherchait simplement à discuter d’autre chose pour m’amener à répondre à ses premières questions, si elle voulait des informations sur moi pour pouvoir faire des recherches sur ma vie mais, finalement, mon choix s’arrêta sur la plus simple et la plus évidente des raisons : elle devait certainement chercher à savoir s’il y avait quelqu’un à contacter pour le prévenir de mon état.

-« Non, je n'ai personne... » dis-je sur un ton un peu plus bouleversé que ce que j’aurais voulu, me faisant prendre conscience que je devrais vraiment faire attention à ce que j’allais dire.

Un nouveau silence s’installa tandis que Hinami sembla composer avec cette nouvelle information. Profitant de ces quelques instants pour finir de manger, je détournai mon attention de mon interlocutrice pour me concentrer sur ma fourchette en attendant la nouvelle question qui allait probablement venir de la femme qui m’avait sauvé la vie, commençant à sentir un curieux mélange de gêne et de culpabilité tandis que je profitai de sa gentillesse et de son hospitalité tout en refusant de lui expliquer les raisons de ma présence ici. Au moins, je me consolais en me disant que je faisais ça plus pour elle que pour moi.

« Pour répondre à ce que tu disais tout à l’heure, tu n’as pas besoin de t’inquiéter pour moi, je ne suis qu’une simple médecin et scientifique, personne ne voudrait s’en prendre à moi et quand bien même je suis très largement capable de me défendre. »

Sans que je n’ai le temps de m’en empêcher, j’émis un léger rire amer après cette dernière remarque. Moi aussi je me croyais très largement capable de me défendre. J’en étais même persuadée, naïve que j’étais lorsque je me rendis compte de l’ampleur de l’organisation que je traquais et que je décidai stupidement de me lancer dans le démantèlement simple et définitif de cette dernière, sans l’aide de personne. Je me croyais très largement capable de les poursuivre, de les attaquer tout en me défendant, tout en défendant les autres autour de moi et finalement j’avais simplement fini par me rendre à l’évidence et, mise devant le fait, j’en étais venue à la conclusion aussi énervante que déchirante que j’étais allée trop loin pour reculer alors même qu’il m’était apparu que je n’étais pas de taille à les affronter.

« Il n’y a qu’une chose que tu ne peux pas faire, et ce n’est pas te confier, c’est de t’obstiner à refuser l’aide des autres, tu as besoin d’allier, de personnes a qui penser quand les choses vont mal, de personnes a appeler quand le quotidien deviens trop dur… » continua Hinami, sur un ton tellement doux et gentil que je me demandais si ce n’était pas un peu exagéré.

Cela dit ce qu’elle disait n’était pas totalement faux et rejoignait le constat que j’avais pu faire avant. J’avais voulu tout faire seule, je m’étais crue assez forte pour affronter tout un tas d’adversaires en même temps et je m’étais ramassée en beauté, manquant même de mourir après une série d’échecs et de mises en déroute. Cela dit, à bien y réfléchir, c’était lorsque j’avais décidé de me fier à quelqu’un pour m’aider que le pire était arrivé, et même s’il m’avait finalement sauvée… Enfin bref, vous avez déjà lu ce qui s’est passé plus haut…

En réalité, sur le moment, ce qui attira mon attention n’était pas tellement ce qu’elle disait mais plutôt le geste qu’elle avait eu à mon égard. Tandis qu’elle prononçait ces mots, elle vint me caresser gentiment la tête, appuyant encore plus la figure rassurante qu’elle semblait s’efforcer d’incarner. Tournant mon regard vers le sien pour la regarder dans les yeux, ce simple geste me fit l’effet d’une douce brise au milieu d’une tempête. Sentant comme une chaleur m’envahir, je me détendis légèrement tandis que j’appréciais ce contact réconfortant, observant la femme qui se trouvait devant moi avec un mélange de surprise et de sérénité.

« Tu as peut être raison, cela ne sert peut-être à rien que tu me raconte tes tourments, mais cela pourrait peut-être retirer un peu de poids de tes épaules, qui sait ? » dit-elle en retirant sa main de ma tête même si j’eus l’impression de sentir encore quelques instants la douce chaleur de sa main sur mes cheveux.

- « C’est pas… C’est pas la question… Si je dis rien c’est pour vous, pas pour moi… ‘fin voilà... »

La jeune femme alla finalement s’asseoir sur le coin du lit et se tourna vers moi, pour me regarder.

«  Et puis, l’avantage des histoires compliquer, c’est qu’elles prennent du temps à raconter et c’est justement ce dont ton corps a le plus besoin en ce moment, du temps et du repos… Parle-moi donc un peu de toi, si tu ne te sent pas encore prête à me parler de tes problèmes … »

Hochant doucement la tête, je consentis au moins à répondre à cette requête après avoir refusé les précédentes. Réfléchissant un moment à ce que j’allais bien pouvoir lui dire et surtout par où commencer, je décidai finalement de laisser les paroles se former au fil de mes pensées, sans me fatiguer plus encore à essayer de les organiser.

-« D’accord… Euh… du coup je m’appelle Lena, je suis étudiante à l’université de Dangai… ‘fin je l’étais, c’est un peu compliqué en ce moment. Et euh je suis, ‘fin j’étais serveuse au cat’s eyes à mi-temps aussi. C'est un genre de café plutôt sympa dans le septième district. » dis-je pour commencer, reprenant de l’assurance au fur et à mesure que je parlais.

-« Je vis seule dans un appartement sympa et euh… je suis une esper de niveau 4 aussi… Je sais pas trop ce que je pourrais raconter de plus en vrai… Je… j’aime les jeux vidéos ? Et aller dans les salles d’arcades… Même si j’y vais pas beaucoup parce que c’est pas drôle quand j’y vais toute seule… Et euh… voilà… Et… Et vous ? » finis-je, finissant par cette question de façon totalement maladroite et en me doutant que ce n’était pas vraiment le genre de choses à dire, mais bon… J’imagine qu’on peut mettre ça sur le compte de la fatigue.
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Hinami Kihara

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MessageSujet: Re: Sous la lune d'une nuit calme. [Hinami Kihara/Lena Anderson]   Mer 6 Mar - 6:01

Assise sur le coin du lit, Hinami écoutait patiemment sa patiente, satisfaite de la voir se détendre et de s’ouvrir un peu.

De toute évidence, elle se trouvait dans un état de fatigue particulièrement avancer et son état psychologique ainsi que l’opération n’avais pas du arranger les choses.

Les mots de Lena ne quittait pas l’esprit de Hinami, « Si je dis rien c’est pour vous, pas pour moi  ». Quel pouvait bien être le sens profond de ses paroles ? Comment une jeune fille pouvait arriver à ce genre de conclusion ? Cela faisait beaucoup de questions mais si peu de réponses.

En y réfléchissant bien, elle avait déjà eu des cas similaires par le passé et elle imaginait une multitude de cas pouvant amener ce genre de réactions mais ce n’étais pas une expérience plaisante peu importait le nombre de fois auquel elle y étais exposer, bien sûr, certaine personnes se serait contenter de lui apporter des soins et s’en serait laver les mains mais ce n’étais pas la politique de Hinami.  

Malgré sa curiosité naturelle et l’arrière-gout d’inachevé, la médecin préférât se concentrer sur ce qui importer réellement en ce moment : le bien être de sa patiente.

Commençant de manière un peu hasardeuse, la jeune esper se mise à parler :

« D’accord… Euh… du coup je m’appelle Lena, je suis étudiante à l’université de Dangai… ‘fin je l’étais, c’est un peu compliqué en ce moment. Et euh je suis, ‘fin j’étais serveuse au cat’s eyes à mi-temps aussi. C'est un genre de café plutôt sympa dans le septième district. »  

Hinami levât subtilement un sourcil en entendant la mention de Dangai, il s’agissait d’une université qu’elle avait eu l’occasion de côtoyer un certain nombre de fois et plus particulièrement son centre de donnée qui étais le bâtiment adjacent à l’université, qui possédait un grand nombre d’informations concernant les différent travaux sur les intelligence artificiel et le développement de logiciels.

L’université jouissait d’une excellente réputation et d’un certain prestige, ce qui lui permettait sans mal d’estimer que son interlocutrice devait avoir un certain niveau pour côtoyer cet établissement, d’autant plus au vu de son niveau d’esper qu’elle avait estimé précédemment.

Connaissant les revenus versés aux étudiants participant au PCP, elle ne devait pas réellement avoir besoin d’une seconde source de revenu mais il était courant pour les étudiants de faire des boulots à mi-temps en parallèle, ce n’était donc pas très surprenant.

Reprenant peu à peu de l’assurance, Lena Anderson continuât sur sa lancée :

« Je vis seule dans un appartement sympa et euh… je suis une esper de niveau 4 aussi… Je sais pas trop ce que je pourrais raconter de plus en vrai… Je… j’aime les jeux vidéos ? Et aller dans les salles d’arcades… Même si j’y vais pas beaucoup parce que c’est pas drôle quand j’y vais toute seule… Et euh… voilà… Et… Et vous ? »

En entendant ces mots, la jeune femme eut un petit rire, sa patiente avait un coté attendrissant qui lui donnait l’impression de discuter avec une petite sœur, se laissant aller, elle se permit de la taquiner un peu :

« Tu peux me tutoyer tu sais ? Et tu ne vas pas me faire croire qu’une belle jeune fille comme toi vit seule, il n’y as pas quelqu’un qui te plait à l’université ? »

Marquant volontairement une petite pause, elle prit une mine espiègle l’espace d’un instant et reprit :

« A moins que ce soit une personne côtoyant ce café, le « cat’s eyes » ? »

S’amusant de la réaction de sa jeune interlocutrice, Hinami reprit son calme habituel et répondit a la question qui lui avait étais poser :

« Il n’y a pas beaucoup de choses à dire me concernant, je suis médecin et scientifique, nous nous trouvons actuellement dans ma clinique, en périphérie des districts 10, 7 et 2. »

Elle prise une courte pause cherchant quel informations intéressante elle pourrait bien donner :

« Je suis spécialisé dans les technologies médicale ainsi que le développement et la conception de médicaments et autres drogues a usage scientifiques et médicales… un peu comme celle utiliser dans le PCP si tu veux un exemple un peu plus probant. »

Préférant détourner la conversation sur des choses un peu plus intéressante pour son interlocutrice que tout un charabia scientifique, elle déviât le sujet pour en revenir sur l’un de ceux évoquer par Lena un peu plus tôt :

« … Je jouais aussi aux jeux vidéo quand j’étais encore étudiante tout autant que je lisais des mangas mais j’ai peur que mes gouts soit un peu vieux pour le coup … D’autant que ça fait quelques années que je n’ai plus le temps d’en lire ou d’y jouer …. Mmh, je n’allais pas beaucoup dans les salles d’arcade cela dit, j’étais plutôt du type casanière pour commencer, et je ne participais pas au PCP, donc même avec le soutien de mes parents et ma bourse, je devais faire attention à mes dépenses… »

Passant la main dans ses cheveux alors qu’elle se demandait ce qu’elle pouvait bien ajouter, elle décidât de s’hasarder sur des questions plutôt que de chercher à meubler d’avantage.

Ces dernières années, Hinami Kihara avait passé son temps à travailler dans sa clinique, continuer ses travaux et à répondre à des offres allant de consultante à gestionnaire pour le compte de différent projet scientifique.

Tant et si bien qu’elle n’avait plus eut le temps de continuer une bonne parties de ses passe-temps de jeunesse.

« Tu as parlé de ton université et de ton travail à mi-temps au passé, il y a une raison précise à cela où c’est en lien avec ce qui t’est arrivé récemment ? »  

Ajoutant les questions à mesure que son esprit les formulait, Hinami les énumérât sans attendre de réponses précise :

« Est-ce que tu habites loin d’ici et as-tu des connaissances ou des amis qui pourrait te venir en aide dans ta situation actuelle ? »

Alors que cette dernière question quitter ses lèvres, la médecin se levât tranquillement du coin du lit pour vérifier où en étais la perfusion qui ne devait plus être très loin d’être terminé.

Une fois revenue aux côtés de Lena, elle examinât la perfusion et déclarât simplement « Je couperais la perfusion dans 2 minutes, n’hésite pas à me prévenir en cas de vertiges ou de maux de têtes, cela peut être des effets secondaires, auquel cas je referais une nouvelle perfusion. »

Restant debout, son regard passant de temps a autre de Lena à la perf, elle écoutât patiemment sa patiente.
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Sous la lune d'une nuit calme. [Hinami Kihara/Lena Anderson]
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