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 La Bibliothèque d’œuvres non officielles de Magda Ikklepotts

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Magda Ikklepotts



Messages : 24
Date d'inscription : 22/10/2015
Age : 28
Localisation : Partout et nul part

MessageSujet: La Bibliothèque d’œuvres non officielles de Magda Ikklepotts   Mer 25 Nov - 19:10

La porte grince alors que vous la poussez tout doucement. Vous balayez la salle du regard, découvrant tour à tour une bibliothèque, une bibliothèque, un âtre avec un feu crépitant, une bibliothèque, une bibliothèque, et quelques sièges installés proches du feu.

Vous vous approchez silencieusement vers une des bibliothèques et parcourez du doigt un étalage rempli de manuscrits plus vieux les uns que les autres. Vous en prenez un au hasard, prenant moult précaution pour éviter la dégradation spontanée. Sur la première page vous arrivez à lire : "Les aventures d'Eyla".

Vous tournez la page et commencez à lire le texte se dévoilant à vous...



01. Commencement d’une nouvelle vie



Comme chaque année à la même période, un groupe de jeunes mages de l’académie voyageait dans la région afin de détecter les jeunes ayant du « potentiel ». Lorsqu’ils arrivèrent à Oakvale, ils étaient accompagnés de plusieurs jeunes garçons. Les villageois se réjouissaient de cette arrivée car cela signifiait que les tests de « potentiel magique» démarreraient le lendemain. Quand le moment fut venu, ils ne testèrent que les garçons étant dans leur dixième année, comme toujours. Et comme chaque année, aucun garçon ne réussit l’épreuve du test de sélection. La nuit du troisième jour fut très agitée. Toutes les jeunes filles, de dix ans, protestaient contre le fait que seuls les garçons étaient testés. C’était la première fois que cela arrivait. Les raisons qu’elles invoquaient pour pouvoir passer le test, étaient la proximité avec la forêt des elfes, de leurs présences quasi quotidienne dans le village et aussi que le plus grand mage humain de tout les temps était une femme née dans ce petit village commercial. Ne sachant pas comment réfuter les arguments des jeunes filles, les mages s’inclinèrent et les testèrent toutes le lendemain. Seule une fille de cette tranche d’âge n’avait pas participé à la « rébellion » : Eyla.

Les tests furent beaucoup plus compliqués que les trois jours précédents. Naturellement, personne ne s’en rendit compte et aucune fille ne fut sélectionnée. Eyla avait assisté aux tests mais n’avait pas voulu y participer, et elle semblait être la seule à s’être aperçue de la complexité des tests. Le mage qui semblait être le plus expérimenté s’avança sur l’estrade.


- Ce n’est pas…

- Vous n’aviez aucune chance ! Même moi j’aurai eu du mal.

Eyla avait interrompu les mages. Ceux-ci, outrés, demandèrent qui avait osé leur couper la parole. Elle s’avança et monta sur l’estrade. Sa longue chevelure rousse et bouclée avait des reflets cuivrés à cause du soleil. Du haut de son mètre quarante-cinq, elle plongea ses yeux flamboyants dans ceux de son interlocuteur. Un peu décontenancé, il reprit rapidement le contrôle de lui-même.

-Qui est tu ?

-Je m’appelle Eyla et j’ai dix ans. Je m’excuse de vous avoir coupé la parole mais je devais informer toutes les filles ayant passé ces tests aujourd’hui que si les garçons avaient passé les mêmes tests, eux non plus n’auraient eu aucune chance de réussir.

Elle avait haussé la voix sur la fin de sa phrase. Les mages restèrent impassibles. L’un deux, le plus vieux du groupe, pris la parole.

-Sur quoi te bases-tu, jeune fille ?

-Sur rien d’autre que mes sens.

Le groupe de sorciers explosa de rire. Lorsqu’ils arrêtèrent de rire, l’homme repris la parole.

-Comment une jeune fille comme toi peut-elle se permettre de douter de nos méthodes et de
remettre en question nos tests, sans arguments valables qui plus est ?

-Messieurs ! Je serai vous, j’arrêterai immédiatement !

Tout le monde se retourna vers la personne qui avait pris la parole. Il se trouvait à l’écart de la foule et était adossé au mur d’une maison. Le porte parole du groupe commençait à perdre son calme : trop de gens semblaient contestés l’autorité des mages dans ce village. Cependant, il réussit à garder un certain contrôle de lui-même.

- A qui ai-je l’honneur ?

- A un ami, pour le moment. Comme je le disais, vous ne devriez pas vous comporter de la sorte avec cette jeune fille. Qui sait ce qui pourrait arriver…

Il regarda Eyla et prononça quelque chose que personne ne compris. Les mages, pétrifiés, reconnurent la langue sacrée des elfes. Eyla sourit et lui répondit dans la même langue.

- Vous avez raison, monsieur, mais je vous en prie, ne parlez pas de « ça » devant les autres villageois.

- N’ai crainte mon enfant, personne, à part ceux à qui tu as décidé d’en parler, ne le saura.

Tout le village regardait tour à tour Eyla et le mystérieux elfe. Les mages, quand à eux ne quittaient pas la jeune fille des yeux. Soudain l’elfe monta sur l’estrade.

- Voyez par vous-même messieurs ! Connaissaient vous une jeune fille de dix ans capable de parler et de comprendre le langage du peuple servant la magie ? Oseriez-vous dire qu’elle a besoin d’arguments pour justifier ce que ses sens lui ont dit ?

- Je ne veux pas mettre votre parole en doute, messire elfe, cependant elle doit passer un test d’aptitude pour être sélectionnée. Je doute qu’elle en ait besoin mais ce serait injuste pour les jeunes déjà sélectionnés, vous ne trouvez pas ?

-C’est tout à votre honneur ! Cher enfant, montrez leur de quoi vous êtes capable.

-Avec grand plaisir.

Les magiciens se tournèrent vers Eyla et lui demandèrent si elle voulait passer un test d’aptitude, avant de lui expliquer en quoi il consistait. Quand ils eurent terminé, elle démarra par essayer de soulever des pierres de plus en plus grosses, ce qu’elle fit sans problèmes. En moins de temps qu’il fallait pour le dire, elle avait passé les deux épreuves suivantes. Elle refusa de passer la dernière épreuve car elle savait qu’elle ne réussirait pas.

Tout le village était sous le choc. Comment imaginer qu’une gamine de dix ans ait un tel potentiel magique. C’est alors que l’elfe se mit à applaudir, suivit du groupe de sorciers, et enfin des villageois. Eyla rougit sous le coup des applaudissements.


- Alors messieurs, qu’en pensez vous ? N’est-elle pas faite pour devenir une enfant de la magie ?

Les sorciers se regroupèrent dans un coin de l’estrade pour discuter en privé. Lorsqu’ils eurent terminé de délibérer, ils revinrent au centre de l’estrade, et annoncèrent que si cela ne tenait qu’à eux, elle serait accepté immédiatement à l’école de magie et serait même insérer dans une classe de deux, voire troisième année. Mais cependant, ils devaient en parler au directeur avant de prendre une décision. Le soir même, ils s’isolèrent sous une tente pour entrer en contact via la magie avec le directeur de l’académie.

Le lendemain, le groupe de mages alla trouver Eyla à la ferme de ses parents. Elle était en pleine discussion avec l’elfe et ne semblait pas avoir de problèmes pour entretenir une conversation. Quand ils arrivèrent à leur hauteur, ils les saluèrent. Le chef de groupe prit la parole.


- Eyla, je n’irai pas par quatre chemins : le directeur veut que tu nous accompagnes à l’académie pour vérifier nos dires, pour savoir si tu as vraiment le potentiel pour devenir une magicienne.

- Ainsi, elle va subir le test d’entrée comme tout les autres élèves, dit l’elfe. Puis-je me permettre de vous accompagner, si vous n’y voyez pas d’inconvénients naturellement ?

- Hélas cela vous est interdit, je suis désolé. Même ces parents ne peuvent nous accompagner, afin de ne pas trahir l’emplacement de notre académie. J’espère que vous nous comprenez, messire.

- Je m’attendais à cette réponse mais je n’ai pu m’empêcher d’essayer.

Il sourit au groupe et se leva. Puis il se tourna vers Eyla.

- Va prévenir tes parents, je m’occupe d’avertir le village de ton départ.

- Nous t’attendrons à la sortie nord de la ville dans une petite demi-heure. D’ici là, prends le temps de faire tes adieux aux villageois car je ne sais pas quand tu pourras revenir. A tout à l’heure jeune fille !

Puis le groupe repartit en direction de la place du village, là où se trouvait l’auberge dans laquelle les jeunes garçons, qui les accompagnaient, avaient été installés.




02. Secrets


Une demi-heure plus tard, Eyla arriva à la sortie nord du village en compagnie de ses parents, et vit que tout le village s’était rassemblé pour lui dire adieu. Après un adieu général, le groupe composé des quatre sorciers, des cinq jeunes garçons et Eyla, prit la route pour un voyage d’une semaine en direction du nord. Durant les journées, elle faisait connaissance avec les jeunes garçons ainsi qu’avec les magiciens. Ces derniers se nommaient Warren, Jagang, Jedidiah et Chase. Les jeunes s’appelaient Nathan, Richard, Michael, Harold et Gilbert. Tous les soirs, le groupe s’arrêtait pour bivouaquer et reposer les chevaux. Les jeunes garçons en profitaient pour demander comment se déroulait l’année à l’académie et ce qu’on allait leur apprendre. Eyla n’assistait pas à ces conversations. Quand une discussion sur l’académie ou sur la situation actuel de la région démarrait, elle s’isolait du groupe pour être au calme.

Le soir de l’avant dernier jour de voyage, lorsqu’elle voulu s’isolait, Warren lui dit que l’endroit été dangereux et qu’il ne fallait pas qu’elle s’éloigne trop du camp. Elle regarda alentour et vit ce qu’elle cherchait. Elle se dirigea vers un des arbres ceinturant le camp, sous les yeux de tout le monde, et commença à grimper avec une facilité déconcertante. Quand elle fut arrivée en haut de l’arbre, Richard lui demanda où elle avait appris à grimper comme ça. Elle expliqua que la personne qu’ils avaient rencontrée lors du test à Oakvale était guide forestier et lui avait appris les rudiments de son art. Tout en parlant, elle observait le ciel nocturne parsemé d’étoiles.

Quelques minutes après qu’Eyla soit montés au faîte de l’arbre, une étrange sensation fut ressentie par les quatre magiciens : une aura mystique et terrifiante provenait du sommet de l’arbre. Lorsqu’ils levèrent les yeux pour regarder si Eyla n’avait pas de problème, ils aperçurent une forme brumeuse tournée autour de la jeune fille. Cette forme semblait avoir une teinte jaune orangé mais le fait qu’il fasse nuit et que le sommet de l’arbre se trouvait assez haut, était suffisant pour tromper l’œil selon les mages. Lorsque Warren appela Eyla pour lui dire de descendre car il était l’heure de dormir, l’étrange sensation disparue comme elle était arrivée : instantanément.

Le lendemain, ils arrivèrent devant une chaîne de montagnes. En la longeant vers l’est pendant presque une heure, ils trouvèrent une sorte de porte semi-circulaire verte. Warren s’approcha de cette porte et psalmodia quelque chose en faisant un geste de la main devant elle. Soudain, le vide qui comblait la porte se mit à onduler et, lorsqu’il se stabilisa, Eyla vit quelque chose à travers. Elle regarda derrière la porte de nouveau, mais il n’y avait rien. Warren demanda à tout le monde de traverser la porte le plus rapidement possible parce que le sortilège était dur à maintenir à leur niveau. Lorsqu’ils eurent traversés, ils se retrouvèrent dans une immense salle. Les murs étaient en marbre blanc et derrière les arrivants, un vitrail représentant un sorcier encapuchonné en train de prendre le dessus sur le Roi des démons. Sur le bas du vitrail se une arcade semi-circulaire de la même taille que celle qu’Eyla venait de traverser. En face, il y avait une immense porte en porphyre rouge. Les sorciers confièrent les jeunes à des servantes qui furent étonnées de voir une fille dans le groupe. Ils furent lavés, coiffés et habillés de manière correcte. L’heure du repas étant déjà passé pour les élèves, ils mangèrent avec Warren, Jagang, Jedidiah et Chase. Après le repas, ils furent présentés au directeur ainsi qu’aux enseignants de l’académie qui faisaient parti du conseil des professeurs. Chaque jeune fut présenté et subit le fameux « test d’entrée » dont l’elfe avait parlé. Les cinq jeunes garçons réussirent le test avec quelques difficultés. Lorsque vint le tour d’Eyla, elle accomplit le test en terminant beaucoup plus vite que les garçons et avec beaucoup plus de facilité.

Une fois que les cinq garçons furent intégrés dans une classe et qu’ils reçurent leur emploi du temps ainsi que des explications sur le règlement, le conseil de l’académie les envoya dans les dortoirs et demanda à Eyla de rester. Seul Warren resta en compagnie d’Eyla. Il expliqua aux enseignants ce qui s’était passé lors du test dans le village et en profita pour énonçait le phénomène de la veille. A la fin du récit, le directeur, Mr Hellcrown, demanda à Eyla de bien vouloir se mettre dans le même état d’esprit que la veille au soir. N’ayant aucune raison de refuser, Eyla demanda juste si elle pouvait avoir le moins de bruit possible en expliquant que pour se vider l’esprit, elle avait besoin d’un maximum de calme autour d’elle. Elle s’assit par terre et ferma les yeux. Comme lorsqu’elle faisait cet exercice, elle sentit son esprit plonger au plus profond d’elle-même.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, quelques minutes plus tard selon elle, la lumière du soleil avait décrut de moitié. Elle se releva et vit les expressions qu’affichaient les différents membres du conseil : cela allait de la stupéfaction au mépris, en passant par la peur. Seul le visage du directeur n’avait pas changé d’expression. Il fixa Eyla dans les yeux, comme s’il cherchait à atteindre le plus profond de son âme pour savoir si quelque chose s’y cachait. Puis il sourit et prit la parole.


- Il paraît que vous savez parler elfique, jeune fille ?

- Ah bon ? Je croyais que je pouvais parler une langue que personne ne pouvait comprendre dans mon village, mais je ne savais pas que c’était de l’elfique. Donc, si les voyageurs qui parlent cette langue sont des elfes, alors ils sont nombreux à passer par le village...

- Je vois que votre connaissance et votre maîtrise de la langue des serviteurs de la magie, sont excellentes. Puis-je vous poser une question…Eyla, c’est bien cela ?

- Oui, monsieur. Je répondrais du mieux que je le peux, monsieur. Néanmoins, je tiens à vous prévenir que les questions personnelles sur mon savoir elfique, n’auront pas de réponse.

- Et puis-je vous demander pourquoi, alors ?

- C’est un passé que je désire garder secret pour l’instant et que je ne partagerais qu’avec les personnes en qui j’ai confiance et qui me font confiance. Même mes parents ne sont pas au courant. Veuillez m’en excuser, je vous prie, monsieur.

- Il n’y a pas de soucie, jeune fille. J’attendrais que vous m’en parliez de votre propre volonté.




03. Rencontre au sommet


Soudain, l’un des conseillers s’avança et demanda qu’Eyla repasse un test pour déterminer si elle entrerai en deuxième année plutôt qu’en première. Le directeur le fixa pendant quelques secondes et refusa sa demande. Par contre, il proposa de faire une détection magique afin de voir en quelle année elle serait intégrée. Il se tourna vers Eyla et lui dit qu’elle ressentirait peut-être un léger picotement, puis il ferma les yeux et tendit les mains devant lui. Tout à coup, Eyla sentit une douleur intense dans sa tête et tomba à genoux en laissant échapper un cri. Elle se recroquevilla en position fœtale tellement elle souffrait.

Alors qu’elle était à terre, elle entendit une voie grave, à l’intérieur de sa tête, lui disant de plonger dans le puits où elle allait se réfugier quand elle recherchait le calme absolue. Soudain, la douleur disparut aussi brutalement qu’elle était apparue et elle entendit un bruit de bois brisé qui la ramena à la réalité. Lorsqu’elle se releva, elle vit le directeur en train de se remettre sur pied.

Une fois debout, il sourit et annonça qu’Eyla avait un grand potentiel mais qu’elle devrait commençait en première année afin de maîtriser pleinement ses compétences. Il claqua des doigts et une feuille se matérialisa devant les yeux de la jeune fille qui la saisit et l’observa. Il s’agissait de son emploi du temps.

Le lendemain, elle intégra sa classe et s'aperçut qu’elle était dans la même classe que Richard. Il l’invita à s’installer à côté de lui. Son mètre cinquante et un, ses cheveux blonds courts et ses yeux d’un bleu saphir lui donnaient un air calme et posé. Son premier cours fut celui d’Alchimie. Elle ne fit pas grand chose durant ce cours à part prendre des notes et observait les autres élèves, qui n’arrivait pas à ce concentrer à cause de sa présence. Vint ensuite le cours de Théologie, pendant lequel elle remarqua que le professeur lui-même était surpris de sa présence. Puis la pause de midi arriva et elle se rendit dans le réfectoire en compagnie de Richard. Une fois dans la grande salle, elle jeta un rapide coup d’œil pour essayer de trouver des jeunes filles mais n’en aperçu aucune, comme elle s’y attendait. Du coup, elle mangea avec Richard et les quatre autres garçons avec qui elle était arrivée la veille.

Alors que Richard annonça aux autres garçons qu’il avait son après-midi de libre, Eyla sortit son emploi du temps et regarda le créneau horaire correspondant. D’abord surprise, elle lui demanda de sortir l’emploi du temps qu’il avait eu la veille, ce qu’il fit. Quand elle les compara, elle remarqua que tous les « trous » que comptait l’emploi du temps de Richard, étaient occupés par un cours sur le sien. Richard était aussi étonné qu’elle et il se leva pour aller voir l’emploi du temps des autres gars de leur classe. Il revint quelques minutes plus tard en assurant qu’ils n’avaient rien cet après-midi.

Juste après avoir mangé, Eyla et les cinq garçons demandèrent leur chemin pour accéder au secrétariat. Une fois arrivé devant la porte, Eyla vit qu’il y avait une note de fixer sur le tableau juste à côté. Elle lui était destinée et disait que le cours de cet après-midi lui était réservé.
Comme l’heure de la fin de la pause de midi arrivait, les six jeunes se séparèrent pour rejoindre leur salle de cours. Après avoir demandé son chemin plusieurs fois, elle arriva devant la plus haute salle de la plus haute tour de l’académie. Lorsqu’elle frappa, une voix d’homme lui dit d’entrer. La pièce était plongée dans l’obscurité complète. Elle s’avança jusqu’au centre de la pièce, selon elle, et attendit quelques minutes avant de demander pourquoi ce cours lui était réservé. Elle n’eut pour réponse qu’un claquement de doigts venant de sa gauche. Elle évita de justesse une « flèche des arcanes » en plongeant sur le sol.

L’arcane est la magie la plus classique : cette magie consiste à concentrer l’énergie qui nous entoure afin de la contrôler. Contrairement aux magies élémentaires qui puisent leur énergie dans l’élément lui-même. Par exemple, pour utiliser la magie du feu, il faut une flamme à proximité du lanceur de sort. Seuls les mages très expérimentés peuvent les utiliser sans source élémentaire, mais comme ils doivent créer l’élément, cela consomme énormément de leur énergie. Mais revenons-en à nos moutons.

Une fois au sol, elle chercha du regard d’où et de qui pouvait provenir ce sort, mais en vain puisque la pièce était dans une telle obscurité qu’elle voyait à peine le bout de son nez. Soudain, elle perçut un bref mouvement sur sa droite et se retrouva clouée sur place. Alors qu’elle se débattait, elle ressentit une compression qui s’ajouta à l’entrave qu’elle subissait. Peu à peu, la douleur lui embrumait l’esprit et elle commençait à perdre conscience. Tout à coup, elle sentit une intense chaleur l’envahir et la douleur disparut. Elle réussit à se relever et s’aperçut que ses membres avaient bougé sans qu’elle ne les commande. Une forme brumeuse d’une teinte orangé commença lui tourner autour et elle se rendit vite compte qu’elle contrôlait de moins en moins son corps. Soudain une aura de flamme l’entoura.

Une voix grave et apaisante résonna dans sa tête : « Reste calme, détend toi et laisse moi faire. ». Ne pouvant rien faire pour lutter, elle se sentait repoussait au plus profond d’elle-même. Peu à peu sa vision changea et la pièce lui apparut comme si la lumière ne l’avait jamais quittée. Cependant, sa vision était teintée d’un rouge feu. Elle comprit qu’elle était devenue spectatrice et que son corps était sous le contrôle de cette voix lorsque sa tête bougea toute seule. Elle essaya d’entrer en contact par la pensée avec ce qui la contrôlait.


- Qui....Qui êtes vous ?

- Je me nomme Darigaz. Je t’expliquerai plus en détails le lien qui nous unit plus tard. Pour le moment, il y a plus important.

Alors que sa tête tournait, Eyla remarqua qu’un nombre incalculable de particules bleues flottait dans la pièce. Elle comprit que tout ses sens avaient changé, qu’elle ressentait les choses différemment. Le toucher, le goût, l’odorat et l’ouïe étaient devenus extrêmement faibles et sa vue avait complètement changé. Elle ressentait la magie qui l’entourait et qui emplissait la pièce. Tout à coup, elle vit que les particules se rassemblaient en un point derrière elle. Quand elle voulut éviter l’attaque, elle se souvint ne plus contrôlait son corps.

Sans qu’elle comprenne ce qui se passait, un bouclier de feu se matérialisa devant la main qu’elle pointait dans la direction de l’attaque. Une seconde après l’attaque ennemie, une boule de feu jaillit de la même main et alla s’écraser contre une barrière magique.


- Mais qu’est-ce qui se passe ?

- Je te l’ai dit. Nous sommes liées par la pensée et c’est ce qui nous permet de communiquer en ce moment même.

Tandis qu’il s’expliquait, Eyla sentit une étrange aura magique se déplacer dans la pièce, mais bizarrement ce n’était pas celle qui venait de les attaquer. Puis une autre apparue, puis encore une. Quelques minutes plus tard, ils étaient entourés par un dizaine d’auras. Et soudain elle comprit : une salle sombre, en haut de la plus haute tour, un cours particulier…Tout coïncidait.

-Darigaz, c’est ça ? Je crois qu’il s’agit d’un test.

-Un test ?

-Je pense que c’est pour voir l’étendue de « mes » capacités.

-Ah, je vois ! Il me semblait étrange qu’il n’ait essayé qu’une fois de t’attaquer alors que je ne bouge pas depuis le début.

-Il doit attendre une réaction précise…Peux-tu faire quelque chose qui atteint tout autour de toi avec le minimum de puissance ?

-Je vois l’idée…Sans problème et je le ferai avec joie.

-Alors vas-y !

Sur ces mots, les bras d’Eyla se croisèrent et ses jambes fléchirent. D’un geste vif, ses bras se tendirent en direction des murs latéraux de la salle et une vague de flammes balaya la pièce, faisant exploser les vitres au passage. Lorsque sa vision se réhabitua à la lumière du soleil, qui avait profité de la disparition des vitres pour inonder la salle, Eyla ne sentait plus aucune des auras qui les entouraient, elle et Darigaz.

-Je te laisse reprendre le contrôle, puisque apparemment il n’y a plus de danger.

Sa vision se brouilla. Elle se sentait réintégrer son corps tellement son corps la faisait souffrir. Puis tout à coup elle s’effondra.




04. Révélations


Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle se trouvait dans un lit. Selon elle, elle devait être à l’infirmerie, ce qui était le cas. Son corps était perclus de courbatures et le moindre mouvement la faisait souffrir. Soudain elle entendit la voix de Darigaz dans sa tête et tout lui revint en mémoire.
Répondant au dragon par la pensée, elle en profita pour se renseigner sur la durée de son évanouissement. Selon lui, trois jours s’était écoulé depuis le cours dans la salle sombre. Trois jours et elle souffrait encore. Puisqu’elle ne pouvait pas bouger, elle décida d’en apprendre un peu plus sur le dragon.


- Darigaz, je peux vous poser quelques questions sur vous et le lien qui nous unit ?

- Naturellement, Eyla. Je ferai de mon mieux pour te répondre.

- Je peux vous tutoyer ?

- Évidemment !

- Alors voilà : qui es tu exactement ?

- Je suis Darigaz, l’incarnation de l’esprit du feu sur ce monde. Aussi connu sous le nom de « l’embraseur », j’officiais il y a plus de 10 000 ans. Ma terre natale est le Vroengard. A l’époque, je vivais avec mes 4 frères : Treva, Crosis, Dromar et Riss. Nous représentions la terreur des différents peuples d’Hyrule, jusqu’au jour où nous avons affrontés l’un des nôtres. Ce dragon avait passé un pacte avec un clan de nains qui travaillait à l’avancée technologique du monde. Cependant, une fois qu’il eut obtenu ce qu’il voulait, Draco a rasé le clan. Il était devenu à moitié machine et, du coup, avait augmenté son espérance de vie. Son rêve était de dominer le monde, car les dragons étaient « la race suprême » selon lui.

- Que s’est-il passé ensuite ?

- Il a réussi à rassembler un grand nombre de dragons sous sa bannière et a commencé à envahir le royaume des elfes. Mes frères et moi avons décidé de prendre contact avec les différent royaumes de l’époque afin de pouvoir agir à notre guise pour empêcher ce dragon de commettre plus de ravage. Cependant, pour que notre plan fonctionne, il nous fallait l’aide des trois royaumes.

Soudain, Eyla entendit la porte de l’infirmerie s’ouvrir. Quelques secondes plus tard, le rideau qui délimitait sa zone de repos, fut écarté pour laisser apparaître le directeur de l’académie : M. Hellcrown.

- Bonjour Eyla. Comment vous sentez-vous ?

- Bonjour monsieur. Mon corps me fait mal, mais si après avoir dormi pendant trois jours je me sentais encore fatiguée, cela serait dramatique.

- Au contraire, jeune fille ! Cela serait tout à fait normal.....Puis-je me permettre de vous tutoyer ?

- Bien sûr, monsieur. Cela ne changera pas beaucoup de mon village. Là-bas, tous le monde se tutoie parce qu’on se connait tous.

Elle souriait, l’air pensive. Puis soudain, son expression changea.

- Professeur, vous venez de dire que se soit normal que je sois encore fatigué. Pourquoi ?

- Pour la simple et bonne raison que ton état d’épuisement, il y a trois jours, était énorme. Cela était normal puisque tu as utilisé une « vague de feu », sort de niveau trois dans la magie du feu. De plus, tu as « créer » le feu de ton sort, ce qui explique l’énorme dépense d’énergie que tu as faite.
» Je tiens à m’excuser pour ce que je t’ai fait subir, mais je voulais savoir qui tu était vraiment et d’où te venait cette puissance monstrueuse que j’ai sentie lors de la détection magique.

- Comment savez vous pour Darigaz ?

Elle s’aperçut immédiatement qu’elle venait de faire la boulette du siècle.

- Darigaz ? Tu veux dire que ce que j’ai sentie en toi, se nomme Darigaz ?

- Je ne vois absolument pas de quoi vous parler, monsieur.

- EYLA ! NE JOUE PAS A CELA AVEC MOI !

La voix du professeur était devenue grave et forte, mais il n’y avait aucune menace dans sa voix.

- Réponds moi, Eyla. Tu as dis que la « puissance » en toi provient de Darigaz, n’est-ce pas ?

- Oui, professeur.

- Quand t’en est-tu rendu compte ?

- Il y a quatre jours, professeur, lorsque vous avez fait la détection magique. Mais je ne savais pas ce que c’était.....T’es sûr ? Bon d’accord ! Il se dit prêt à répondre à vos questions, si vous voulez lui en posez.

- Pardon ?

- Ce n’est pas parce que je suis l’esprit d’un dragon, que je suis sourd et muet !

Le professeur Hellcrown se figea. Rien n’avait changé sur l’aspect extérieur d’Eyla, mais il avait la certitude que ce n’était plus du tout la même personne qui parlait. Cela se sentait dans la voix et lorsqu’il regarda les yeux d’Eyla, ce qu’il vit lui glaça le sang. Ses pupilles n’avait plus rien d’humaines. N’étant plus que deux fentes rouges, elles ne le quittaient pas.

- Bonjour, monsieur Hellcrown. Vous avez l’air surpris, quelque chose ne va pas ?

- Êtes vous vraiment Darigaz, le dragon légendaire servant le dieu du feu ?

- Vous connaissez quelqu’un d’autre qui porte se nom ?

- Alors la prophétie est en marche... Puis-je me permettre de vous posez une question, à tout les deux ?

- Allez-y, nous vous écoutons !

- Êtes-vous deux âmes cohabitant dans le même corps ou êtes vous une seule et même âme ?

- Effectivement nous sommes une seule et même âme. Nos deux âmes ont fusionner à la naissance d’Eyla et depuis ce jour, Darigaz et Eyla sont devenus une seule personne. Je suis resté caché dans son subconscient jusqu’au jour où j’ai senti que je devait apparaître : il y a quatre jours. Pour résumer notre situation, vous pouvez nous décrire comme « Schizophrène ».

- Pourquoi ce jour-là ? Eyla était-elle menacée pour que vous vous sentez obligé d’intervenir ?

- Puis-je à mon tour vous poser une question, professeur ?

Alors que le regard du professeur croisa celui d’Eyla, il s’aperçut que l’un des deux yeux avait repris sa couleur ainsi que sa forme normale.

- Vas-y, Eyla, je t’en prie.

- Est-ce normal de ressentir une douleur lors d’une détection magique ?

- Oui c’est tout à fait normal. Le principe d’une détection magique est assez simple : envoyer sa propre énergie dans la cible.

- A l’intérieur ?

- Exactement. Si ton énergie te revient sans avoir varier, c’est que la cible ne possède aucune énergie magique, qu’elle soit vivante ou non. Si elle revient affaiblie, c’est le contraire.
» Pour en revenir à ta question, le sujet humain qui n’a aucune énergie magique ne ressentira rien. Dans le cas contraire, il ressentira un picotement dans la tête. Plus l’énergie qu’il possède sera puissante, plus le picotement se transformera en douleur. Heureusement, les puissants mages ont trouver la parade à cette douleur : ils l’étouffent avec leur propre énergie.

- Comment font-ils ?

- Je vois que tu commence à t'intéresser à la magie. (Le directeur sourit.) D’après toi, pourquoi mon énergie me revient-elle entière quand elle entre dans un être humain normal ? Et pourquoi, quand elle entre en toi, elle me revient grandement affaiblie et ne te provoque ni migraine, ni picotement ?

- Pour la première question, vous l’avez dit vous même : c’est parce qu’il ne possèdent aucune énergie magique ?

- En est-tu vraiment sûre ? Elle le dévisagea, ne comprenant pas le vrai sens de sa question, apparemment. Bien avant que tu répondes à la deuxième question, j’aimerais me mettre d’accord avec Darigaz sur une chose : il ne doit en aucun cas t’aider à trouver la réponse.

- C’est avec grand plaisir que j’accepte de jouer le jeu. D’autant plus que je connais la réponse et donc je ne t’ouvrirai pas mon esprit, Eyla !

- Comment voulez vous que je sache, moi ! J’arrive à peine dans ce tout nouvel univers pour moi qu’est celui de la magie. Et vous me demandez « pourquoi-ci », « pourquoi-ça » ? Je n’en sais rien et je ne pense même pas avoir la connaissance nécessaire pour pouvoir vous répondre !

- Eyla...Je ne t’ai pas demander « sais-tu pourquoi ? », mais « selon toi, pourquoi ? ». Il n’est pas question de savoir, de connaissance, mais de sagesse. Ce sont deux choses différentes.
» La connaissance est quelque chose qui s’acquiert. C’est un savoir acquis par l’apprentissage ou de manière empirique. La sagesse, elle, ne s’acquiert pas. C’est une capacité innée. C’est le fait de pouvoir trouver la réponse à une question rien qu’en se basant sur l’analyse du problème, ou de l’environnement. Cependant, c’est une capacité qu’il faut travailler afin de pouvoir s’en servir quand s’est nécessaire.

- Je pense avoir compris....En fait, vous êtes en train de me dire que je dois trouver la réponse en réfléchissant par moi-même, c’est bien ça ?

- C’est exactement ce que je te demande, Eyla. Réfléchis bien : plus ton énergie est puissante, plus la mienne est affaiblie au retour et moins la douleur se fait sentir.

- Si j’ai bien compris, plus l’énergie est puissante, plus la douleur est forte. Mais en même temps, plus la douleur est forte, plus l’énergie l’étouffe. Dans ce cas là, pourquoi les mages faibles n’étouffent pas le picotement qu’ils ressentent avec leurs propres énergie ?...Ils ne peuvent pas le faire, c’est cela ? Le directeur acquiesça. Si je prend en compte ce point, je crois que mon raisonnement tient la route...Oui, je pense avoir trouver !

- Alors vas-y, je t’écoute. Expose moi ton raisonnement.

- Puisque les mages faibles ne peuvent pas étouffer la douleur avec leur énergie, c’est que celle-ci est trop faible pour lutter contre. Cela m'amène à penser que seuls les sorciers ayant une puissance magique suffisamment grande pour lutter contre la douleur peuvent le faire.
» Ensuite, vous aviez dit que votre énergie vous revenez amoindrie et ajoutant cette donnée aux précédentes, j’ai pu poussé mon raisonnement un peu plus loin : en fait, les sorciers ne luttent pas contre la douleur mais contre l’énergie parasite. Ce qui explique le retour affaiblit. Et dans ce cas là, tous les mages peuvent appliquer cette méthode si l’énergie parasite est plus faible que la leur. Mais alors pourquoi les gens « normaux » ne ressentent-ils rien ? Est-ce parce qu’il n’ont pas de notion sur le sujet ?

- Impressionnant ! Non seulement tu arrives à la bonne déduction avec un raisonnement sans faille, mais en plus tu trouves la réponse à la première question alors que même les troisième année ont du mal à le faire.
» En effet, les gens normaux n’ont pas conscience de la magie quand elle est dans leur corps. Mais c’est différent avec ceux ayant une énergie magique et qui ne le savent pas.

- Est-ce que leur énergie agit d’elle-même, si elle le peut ?

- Tu me surprends de plus en plus, Eyla. C’est exactement cela, en effet. Je pense que tu deviendras une grande magicienne plus tard. En tout cas tu as les qualités requises pour le devenir.


Vous vous frottez les yeux qui commencent à fatiguer à cause, en partie, du papier jauni. Vous tournez la page pour découvrir des feuilles plus récentes apparemment.



05. Visite
   

C‘est à ce moment là que l’infirmière fit son entrée, en compagnie des 5 garçons qui avaient voyagé avec elle.  
 
- Nous reprendrons cette discussion une prochaine fois, Eyla.  
 
- Avec plaisir professeur ! Au revoir.  
 
Il agita la main en souriant pour lui répondre et sortit avec l’infirmière.  
 
Eyla passa près d’une demi-heure à parler avec Richard et les autres et lorsque l’infirmière revint pour vérifier son état, ces-derniers furent éjecter de la chambre. L’infirmière était surprise de la vitesse de rétablissement de sa patiente et comme Eyla ne souffrait plus que de fatigue musculaire, elle décida de la laisser partir. Lorsqu’elle sortit de l’infirmerie, elle vit Richard adossé au mur d’en face. Il lui expliqua qu’il s’était porté volontaire pour lui faire visiter l’académie, puisque eux l’avaient fait l’avant-veille.  
 
Ils commencèrent la visite par les salles les plus importantes pour Richard.
 
 
- Les réfectoires et les cuisines, le centre de l’académie selon moi...Bonjour !  
 
- Bonjour Richard, bonjour mademoiselle !  
 
- C’est Wesela, la chef des cuisines. Eyla lui jeta un oup d’oeil qui voulait en dire long sur sa pensée. Bah quoi ? Faut savoir se faire les bons amis, non ?  
 
- Voici le réfectoire ?  
 
- Exact ! Celui-là, c’est le nôtre.  
 
- Le nôtre ?  
 
- Celui pour les sorciers...En aucun cas nous ne devons franchir la double porte du fond.  
 
- Pourquoi ?  
 
- En fait les personnes qui utilisent le réfectoire situé de l’autre côté de cette double porte sont mi-humaine mi-démon, à ce qu’on raconte. On les surnommes les « Claymores ». Elles subissent un entrainement qui leur permet de contrôler leurs pouvoirs et leurs instincts démoniaques grâce à leur esprit humain. Cependant, il arrive qu’elles dépassent le point de non retour et qu’elles se transforment en vrai démone. C’est là qu’on entre en jeu. D’après certains profs, notre rôle est de traquer les « éveillées ». Pour d’autres, nous sommes là pour les empêcher de franchir cette limite. 
» Au fait, tu as loupé la cérémonie de présentation aux autres étudiants. Elle avait lieu le soir de ton cours particulier. Tu aurais dû voir leur tête lorsqu’ils ont entendu le nom d’une fille...Y’a même un quatrième année qui a crié : « J’en étais sûr ! »  
» A la fin de la soirée, je suis allé voir le directeur avec Nathan et les autres. On lui a demandé s’il savait pourquoi tu étais à l’infirmerie et surtout comment tu allais. Juste au moment où il commençait à nous répondre, le quatrième année nous a rejoint en prétendant inquiéter pour toi. Lorsqu’on lui demandé en quoi cela le concernait, il a rétorqué qu’il nous retournait la question. Quand on lui a dit qu’on avait fait le voyage avec toi, il s’est présenté comme étant ton frère.  
 
- Yukito s’inquiétait pour moi ? Si c’est vrai, les quatre années loin de la famille lui ont fait du bien.  
 
- En tout cas, le nom correspond avec celui qu’il nous a donné.  
» Quand le directeur nous a dit que tu avais trop forcé lors de ton cours particulier, ton frère a dit que tu n’avais pas changé en quatre ans, toujours à vouloir en faire plus que ce qui t’est demandé.... Ah voici la porte qui donne sur extérieure !  
 
Ils franchirent la lourde porte en porphyre rouge et débouchèrent du secret entourant l’académie.
 
Elle se situait au centre même d’une immense vallée qui avait la forme d’un cercle parfait délimité par une chaîne de montagnes. Une étendue herbeuse recouvrait son pourtour sur une cinquantaine de mètres. Au Nord-Est et au Sud-Ouest, elle s’évasait, tel un cône, jusqu’au pied de la chaîne de « Kymermoss », le mont des quatre vents, alors que sur les deux autres côtés, ce cône était tronqué au bout de cinquante mètres. Sur les parties tronquées, un terrain d’entrainement aux armes de mêlée était installé en direction du Sud-Est, tandis que sur l’esplanade orientée vers le Nord-ouest, se tenaient les cibles servant à l’entrainement aux armes de jet.
 
 
- D’après le prof qui nous a fait visiter, le terrain au Sud-ouest sert pour les séances de pratique magique mais il est accessible tout le temps. Et il en est de même pour les terrains du Sud-Est et du Nord-Ouest. Cependant, il nous a recommandé d’éviter le terrain du Nord-Est.  
 
- Pourquoi donc ?  
 
- Eh bien, en fait...  
 
A cet instant précis, Darigaz entra en contact avec elle.  
 
- Fais attention, Eyla ! Je sens des présences en direction des bois sur ta droite. Elles vous observent mais ne semblent pas hostiles. Continue comme si de rien n’était, mais reste sur tes gardes quand même. Je te préviendrai si elles décident de passer à l’offensive. Mais ne vous attardez pas trop, sinon je ne pourrai pas vous protéger tout les deux...sans prendre le contrôle de ton corps.  
 
- Eyla ? Tu m’écoutes, Eyla ?  
 
Elle fut ramenée à la réalité par la voix de Richard.  
 
- Hein ?....Oh ! Excuse-moi, j’étais ailleurs.  
 
- J’ai bien vu. Ça fait bien cinq bonnes minutes que tu n’as pas bougé et que je te demande si tu veux en voir plus sur le terrain réservé aux Claymores.  
 
- Je préférerais continuer la visite de l’intérieur de l’académie si cela ne te déranges pas. De plus tu as dit qu’il ne fallait pas s’approcher de ce terrain, non ?  
 
- Ok...c’est parti pour les dortoirs, alors. Enfin, les accès aux dortoirs.  
 
Ils repassèrent par la grande porte de porphyre rouge et Richard s’arrêta net. Il jeta un regard circulaire et se retourna vers Eyla.  
 
- Prête à prendre des risques ?  
 
- Comment ?...  
 
Il l’agrippa par le bras et courru vers l’escalier, juste sur leur droite, qui descendait vers les entrailles de la partie souterraine de l’académie. Ils franchirent trois portes en fer forgé sans pour autant s’arrêter de descendre. Lorsqu’ils ouvrirent la quatrième porte, ils débouchèrent sur une grande salle circulaire. Ses dimensions rappelait le hall d’entrée de l’académie. La seule différence venait des murs qui n’étaient pas en marbre blanc mais en granit dont la teinte tirait sur le noir. On pouvait même voir la marque de l’architecte sur un écriteau métalique fixé au mur d’en face : « Mort il y a quatre cent ans, étouffé par son édredon... »  
 
- C’est l’entrée de la partie de l’académie qui est réservée aux « sorcières aux yeux argentés ».  
 
- Qui ?  
 
- C’est le nom que donnent les troisièmes années aux Claymores.  
 
- Tu peux me dire ce qu’on fait là ? Tu n’arrêtes pas de dire qu’il faut éviter d’entrer en contact avec ces « Claymores » depuis tout à l’heure. Mais tes actes ne collent pas avec tes dires. Tout à l’heure déjà, tu voulais m’emmener voir leur terrain d’entrainement et maintenant tu nous conduis dans la partie qui leur est réservée...Toi, t’as envie de voir à quoi elles ressemblent ces fameuses Claymores, n’est-ce pas ?  
 
- Comment l’as tu deviné ?  
 
- Laisse tomber, n’importe qui l’aurait compris...  
 
- CACHEZ VOUS ! hurla Darigaz dans l'esprit de la jeune fille.
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