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 Adam, une vie de chien, mais une vie

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Adam Jonas

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Messages : 1
Date d'inscription : 12/11/2018

MessageSujet: Adam, une vie de chien, mais une vie   Lun 12 Nov - 14:06


Adam Jonas
« Dieu est amour, et moi aussi. »


IDENTITÉ
♣️ Prénom : Adam
♣️ Nom : Jonas
♣️ Âge :  32 ans
♣️ Sexe : Homme
♣️ Nationalité : Français
♣️ Type de Mage : Magicien
♣️ Organisation Magique : Chevaliers d’Orléans (dernier membre)


PHYSIQUE
Adam est un grand gaillard bien bâti, s’élevant un peu au-dessus du mètre quatre-vingt-dix et à la musculature sérieusement présente mais jamais invasive. Il n’est pas difficile de remarquer ses cheveux déjà poivre et sel qui montrent les signes qu’ils ne resteront pas une décennie de plus accrochés là-haut. Ses yeux gris projettent la même impression de force tranquille que le reste de son visage, sa mâchoire carrée, son arcade sourcilière et son front solide et buriné d’une peau qui a déjà subi des dommages. Son visage sera souvent le théâtre d’une ou plusieurs éraflures vainement camouflée par un pansement, à croire que qu’il se fait attaquer par ses ustensiles de cuisine entre chaque aller-retour. Mais il n’y a pas que sa face, les deux paumes de ses mains et ses deux plantes de pieds sont enroulés dans un nombre de bandages trop important pour être compté, et masquent des plaies toujours vives qui jamais ne semblent guérir. Il en va de même pour une longue plaie sur son flanc droit qui, pour autant qu’elle ne saigne pas, semble ne jamais vouloir disparaître elle non plus. Blanc, rouge et noir sont son code couleur dans cet ordre-là, mais on le verra rarement avec des vêtements tape à l’œil ou trop ample. Dans le restaurant, c’est uniforme et cravate en toute circonstance. En mission hors du territoire, le minimum syndical suffira.

PERSONNALITÉ
Adam est un homme de parole qui a depuis longtemps perdu tout désir vain et égocentrisme. De son éducation à l’Eglise, mais aussi de l’apprentissage et l’utilisation de sa magie, Adam porte en lui une bonté et une philanthropie sans égale qui s’inspire directement des actes et de la vie du Jésus Christ des textes sacrés. Altruiste, l’importance qu’il donne à se donner corps et âmes au nécessitant, à ses proches et surtout à ses supérieurs atteint souvent des niveaux pouvant tendre au masochisme tant sa propre vie et son bien-être sont souvent négligés voir relégués au second plan. Calme, patient et à l’écoute des autres, il préfèrera souvent être l’oreille attentive et ne parle que quand il le juge nécessaire. Sa propre expérience du monde et des gens qui devrait lui procurer une certaine sagesse semble aussi le plus souvent au contraire le rendre encore plus candide, car il juge toujours un Homme à ses actions et jamais ses paroles, en étant toujours persuadé que le pardon est la solution : les Hommes peuvent changer, même si ils ont commis les pires méfaits. La promesse qu’il a faite à Dieu et à tous ceux qu’il respecte ou chéri est gravée dans son cœur et accompagne chacun de ses battements : il vit grâce aux responsabilités portées sur ses épaules qui toujours lui rappelle où il va et pourquoi il doit se lever chaque jour. Toute la contradiction de son être réside dans le fait que sa magie requiert d’imiter Jésus et la volonté de Dieu, hors tous ceux qui s’en vantent sont dans le blasphème, faisant de lui un réprouvé pour beaucoup de catholiques et dans le même temps une arme qu’aucun ne rechigne à utiliser, et qu’il ne rechignera jamais à proposer. En lui restent comme une marque brûlante toutes les pensées des Chevaliers d’Orléans, et même si une parfois fait surface dans son esprit, elle va très rarement en contradiction avec l’Eglise, il l’écoutera cependant toujours. Cette dévotion à l’autorité lui retire parfois le libre arbitre qu’il ne semble jamais vraiment avoir recherché, mais ses propres désirs d’avoir une vie tranquille et entouré de seulement ceux qu’il veut protéger sont toujours là, enfouit et refoulés derrière la barrière résistante de sa dévotion pour Dieu.

PETITE INTERVIEW !

▪️ Parle-nous un peu de ta famille... Tous les Hommes d’où qu’ils viennent sont ma famille. De mes plus proches parents, je n’ai que l’Eglise, et Emily, l’orpheline d’un vieux camarade que j’élève à présent.

▪️ As-tu déjà commis des délits ? Je suis pécheur comme tous les Hommes, mais tout ce que j’ai pu faire, je l’ai fait pour Dieu. Si j’ai déjà levé mon épée, jamais ne l’ai-je abattue sur un homme.

▪️ Es-tu ou étais-tu poursuivis ? William Orwell de l’Eglise d’Angleterre s’est déjà fait office de poursuivre puis détruire mes anciens compagnons chevalier, moi compris. Mais je suis toujours là.

▪️ Quelles sont tes qualités et tes défauts ? Comme Jésus, j’essaye toujours d’être bon et compréhensif, d’aider mon prochain. Mais les paroles de l’Eglise Catholique comptent parfois bien plus que ce qui me semble être juste au premier abord. Ce n’est pas à moi de faire le choix ultime, ni de choisir bien et mal.

▪️ Dis-nous ce que tu aimes et ce que tu détestes ? J’aime Dieu, et presque toutes ses créations. Les seules que je n’apprécie pas, sont celles qui menacent les autres.

▪️ Des phobies ? Je crains mais respecte le jugement de Dieu.

▪️ Des Allergies ou autres choses dans le genre ? Je n’en ai pas.

▪️ Des antécédents médicaux ? Rien que je ne puisse supporter.

VOTRE MAGIE

▪️ Nom de mage : Requiem 003 « Je ferai respecter la volonté des morts »

▪️ Votre arme magique : Réplique de l’épée de Fierbois.

▪️ Type(s) de magie : Magie Blasphématoire : Imitation des miracles du Nouveau Testament

▪️ Description de vos sorts :

▪️ Autre talents : Bon cuisinier et connaissances en viticulture, il a en effet le goût pour la bonne nourriture et le bon vin, mais seulement afin d’en faire profiter les autres.

HISTOIRE
Les rayons du soleil étincelaient à travers les vitraux, caressant le visage d’Adam, un des plus jeunes en apprentissage à l’Eglise de Saint Jean de Bourgogne. De père et mère, il n’avait que le Prêtre qui l’avait baptisé, et dans son cœur, Sainte Marie. Mais il n’avait jamais eu besoin de plus. Les rayons du soleil glissèrent doucement entre les bancs du transept, se frayant un chemin jusqu’au chœur où, devant la piscine liturgique, un baptême d’un tout autre genre prenait place. Ce n’était point de l’eau bénite que le groupe d’homme d’Eglise observait avec humilité, mais bien le rouge vif du sang, s’écoulant des plaies d’Adam. Cinq plaies. Les plaies de Jésus.

« Voici le début pour toi, Adam Jonas, la première pierre : ta renaissance. L’Eglise t’a choisie, toi, l’un des seuls capable de subir le jugement de Dieu et de rester parmi les vivants. Tu es pécheur, et tu resteras pécheur jusqu’au véritable Jugement. Mais jusqu’à celui-ci, tu travailleras pour l’Eglise et avec l’Eglise, afin de faire connaître et respecter la parole de Dieu. »


« Je suis pécheur… Je resterai pécheur jusqu’au véritable Jugement… Je travaillerai pour l’Eglise et avec l’Eglise… Afin de faire connaître… Et respecter… La parole de Dieu. »


Les yeux grands ouvert malgré sa tête baissée, le jeune garçon regardait ses plaies. Si elles lui faisaient mal, il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir quelque chose de plus, quelque chose d’aussi écrasant que la présence de Dieu, de Jésus sur cette croix qui tous les jours le regardait, lui, et tous les autres. C’était un péché et il le savait, mais en cet instant présent, alors que tous ceux qui comme lui avaient été entraînés et qui avait failli, alors que tous ceux qui l’avait guidé et instruits le regardait désormais avec un air de respect, il se sentait fort. Lui, Adam Jonas, le sans-nom, le sans-famille, le sans-passé, devenait quelqu’un d’autre. Il serra ses mains trouées sanguinolentes en fermant les yeux et en pleurant, alors que la main de l’évêque se posa sur son crâne. Il savait qu’il n’allait plus jamais être le même, et qu’il était destiné à de grandes choses.


♦️♦️♦️


« Un blasphémateur dans l’ordre des Chevaliers d’Orléans. On aura tout vu. Quelle est cette folie, Matthieu ? »

Adam était resté en retrait depuis le début de l’entrevue, il n’était de toute façon pas habilité à questionner ou à répondre à quelque question que ce soit de la part d’un digne Chevalier. Il savait tout d’eux. Pourquoi ils se battaient, et comment. Il avait toujours ressenti un picotement à la poitrine en pensant à ce qui allait se dérouler dans leur dernière mission, et surtout, à ce que leur ordre était devenu. Si ça avait été la volonté de l’Eglise, les Chevaliers d’Orléans avait perdu leur infaillible miséricorde d’auparavant : dans leur quête de recréer le pouvoir de Jeanne d’Arc, ils étaient aussi prêt à détruire l’Eglise d’Angleterre que tous les descendants de ceux qui ici, en France, avait faillis pour la protéger. Et qui plus est, dans cette dernière mission… Blesser un jeune garçon et une jeune fille pour faire renaître ses mêmes pouvoirs ? S’il n’était plus sûr de rien, Adam était là pour l’Eglise, et surtout, ne pouvait s’empêcher de penser à son propre passé. Lui aussi avait dû souffrir pour l’Eglise.

« Il a tout juste la majorité, mais ses pouvoirs sont certifiés par l’Eglise. Il est celui qui peut transporter les fidèles. Il s’est dévoué à l’Eglise, il a le droit de porter nos armes, Simon. »


« L’ordre donné pour former ses abominations est depuis longtemps oublié dans les archives du Vatican et tu le sais, Matthieu. Imiter les miracles de Dieu… Imiter Dieu… Peut-être que l’Eglise s’en sert toujours mais pour nous, il n’a plus aucune raison d’être ! ’’Celui qui se prend pour Dieu commet le plus odieux blasphème’’ ! »

Après cette dernière exclamation, le regard des deux chevaliers se tourna vers le jeune homme. Parce ce qu’il sentit qu’on le demandait, Adam fit un pas en avant, inclinant la tête en fermant les yeux tout en joignant les mains. On lui avait rasé le crâne mais les cheveux commençaient tout juste à repousser, si bien que sa coupe n’avait rien à envier autres chevaliers. Rougie par le sang, les bandelettes à ses mains se séparèrent enfin, alors que les yeux brillant d’une lueur métallique se relevèrent vers les deux hommes d’armes. On ne pouvait y lire autre chose que de la dévotion, et de la détermination.

« Je suis ici par ordre de la Vierge de Versailles, et par l’intérêt même de l’Eglise Catholique. Leur seul souhait est que les persécutions envers les fidèles français cessent. En échange, je serai votre moyen de transport, et bouclier. »


Le silence envahit la salle de réunion de l’ordre des Chevaliers d’Orléans. Matthieu et son compère semblaient toujours habités par le doute mais lui particulièrement, savait que si l’aide n’était pas acceptée, c’était toute la France qui allait se retourner contre eux. Et avoir déjà l’Eglise d’Angleterre en face et leurs mercenaires était bien assez. S’approchant d’Adam, Matthieu retira son gant, puis lui tendit la main.

« Prouve ta loyauté par les actions, non les paroles. Soit notre égide sur le champ de bataille, et notre lumière dans les ténèbres. Si tu es bien un envoyé de l’Eglise, soit prêt à saigner pour nous, blasphémateur. Si tout cela nous permet de rappeler le miracle de Jeanne d’Arc des cendres, alors je te fais le serment que chacun ici te considèrera comme un égal. »

Sans attendre, la main du jeune prêtre rejoignit celle du chevalier. Saigner pour les autres, il connaissait déjà. Avoir un véritable objectif et travailler en équipe, pas encore. Les deux poignes se serrèrent vigoureusement, alors que les regards s’échangèrent sans un mot. Il n’y avait de toute façon, rien à dire. Sauf peut-être une chose.

« Vous pouvez compter sur moi. Aucun d’entre nous ne perdra la foi tant que je serais debout. »



♦️♦️♦️


Cinq ans à leurs côtés. Deux ans à croiser le fer pour l’Eglise et les Chevaliers d’Orléans. Et la pluie pourtant, semblait décidée à nettoyer tous ses efforts. Rampant au sol, Adam regardait autour de lui, ne voyant que mort et désolation. Tous ses camarades chevaliers au sol, leurs armures et casque brisées, leurs épées tombées. Le liquide rouge vif glissa entre les pierres jusqu’à Adam, qui ne savait plus ce qui était bon. Etait-ce là la volonté de Dieu ? Tous ses camarades tués ? Et lui… Qui allait les rejoindre ?

« WILLIAM ORWELL !!! »


Le fracas des lames les unes contre les autres. Et encore une fois, cette lumière éclatante. Le mercenaire était là, gigantesque, tellement imposant que son ombre même inondait chacun d’entre eux plus vite encore que l’eau venant du ciel. Aucune épée ne l’atteignait. Aucun sort ne passait sa barrière, et même la pluie semblait l’éviter. Le fameux mercenaire de l’Eglise d’Angleterre, l’indomptable William Orwell. Ils n’avaient aucune chance. Le sabre de Simon, brûlant de ses dernières forces, s’abattit sur l’avant-bras du mercenaire dans son dernier cri de rage. D’un geste, d’un seul, le corps de celui-ci fut projeté aux côtés de ses compagnons, brisant armes et armures, lui ôtant la vie au moment où il lâchait son épée. L’homme qui était à l’origine même de cette mission n’était désormais plus. Adam fit glisser son regard jusqu’à Matthieu, devant lui, à genoux avec son arme plantée dans la boue.

« Ça ne peut pas finir ici, Chevalier Jonas… La volonté de Jeanne d’Arc… Le souhait de nos camarades… Pourquoi Dieu nous fait subir un tel châtiment… N’était-ce pas sa volonté… ? »

‘‘Ne jamais questionner la volonté de Dieu’’. C’était ce qu’Adam avait voulu dire en agrippant la manche de Matthieu, alors que le mercenaire Anglais avançait dans leur direction, trainant avec lui l’arme qui avait pris la vie de tous leurs compagnons. Mais aucun son ne pouvait s’échapper de sa gorge, remplie de sang. Mais Matthieu, dans tous les cas, n’était pas résolu à abandonner, la flamme dans ses yeux ne l’avait jamais quitté. Il tourna la tête vers Adam, qui compris que celui-ci était en train d’utiliser ses dernières forces pour lancer un sort final.

« Ils ne peuvent pas mourir ici… On ne peut pas mourir ici. Il n’y a qu’un homme qui peut subir de recevoir la force de chacun d’entre nous… Qui serait capable de faire renaître Jeanne d’Arc… C’est toi, Chevalier Jonas. Je te le demande une dernière fois avant d’achever l’incantation… Tiendras-tu parole ? Est-ce que tu garderas notre foi tant que tu seras debout, chevalier Jonas ? Est-ce que tu protégeras tes frères ? Ta famille ? Dieu ? »

« Oui. »

Il n’avait eu aucun mal à le dire. Il n’attribuait pas ça à ses dernières forces, mais bien à Dieu, qui lui avait autorisé un mot tant il était pur, et vrai. Sentant que cette réponse venait du plus profond du cœur d’Adam, Matthieu lança le Requiem. En une fraction de seconde, Adam sentit le regard de tous les chevaliers tombés sur lui. Et lentement, à l’aide de la réplique de Fierbois, l’épée de Jeanne d’Arc, lui en pénétrèrent comme guidés par des alignements de sites, le mana de ses camarades tombés. Impassible, William Orwell surplomba Matthieu de toute sa hauteur, levant son arme.

« C’est trop tard pour ça. »


Le corps de Matthieu s’écroula en éclaboussant le visage sali et meurtri d’Adam, qui bouillonnait encore de la dernière incantation du chevalier d’Orléan, transmise par sa lame encore plantée dans le sol. Le mercenaire fit un nouveau pas, jaugeant de toute sa hauteur le dernier chevalier d’Orléans. Il ne connaissait le chevalier Jonas ni d’Eve ni d’Adam, et de toute façon, ne s’en intéressait pas. C’était sa mission. Levant son épée, William Orwell posa un dernier regard sur Adam, puis l’abattit de toutes ses forces sur lui.

« Adieu, dernier Chevalier Orléans. Dieu seul te jugera. »

Noir.


♦️♦️♦️


Blanc. Adam ouvrit les yeux, mettant quelques instants à s’accommoder aux rayons de soleil qui étincelaient aux vitraux. Penchant la tête vers les fenêtres ornementées, les souvenirs revinrent à son esprit. Il fut d’abord étonné de ne ressentir pas seulement les siens, mais ceux de bien d’autres personnes aussi. Etait-il mort ? Etait-il au paradis ? Il se massa le cou, arrivant enfin à se redresser légèrement sur son lit. Les champs en latin vinrent lui titiller les oreilles lorsque les images de souvenirs qui ne lui appartenaient pas cessèrent enfin d’apparaître dans ses yeux.

« Adam Jonas ? »

L’intéressé cligna des yeux, puis tourna la tête vers la voix féminine. Une jeune nonne se présenta à lui en s’inclinant les mains jointes, comme on l’aurait fait pour un homme d’église ou… un chevalier.

« Les… Les Chevaliers d’Orléans… ? »


Un court silence lui fit office de première réponse. Au fond de lui, il semblait de toute façon déjà la connaître.

« Il n’y a plus de Chevaliers d’Orléans. Enfin… Il y a vous. »


Il regarda tout autour de lui, un paysage qui ne lui semblait plus familier. C’était presque un blasphème de dire cela d’une église pour un croyant, mais c’était la vérité. Il avait passé trop de temps sur le champ de bataille, et bien peu devant une véritable croix d’un lieu saint. La nonne l’amena jusqu’à une jeune femme plus âgée, devant avoir plus de la vingtaine. Un sourire malsain se dessina sur son visage, et il comprit tout de suite après que la Nonne l’ait saluée avec encore plus de respect que lui, qu’elle était en charge de cet établissement, ou du moins, une autorité qui ne répondait pas des hommes d’églises. Que de femmes ! Adam lui-même était étonné de voir autant de présence féminine et même si l’idée lui paraissait novatrice, il se demandait tout de même combien de temps il avait été en sommeil.

« Cela fait un moment que tu occupes nos lits, chien. J’ai pris le soin de te donner le moins confortable, dans la salle la plus miteuse, et de s’assurer qu’on bannit ton corps lorsque tu lâcheras enfin ton dernier soupire. La seule personne à laquelle tu dois ta vie, c’est sœur Emily… Et évidemment, ceux que tu as emportés dans la tombe, blasphémateur. »


Malgré son incompréhension par rapport à ceux qu’elle nommait comme ses sauveurs, Adam se mit lui aussi à genoux. Ce n’était pas différent du traitement que lui donnaient beaucoup d’hommes d’Eglise. Un éclat de rire sonore s’échappa des lèvres de la jeune femme blonde, qui posa un coude sur le bord de sa chaise en plaçant sa joue sur le dos de sa main.

« Au moins, tu te rappelles d’où se trouve ta place, c’est déjà ça de prix. Tu as sûrement beaucoup de question, chien. Je te ferai l’honneur de répondre à quelques-unes. Tu étais au bord de la mort, mais tu es revenu. Le sortilège de Requiem jeté par Matthieu à l’aide de Fierbois. C’est le sang de tous les anciens Chevaliers d’Orléans qui coule dans tes veines, et les plaies mortelles que ce mercenaire t’as infligé, ce sont leur peau qui les ont rebouchées. Dis-moi chien, qu’est-ce que cela fait de renaître comme le fils de Dieu ? Tu te sens supérieur ? Meilleur ? J’imagine que ce doit être le comble de l’extase, pour un mage a qui ont appris de reproduire les saints miracles. »


Adam ne répondit pas, baisant le chausson de la jeune femme. Mais ses yeux s’ouvrirent à la mention de l’épée de Fierbois. Sa reproduction… Qu’était-elle… Le regard de l’ancien chevalier se tourna vers l’épée qu’il venait de nommer. Aux côtés du trône de la jeune femme. Evidemment. Tout faisait sens. Qui était-elle, pourquoi Matthieu avait lancé le sortilège de Requiem, et pourquoi il était encore en vie. Il releva le regard vers la jeune femme aux longs cheveux blonds semblable à des fils d’or, agrandissant le sourire de celle-ci.

« On dirait que tu as compris qui j’étais, c’est assez impressionnant pour un bâtard de ton espèce. Oui, je suis la nouvelle Jeanne d’Arc Artificielle. Les pouvoirs enfouis en toi par Matthieu depuis neuf ans, c’est à moi qu’ils sont destinés. Tu comprends maintenant ? Tu vas mourir comme tu as vécu, en servant Dieu ! Soit reconnaissant de l’importance qu’il doit encore te porter, blasphémateur ! »


Adam se releva, baissant les yeux vers le sol. Il ne ressentait absolument aucun remord et aucune tristesse quelle qu’elle soit. C’était le désir de ses anciens compagnons d’armes, le désir de l’Eglise, le désir de Dieu. Si tel devait être son destin, il l’acceptait à bras ouvert, prêt à être tué sur le champ, qu’on lui arrache le cœur pour le bien de tous. Mais la sentence n’arriva pas. Incrédule, il releva son regard impassible vers la jeune femme.

« Mais ton corps n’est pas encore modelé pour que l’on puisse récupérer toute cette énergie dès maintenant. Tch, évidemment, le corps d’un bâtard blasphémateur ne pourrait être préparé à la pureté de la Pucelle d’Orléans. Les réminiscences de la mana qui m’était destinée habitent le corps de cent chiens –véritables, ceux-ci- retenus par l’Eglise, à cause du sort imparfait jeté avec la réplique de Fierbois. Comme tu le sais, on ne peut tuer d’homme selon le cinquième commandement, et le sortilège de Requiem de ce satané bâtard de Matthieu considère ceux-ci comme sacrés. Comme leur mana habite ses canidés, le sortilège les considère comme hommes. On ne peut pas juste les tuer pour que tu récupères la dose, puis te tuer toi pour que je la récupère. On doit attendre que le mana revienne vers toi, à la mort naturel de ses chiens, ou par un coup du sort, en l’occurrence, on ne peut qu’attendre. »

Le regard d’Adam glissa légèrement vers la grande croix au-dessus de la jeune femme. Il avait besoin de temps pour avaler tout ça.

« Ne te crois pas tiré d’affaire, blasphémateur. Premièrement, le sortilège ne te considère pas comme homme. Autant dire que toi, je n’aurai aucun mal à te faire exécuter quand ce sera fait. Et enfin, tu continueras de travailler pour la France. Depuis ta naissance jusqu’à ta mort tu continueras d’être notre chien. Tu connais la Cité Académique ? Un lieu parfait pour un blasphémateur comme toi. La Vierge de Versailles veut t’y envoyer sous couverture d’un restaurant. Tu agiras comme point de passage et comme agent sur place. Les nonnes ici te brieferont sur ta mission. D’autres questions ? »


Adam s’autorisa un instant de silence, mesura avec respect la jeune femme, puis lâcha finalement son souhait.

« Qui est Emily ? Celle qui s’est occupée de moi ? »


La Jeanne d’Arc Artificielle fit un vague mouvement de la main, la question visiblement, lui était égale.

« La fille de Matthieu. La mère l’a abandonnée ici, c’est la nonne que tu as croisée. Pourquoi ? »


Un feu nouveau brilla dans le regard d’Adam Jonas. Sa mission en effet, n’était pas terminée.

« Laissez-moi m’en occuper. »



ET VOUS ?
♣️ Pseudo : Akurei
♣️ Âge : 20
♣️ Depuis combien de temps faites-vous du rp : Fiche d’Aku
♣️ Présence sur 7 jours : Work In Progress
♣️ Comment avez-vous connu le forum ? En cherchant
♣️ Mot de passe : Strawberry

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