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 Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku]

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Eitarō Kimura

Eitarō Kimura

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MessageSujet: Re: Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku]   Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku] - Page 2 EmptyDim 11 Nov - 1:26

« Dōmo arigatō gozaimasu, sempai. Je suis désolée d’avoir pris de votre temps précieux pour une histoire ne vous concernant pas. Nous allons régler ça, maintenant. Ce n’est pas un simple numéro de portable. C’est ceux qui sont attribués aux terminaux de salle de club. Il suffit de trouver d’où celui-ci provient et- »

Les pixels d’une partie de l’écran n’obéissaient plus à ce qu’avait demandé l’étudiante de troisième année qui regardait, d’un air à moitié surpris et à moitié contrarié, son terminal se faire déposséder momentanément de sa propriété.

« Utiliser des gens pour t’aider, Reitōko-san ? Ce n’est pas vraiment ton style. Mais les gens changent, pas vrai ? Il suffit de donner un coup dans la bonne direction. C’est pourquoi je veux te donner des coups, Akutoku. »

« Oh… » fit la jeune femme en voyant une vidéo d’un couple aux cheveux colorés exprimer leur amour mutuel. Ses yeux firent un rapide aller-retour sur les deux autres personnes présentes dans la pièce.

« Cette image va être diffusée sur le réseau intranet et internet de Nagatenjouki Academy. Je ferai en sorte qu’elle apparaisse sur tous les téléphones, tous les ordinateurs, tous les écrans connectés. Vois-tu Akutoku, ce n’est pas que je te déteste, c’est que ton existence n’est pas nécessaire. Tu n’as rien d’un individu représentant Nagatenjouki Academy. Tu es un des derniers produits marketing à la mode, livré avec la couleur. Nous représentons l’excellence, la multitude des étoiles dans le ciel, comme une constellation. Tu représentes l’échec, traînant avec toi la tricherie, la dissimulation et la manipulation pour parvenir à tes fins. Pour te battre, il faut jouer à ton propre jeu. Je ne veux pas juste te détruire, je veux te détruire complètement. Si Kimura-sempai souhaite lui aussi participer, alors je n’hésiterai pas à l’ajouter à la liste. Si tu te destitues  des tops students de ton propre chef, alors je m’arrêterai. Continue à lutter et la barre continuera de monter. Pour l’instant, mes menaces sont mesurées. Mais si tu cherches l’affrontement, alors je serai obligée de les monter en conséquence. A toi de choisir, Akutoku Reitōko, reine des pétasses. Mais est-ce que tu choisis vraiment toi-même, où est ce que tu es pilotée par un logiciel ? Quoique tu fasses, j’ai du mal à voir la différence. Kimura-sempai ou n’importe qui d’autre, je suis sûre que tu agiteras ta croupe vers le premier avec des résultats assez haut. Par pour apprendre, évidemment. Juste pour le ridiculiser. Je te retourne la faveur, Reitōko. A toi d’être ridiculisé. »

L’étudiant de Dangai fronça les sourcils, il n’avait pas imaginé que les querelles d’étudiants au sein de Nagatenjouki pousseraient certains lycéens à aller jusqu’à le menacer lui. Cela dit, il semblait qu’Akutoku avait créé bien plus de remous que simplement faire une entrée fracassante lors de son arrivée dans l’établissement. Son regard se posa sur l’adolescente aux cheveux bleus alors qu’elle prenait la parole :

« Ce n’est pas Inoue. Mais ‘‘on’’ pense que je suis assez stupide pour le croire. Ogawa-san, vous pouvez tracée le message ? Si on a parvenu à hacker le terminal, c’est qu’on a forcément laissé une trace. Kimura-san, avec le ton qu’on employait, ça laissait entendre qu’on n’avait pas encore mis son plan à exécution. Je pense que vous savez déjà ce que je veux faire, mais je vais quand même le dire. Allons lui exploser la gueule. »

« A qui le dis-tu, Reitōko-san… je suis dedans, c’est bien envoyé depuis le poste de travail de Nonoka Inoue. J’ai enregistré le message aussi, au cas où je pourrai en tirer quelque chose. Je sais pas trop ce que t’as fait mais cette personne a pas l’air de beaucoup t’aimer. M’enfin, ceci à part c’est devenu une affaire personnelle à l’instant où ton nemesis est entré chez moi sans permission. ‘Taku, c’est pas sympa ! »

Les cellules grises d’Eitarō semblaient déjà s’être mises au travail au vu de sa mine pensive, l’élément perturbateur Ogawa Kameko vint cependant mettre une pause à l’agitation aussi bien externe qu’interne des deux étudiants aux cheveux colorés. Un doigt levé, elle pivota lentement sur sa chaise pour leur faire face.

« Mais du coup… tous les deux vous êtes… » elle mima les deux partie d’un cœur avec ses doigts et les entrechoqua à deux reprises « Ting ting ? »

L’expression de curiosité malsaine qu’affichait Ogawa signifiait clairement que rien n’avancerait tant qu’elle n’aurait pas reçu une réponse. Cette fois-ci, l’exaspération s’afficha presque clairement sur le visage du jeune homme.

« C’est un montage, Ogawa-san, et maintenant qu’on essaye de m’atteindre aussi, j’aimerai clore cette histoire rapidement, la journée est presque finie. »

« Hm hm je vois, non parce que vous savez… vous êtes mign- d’accord d’accord je m’y remets. »

Ca n’avait duré qu’un fragment de seconde, et pourtant Ogawa Kameko avait reçu un avertissement de son cerveau, qui sait ce qui aurait pu arriver si elle avait terminé sa phrase… autant de pas y penser.

Eitarō soupira légèrement, se tournant vers Akutoku cette fois-ci : « Ta méthode va donc rester la même à ce que je vois. Ton adversaire est plutôt insistant… mais cette fois on a enfin du challenge. »

L’étudiant tira son téléphone portable de sa poche et regarda l’heure. « C’est seulement dommage que ce soit quelqu’un d’idiot. M’inclure dans le moyen de pression n’avait rien de malin. Je me considère comme quelqu’un de bien élevé cela dit, et il serait terriblement impoli de refuser une telle invitation au jeu. »

En réalité Eitarō se demandait si sa participation était préméditée dès le départ. L’objectif premier était de discréditer Akutoku devant son évaluateur de la journée d’échange, la forçant à révéler le pire dans son caractère. Et si elle ployait sous la menace, alors c’était faire d’une pierre deux coups. Peut-être qu’il avait été mêlé à cela par ses actions au cours de la journée, mais c’était peu probable : entre le moment où la vidéo originale avait été enregistrée et sa retouche, le laps de temps était relativement court, c’était signe d’une certaine préparation antérieure. L’idée avait été de faire douter d’avantage Akutoku en voyant que d’autres seraient impactés. À partir de là, tout dépendait de la personnalité de l’étudiant et de sa réaction, puisqu’Akutoku avait des objectifs bien dessinés en tête. En d’autres mots l’adversaire d’Akutoku n’avait pas bien fait ses devoirs et connaissait mal sa cible.

C’était une possibilité.

Une autre était que tout était prévu, X avait une longueur d’avance sur leurs mouvements et prévoyait de refermer son piège sur Akutoku sous peu, embrochant ou non l’étudiant d’échange avec elle.

« Cela dit il va nous falloir être inventifs, Reitōko-san. De mon point de vue, le plan est déjà amorcé et prêt à te cueillir à ton prochain mouvement, on ne peut pas bouger imprudemment. Notre seule piste est ce message, mais il nous aide beaucoup ; j’ai relevé quelques points sur lesquels j’aimerai que tu réfléchisses, je n’ai pas toutes les informations alors j’ai besoin que tu fasses les liens toi-même. »

« D’abord pourquoi Nonoka ? Pourquoi son ordinateur et pourquoi son identité ? Qu’avait-elle de plus que les autres pour te toucher plus efficacement, toi la top student ? Mon second point est la jalousie. Peu importe ce que dit ton adversaire, elle t’envie énormément, ce qui lui fait commettre des erreurs. Nous représentons l’excellence, mais l’excellence n’est pas quelque chose que l’on peut obtenir en étant jaloux et aigri. Cela n’aide pas réellement à réduire la liste des suspects mais me permet d’amener mon troisième point. »

Un petit sourire satisfait s’afficha sur les lèvres d’Eitarō, il reprit : « Nous représentons l’excellence, la multitude des étoiles dans le ciel, comme une constellation. Je n’ai pas pu m’empêcher de relever cette phrase. L’astronomie est quelque chose qui me parle beaucoup alors cette petite dédicace a inévitablement attiré mon attention. Dis-moi Reitōko-san, que sais-tu du club d’astronomie ? Je suis curieux de voir à quel point il a changé durant mon absence. »
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Akutoku Reitōko

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MessageSujet: Re: Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku]   Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku] - Page 2 EmptyVen 7 Déc - 19:22

« A qui le dis-tu, Reitōko-san… je suis dedans, c’est bien envoyé depuis le poste de travail de Nonoka Inoue. J’ai enregistré le message aussi, au cas où je pourrai en tirer quelque chose. Je sais pas trop ce que t’as fait mais cette personne a pas l’air de beaucoup t’aimer. M’enfin, ceci à part c’est devenu une affaire personnelle à l’instant où ton nemesis est entré chez moi sans permission. ‘Taku, c’est pas sympa ! »

Akutoku hocha vaguement la tête. Ogawa n’était pas grand-chose de plus qu’une sempai avec un bon niveau en informatique mais tant qu’elle pouvait servir et prouver sa valeur, alors Aku la respectait. Mais l’avis qu’elle souhaitait vraiment entendre, c’était celui d’Eitaro Kimura. Elle enfourna ses mains dans ses poches, toujours férocement crispée, son regard guettant la mine pensive de son sempai, ce qui l’empêcha de voir la gestuel comique de sa compatriote.

« Mais du coup… tous les deux vous êtes… Ting ting ? »

« Mh ? »

[ Ting ting ? Qu’est-ce que ça signifie ? Une expression d’étudiant du niveau d’Eitaro Kimura… J’imagine que j’aurais l’air bête en demandant. Je n’ai juste qu’à essayer de trouver ce que ça veut dire toute seule. ]

L’instant de silence n’aidait pas vraiment l’adolescente aux couettes bleues à répondre à la question, qui perdit son regard dans l’expression impossible à déchiffrer d’Ogawa. De la malice… ? Une blague ? Peut-être que ça ne voulait rien dire au final. Avait-elle eut tort de prendre la jeune femme en respect ? Trop concentré sur son objectif du moment, le visage d’Ogawa oscillait entre PNJ et PJ dans son cerveau, qui hésitait à le brouiller pour ne pas qu’elle perdre sa concentration sur l’analyse de ses traits. En sentant un souffle, Akutoku replaça son regard sur son sempai. Il devait avoir la réponse, puisque ses lèvres se mirent à bouger.

« C’est un montage, Ogawa-san, et maintenant qu’on essaye de m’atteindre aussi, j’aimerai clore cette histoire rapidement, la journée est presque finie. »

« Hm hm je vois, non parce que vous savez… vous êtes mign- d’accord d’accord je m’y remets. »

[ Kh. ]

Akutoku Reitōko fronça les sourcils en comprenant enfin l’allusion. Son sempai et elle, ensemble ? Ce n’était pas crédible. Elle n’y avait jamais vraiment réfléchit, à vrai dire. Et pourquoi faire, de toute façon ? Ce genre de relation ne semblait apporter aucune perspective supplémentaire pour s’améliorer ou gravir les échelons de Nagatenjouki Academy, et remplir les objectifs du Bloc G, l’installation scientifique qui s’occupait du développement de sa capacité. Sauf peut-être de gravir les échelons sociaux… Sortir avec un garçon comme Eitaro Kimura n’aurait pas transformé l’adolescente en boostant sa maturité aux yeux des élèves ? Plus de maturité, c’était plus de crédibilité. Plus de crédibilité, c’était… Le visage d’Akutoku se crispa instantanément. Les mots du message retentissaient une nouvelle fois dans sa tête.

« Kimura-sempai ou n’importe qui d’autre, je suis sûre que tu agiteras ta croupe vers le premier avec des résultats assez haut. »

[ Je vais le tuer. ]

Comme un coup de fusil, la voix de son sempai la tira hors de la masse d’idées noires bouillonnantes qui commençaient à engloutir la tête d’Aku.

« Ta méthode va donc rester la même à ce que je vois. Ton adversaire est plutôt insistant… mais cette fois on a enfin du challenge. C’est seulement dommage que ce soit quelqu’un d’idiot. M’inclure dans le moyen de pression n’avait rien de malin. Je me considère comme quelqu’un de bien élevé cela dit, et il serait terriblement impoli de refuser une telle invitation au jeu. »

Visiblement pendant qu’elle imaginait toutes les manières les plus originales pour faire souffrir cet individu X, son sempai lui avait commencé à réfléchir. Honteuse de ne pas pouvoir en dire autant, Akutoku se mit elle aussi à se focaliser sur leur nouvel adversaire. Tournant la tête vers la porte, elle fixa un instant la serrure du système électronique. Non, Koyasu n’était qu’un pion. Un leurre que X utilisait pour faire son sale boulot sans se salir les mains, donc il était impossible de savoir qu’elle pouvait être sa capacité. Etait-elle en rapport avec les moyens de pression qu’X avait utilisé ? Pour battre un esper, découvre son pouvoir. C’était plus facile à dire qu’à faire, surtout que pour un level 0, aussi ironique que ça pouvait l’être, ça n’allait pas l’avancer à grand-chose. La technologie était de son côté.

« Cela dit il va nous falloir être inventifs, Reitōko-san. De mon point de vue, le plan est déjà amorcé et prêt à te cueillir à ton prochain mouvement, on ne peut pas bouger imprudemment. Notre seule piste est ce message, mais il nous aide beaucoup ; j’ai relevé quelques points sur lesquels j’aimerai que tu réfléchisses, je n’ai pas toutes les informations alors j’ai besoin que tu fasses les liens toi-même. »

[ Eitaro Kimura aussi possède connaissances et expériences. Mais il ne sait pas tout sur l’état de l’académie actuel, sur ses élèves et sur sa politique. C’est le genre de point de vue que je peux lui apporter. ]

Confiante de pouvoir faire bien plus que participer au brainstorming, Aku se contenta pour l’instant d’écouter la suite.

« D’abord pourquoi Nonoka ? Pourquoi son ordinateur et pourquoi son identité ? Qu’avait-elle de plus que les autres pour te toucher plus efficacement, toi la top student ? Mon second point est la jalousie. Peu importe ce que dit ton adversaire, elle t’envie énormément, ce qui lui fait commettre des erreurs. Nous représentons l’excellence, mais l’excellence n’est pas quelque chose que l’on peut obtenir en étant jaloux et aigri. Cela n’aide pas réellement à réduire la liste des suspects mais me permet d’amener mon troisième point. »

« Nous représentons l’excellence, la multitude des étoiles dans le ciel, comme une constellation. Je n’ai pas pu m’empêcher de relever cette phrase. L’astronomie est quelque chose qui me parle beaucoup alors cette petite dédicace a inévitablement attiré mon attention. Dis-moi Reitōko-san, que sais-tu du club d’astronomie ? Je suis curieux de voir à quel point il a changé durant mon absence. »

« Le club d’astronomie ? C’est vrai qu’elle a fait mention de constellation… Et bien, je n’en sais pas tant que ça. Il n’y a pas énormément de membres et ce n’est pas un club aux exploits particulièrement notable. De ce que j’ai entendu, ils ne travaillent pas beaucoup ensemble, les membres préfèrent travailler chacun de leur côté. Ils ont un passe pour les laboratoires et les observatoires d’Academy City. »

« Je ne vois pas vraiment ce que le club d’astronomie pourrait me reprocher, cependant… Il n’y a aucun top student dedans. Et aucun membre particulier n’est resté dans mon esprit. De toute façon, je ne les connais pas vraiment… Je crois même que leur chef de club n’est pas souvent dans l’établissement. Pour ce qui est de dégotter plus d’informations sur eux ou sur ceux qui pourrait occuper la salle du club de mécanique, il va falloir voir avec quelqu’un d’autre. Si quelqu’un peut nous en apprendre plus… »

Akutoku fit glisser son regard vers la troisième roue du carrosse. Son cerveau avait finalement décidé. Elle pouvait rejoindre le groupe des personnages principaux.

« …Ogawa sempai ? »

[***]

« Oooh ? Qu’est-ce que c’est ? Un drone du club de mécanique ? Peut-être pour repeindre les murs ? »

L’étudiante de Nagatenjouki qui venait de prononcer ses mots vint plier les genoux pour observer le robot arrêté à côté de ses pieds. Le drone munit de roulettes avait, accroché au-dessus de la caméra qui lui permettait de se repérer, une bombe de peinture accrochée de façon rudimentaire à une gâchette. Le téléphone de l’adolescente vint sonner, la faisant sortir celui-ci de la poche de sa jupe. ‘‘Besoin de connexion pour se déplacer dans les couloirs du lycée. Voulez-vous autoriser Paintbot 02 à accéder à la connexion de votre téléphone portable ?’’

« Oh, alors c’est un projet étudiant. »

Appuyant sur « ok », l’étudiante se releva, regardant le drone reprendre sa route après avoir accepté le partage de connexion. Elle rangea son téléphone dans sa poche, sans savoir qu’à trois autres endroits différents dans le lycée, ses trois frères étaient eux aussi en train de quadriller les couloirs en synchronisation. Bien plus loin, dans la salle du club de mécanique, Nonoka et sa geôlière continuait de respirer le même air, ce qui commençait à être assez désagréable. Le parfum de Proxy commençait à faire alourdir l’atmosphère un peu trop pour que l’étudiante aux cheveux verts puisse être confortable.

« Vous les contrôlez sans avoir besoin de périphérique ? Je ne sais pas comment marche votre pouvoir de technopathy, mais même si son champ d’action permet d’englober tout le lycée, ses drones d’entraînement n’iront pas loin… »

Proxy se retourna pour regarder vers Nonoka, confortablement assise sur la chaise à roulette devant les ordinateurs de l’étudiante. Ses paupières couvertes de maquillages s’ouvrèrent puis se refermèrent en synchronisation parfaite, ce qui donnait l’impression que ses lentilles à motif d’étoiles apparaissaient puis disparaissaient.

« Technopathy ? Non non, tu vas chercher trop loin, et mon pouvoir ne fonctionne pas de cette façon. Je n’ai pas la même capacité que le numéro 2. D’ailleurs, je me fiche pas mal de lui. Mais ne t’inquiètes pas pour moi, Inoue-chan. Don’t worry, baby girl. Je sais très bien comment faire. Contente-toi de jouer le rôle et de porter le chapeau quand elle arrivera ici, rouge de colère. Ou bleu. Ou jaune. Ou verte ? Tout dépend de quel drone lui tombera dessus en premier. »

« Vous avez faites une erreur en provoquant son sempai… Vous pensez vraiment pouvoir battre deux level 4 à vous toutes seule ? Je pense que le mieux, ça serait d’abandonner… Si vous le faites, je plaiderai votre cause… De toute façon, vous avez dit faire ça par amour, non ? »

Un silence accompagna la proposition. Les pins sur la jupe de Proxy vint cliqueter les uns contre les autres alors qu’elle tourna une nouvelle fois sur son nouveau trône. Après avoir fait un tour complet, Proxy s’arrêta de nouveau face à Nonoka, croisant les jambes en penchant la tête sur le côté, retenant son menton à deux doigts.

« You really ARE pure, baby girl. C’est vraiment gentil, mais c’est trop tard pour ça. Et puis… Je n’ai pas besoin de gagner. J’ai juste besoin qu’ils perdent. »

[***]

Dévalant les escaliers dans la descente, le drone à la bombe de peinture bleue s’arrêta un peu avant la salle où se trouvait les trois compères. Mettant sa gâchette en standby, la caméra du robot fit la mise au point sur la porte, ses capteurs à l’affut. Akutoku vint se masser la nuque puis poser la main sur la porte après avoir entendu les nouvelles propositions du duo. Toujours crispée par la colère et la haine féroce qu’elle éprouvait pour cette entité sans nom qui venait de la ridiculiser devant deux étudiants de haut calibre, l’étudiante à couettes bleues avait toujours les conseils d’Eitaro Kimura en tête. Et même si elle le savait…

« Prêt à me cueillir à tout moment, hein. Allons-y alors. De toute façon, on ne réglera rien en restant ici. Les caméras de la salle de club de Nonoka sont coupées, hein ? Alors on sait que X y est encore, ou à quelque chose à cacher. Evidemment, c’est un piège. Et la meilleure façon de se défendre d’un piège, c’est de savoir qu’il est là. Maintenant, allons détruire X. »

La porte de la salle de club s’ouvrit doucement, faisant titiller les capteurs du drone.
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Eitarō Kimura

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MessageSujet: Re: Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku]   Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku] - Page 2 EmptyMar 15 Jan - 10:36

« Le club d’astronomie ? C’est vrai qu’elle a fait mention de constellation… Et bien, je n’en sais pas tant que ça. Il n’y a pas énormément de membres et ce n’est pas un club aux exploits particulièrement notable. De ce que j’ai entendu, ils ne travaillent pas beaucoup ensemble, les membres préfèrent travailler chacun de leur côté. Ils ont un passe pour les laboratoires et les observatoires d’Academy City. »

« Je ne vois pas vraiment ce que le club d’astronomie pourrait me reprocher, cependant… Il n’y a aucun top student dedans. Et aucun membre particulier n’est resté dans mon esprit. De toute façon, je ne les connais pas vraiment… Je crois même que leur chef de club n’est pas souvent dans l’établissement. Pour ce qui est de dégotter plus d’informations sur eux ou sur ceux qui pourrait occuper la salle du club de mécanique, il va falloir voir avec quelqu’un d’autre. Si quelqu’un peut nous en apprendre plus… Ogawa sempai ? »


Eitarō laissa son esprit travailler sur les informations que lui donnait Akutoku au fur et à mesure qu’il les recevait. Leur avancée était bien pauvre : des membres sans réel lien social qui travaillaient séparément d’abord. Ça aurait très bien pu être une façade mais à Nagatenjouki, tous sont compétents, et à points égaux c’est alors la multitude qui gagne la partie, du moins en général. Deux informations uniquement restèrent à part dans l’esprit de l’Universitaire : l’accès aux laboratoires et observatoires ainsi que l’absentéisme répété du chef de club.

Pendant que Kameko pianotait déjà à toute vitesse sur son clavier, Eitarō prit lentement la parole, établissant à voix haute ce à quoi il était arrivé mentalement.

« Cela ne nous laisse que très peu de pistes, on devrait obtenir quelques informations supplémentaires avec l’aide d’Ogawa-san mais X est assez malin et doué pour fabriquer des preuves et se jouer de nous, il va falloir tripler nos réflexions. En ce qui me concerne, l’ensemble du club d’astronomie est suspect jusqu’à preuve d’innocence. N’oublie pas ce qui s’est passé avec Koyasu, Reitōko-san, il n’était qu’un élément du décor à tes yeux non ? »

« Ts, les caméras de la salle correspondant au poste d’envoi sont off, j’ai de la neige depuis plusieurs minutes avant l’envoi du message. Je vais voir ce que je peux faire pour les remettre en marche mais… Mister X est plutôt doué ! »

« On est désavantagé, X veut nous montrer qu’il peut nous atteindre n’importe où, n’importe quand. Dans l’académie du moins. Il a une longueur d’avance sur nous, connait nos déplacements et probablement certaines de nos conversations également. »

Son regard bleu froid se posa sur Ogawa qui fit un « ok » de la main.

« Aucun-soucis Kimura-san, les micros de mon matériel sont tout sages, en train de dormir dans une boite de l’armoire de mon appartement. Et nos téléphones sont suffisamment bien protégés, enfin ici en tout cas. »

L’universitaire regarda brièvement autour de lui. Effectivement la pièce était bel et bien protégée, ce qui expliquait la décoration murale surchargée par endroit. Une cage de Faraday, semblable à celle dont disposait Eitarō dans son appartement englobait la pièce entièrement. Si c’était bien un moyen efficace de se protéger, cela voulait également dire que X était passé par l’unique porte principale pour entrer sur l’ordinateur de Kameko.

« Prêt à me cueillir à tout moment, hein. Allons-y alors. De toute façon, on ne réglera rien en restant ici. Les caméras de la salle de club de Nonoka sont coupées, hein ? Alors on sait que X y est encore, ou à quelque chose à cacher. Evidemment, c’est un piège. Et la meilleure façon de se défendre d’un piège, c’est de savoir qu’il est là. Maintenant, allons détruire X. »

Eitarō posa un regard fatigué sur la jeune fille, le temps leur manquait mais elle avait fait son choix. Sûre de ses capacités et prête à régler le problème de ses propres mains, Akutoku venait d’opter pour la solution la plus simple, et pourtant la moins évidente. La marche à suivre était sommaire, se frayer un chemin vers la salle du club de mécanique quitte à passer en force et encaisser de plein fouet le piège qui l’y attendait si nécessaire. Il n’y avait pas de réel plan de secours ni d’alternative, en somme c’était une suite d’actions à destination unique qui ne pouvaient se solder que binairement par une victoire ou une défaite immédiate.

Plongeant ses mains dans les poches de son pantalon de costume, l’étudiant de Dangai emboita le pas à la chevelure  bleutée sans piper mot. Car dans cette situation, et à la place d’Akutoku, peut-être aurait-il pris la même décision, lui aussi.

Une décharge déferla  sur le cerveau d’Eitarō à la seconde où Akutoku ouvrit la porte. L’étudiant compritaussitôt l’erreur de la lycéenne, qui était également la sienne. Avant même qu’il ne puisse apercevoir seulement une pièce du drone qui s’apprêtait à remplir sa mission, l’ensemble des mécanismes de défense de son corps se mirent en marche. Hardware Coat fut encore plus rapide que son pied heurtant la porte mais ni l’un ni l’autre ne furent suffisamment réactifs pour contrer le jet sous pression qui pénétra en partie dans la pièce, recouvrant tout un pan du mur d’une épaisse couche de peinture verte.

« Agyhaaaaaaaaa ! »

Une main sur le bois, Eitarō effectua quelques calculs avant de rouvrir la porte. Toute la partie du mur à droite de l’ouverture avait été aspergée et dégageait maintenant une forte odeur de produit chimique. La trainée s’était propagée jusqu’à une partie du bureau de Kameko, où quelques gouttelettes avaient fini par toucher un papier ou deux, ainsi qu’un amoncellement de câbles et une coque d’ordinateur. Depuis son siège, l’élève de 3ème année avait cependant échappé au sort initialement réservé à Akutoku.

Dans le couloir, un véritable enfer verdâtre avait recouvert sol et murs, touchant même une partie du plafond. La face extérieur de la porte était quand à elle parfaitement et entièrement repeinte de la même couleur. Au milieu de cela gisait un petit drone, visiblement endommagé à côté duquel avait roulé une bombe de peinture en partie tordue. Eitarō plissa les yeux, ce genre de peinture n’était clairement pas fait pour être enlevé facilement, et malheureusement… L’Universitaire se tourna vers Akutoku, la porte avait beau avoir reçu la majorité du spray, quelques effusions étaient arrivées jusqu’à la jeune fille. Son regard se posa un instant sur Kameko qui grognait à l’encontre du mur désormais partiellement repeint, puis finit par descendre sur sa propre chemise. Une unique tâche verte, pas plus large qu’une clémentine, était présente au niveau de son pectoral droit.

L’universitaire ne dit rien, et se contenta de faire léviter le drone ainsi que la bombe vers lui. Ses sourcils se froncèrent alors qu’il examinait l’engin, du niveau des technologies officielles de la cité Scolaire, il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait de matériel professionnel. Quand à la bombe de peinture, elle termina sa course directement dans la corbeille de Kameko, ruinant définitivement les quelques papiers déjà condamnés à l’intérieur.

« De la peinture de manutention. Tu vas avoir du mal à t’en débarrasser, Reitoko-san. »

Si Eitaro ne se faisait pas trop d’illusions vis-à-vis de la réaction d’Akutoku, lui-même sentait sa patience se faire grignoter petit à petit. Il était certes loin du niveau d’agacement de la jeune fille, mais il s’agissait là d’un affront supplémentaire, et l’odeur de la peinture allait être aussi difficile à effacer que la tâche elle-même. Pour un bien ou pour un mal, elle n’était pas si différente de l’odeur habituelle de l‘adolescente.

« Ogawa-san, tire-moi tout ce que tu peux de ce drone et envoie tout à ce numéro, reprit-il en griffonnant un numéro sur l’une de feuilles de notes de la troisième année, Reitoko-san… je dois te concéder que tu choisis bien tes ennemis, cependant ces mesures sont trop extrêmes pour un établissement scolaire et je ne peux pas laisser passer ça. »

Enjambant la peinture au sol d’un mouvement souple, le jeune homme se mit en marche dans le couloir sans attendre.

« En route. »

Sans plan concis en tête ni contremesures soigneusement préparées, Eitarō laissait ses habitudes sur le palier de la porte, se révélant plus vulnérable. Cela dit un plan aux innombrables branchements était largement à même de le faire tomber s’il était connu de l’ennemi. À la place, foncer vers la source du problème en comptant sur ses aptitudes était plus téméraire mais le rendait plus imprévisible. Ou prévisible, au choix. Cela dit, ça n’était pas quelque chose d’entièrement nouveau pour l’universitaire. Il avait déjà fait cette expérience de nombreuses fois après tout : partir faire un examen sans avoir rien préparé, faire une démonstration quelconque sans avoir lu le moindre mot du sujet, préparer un discours à partir d’un simple logo et d’une enveloppe banalisée… en d’autres termes Eitarō avait confiance en sa capacité d’adaptation.

[ Si tout est toujours préparé au millimètre, lorsque le plan échoue l’homme perd. C’est mon défaut inné alors je dois travailler dessus. Mais les conditions sont bonnes, ça fera un bon exercice. ]

Un rictus s’afficha sur les lèvres du jeune homme. Presque mécaniquement, son cerveau avait déjà commencé à échafauder des contre-mesures et un squelette de plan acceptant plusieurs situations. Dire que les habitudes ont la vie dure aurait même été trop léger. L’odeur de peinture remonta au nez d’Eitarō.

« En plus d’une veste, X me doit une chemise, maintenant. »
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Akutoku Reitōko

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MessageSujet: Re: Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku]   Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku] - Page 2 EmptyMer 20 Mar - 3:14

« Agyhaaaaaaaaa ! »

Vert. Akutoku n’était de toute façon pas du genre à être assez réactive pour bondir en arrière, sa vue était parfaite mais ses réflexes extrêmement mauvais. Une goutte flashy tomba sur le sol, gouttant de sa chemise. Elle fut rapidement rejointe par une autre, glissant de sa jupe à la place. Les obturateurs d’Aku se fermèrent puis se rouvrirent en faisant un pas de recul, levant sa main vers sa joue. La peinture séchait dès qu’elle rentrait en contact avec l’air en quelques instants. Vert. Akutoku avait un bras, un pan de sa jupe et une ligne sur sa chemise désormais frappée de vert. Il en était de même pour sa joue gauche, et des mèches de cheveux d’une de ses couettes. L’adolescente aux cheveux bleus (un peu verts désormais…?) inspira légèrement l’odeur chimique. Celle-ci ne la dérangeait pas.

« De la peinture de manutention. Tu vas avoir du mal à t’en débarrasser, Reitoko-san. »

[ Toi. ]

L’étudiante de Nagatenjouki laissa Eitaro Kimura échanger quelques paroles avec sa camarade, alors que de se côté, elle enfonça sa main dans sa sacoche en examinant le drone. Aucune doute. Un des drones de test du club de mécanique. Nonoka Inoue. Elle pensait au départ qu’elle n’avait rien à voir avec cette histoire… Mais sa salle de club, son visage, des logiciels complexes, ses propres outils… Cela commençait à faire beaucoup. Un peu trop. Si elle n’était peut-être pas l’instigatrice principale, c’était au moins une alliée, à n’en pas douter. Akutoku trouva finalement ce qu’elle cherchait dans sa sacoche. Poussant la mollette de son cutter turquoise métallique, elle vint l’utiliser d’un coup sec, sans hésitation. Des mèches de cheveux vertes tombèrent dans sa main gauche. Elle vint la refermer sur ceux-ci, et les fourrer dans une poche de sa jupe.

[ C’est personnel, maintenant. ]

« En route. »

Sans attendre plus elle non plus, Aku bondit au dessus de la ligne verte tracée au sol, refermant la lame de son cutter d’un coup avec son pouce. Elle le rangea lui aussi dans la poche de sa jupe en jetant un regard derrière. Plus loin, des étudiants la regardait, leur téléphone chacun à la main, elle et ses nouveaux éclats de couleurs flashy. A quel point est-ce que son « adversaire » comme l’appellait Eitaro Kimura était déterminé ? Alors, son discours n’était pas des aboiements. Mais cela ne faisait que renforcer son objectif. Lui asperger de la peinture au visage ? Diffuser des images d’elle dans une position embarrassante ? Qu’est ce qu’elle en avait à faire ? Ce qui important tout de suite, c’était de la trouver et de lui faire subir l’ampleur de ce qu’elle méritait. Il était temps d’équilibrer la balance, et Akutoku comptait bien là dessus.

« En plus d’une veste, X me doit une chemise, maintenant. »

Akutoku laissait glisser son regard dans tous les coins. Gauche, droite, au dessus, derrière eux, devant. Ses yeux glissaient dans toutes les directions à la manière du regard d’un rapace. Elle vint se masser un poignet en restant sur le côté d’Eitaro légèrement en retrait plutôt que directement au même niveau, afin de couvrir ses angles morts et limiter la casse si l’un d’eux se faisait atteindre. Quoi que même couverte de peinture de la tête aux pieds, dans les yeux, le nez et la bouche à en remplir une bassine, Aku continuerait d’avancer. Les regards de certains passants étaient toujours ignorés de la même façon qu’au début, lorsqu’ils levaient leur tête de leur téléphone. Non, ça n’avait pas changé. Tout cela lui importait peu. Elle montera si haut que tout cela sera vite éclipsé.

« Ce sont les drones d’Inoue-kun. Nonoka, kh kh kh. Mais ils sont téléguidés… Si X se trouve dans la salle de club de Mécanique, il doit avoir un moyen de les contrôler malgré la longue distance. Ou alors X n’est pas loin, et on arrivera à le retrouver si on découvre ce moyen, kh kh kh. »

« Mais si X connaît votre capacité… Pourquoi utiliser des drones de ce genre ? Vous êtes en mesure de les arrêter sans difficulté, kh kh… Cela ne peut fonctionner que par surprise.  »

Une manière de contrôler ses engins de test avec aisance dans les grands bâtiments de Nagatenjouki Academy… Oui, ses drones ne sont clairement pas fait pour fonctionner à longue distance. Dans ce cas, ça voulait dire que X bouge avec ses outils. Impossible qu’il se soit connecté au système intranet de l’académie, il est tout simplement impossible à hacker. Ses pensées continuèrent de s’entrechoquer dans son esprit, cherchant le fil connecteur.

Alors que le duo avait déjà franchis un bon bout de chemin et était désormais dans le dernier couloir menant à la salle de club, une réaction d’Eitaro Kimura mit tout de suite Aku sur le qui-vive. Visiblement, quelque chose approchait, et il était déjà prêt à s’en occuper. Devant eux, prenant le virage, l’armature du drone bougeait d’elle même, armant sa bombe, qui évidemment, ne s’activa pas.

[ Aussi proche… ?! Alors X n’est pas loin… Il est dans la salle de nouveau ? Non, il nous a suivit ? Derrière… ?! ]

Akutoku grinça des dents en tournant la tête vers le couloir, puis l’étage supérieur. Une petite lumière attira son attention. Une étudiante regardait son téléphone, appuyant sur l’écran de celui-ci en clignant des yeux l’air curieuse, avant de regarder vers le duo. Aku se crispa instantanément, c’était elle ? Non, impossible de les contrôler tous les trois en même temps avec un simple téléphone de ce genre… Téléphone ? Un éclair s’alluma dans l’esprit d’Akutoku, alors qu’une ligne bleu s’échappa de nulle part venant de derrière eux au même moment. Akutoku avait eut un petit moment d'inattention, ce qui avait suffit pour laisser déclencher une nouvelle attaque. Non… C’était prévu depuis le début.

[ Une double attaque en tenaille ! L’un se met à découvert de la zone limite de Kimura-sempai et fait mine d’attaquer pour servir de diversion à un deuxième, placé à bonne distance ! ]

Les mains de l’adolescente s’aggripèrent au vêtement d’Eitaro, alors qu’elle fusa avec lui jusqu’aux casiers. Le jet de peinture bleu dessina un arc de cercle et retomba au sol, s’accrochant aussitôt aux surfaces en évitant de peu le duo. Déjà, le drone à peinture bleu s’était éclipsé, fusant à toute vitesse dans le virage pour s’éloigner de la distance limite d’Hardware Coat.

Dix mètres… Vingt… Vingt-cinq… Et tout écho du métal avait déjà disparu de sa capacité de détection. Leur ennemi, en effet, n’était pas né de la dernière pluie. Quand au deuxième drone, il avait déjà été mis hors d’usage par son sempai, lui et sa bombe de peinture jaune. Akutoku retira ses mains des vêtements d’Eitaro, le regard toujours tourné vers la gauche. La fille au téléphone, surprise, s’était déjà éloignée, elle aussi… Akutoku glissa son regard vers son sempai.

« Les téléphones. X utilise les téléphones des étudiants pour utiliser l’intranet de l’académie, kh kh. Il doit leur faire apparaître une demande de connexion. Si ils l’acceptent, alors ça augmente sa distance limite un peu plus. Je pense que c’est comme ça qu’il évite de devoir passer par le système, kh kh kh. »

« Mais ça veut dire qu’Ogawa-sempai a eut une chance de désactiver les drones ! Il est toujours connecté à l’intranet, dans tous les cas, kh kh ! Il doit cacher sa présence en se camouflant derrière un projet étudiant, ou quelque chose du genre. Si Ogawa-sempai trouve quel projet se connecte à tous les téléphones pour étendre son réseau, elle pourra- ! »

Avant que l’adolescente ne puisse terminer son speech, un claquement la pris par surprise. Tournant la tête sur la gauche, elle eut tout juste le temps de voir une bombe de peinture jaune percée voler dans les airs dans leur direction. Le drone incapable de bouger grâce à l’action d’Eitaro avait visiblement encore un tour dans son sac. A l’air d’un mécanisme mécanique identique à un piston, la bombe de peinture avait été projeté dans leur direction à grande vitesse. Au moment où Eitaro Kimura déclenchait son pouvoir, le bip sonore d’une demande de connexion se fit entendre. Au dessus d’eux sur un casier, la bombe de peinture bleu du troisième drone bosselé et grésillant comme si il avait pris de sérieux dommages auto-infligés s’enclencha.


[***]


« Dernier pas de danse, baby girl, et ce sera à toi de jouer. »
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Eitarō Kimura

Eitarō Kimura

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MessageSujet: Re: Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku]   Nagatenjouki Academy : Café avec ou sans glace [Eitaro/Aku] - Page 2 EmptyDim 24 Mar - 0:05

Le duo arborant désormais quelques nuances de vert se rapprochait petit à petit de la salle du club de Mécanique. Malheureusement leur mésaventure n’était pas passé inaperçue ce qui, à défaut de réellement le déranger, représentait une information inutile qu’Eitarō aurait préféré ne pas avoir à se souvenir.

« Ce sont les drones d’Inoue-kun. Nonoka, kh kh kh. Mais ils sont téléguidés… Si X se trouve dans la salle de club de Mécanique, il doit avoir un moyen de les contrôler malgré la longue distance. Ou alors X n’est pas loin, et on arrivera à le retrouver si on découvre ce moyen, kh kh kh. »

« Hm. », fit simplement l’universitaire.

« Mais si X connaît votre capacité… Pourquoi utiliser des drones de ce genre ? Vous êtes en mesure de les arrêter sans difficulté, kh kh… Cela ne peut fonctionner que par surprise. »

En effet, Akutoku réfléchissait de la même façon que lui. Quelqu’un de suffisamment talentueux pour orchestrer un plan comme celui-ci et contrôler des drones non conçus pour fonctionner sur la distance de la sorte aurait du prévoir la présence d’un esper qui pourrait contrer efficacement ses engins. Ou alors X avait misé sur le règlement du lycée ? Peu probable.

« Nagatenjouki Academy est remplie de petits génies, j’ai du mal à croire que ce soit tout ce dont X soit capable. Restons sur nos gardes. »

[ En revanche ce plan est parfait pour cueillir Reitōko-san. C’est un peu trop parfait, essayons ça. ]

Le regard d’Eitarō fut attiré par du mouvement dans son champ magnétique, après la bifurcation au bout du couloir. Son bras droit tressaillit au niveau du coude et, avant qu’ils ne voient le drone, Eitarō refermât son étreinte invisible sur le déclencheur de la bombe de peinture qu’il transportait. C’était vraiment trop simple, aucun effort n’était demandé, aucun challenge, rien.

Mais alors qu’Eitarō commençait à envisager l’idée qu’il avait donné trop d’importance à X, quelque chose l’agrippa et le poussa droit vers les casiers, lui faisant éviter un agressif jet de peinture bleue. L’universitaire reprit son équilibre en posant une main contre un casier dans un claquement sonore et déploya aussitôt un aimant dans la direction opposée au jet bleu mais ne put capter qu’un fragment métallique l’espace d’une seconde avant que ce dernier ne quitte sa zone de contrôle. Il fronça les sourcils.

« Les téléphones. X utilise les téléphones des étudiants pour utiliser l’intranet de l’académie, kh kh. Il doit leur faire apparaître une demande de connexion. Si ils l’acceptent, alors ça augmente sa distance limite un peu plus. Je pense que c’est comme ça qu’il évite de devoir passer par le système, kh kh kh. »

Eitarō leva les yeux vers le haut de l’armoire à casier.

« Mais ça veut dire qu’Ogawa-sempai a eut une chance de désactiver les drones ! Il est toujours connecté à l’intranet, dans tous les cas, kh kh ! Il doit cacher sa présence en se camouflant derrière un projet étudiant, ou quelque chose du genre. Si Ogawa-sempai trouve quel projet se connecte à tous les téléphones pour étendre son réseau, elle pourra- ! »

Eitarō leva la main droite à hauteur de son visage et crispa les doigts. La bombe de peinture jaune qui leur filaient dessus à grande vitesse avait été percée lors de sa projection et le gaz contenu à l’intérieur allait chercher à s’en échapper dans la seconde qui allait suivre. À quelques centimètres au dessus de sa tête, le canon du drone à la bombe bleue les visait tous les deux et à cette distance, aucune chance qu’il ne les rate. Seulement Eitarō aimait bien sa couleur actuelle.

Son bras gauche plaqua Akutoku dos contre les casiers à sa gauche en même temps qu’il claquait des doigts de la main droite. La bombe jaune fila en ligne droite contre le drone sur l’armoire métallique et explosa à l’impact, éventrant dans le même temps la bombe bleue qui fit de même, répandant de la peinture bleue et du jaune sur un rayon de 5 mètres et projetant des gouttelettes colorées plus loin encore, aspergeant les murs le sol et même le plafond. Collés contre les casiers, Eitarō et Akutoku avaient été épargnés par l’angle perpendiculaire au mur de l’armoire à casiers. L’universitaire retira sa main de l’épaule de la jeune fille puis replaça ses mains dans ses poches, comme pour revenir à son état antérieur.

« Puisque X a l’air d’aimer le vert, ce spectacle devrait le ravir. » fit-il en jetant un coup d’œil à la peinture se mélangeant au sol.

Eitarō se remit à réfléchir, X venait d’éliminer la moitié de ses hypothèses. Il savait tout de sa capacité, ou du moins tout ce qui était stocké dans la base de données de Nagatenjouki.

[ Vendu par son propre établissement. C’est déloyal. ] pensa-t-il soudain amusé par la situation.
La carcasse du drone cabossée étant complètement hors d’usage, il s’adressa à l’ancien porteur de la bombe jaune.

« Et bien ? J’espère que ce n’est pas tout ce que tu as préparé ? Si tu n’as rien de mieux à me proposer je vais finir par être très déçu, adversaire. Tous ces schémas sont très bien façonnés pour Akutoku, nettement moins pour moi… présente-moi quelque chose de plus intéressant s’il te plait, que je n’ai pas choisi ce camp là pour rien. »

La batterie du drone se déconnecta du reste de l’engin, faisant s’éteindre les quelques LED visible sous l’armature. Son interlocuteur désormais décédé, l’universitaire se retourna vers Akutoku, aucune goutte de peinture supplémentaire ne l’avait touchée.

« Bien, je pense qu’on a passé ce test-ci, prépare-toi à quelque chose de plus costaud pour la suite, je ne pense pas que ce soit tout ce que X ait sous la main. Il semble connaître ma capacité sur le bout des doigts après-tout. »

Enjambant la zone de peinture les entourant, Eitarō tapota quelques instants sur son téléphone puis expira l’air saturé d’odeur chimique qui s’était engouffré dans son nez. Son regard se posa une seconde fois sur la tâche maintenant séchée qui teintait sa chemise. Il dévisagea Akutoku une fois qu’elle l’eut rejoint. Peut-être que des explications s’imposaient.

« J’ai prévenu Ogawa-san pour les téléphones, c'est bien pensé félicitation. Elle devrait s’en occuper dans les instants qui vont suivre. » Il marqua une pause avant de reprendre.

« Tu te demandes peut-être pourquoi nous avons été touchés par la peinture dans la salle tout à l’heure. Effectivement ma capacité est bien trop indiquée pour ce genre d’attaque alors nous n’aurions pas dû l’être. Une idée ? »

Il laissa quelques instants pour réfléchir à la jeune fille puis reprit la parole une nouvelle fois.

« Une cage de Faraday. Une barrière physique permettant de bloquer les « nuisances » électriques et électromagnétiques. C’est pour cette même raison qu’Ogawa-san est injoignable autrement que par une demande de connexion ou une connexion déjà établie, elle est celle qui choisit ce qui rentre et ce qui sort. Le problème n’était pas tant le blocage en lui-même mais si mes calculs avaient dépassés un certain seuil, toutes les intrusions informatiques dont elle se protégeait auraient pu traverser son bouclier sans problème. »

En d’autres mots il avait choisi qu’Akutoku se fasse potentiellement asperger plutôt que les virus qui tentaient sans cesse d’atteindre les ordinateurs de Kameko ne traversent son blindage électromagnétique. Est-ce qu’elle lui en voudrait ? Il espérait échapper à un harcèlement maladif dans ce cas.

« Mais rassure-toi Reitōko-san, X est d’une trempe supérieure à ce que j’avais imaginé ce qui veut dire qu’il est temps de monter le seuil maximal de calculs autorisé. Tu as eu suffisamment de vert et bien que l’art ne soit pas mon domaine de prédilection je dirais que rajouter d’autres couleurs gâcherait l’ensemble, alors on va tâcher d’en rester là pour la peinture. » dit l’universitaire en se remettant en marche.

Quelques instants plus tard, le duo se tenait devant la porte ornée d’un écriteau marqué « Club de Mécanique ». Eitarō, toujours impassible, reposa son regard sur Akutoku afin d’observer ses réactions.

« Souviens-toi qu’il y a probablement pire que de simples drones armés de peinture, cette salle est peut-être piégée. Comment tu comptes procéder pour y entrer ? »

Aux yeux de l’étudiant de Dangai, leur position représentait une situation intéressante qu’il pouvait exploiter au travers d’Akutoku.

« Réfléchis. Si cette porte est piégée et qu’un dispositif est prêt à te recouvrir de peinture indélébile, comment feras-tu pour entrer si tu es seule ? X a sûrement envisagé de nombreux scénarios, tu dois pouvoir les déjouer. J’interviendrai peut-être si nécessaire mais oublie ma présence pour ce problème-ci. »

Un stimulation, Akutoku était décidée à en découdre mais peut-être pas au prix de rentrer chez elle entièrement recolorée pour des jours. Si le plan avait été créé spécialement pour elle alors elle se devait d’en déjouer les pièges. Elle l’avait fait une fois pour l’incendie du Jardin central, une solution brillante, elle pouvait sans doute le refaire ici et maintenant.

Eitarō estimait la probabilité que la porte soit piégée à environ 80%. Si sa présence était un gros facteur à prendre en compte pour piéger une entrée avec des outils nécessairement composés de métaux, sacrifier un ou deux drones ou bombes de peinture n’était pas un soucis lorsqu’on avait accès au matériel du club de Mécanique de Nagatenjouki, sans oublier que les assauts qu’ils avaient essuyés jusque là se plaçaient plus ou moins au même niveau qu’une porte piégée.

« Tu as carte blanche sur la méthode. Ton adversaire a défini les règles, à toi d’imposer les tiennes. »
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