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 Always look on the bright side of life [Dim Rebon/Aiko Rebon]

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Dim Rebon



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MessageSujet: Always look on the bright side of life [Dim Rebon/Aiko Rebon]   Mar 17 Mai - 13:04

DANS L'EPISODE PRECEDENT (lien)
Et maintenant, la suite de votre programme !

[Environ 20 heures plus tard]

Dim ouvrit un œil, réveillé par la vague sensation de nausée qui commençait à se faire sentir. La semi-pénombre de son appartement laissait deviner l'heure matinale, une observation corroborée par le froid tenace qui s'était emparé de la pièce. Étendu sur son canapé encore entièrement habillé et avec pour seule couverture un sweat tâché de sang séché, l'esper frissonnait. Visiblement Nigger Man aussi se les gelait, blotti en boule contre le dos de son humain. Le petit chat noir avait toujours été le plus affectueux des trois depuis que Dim l'avait sauvé d'un propriétaire qui avait manqué de le tuer et il se pointait chaque fois que l'esper se décidait à prendre du repos. Quand aux deux autres, Dim assumait qu'il les retrouverait empilés dans un coin, à l'abri des courants d'airs.
Clignant des yeux tel une chouette effarée, il essayait de déterminer si son dernier repas était la cause  de son malaise croissant tout en combattant la brume étrange qui planait sur ses idées. Il n'avait pourtant pas pris de nourriture dans un stand clandestin dépourvu de mesures d'hygiènes depuis quelques jours, et il ne se souvenait pas avoir bu quoi que ce soit de dangereux. Enfait, maintenant qu'il y pensait, il ne se souvenait vraiment pas de quand il avait bu pour la dernière fois et entreprit de remonter dans ses souvenirs de la veille.
Il se souvenait vaguement d'être allé au centre commercial du District 7 mais la raison lui échappait. Il tira à lui son sweat pour ne pas perdre le peu de précieuse chaleur qu'il avait accumulé quand soudain, le lien se fit dans son esprit. L'odeur métallique du sang sur son sweat, la sourde douleur dans son épaule gauche, la nausée induite par les analgésiques, l'affrontement dans le  parking et Aiko ! Un bref rush d'adrénaline lui fit amorcer un mouvement pour se lever, mais sa blessure le rappelle à l'ordre au premier mouvement qu'il fit mine de commencer, lui arrachant un grognement de douleur. Dérangé par cette agitation soudaine, Nigger Man fixait son dos d'un air vaguement vexé.
Après une dizaine de seconde où il s'habituait à la douleur, l'esper décida de tenter de nouveau quelques mouvements, prudents et calculés. La souffrance qu'il ressentait sur le moment était bien différente du raz-de-marée de douleur qu'il avait ressentit lorsqu'il avait été touché. La sensation était plus froide et méthodique, scellant un véritable contrat entre l'esper et son corps. Tant que l'épaule n'était sollicitée en rien, il lui semblait pouvoir bouger à peu près normalement sans trop de risques. Mais au moindre muscle, tendon ou nerf activé, la sensation de réouverture de la blessure était largement suffisante pour lui arracher des larmes de douleur. Ainsi, Dim se releva. Lentement et précautionneusement il s'assit en tailleur sur le canapé, ignorant les reproches silencieux de son chat, qui goûtait peu à l'interruption prématurée de son sommeil.
Tâtant doucement sa blessure, l'esper se remémora les événements qui avaient conduits à la situation actuelle. Après s'être enfuis à bord d'une voiture volée, Dim et la gamine qui se présentait comme Aiko Rebon, sa sœur décédée des années auparavant, les deux fugitifs avaient roulés dans un silence de mort uniquement ponctué des indications ponctuelles de la petite fille, chargée de guider un Dim de plus en plus exsangue jusqu’aux abords du dixième District. Là ils avaient abandonné la voiture à la volonté des habitants du quartier et s'étaient traînés jusqu'à un médecin des rues, un de ces praticiens radiés de l'ordre des médecins pour une quelconque faute grave qui continuaient à pratiquer, principalement pour le compte des habitants de Strange essayant de faire profile bas sur leurs activités. L'homme ne posait aucun question, se contentant de sauver des vies et de récolter des sommes substantielles pour ses services. Plus soutenu par la gamine que par ses propres jambes, l'esper avait volontiers laissé sa vie dans les mains de l'homme à visage de fouine qui les avaient accueillis. Après deux longues heures de perfusions et d'opération sous anesthésie locale, l'esper et sa dernière trouvaille purent quitter le cabinet, arrivants juste à temps a l'appartement-planque de Dim avant que celui-ci ne s'évanouisse sous l'effet des puissants analgésiques que lui avait injecté le docteur.
Toujours nauséeux, l'esper entreprit de chercher Aiko du regard. Il s'était plus ou moins évanoui en arrivant la veille et n'avait pas vraiment eu la possibilité de l'accueillir comme il se devait et il s'en voulait un peu. Il n'était toujours pas fixé sur la manière dont il considérait cette gamine, mais elle était sous sa responsabilité pour le moment, sœur ou pas. Balayant l'appartement du regard, il avisa un tas de couvertures au pied du canapé, surplombé d'un empilement presque acrobatique de deux chats en état de béatitude et soupira un grand coup. Au moins l'enfant avait-elle récupéré la seule couverture de l'appartement et ne devait pas trop ressentir le froid. Quand à sa nuit de sommeil sur le sol, et bien elle s'en remettra. Rassuré Dim se leva en silence. Prenant garde à ne marcher sur rien de pointu, ou organique, qui traînerait au sol, l'esper retira son t-shirt et...
« Aouch, fils de pute ! »
Évidemment, il avait déjà oublié cette connerie de blessure. Il resta pantelant et prostré un moment, son juron sonore n'ayant pas manqué de provoquer une agitation chez les deux chats encore endormis qui ne goûtaient guère à ce tapage matinal impromptu. Heh, autant pour la discrétion.

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Mini-Aiko Rebon



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MessageSujet: Re: Always look on the bright side of life [Dim Rebon/Aiko Rebon]   Jeu 26 Mai - 1:33

Alors qu’un son ressemblant fortement à un juron se fit entendre à travers l’appartement, un tas tout aussi synthétique qu’organique remuât doucement, tout d’abord deux félins montrèrent leur mécontentement face à cette agression vis-à-vis de leur inestimable sommeil, puis la couverture se levât doucement laissant apparaître une petite fille se mettant lentement à genoux avant de frotter ses yeux encore quasiment clos par la nuit, la petite portait un pyjama jaune recouvert de motif de Gekota et se prénommait Aiko, l’air froid pénétra lentement ses poumons dans un léger bâillement.
Instinctivement elle levât les yeux en direction de la source du bruit avant de poser les yeux sur celui chez qui elle se trouvait actuellement, celui qu’elle avait recherché, celui qui l’avait sauvée, son grand frère…
 
Un grand sourire se dessinât sur le visage de Aiko et alors qu’elle s’était élancer hors de son lit de fortune pour se précipitait sur lui et l’enlaçait, un détail la rappela à l’ordre : il était aussi celui qui s’était pris une balle hier, celui qui avait était chez un médecin à l’apparence peu fiable dans un quartier malfamé, celui qui avait subi une opération durant plusieurs heures, celui qui l’avait conduit fébrilement chez lui avant de s’évanouir sur le canapé, elle l’avait par la suite couvert avec la seule couverture de l’appartement, et elle s’était couvert avec sa couverture Gekota se trouvant dans son sac en se mettant au pied du lit après avoir enfiler son pyjama mais il semblait que durant la nuit, quelques entités féline avait décider que la couverture poser sur son grand frère serait bien mieux au sol et ainsi, la petite avait pu passer une nuit bien au chaud mais elle avait un peu de peine pour Dim qui avait dormi avec sa pauvre veste comme seul couverture.

Elle resta un instant immobile à le fixer, elle ne savait pas comment réagir, ni quoi dire, elle se sentait gêner, après tout, ils n’avaient encore partagé aucune véritable discutions et elle n’avait pas oublier le regard interrogateur qu’il lui avait jeté au centre commercial, elle ne l’avait pas réaliser la veille à cause de l’émotions, mais elle le remarquer comme la lune au milieu de la nuit désormais : il était très différent que dans ses souvenirs : il était beaucoup moins enjoué qu’avant, il était fortement intégrer à ce mode de vie « obscur » dans le district 10, et si cette appartement lui appartenait bien alors il était aussi nettement moins soigneux qu’à l’époque où il habiter ensemble chez leur parents, de plus il avait l’air d’être devenu bien plus calculateur.

Inconsciemment la petite se mit à avancer vers lui en essayant de formuler cette question qui prenait forme peu à peu dans son esprit, elle sentit les larmes monter mais s’efforça de les retenir, elle s’arrêtât juste devant lui et déclarât fébrilement :

« Qui suis-je pour toi ? »  
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Dim Rebon



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MessageSujet: Re: Always look on the bright side of life [Dim Rebon/Aiko Rebon]   Lun 20 Juin - 20:52

« Que suis-je pour toi? »

Dim soupira. Il avait vraiment pas besoin de ça. Son épaule lui faisait mal, son fondement aussi et ce genre de phrase ressemblait beaucoup trop à ce que lui avait dit son ancienne petite amie juste avant de le quitter avec perte et fracas. Tout ça pour une bête histoire de téléphérique. Il n'était absolument pas d'humeur à gérer les émois d'une gamine paumée, surtout pas alors qu'il n' avait lui même aucune idée de la réponse. Il se contenta donc d'un vague grognement incompréhensible même de lui et se releva, toujours en évitant par pure habitude les fils de laine rouge qui traversaient la pièce. Il s'apprêtait à se diriger vers le frigo quand il avisa les larmes qui perlaient sur les yeux d'Aiko et compris qu'il avait une situation d'urgence sur les bras. Son expérience en tant que garde d'enfant se résumait uniquement à l'accueil de gamins à l'époque où il était encore membre de Judgment, mais il savait qu'il n'avait absolument pas intérêt (ni envie de toute façon) à se retrouver avec une enfant chialant toutes les larmes de son corps, gueulant à tue-tête et étant une nuisance de manière générale. L'esper fit un pas vers elle et, promptement mais sans y mettre plus de force que nécessaire, appliqua nonchalamment une chiquenaude de la paume de la main sur le front légèrement baissé d'Aiko, envoyant la tête de cette-dernière tête en arrière et la déséquilibrant. Il regarda d'un air légèrement amusé l'enfant chanceler et tenter maladroitement de se rattraper, pour finalement aller s'écrouler sur le tas de couverture avec un petit cri ridicule, emmenant dans le mouvement une bonne demi-douzaine de fils innocents sur lesquels les chats se précipitèrent instantanément, ajoutant ainsi au chaos ambiant.

« Pour le moment je dirais que t'es une gamine qui à foutu un bordel monstre dans mon précieux rangement. »

Nonobstant l'hypocrisie flagrante de ses allégations, Dim profitait de la distraction engendrée pour se diriger en tout hâte vers son frigo/placard sans que les félins ne s'en rendent compte.

« C'est pas parce que ce bâtiment est désaffecté que j'aurais pas de problèmes si on me trouve d'ici, alors écoute-moi bien... »

Avec la vivacité née d'un long entraînement, il soustraya deux briquettes de lait récupérées en promo. Après un quart d'instant de réflexion il attrapa également un paquet de biscuits à moitié entamé et referma le frigo à la vitesse de l'éclair, ce qui lui arracha un autre grognement de douleur. Il avait toujours du mal à s'habituer à ce douloureux poids mort qu'était devenu son bras gauche et devait faire un effort conscient pour ne pas crier à chaque mouvement un peu trop brusque. Mais cette fois-ci il serra les dents, ne serait-ce que pour le bien de la scène. Il était peut-être blessé, mais hors de question que ça l'empêche d'avoir l'air cool.

« ..Même le plus demeuré des junkies de Strange connaît la règle d'or des habitants du coin, sourit-t-il en se redressant. Dans le District 10, on prends toujours soin des chatons abandonnés et des enfants. Alors qu'est-ce que tu crois que mes "charmants" voisins diraient s'il venaient à trouver une fillette entrain de pleurer dans l'appartement visiblement illégal d'un mec pas net dont les murs sont recouverts de photos de gens prises en cachette? Sérieux, même moi en le disant j'me fais l'impression d'un pervers. »

L'esper fit une courte pause pour appuyer son propos et repris un visage sérieux. Il venait de trouver :
«Quand à ta question, ma réponse dépendra peut-être de ce que tu vas pouvoir me dire.»
Il désigna d'un coup de menton l'affiche à l'effigie d'Aiko épinglée au mur, photo et annonce de prime comprises, avant de continuer:
« Y'a une jolie somme sur ta frimousse et visiblement t'as déjà un fan club. Évidemment, cet argent ne m'intéresse pas (quoique), mais j'aimerais bien savoir ce que t'as fichu. Alors, Aiko? T'as une idée de la raison pour laquelle quelqu'un pourrait s'acheter une maison dans les îles en t'attrapant? Je suis curieux, j'admet. »

Termina l'esper en lançant une brique de lait à sa jeune interlocutrice, provoquant un nouveau mouvement d'excitation parmi les boules de poil grouillant toujours autour d'elle.

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Mini-Aiko Rebon



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MessageSujet: Re: Always look on the bright side of life [Dim Rebon/Aiko Rebon]   Mer 7 Sep - 0:27

Après la petite pichenaude que lui avait infligé son frère et la chute qui s’en suivit.
Le choc la troubla un court instant, instinctivement elle se mit à réfléchir à la raison de cette action lorsqu’il prit la parole mettant fin à ce dilemme mentale insoluble :

« Pour le moment je dirais que t'es une gamine qui à foutu un bordel monstre dans mon précieux rangement. »

La remarque amusât Aiko, des bribes de souvenirs remontèrent à la surface, cette manière légère d’utiliser l’hypocrisie pour détendre l’atmosphère  lui paraissait familière, elle se souvenait avoir échanger ce genre de remarques avec lui toutefois elle n’arrivait pas vraiment à dater ses souvenirs, quand avaient-ils eut ces échanges ? Ces légers moments de vie familiale courante ? Plus elle y réfléchissait et plus l’ensemble lui paraissait flou.

« C'est pas parce que ce bâtiment est désaffecté que j'aurais pas de problèmes si on me trouve d'ici, alors écoute-moi bien... Même le plus demeuré des junkies de Strange connaît la règle d'or des habitants du coin, Dans le District 10, on prends toujours soin des chatons abandonnés et des enfants. Alors qu'est-ce que tu crois que mes "charmants" voisins diraient s'ils venaient à trouver une fillette entrain de pleurer dans l'appartement visiblement illégal d'un mec pas net dont les murs sont recouverts de photos de gens prises en cachette? Sérieux, même moi en le disant j'me fais l'impression d'un pervers. »  

La petite opina du chef, certaine subtilités lui échappait mais l’ambiance ne lui donnait pas l’impression que c’était le bon moment pour formuler ces questions,  à vrai dire, maintenant que toutes ses émotions était revenue à un point à peu près stable, elle réalisait à quel point la situation de son grand frère était étrange, et à quel point certaines informations lui paraissait suspecte, elle ne se souvenait pas avoir entendu parler du district 10 lors de son « séjour » dans l’orphelinat de Child error ni de lorsqu’elle vivait encore avec sa famille, et pourtant elle savait à quoi il faisait allusion, tout comme cet appartement étrange dans lequel il vivait : ce n’était définitivement pas un simple appartement bordélique ( bon clairement il était bordélique ), il y avait une certaine logique dans cet espace qu’il habitait : rien ne soulignait une quelconque recherche de confort, pas même un côté esthétique, au contraire : tout était centrer autour d’une certaine forme de « rentabilité », ce n’était pas forcement « pratique » mais tout ce qui était « important » était accrochés, le reste traînait ici et la, mais rien n’était jeter, ce qui, comme l’avait laisser entendre son frère, souligner une activité peu commune.

«Quand à ta question, ma réponse dépendra peut-être de ce que tu vas pouvoir me dire.»
Il désigna d'un coup de menton l'affiche à l'effigie d'Aiko épinglée au mur, photo et annonce de prime comprises, avant de continuer:
« Y'a une jolie somme sur ta frimousse et visiblement t'as déjà un fan club. Évidemment, cet argent ne m'intéresse pas (quoique), mais j'aimerais bien savoir ce que t'as fichu. Alors, Aiko? T'as une idée de la raison pour laquelle quelqu'un pourrait s'acheter une maison dans les îles en t'attrapant? Je suis curieux, j'admet. »


Alors que le cerveau de Aiko se mettait à bouillir, il lui lançât une brique de lait, qu’elle rattrapât du bout de doigt au vu de la surprise provoquer par le mouvement d’excitation de ses compagnons félins, qui n’avait pas l’air très scrupuleux à l’idée de faire tomber ce récipient au sol afin d’en réquisitionner le contenu.

La petite fille se levât non sans peine au vu de ses comparses qui essayer d’atteindre le précieux objet que Aiko s’efforçait de garder hors de leur atteinte comme si il s’était agi d’un trésor inestimable et se rapprochât de ce qu’il lui avait indiqué, il s’agissait en effet d’un contrat sur elle dont la somme lui coupât le souffle.

« Qu-qu … Qui est ce ? … Qui est l’expéditeur ?  L’orphelinat ? … Je …»  

Aiko eut un instant de vertige, elle se reprit juste à temps pour ne pas chuter, ni échapper la brique de lait, alors qu’elle resta un instant silencieuse, elle inspira et expira lentement pour reprendre ces esprits, elle ouvrit la brique de lait et en but deux gorgés pendant qu’elle faisait du tri surtout ce qu’elle savait et surtout ce qui s’était passer hier, une fois que l’ensemble eut former un schéma a peu près correct, elle se retournât face à son grand frère et prit la parole, la première chose qu’elle voulait exprimer lui vint naturellement :

« Alors c’était pour ça que tu es arrivé hier… »

La jeune enfant avait longtemps espérer que son frère était à sa recherche et que chaque jours qui passait était son dernier à l’orphelinat, mais elle se trompée et elle le réaliser pleinement maintenant.

« Tu ne l’as découvert que lorsque tu as reçu cette demande n’est-ce pas ? »

Une réponse ne servait à rien et cet échange non plus d’ailleurs après tout la seule à s’être imaginée des choses c’était elle, elle ne pouvait pas et ne voulait pas le blâmer, après tout cela n’avait plus beaucoup d’importance et elle en avait parfaitement conscience, ainsi elle se mit à faire un bref récapitulatif de ses souvenirs et de son état, ce n’était pas du tout le comportement d’une enfant de son âge mais inconsciemment elle avait l’impression qu’il s’agissait de la meilleure manière de faire avancer les choses.

« Je ne vois pas vraiment pourquoi on voudrait me récupérer, si je récapitule ma vie ça donne la période où nous étions ensemble, l’orphelinat et … »


Soudain une migraine frappât la jeune fille, des souvenirs ou plutôt des images lui revenait en tête, mais cette fois elle arriver presque à les situer, et alors qu’elle chercher encore plus en détail dans cette nouvelle brèche de sa mémoire, elle fermât les yeux et portât machinalement sa main à sa tête luttant contre la douleur lancinante, les images se formait lentement, il s’agissait de différente batteries de test, aussi varié les unes que les autres qu’elle subissait régulièrement, durant ces test il était question d’éveiller son pouvoir, elle l’avait sur le bout de la langue, elle avait même l’impression de se souvenir l’avoir utilisé, à force de lutter contre sa mémoire récalcitrante, elle finit par le retrouver en le prononçant haut et fort  :

« Doppleganger »

Et alors qu’elle était heureuse d’avoir retrouvé ce nom elle réalisât deux incohérences majeures, selon les réponses à ses deux questions, il était fort possible que la vie de « Aiko Rebon » change dramatiquement, mais elle avait était trop loin pour ne pas ouvrir la boite de pandore, Aiko se redressa tout en réalisant qu’elle avait fait tomber la brique de lait à ses pieds et qu’un groupuscule de boules de poils se charger avec abnégation de nettoyer tout le liquide blanc qui en sortait, puis tout en regardant son frère dans les yeux elle demandât :

« Qui est l’ainé(e) et quelle différence  d’âge avons-nous ? … Et aussi, … Quel est la dernière chose à m’être arrivée dont tu te souviens ? »

Heyo !:
 
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Dim Rebon



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MessageSujet: Re: Always look on the bright side of life [Dim Rebon/Aiko Rebon]   Ven 9 Sep - 13:29

Tout en buvant son lait, Dim observait l'enfant. Elle n'était visiblement pas au courant que quelqu'un la recherchait, son visage troublé alors qu'elle essayais de recoller les morceaux d'information en était un parfait témoins. Elle sembla chanceler subtilement un instant mais se reprit avant que l'esper n'ait pu intervenir. Elle parlait à voix haute, mais plus à elle-même qu'à qui que ce soit d'autre.

« Alors c’était pour ça que tu es arrivé hier… Tu ne l’as découvert que lorsque tu as reçu cette demande n’est-ce pas ? »

Dim aurait aimé avoir quoi que ce soit à répondre à cela, mais il se contenta d'acquiescer. Il avait besoin de tous les indices que la gamine pourrais lui fournir et l'influencer dans sa réflexion ne pourrait que brouiller ses pistes. Il se contentait donc d'écouter attentivement, accoudé au bar qui séparait la cuisine et le salon.

« Je ne vois pas vraiment pourquoi on voudrait me récupérer, si je récapitule ma vie ça donne la période où nous étions ensemble, l’orphelinat et … » 

Ils y étaient enfin. Dim ne perdais pas une miette des paroles d'Aiko, faisant tourner son cerveau à toute allure pour essayer d'y dénicher des choses intéressantes. Si elle venait d'un orphelinat, il serait sans doute aisé d'en faire le tour pour récolter plus d'informations sur son passé et son origine, en espérant qu'elle n'ait pas simplement été abandonnée sur le pas de la porte à l'âge d'un an, comme un orphelin de conte de fée. Mais autre chose troublait l'esper. Visiblement, Aiko était persuadée qu'ils avaient vécu ensemble avant son placement en orphelinat. Quelle pouvait en être la raison. Avait-elle des réminiscence de la Aiko originelle? Mais si oui, comment cela se faisait-il? Et sinon, comment? Peut-être que ses souvenirs avaient été altérés d'une manière ou d'une autre. Il était presque certain qu'un esper suffisamment puissant pourrait s'occuper d'un changement du genre, mais de là à le rendre permanent? Il n'était même pas certain que Mental Out puisse accomplir une telle prouesse... Dim cessa sa réflexion en voyant l'enfant faire tomber sa brique de lait. Quelque chose semblait ne pas aller. Elle avait fermé les yeux et grimaçais en se touchant la tête, comme si une violente migraine l'avait assaillie. Alors que la seconde en devenait cinq, puis dix, l'esper commençait à s'inquiéter.

"Aiko? Qu'est-ce que tu...?"

"Doppleganger"

La petite fille l'avait coupé d'une voix claire et forte, sans même sembler se rendre compte qu'il lui avait adressé la parole. Il lui fallut quelques instants pour reprendre totalement ses esprits, mais lorsqu'elle redressa le visage vers l'investigateur, Dim ressentit un mélange de peur et de doute dans ses yeux, accompagnés d'une détermination palpable.

« Qui est l’ainé(e) et quelle différence  d’âge avons-nous ? … Et aussi, … Quelle est la dernière chose à m’être arrivée dont tu te souviens ? »

La volonté d'en savoir plus était imprimée sur son visage et l'esper ne put que sourire sombrement. Malgré ce qu'il s'apprêtait à dire, malgré le chamboulement qu'il risquait de causer dans la vie d'une gamine de même pas dix ans, il souriait parce qu'il avait enfin pris sa décision quand au statut de l'enfant.

"Je suppose que ce n'était qu'une question de temps avant que tu ne te rende compte des trous dans cette histoire. T'as toujours été sacrément intelligente Aiko."

Contournant le bar, l'esper revint dans la pièce principale sous le regard de sa sœur. Il laissa traîner le paquet de biscuits sur le canapé et récupéra sa "boite à souvenirs", celle-là même où il était allé chercher la photo d'Aiko quelques jours auparavant. Il en sortit une coupure de journal qu'il déplia précautionneusement et tendis à l'enfant, n'ayant aucun doute quand à sa capacité de le lire. Les orphelinat de la cité scolaire offrant malgré tout une éducation plus élevé que de nombreuses écoles primaires publiques du Japon.

"Je pense qu'il vaut mieux que tu l’apprenne par toi-même. Mais j'te conseille de t'asseoir, ça risque de pas te plaire."

Coupure de journal:
 

Traduction (Oui, le générateur ne prenait que l'anglais):
 

S'asseyant sur le canapé, l'esper laissa échapper un soupir, complétant la lecture d'Aiko.

"C'était il y à quatorze ans. Aiko Rebon, la première esper de niveau 5 de la Cité Scolaire...ma grande sœur est morte ce jour-là en même temps que Desire et Sagashi Rebon, mes parents... Aiko, je ne t'avais jamais vu avant de recevoir cet avis de recherche. Je ne savais même pas que tu existais."

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Mini-Aiko Rebon



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MessageSujet: Re: Always look on the bright side of life [Dim Rebon/Aiko Rebon]   Dim 9 Oct - 20:04

"Je suppose que ce n'était qu'une question de temps avant que tu ne te rende compte des trous dans cette histoire. T'as toujours été sacrément intelligente Aiko."

Déclarât-il sombrement, Aiko sentit quelque chose se briser tout au fond d’elle-même, sans qu’il n’est encore donner la réponse, elle comprit : ce à quoi elle s’était rattacher, ce à quoi elle croyait, elle devinait aisément l’orientation de la réponse malgré le fait qu’elle en ignorer encore le contenu, qui n’aller surement pas tarder à se dévoiler au vu de ce que avait était chercher Dim, son « frère ».

Tout en lui tendant un bout de papier qui était en réalité un vieil article de journaux, il déclarât :

«Je pense qu'il vaut mieux que tu l’apprenne par toi-même. Mais j'te conseille de t'asseoir, ça risque de pas te plaire. »

En entendant cela, la jeune Aiko eut un sourire gêner, ce n’était pas tant sa réplique qui la gêner, que de savoir jusqu’à quel point cela allait se vérifier, elle agrippât lentement le bout de papier comme si elle risquait de se bruler et le rapprochât lentement d’elle pour commencer à en lire le contenu, alors qu’elle lisait, certains mots s’imprimèrent dans son esprit, s’enracinant au plus profond d’elle-même :

« Une liste des personnes disparues dans l'incident » « ainsi que la célèbre level 5, Dopplegänger. »

Alors que ses yeux ne pouvait plus s’empêcher de parcourir le papier, de lire, de relire, de re-relire, la petite fille sentait son corps se dérobait à son contrôle, elle tremblait, elle avait envie de hurler, mais son air était coincé dans sa gorge, elle avait du mal à garder son calme, alors que toute les informations se regroupait dans son esprit, son corps tout entier tremblait et lui donnait l’impression d’être brulant, alors que les bruits alentour s’atténuait pendant que chacune des phrases résonnait dans son esprit, une voix, la sortit momentanément de son désespoir, son regards s’arrachant avec grande peine de l’article comme une fleur que l’on aurait arraché d’un parterre, elle fixât alors son regard profondément dans celui de son « frère »  :

"C'était il y à quatorze ans. Aiko Rebon, la première esper de niveau 5 de la Cité Scolaire...ma grande sœur est morte ce jour-là en même temps que Desire et Sagashi Rebon, mes parents... Aiko, je ne t'avais jamais vu avant de recevoir cet avis de recherche. Je ne savais même pas que tu existais."

« aaaAAAaaah »

Cette étrange intonation la fit tressaillir, elle était chargée de désespoir et de peine, elle n’avait aucune intonation et aucune force, comme un lent, long et fugace râle d’une personne en train de suffoquer, puis comme un rappel à la réalité, elle se rendit compte qu’elle en était la source, et alors que ses sens lui criait sa situation, elle vit que ses mains étaient désormais au sol et que ces jambes étaient en avant, elle avait perdu l’équilibre et elle reposait désormais sur la pile de couverture, sa chute soudaine et brutal avait fait fuir ses compagnons félins qui étaient partie dans chaque directions délaissant leur festin, sa sueur était désormais glacer et deux longues trainées chaudes roulait sur ses joues, elle portât machinalement ses mains à ses joues pour se rendre compte qu’il s’agissait de larmes, et alors que l’air qui s’était coincer dans sa gorge s’était libérer durement, désormais sa voix casser sortait du plus profond d’elle-même comme une brèche dans un barrage :

« je-je-je suis … Aiko ? Non je ne peux pas être elle, elle est morte ! je-je-je ne suis qu’un substitut ? Une vague machination ? Quel est mon utilité ? Quel est le sens de ma vie ? Pourquoi ? Pourquoi ? POURQUOI ?! »

Et alors que ses pensées s’échapper d’elle sans qu’elle n’est plus aucun contrôle sur cela, elle se recroquevilla sur elle-même, tout en continuant comme l’aurait fait une machine de déballer ses pensées, sa voix aigüe se brisant elle-même sur ses propres intonations :

« Pourquoi je suis née ?! Pourquoi j’ai était créé ?! » Cette seule phrase lui donnât l’impression de renier sa propre existence alors qu’elle reniait tout ce qui composait son monde il n’y a pas moins de quelques heures, pire, quelques minutes, elle eut un petit rictus pitoyable alors qu’une nouvelle idée venait de se révéler en elle alors que des souvenirs se bousculer dans son esprit, maintenant qu’elle en avait ouvert la porte « Ah ha …ha "Doppleganger", c’est pour ça, je devais «limiter » la perte que représenter ce pouvoir...» elle enfouit sa tête dans ses bras et continuât : « et n’étant même pas capable de ça, je n’avais plus aucune valeur ! Après tout à quoi bon se démener pour … pour-pour » sa voix tremblât alors que ses larmes redoubler et qu’elle ré affronter encore une fois le regard de son interlocuteur, elle n’était même pas sure d’affirmer quelque chose ou de poser une question :

« M-moi … » sentant que les larmes recommencer à monter elle se recroquevilla encore en enfouissant sa tête entre ses bras qui ceinturer ses jambes comme pour fuir cette situation et elle restât ainsi un long moment…

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Cela faisait maintenant plus d’une demi-heure que la petite « Aiko» était resté immobile après avoir craqué, elle n’avait cessé de pleurer qu’à l’instant et elle regrettait de ne pas avoir écouté ce que lui disait Dim tout à l’heure,  le vide qu’elle ressentait actuellement était accentué par la fatigue, ses yeux était rouges et humides, ses joues était encore couvert de traces de larmes et les yeux légèrement plissé d’irritation à cause des pleurs, elle regarda doucement en direction de Dim, sa mémoire s’était apaisé, elle n’arrivait toujours pas à bien démêler le vrai du faux, mais elle n’était plus sujette à des souvenirs resurgissant et ses maux de têtes n’était plus qu’un vague souvenirs désagréable, elle respirer doucement alors que sa température corporel revenait lentement à la normale, les questions sur son identité était encore bien présente mais elle s’était faite à cette idée ou du moins, dans une certaine mesure.

La petite fille continuât à regarder Dim et se remémora un terme qu’il avait utilisé pour la désigner, une appellation : « Aiko », son cœur se resserrât alors qu’elle se rendait lentement compte du choix qui s’ouvrait à elle, soit elle décider de jouer un rôle et de ne pas chercher les réponses à son passé et celle de la prime qui trônait sur elle, cela lui éviterait surement de souffrir plus qu’elle ne souffrait actuellement mais n’était-ce pas aller contre tous ses principes et ce en quoi elle croyait…ou bien devait-elle faire face à ce qu’elle était, qui elle était et ce que son existence impliquer, soudain un troisième choix se présenta à elle : "et si je fuyait ? " ces dernières minutes, elle n’avait cessé de se poser la question, comme il aurait était facile de se cacher derrière tout cela de ne pas s’impliquer, de fuir si elle devait rendre des comptes, et pourtant, quelque part en elle quelque chose lui hurlait de faire face, la jeune fille se rappela l’une des phrases des scientifiques en charge du projet dans lequel elle était :

« Ce n’est pas vrai, elles ont pourtant le même ADN, bordel ! Mais où est ce que ça à foirer ?! »

En effet, Aiko et elle partageait le même ADN, elle était ce qui rester de Aiko, prenant lentement sa décision elle se rappela ce qu’elle voulait voir, son objectif, elle se releva péniblement, elle avait des fourmis dans les jambes mais ça ne l’empêcherai pas d’avancer se disait-elle, elle n’avait pas besoin de se poser la question de « qui » elle était, elle en aurais bien le temps plus tard, comme si sa détermination revenait petit à petit, elle retrouvait son courage, ses yeux était encore humide mais  il ne tenait qu’à elle d’avancer, elle arrivât face à Dim, son frère, peu importe les liens de sang, elle s’était décider à continuer de le considérer  comme son frère, elle se tenait désormais face à lui tête baisser :

« Tu n’es qu’à un pas, tu peux le faire ! » s’écriât elle en son for intérieur, elle mit ses deux index sur le coin de ses lèvres et tout en regardant son frère elle laissa échapper le plus beau sourire qu’elle pouvait en ce moment, l’objectif auquel elle s’était raccroché avait était de voir son frère sourire lorsqu’elle le retrouverait, or depuis qu’elle l’avait rencontré il n’avait eu aucun vrai sourire, et elle en avait besoin ici et maintenant :

« Onii-chan, un sourire ? »
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MessageSujet: Re: Always look on the bright side of life [Dim Rebon/Aiko Rebon]   Mar 11 Oct - 17:39

Dim s'était préparé à une réaction émotive, mais il était loin de se douter que cette révélation aurait autant d'effet sur Aiko. Il se morigéna mentalement ; évidemment que révéler à une enfant aussi jeune qu'elle était le clone d'une personne morte serait une expérience traumatique.
Vraiment? L'esprit de l'esper s'était mis en marche presque malgré lui en réalisant que la réaction de la petite fille semblait réellement disproportionnée. De plus, elle semblait avoir des souvenirs de Dim, ainsi que des bribes de son existence avant l'accident. Aurait-elle subit un transfert de mémoire? Si cela s'avérait exact son existence était peut-être liée au mystérieux Projet SISTERS...

"Je-je-je suis … Aiko ? Non je ne peux pas être elle, elle est morte ! je-je-je ne suis qu’un substitut ? Une vague machination ? Quel est mon utilité ? Quel est le sens de ma vie ? Pourquoi ? Pourquoi ? POURQUOI ?! Pourquoi je suis née ?! Pourquoi j’ai était créé ?! Ah ha …ha "Doppelgänger", c’est pour ça, je devais «limiter » la perte que représenter ce pouvoir... et n’étant même pas capable de ça, je n’avais plus aucune valeur ! Après tout à quoi bon se démener pour … pour-pour M-moi … "

Aiko monologuait en pleurant. Elle ne semblait plus faire à attention à quoi que ce soit, suivant son fil de pensée comme on suivrait son bourreau avant une exécution. Dim était totalement désemparé. C'était absolument affreux de voir une si jeune enfant tirer d'elle-même de telles conclusions. L'éducation académique de la cité scolaire avait beau être la meilleure au monde, elle ne créait bien souvent que des esprits adultes dans des corps d'enfants, des génies immatures incapables de faire face aux émotions provoquées par leur trop grande perspicacité.
A cet instant, rien ne protégeait Aiko de la cruauté du monde, et l'esper ne pouvait rien y faire. Il tenta d'attirer son attention, mais sans résultat. La petite s'était effondrée, pleurant à chaudes larmes sans sembler se soucier du monde autour d'elle. Avec un soupir vaincu, l'esper dû se contenter de déposer une couverture sur les épaules de l'enfant et le débarrasser de la brique de lait coulant à ses pieds.
Les chats s'activaient déjà à offrir du soutien physique à Aiko, qui avait visiblement déjà été adoptée à l'unanimité comme un membre de la famille, en venant se rouler en boule contre elle, ronronnant calmement.

Quand à Dim, il avait du boulot.

Dégageant les dossiers en cours sans même un regard pour le travail déjà accompli, il fit table rase sur son bureau et reparti de rien, d'une base propre sur laquelle construire ses idées.
Quel que soit le coupable, son crime était impardonnable. Dim avait déjà été témoins des méthodes haïssables de scientifiques faisant miroiter monts et merveilles à des child errors pour les convaincre d'accepter de se constituer cobayes pour des expériences à la limite de l'éthique, mais ce qu'il avait sous le nez était d'un tout autre niveau.
Se remettant enfin à réfléchir à plein régime, l'esper balaya rapidement sa première hypothèse. Alors que les clones de Railgun étaient des coquilles vouées à l'abattoir quelqu’un s'était donné la peine d'implanter à Aiko des souvenirs suffisamment réels pour qu'elle les croie réels. Aiko n'était ni informée de son statut de copie, ni une cible d'entraînement pour Accelerator. Les modes opératoires ne collaient pas.

"Cela fais des mois que le projet SISTERS à été mis au rebut et la plupart des scientifiques ayant trempé dans l'expérience ont été réaffectés ou écartés. Pourquoi quiconque attendrait aussi longtemps pour récupérer un simple clone..."


L'esper marqua une pause mentale. Quelque chose ne collait pas. Si Aiko était un clone, comment avait-elle survécu aussi longtemps sans ajustement thérapeutiques? Si la même méthode avait été employée pour sa création que pour celle des SISTERS elle aurait dû subir un dérèglement génétique mortel.

"Reprenons. Si elle n'est pas encore morte, c'est quelle n'est pas issue du même moule que les SISTERS. Quelque chose dans la méthode différait...La croissance? Tout ça pointe vers une autre expérience ou...ou bien un test? Quoi qu'il en soit, le projet était différent..."

Pendant de longues minutes, l'esper s'absorba dans ses réflexions, fouillant de temps à autres son maelstrom de bazar pour retrouver tel fichier ou faire correspondre des notes. Fort heureusement les documents concernant le projet SISTERS étaient nombreux et toujours en surface, contrairement aux plus vieilles affaires qui sombraient inexorablement sous les dossiers plus récents. L'affaire avait fait pas mal de bruit dans le monde criminel de la cité scolaire et Dim avait tiré une somme intéressante en revendant à plusieurs organisations des bribes d'informations, tout en leur faisant croire qu'ils étaient les seuls à pouvoir en profiter. Les Russes, les Yakuzas et même les Skill-Out lui avaient fait les yeux doux pendant quelques fructueuses semaines.
Mais malgré la profusion d'information à sa disposition, nulle part l'esper ne trouva mention de Doppelgänger, confirmant son instinct: Aiko était très certainement issue d'un programme différent.

"Mais plus ancien, ou plus récent? La Cité Scolaire aurait-elle vraiment récidivé si tôt après le désastre cuisant des SISTERS? Et cela sans son supercalculateur?"

Son esprit tournait à cent à l'heure, mais plus ses réflexions avançaient plus il devait se rendre à l'évidence: il lui manquait trop d'informations pour aller bien loin. Quel que soit l'expérience dont était issue Aiko, il n'en avait jamais eu vent. Ou alors il n'avait pas réussi à lier des événements ensemble, qu'importe. L'important était qu'il avait du pain sur la planche.

Quelques minutes plus tard, alors que l'esper mettait de l'ordre dans les documents qu'il souhaitait conserver pour cette affaire, Dim se rendit compte que les pleurs avaient cessés. Aiko s'était sans doute épuisée petit à petit sans que l'esper ne s'en rende compte. Cela faisait presque une demi-heure qu'elle était ainsi prostrée, aussi Dim fut-il particulièrement surpris lorsqu'il failli lui rentrer dedans en se retournant.

Aiko se tenait devant-lui. Ses yeux encore rougis d'avoir autant pleuré étaient pleins d'espoir lorsqu'elle apostropha timidement son frère.

« Onii-chan, un sourire ? »

Un...sourire? Dim s’apprêtait à lever un sourcil interrogateur mais se repris. Après tout, s'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir...
Au moment où les coins de sa bouche se soulevaient néanmoins, l'esper eut une idée. Une idée brillante. Une idée qui élargit encore plus son sourire, jusqu'aux limites possibles de son anatomie. Dim sourit de toutes ses dents à sa sœur, levant la main vers elle, et lui infligeant sans pitié une seconde pichenette, la renvoyant dans le tas de couvertures.

"Je t'avais pourtant demandé de ne pas pleurer, sale gosse" la taquina t-il, tout sourire, avant de rependre en riant devant l'air ahuri de sa sœur: "Maintenant habille-toi, j'ai des gens à te présenter".


[Moins d'une heure plus tard]

Dim avait décidé de prendre un risque modéré en emmenant Aiko se balader avec lui. Il ne marchait d'habitude presque jamais dans Strange, préférant rester une personnalité de l'ombre n'apparaissant que pour des raisons professionnelles. Mais la petite avait besoin de normalité après tant d'émotions, et l'esper ne se sentait de toute façon pas de faire une quelconque acrobatie tant que son bras serait dans un état aussi lamentable. Ils ne furent pas dérangé et ne croisèrent rien de plus menaçant qu'un corbeau se battant avec fougue contre un sac poubelle récalcitrant.
L'esper resta mystérieux tout le long du chemin, prenant un plaisir presque malsain à jouer avec la curiosité de la petite fille. Il se souvenait avec nostalgie de la tendance qu'avait Aiko à se jouer de sa naïveté lorsqu'il était plus petit, et n'était que trop heureux de perpétrer la tradition familiale.
Après deux fausses alertes où il avait fait croire à Aiko qu'ils étaient arrivés, ils arrivèrent finalement à destination. La grande forme grise de la Tour-Cimetière, seul cimetière de la cité scolaire, surplombait le duo de son air de parking à étages. Dim entra dans le local, totalement dépeuplé en dehors d'un gardien revêche qui les ignora poliment. L'esper n'était pas revenu ici depuis de nombreuses années, mais rien 'avait changé. Comme si la structure entière était figée dans le temps, loin du progrès constant du reste de la ville.

Il amena Aiko au niveau de la salle exiguë servant à présenter ses respects et tapota le numéro de la tombe commune de sa famille. Un simple petit mémorial de marbre, gracieusement offert et entretenu par la cité scolaire, garnie d'un très sobre ruban pour "services rendus à la science".
Alors que le système d’ascenseurs faisait son office, Dim contempla la dernière demeure de la famille dont il était le dernier survivant...jusqu'à quelques heures de ça.
Mettant une main sur l'épaule de sa petite sœur, il dit doucement:

"Je voulais te présenter à la famille. Une autre Rebon après tout ce temps, c'est un événement. Je suis sûr que nos parents serons ravis. Aiko aussi d'ailleurs, elle à toujours voulu une petite soeur."
Il la poussa gentiment dans le dos, la faisant avancer vers la tombe:

"Salut tout le monde, regardez un peu ce que je vous apporte. Aiko, soit polie et dit bonjour."

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MessageSujet: Re: Always look on the bright side of life [Dim Rebon/Aiko Rebon]   Sam 29 Oct - 12:08

« Nous sommes arrivés. » venait de lui déclarer son frère, La petite restât un instant sceptique, cela faisait déjà deux fois qu’ils auraient dû être arrivés, et tout en souriant, elle se dit intérieurement « jamais deux sans trois, mais le troisième n’aura pas lieu. » elle restât ainsi immobile quelque instant alors que Dim pénétrait à l’intérieure du bâtiment, c’est lorsque environ deux mètres les séparèrent qu’elle comprit que cette fois, elle s’était piéger toute seule, elle jetât un rapide coup d’œil au bâtiment, c’était une structure très sobre, très loin de l’aspect général du reste de la cité scolaire, il lui rappelais un parking à étages, la jeune fille ne put s’empêcher de s’interroger sur le rôle de cette édifice, puis voyant que son frère c’était arrêté un instant pour l’atteindre, elle le rejoignit en trottinant sans quitter réellement le bâtiments des yeux jusqu’à être entré à l’intérieure.

Quelque minutes passèrent, ils arrivèrent finalement face au « gens à lui présenter », il s’agissait d’une petite stèle de marbre humblement décorer d’un petit ruban où était inscris  "Pour services rendus à la science", la petite fille, plaçât instinctivement ses mains face à sa bouche retenant un sursaut et un petit cri de surprise, elle comprit immédiatement à quoi servait ce bâtiment et devant qui elle se trouvait, soudain une main se posât doucement sur son épaule alors que la voix de son grand frère lui dit gentiment :

"Je voulais te présenter à la famille. Une autre Rebon après tout ce temps, c'est un événement. Je suis sûr que nos parents seront ravis. Aiko aussi d'ailleurs, elle a toujours voulu une petite sœur."  

Immédiatement après avoir entendu ces mots la petite Aiko sentit une douce chaleur se répandre en elle, il venait de lui apporter la réponse dont elle avait besoin, elle était bien différente de ce à quoi elle était arrivé, et pourtant, elle était bien plus plaisante que tout ce qu’elle avait pu imaginer, elle n’avait pas à prendre une place, elle avait déjà sa place, elle était Aiko Rebon, la petite sœur de Aiko Rebon et Dim Rebon, elle n’avait pas besoin de se raccrocher à d’éventuels souvenirs fragmenté, elle avait le droit de se crée et de se fier à ses propres souvenirs, elle n’avait pas à imiter une quelconque relations, elle avait sa propre relations avec Dim, son grand frère, ne pas avoir de pouvoir ne faisait pas d’elle un échec, elle avait le droit de vivre sa propre vie.

Elle levât son regard en direction de son frère qui la poussa gentiment en avant vers la tombe, puis il s’adressa à eux :

"Salut tout le monde, regardez un peu ce que je vous apporte. Aiko, soit polie et dit bonjour."    

L’enfant se raidit et déclarât d’une voix timide et enjouée tout en s’inclinant respectueusement :

« B-B-Bonjour, Je m’appelle Aiko Rebon, enchantée de vous rencontrer ! » Aiko marquât une courte pause cherchant ce qu’elle pouvait dire puis reprit d’abord hésitante « j-j’ai huit ans, je viens d’un orphelinat où j’y suis resté quatre ans … » puis elle poursuivit sa présentation alors que sa voix gagner en assurance et que tous ces souvenirs défilait lui donnant toujours plus de choses à raconter, elle racontât d’abord son quotidien à l’orphelinat puis les souvenirs que l’on lui avait « donner », puis sa rencontre avec Dim, il fallut bien une bonne quinzaine de minutes pour que la petite fille finisse par se taire, elle avait toujours rêvé de pouvoir se confier comme ça à une famille, c’était maladroit comme manière de faire et Aiko en avait bien conscience mais elle ne savait pas comment faire autrement tout orpheline qu’elle avait pu être et l’espace d’un instant, elle voulait pouvoir partager librement tout cela sans être contrainte de se retenir, elle était persuadé qu’ils l’écoutaient et cette simple pensée empli son cœur d’une douce mélancolie se mélangeant à de la joie, peu après avoir fini de parler elle restât un instant à regarder la tombe familiale puis elle joignit les mains et fermât les yeux leur adressant une prière, puis après avoir jeté un regard discret à son frère elle finit par promettre intérieurement « Nii-chan à l’air de s’attirer des ennuis et il vit dans un appartement sens dessus dessous, mais ne vous inquiéter pas, je resterais toujours avec lui et je le soutiendrait, c’est promis. »

Aiko rouvrit les yeux et se retournât en direction de Dim elle agrippât sa main, plongeât son regard dans le sien et lui dit :

« Merci de m’avoir emmené ici, grand frère, je resterais toujours à tes côtés… » un grand sourire se dessinât sur son visage alors qu’elle ajouter «  Je t’adore ! »

Heyo:
 
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MessageSujet: Re: Always look on the bright side of life [Dim Rebon/Aiko Rebon]   Aujourd'hui à 18:20

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